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Les couleurs du temps
 
Guy Béart
 


La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
Je l’aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
Étranges

{Refrain:}
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l’eau d’une larme et tout l’océan
Qui gronde

J’ai brossé les rues et les bancs
Paré les villes de rubans
Peint la Tour Eiffel rose chair
Marié le métro à la mer
Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l’aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
De Chine

{au Refrain}

Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent
La couleur que je porte c’est
Surtout celle qu’on veut effacer
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D’aurore

Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde
Les mots que j’entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde

 

 

 

 

Mes régions : faune/flore - Une vie de faucon crécerelle

Le faucon crécerelle


est une petite espèce d'oiseau de proie agile de la famille des falconidés. C'est l’un des rapaces les plus communs de France avec la buse variable et le milan noir. Son petit est le fauconneau.
 


fauconcrecerelle.jpg

Petit rapace et grande renommée : qui, en effet, ne connaît ce faucon ?


vol_faucon.jpg


C'est lui qui vole sur place et que l'on remarque au bord des autoroutes.

Bien sûr, il arrive qu'on le confonde avec l'épervier, de taille analogue, ou même avec d'autres rapaces plus grands. Pourtant, dans la plupart des cas, il s'agit bien d'un faucon crécerelle. Rien d'étonnant car il est à la fois le rapace le mieux réparti sur l'hexagone et le second en termes d'abondance, après la buse variable.

Caractéristiques morphologiques :

Longueur : de 31 à 38 cm
Envergure : de 65 à 82 cm
Poids : de 190 g  à 240 g ( mâle ); de 220 à 300 g ( femelle ), en moyenne
Longévité : 16 ans ( max. connu )
Ses yeux sont noirs. La femelle a une queue rousse. Le mâle a la tête et la queue gris ardoise. Chez les deux sexes, la partie terminale de la queue est noire.

Son cri : http://www.dinosoria.com/sons/faucon_crecerelle.html




plumefaucon.jpg
 

Tout commence en avril. Lorsque le temps s'y prête - s'il fait beau et que le vent n'est pas trop fort -, les crécerelles se font entendre. Les salves de cris aigus traduisant l'excitation nuptiale résonnent en plein ciel. Là-haut, le mâle se fait remarquer en vibrant des ailes et en démontrant ses capacités de vol. À cet effet, il pique sur la femelle, l'évite, effectue un retour et recommence - joli spectacle en permanence ! Après ce manège, les oiseaux gagnent un perchoir où a lieu l'accouplement. Durant cette période de renforcement des liens conjugaux, en guise d'offrandes nuptiales, le mâle présente des proies à sa partenaire, en vol ou bien sur un perchoir.


 
Nidification

Hauteur du nid au-dessus du sol : de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres.
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : de 4 à 6, ( chez nous il y en a eu 7  dont trois sont tombés et deux n'ont pas donné de fauconneaux )
Durée de l'incubation : 1 mois
Séjour au nid : 1 mois environ.




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Le mâle dans la niche de notre pigeonnier où le couple a élu domicile alors que nous étions en voyage. Il nous a observés longtemps, s'est inquiété... Puis nous avons fini par nous supporter, malgré les aboiements du chien ! Au début, seul le mâle se montrait, la femelle restait au fond de la niche ou chassait.


Pas de vrai nid

Le faucon crécerelle ne construit pas de nid. S'il niche dans un arbre, il réutilise un ancien nid de corneille ou de pie, à moins qu'il n'opte pour une large cavité du tronc. S'il choisit le flanc d'une paroi rocheuse ou un bâtiment, il se contente d'une corniche ou d'une cavité et adopte volontiers les nichoirs disposés à son intention. En général, il ne procède à aucun aménagement, et les œufs sont pondus à même le support.


 

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Dans le fond, le bois que mon mari a ajouté pour empêcher les œufs de rouler et de s'écraser au sol !


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Gros plan sur les œufs, impressionnants et très colorés, Elle en avait pondu 7. Mais comme elle les déposait à même la pierre de la niche ils tombaient. En effet chaque niche a une légère pente pour permettre l'écoulement des eaux en cas de pluies violentes et de biais. Trois sont tombés... le jour de Pâques = plaisanteries de mon mari ! C'est alors qu'il est monté dans le grenier pour accéder au pigeonnier et mettre le morceau de poutrelle vu au-dessus; celui-ci allait permettre aux œufs de ne plus glisser...


queuefemelle.jpg

Queue de la femelle. Elle sortait peu et couvait en permanence = Difficile de la photographier. Mais au début de la couvaison, elle a chassé et après la naissance aussi. Elle a ensuite couvé des jours et des jours sans bouger. Le mâle lui portait des souris et s'annonçait bruyamment. Parfois lorsque nous étions là, il appelait la femelle et lui donnait sa proie en vol.
 

Mai est le mois de la couvaison, celui où l'on ne voit plus guère voler que le mâle, en charge du ravitaillement de la couveuse. Le scénario suit un déroulement bien fixé : le pourvoyeur arrive à proximité du nid, est rejoint par la femelle et lui remet la proie. La scène s'accompagne de cris aigus et nerveux, caractéristiques. En fin de couvaison, le mâle livre la nourriture à domicile car sa partenaire répugne à quitter sa ponte. Après l'éclosion, elle se montre tout aussi assidue, se chargeant du dépeçage et de la distribution aux fauconneaux des proies apportées par le mâle. Lorsque les jeunes ont grandi, elle consent enfin à les laisser seuls, se mettant ainsi en mesure d'aider son partenaire à satisfaire l'appétit sans cesse croissant de la nichée remuante.



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Deux bébés sont nés. Les autres n'étaient-ils pas fécondés ? ou la femelle a-t-elle abandonné la couvaison ?

 

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Ils mangent, grandissent, s'éveillent...
 


Poil et plume


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Les parents maintenant posent les proies à côté des bébés. ici, une souris certainement...

Le campagnol : voilà le mets de choix du faucon crécerelle. C'est ce qui explique que le prédateur fréquente assidûment les prés, les friches et les talus enherbés où abonde le petit rongeur mais aussi, mulots et souris. À la belle saison, les gros insectes sont appréciés, sauterelles ou coléoptères notamment. Là où leur population est abondante, les lézards peuvent devenir des proies régulières. Enfin, quand la pluie incite les lombrics à se montrer, le crécerelle ne les dédaigne pas. En milieu urbain, généralement pauvre en micro-mammifères, il se rabat sur les oiseaux, plus précisément les moineaux.
 

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La consommation de ces diverses proies entraînant l'ingestion d'éléments non assimilables, le faucon crécerelle, en bon rapace, les régurgite sous forme de pelotes grisâtres plus ou moins ovales mesurant de 20 à 35 mm de long sur 10 à 20 mm de large. L'examen des pelotes donne des indications sur le régime alimentaire de l'espèce; on y trouve selon les cas des poils, des plumes, des os, des fragments d'insectes.

 


regardfarouchefaucon.jpg

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Quelle horreur des humains avec un appareil photo !


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Le premier à apparaître à la fenêtre ! Est-il moins peureux ?...


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Ou plus curieux ?



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Premières apparitions des deux fauconneaux  à la fenêtre, on finit par s'habituer à tout. Je leur parle, ils n'ont même pas peur et me regardent de plus en plus souvent comme pour se distraire.


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premiere tentative hors du nid.jpg

Première tentative hors du nid : J'y vais ou je n'y vais pas ?
 

Après de longues séances de battements d'ailes destinées à préparer leur musculature, les jeunes finissent par se résoudre à abandonner le nid. Ils resteront quelque temps dans les environs puis ce sera, pour de bon, la dispersion.



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Dur, dur ce premier vol avec des humains pour spectateurs et un chien agité qui fait beaucoup de bruit, mais qui obéit tout de même et ne s'approche plus. Mais les parents ne portent plus à manger pour que nous sortions. Les humains nous remettent dans le nid pour une prochaine tentative...

Aujourd'hui ils sont partis. Nous assistons parfois aux leçons de chasse en vol...Les parents au début peuvent nourrir les petits en plein vol.


 


Un peu d'histoire

Prétendre que le faucon crécerelle soit un oiseau typiquement associé aux jardins serait inexact. Il est en revanche fondé d'affirmer qu'il vit volontiers au contact de l'homme, ce qui l'amène à fréquenter des bâtiments et, à l'occasion, les jardins qui les entourent. Cette cohabitation se vérifie en milieu rural comme en milieu urbain. Depuis combien de temps est-elle de mise ? Sans doute plusieurs siècles. Il reste avéré qu'elle ne faiblit pas et que, aujourd'hui encore, on peut observer des faucons crécerelles jusqu'en pleine ville où leurs terrains de chasse comprennent, entre autres, les jardins publics.



Comment et où l'observer ?

Parmi les 70 000 à 100 000 couples de faucons crécerelles recensés en France, une certaine proportion élit domicile dans des granges, des hangars, des bâtiments de ferme ou des résidences secondaires, sans oublier les tours, châteaux et autres monuments. Si l'on a la chance de bénéficier de l'une de ces implantations proches de l'homme, l'observation de l'espèce devient chose aisée, au moins tout au long de la saison de nidification. Le crécerelle peut aussi nicher non loin de chez vous et se laisser voir au cours de ses allées et venues.

En dehors de la période de reproduction, les rencontres sont plus aléatoires, même si la population nationale de l'espèce est suffisamment importante pour que les chances de l'observer restent bonnes. Le faucon crécerelle se remarque tantôt à l'affût sur un poteau, un pylône, un bâtiment ou un arbre, tantôt lors de ses évolutions aériennes, qu'il se déplace ou pratique le surplace. Il arrive aussi que l'un d'eux choisisse un bâtiment comme refuge hivernal ( un pignon abrité du vent suffit parfois à le retenir ). Au fil du temps, il est possible de connaître les habitudes de tel ou tel individu - les rapaces sont volontiers routiniers -, ce qui facilite l'observation.


Ne pas confondre

Le faucon crécerelle et l'épervier d'Europe se ressemblent, et il n'est pas toujours aisé de les différencier. Les principaux points à noter sont : dessus roux chez le crécerelle, brun ou gris chez l'épervier; le crécerelle est moucheté au-dessous alors que l'épervier adulte est rayé; l'œil du faucon est noir, l'iris de l'épervier jaune. Enfin, le crécerelle se poste souvent à l'affût à découvert tandis que l'épervier chasse furtivement et ne vole jamais sur place.


Plus ou moins présent


Sans être fondamentalement un grand migrateur, le faucon crécerelle n'est pas non plus un sédentaire attitré. En fait, selon les régions et les individus, divers cas de figure peuvent se présenter. Comme souvent chez les oiseaux, l'espèce peut être visible tout au long de l'année sans que soient toujours concernés les mêmes sujets. Globalement, les crécerelles vivent auprès de l'homme en période de nidification, après quoi ils tendent à se disperser, voire à effectuer des déplacements - parfois importants, notamment chez les jeunes de l'année.

 



Bilan vidéo : http://vimeo.com/8028209

 


Date de création : 11/07/2011 @ 11:12
Dernière modification : 07/02/2013 @ 13:25
Catégorie : Mes régions : faune/flore
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Réaction n°1 

par Grillon le 23/02/2013 @ 17:37

J'en connais deux couples près de mon village, tous deux nichant dans une dépendance. Mais je ne sais pas où vont les petits de l'année car le nombre d'oiseaux présents au village n'a pas l'air d'augmenter.

Tu as vraiment beaucoup de chance d'avoir un couple qui niche chez toi.

Nous avons eu des loirs, des lérots et des fouines sous notre toit, mais jamais de faucons !

Bises du grillon

 

Merci pour ce message.

En effet, le nombre total ne semble pas augmenter. Je pense que les jeunes migrent. Le faucon a besoin d'un territoire assez vaste. Lorsqu'il a dévasté son espace, il migre quitte à revenir plus tard. D'ailleurs ils se chassent et rivalisent un peu avec les buses par exemple.


Phrase du mois
 

Une des devises des compagnons : Un manuel est un intellectuel qui sait se servir de ses mains.

 

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