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Les couleurs du temps
 
Guy Béart
 


La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
Je l’aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
Étranges

{Refrain:}
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Le soleil levant la rose des vents
Le sens où tournera ma ronde
Et l’eau d’une larme et tout l’océan
Qui gronde

J’ai brossé les rues et les bancs
Paré les villes de rubans
Peint la Tour Eiffel rose chair
Marié le métro à la mer
Le ciel est de fer entre deux cheminées
Je l’aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
De Chine

{au Refrain}

Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent
La couleur que je porte c’est
Surtout celle qu’on veut effacer
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D’aurore

Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde
Les mots que j’entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde

 

 

 

 

Un peu de philo - Vie ss 1 certain regard


Quelques définitions

Sous un certain regard

Pour beaucoup de phénomènes sociaux, nous ne tenons pas assez compte des changements de points de vue, des interprétations différentes, des croyances qui ne peuvent être imposées, de l'insertion dans la société choisie...
 

Aimer

Aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. Chaque être humain possède une force d'amour; les uns se laissent séduire, les autres séduisent.


Amitié
 

Un vraie amitié implique la sincérité entre deux ou plusieurs êtres, même si les propos ne sont pas toujours ceux que l'on désirerait entendre ou lire. Une franchise faite pour aider et non pour écraser. Le véritable ami n'est pas enfermé dans son égoïsme, au contraire, il est ouvert aux autres, il cherche à les comprendre, il fait ainsi preuve de générosité. C'est une très grande qualité, cela, assez rare, il faut le dire.
- " L’égoïsme est un poison de l’amitié " (Balzac).

Des amis trouvent toujours un terrain d'entente

- Je pense que l’amitié est proche des sentiments que suscitent les livres. L’ami est comme une création de notre cœur. Il comble nos désirs.


 

Amitié amoureuse

L'amitié entre sexes différents est rare et difficile.
L'amitié amoureuse de certaines rencontres sur le net et dans les relations extra-conjugales... Tout cela ne correspond pas à un don de soi que l'on fait comme dans l'amitié réelle, c'est comme un rêve, mais il est vrai qu'à travers ce rêve on peut aider certaines personnes solitaires; alors disons qu'il s'agit d'un échange, d'un partage virtuel ?


- "J'ai beau essayer de maintenir les gars longtemps sur les ondes de l'amitié, je n'y arrive pas..."

- Quelle amitié peut avoir un homme avec une femme ? Je me vois mal discuter tricot avec elle, qui sait lorsque nous aurons épuisé tous les autres sujets... Tu n'en trouveras pas un seul parce que leur but est de trouver une compagne, si tu ne leur laisses pas le moindre espoir, ils iront chercher ailleurs; pour les garder ces relations, il faut lâcher du lest, sans rien promettre... mais une femme peut se faire avoir et souffrir après.
Ces hommes qui écrivent sur le net, que cherchent-ils à ton avis ? Certainement à vouloir te rencontrer pour combler leur manque d'amour physique. Et tu as refusé ... internet est rempli de ce genre d'hommes; tu as su éviter de te laisser embarquer dans une aventure, en rejetant tout contact  dans la vie, ce qui prouve ta maturité et ton honnêteté dans ce domaine.

Il est vrai que si on trouve du plaisir dans ces rencontres, de l'excitation, cela reste des relations un peu particulières, virtuelles, proches du rêve et de l'imaginaire; mais je pense qu'on peut parfois donner aussi du plaisir, de la tendresse...


Tu vois lorsque tu dis "l'amour ne peut naître qu'avec une rencontre", je ne suis pas d'accord avec toi, je crois au virtuel, toi non, qui est dans le vrai ?

 Une personne délurée est rarement aimée, vraiment aimée d'amour profond, longtemps…

 Le thème que j'aborde ici est celui du couple à la dérive, ou plutôt de l'amitié entre deux couples mise en cause par la rupture de l'un des duos. Ce thème a été traité au théâtre et au cinéma...

Une nouvelle foudroyante entre amis : l'un tombe amoureux de la femme de l'autre ou l'un tombe amoureux d'une autre femme... peu importe. Ce n'est pas une seule femme ou un seul homme ou même deux qui tombent mais, comme au bowling, tous ceux qui tenaient debout, arqués sur leurs certitudes et leur complicité. Le couple condamné à la séparation se disloque naturellement, mais l'autre duo chancelle aussi. Comment peuvent-ils voir leurs amis séparément ? Comment peuvent-ils penser séparément alors qu'ils avaient une pensée commune sur tout ?

" Tu es mon/ma meilleure amie, je tiens beaucoup à toi ", ces mots que l'on dit en parlant d'amis proches vous sont peut-être familiers. Cependant vous est-il arrivé un jour qu'on vous demande de choisir entre vos amis et la personne que vous aimez ? Il est courant que cette phrase soit récurrente au sein d'une relation de couple, crée une ambiance de peur et de suspicion. Pourquoi me direz-vous ? simplement parce que l'être cher se sent envahi par des amis trop présents à son goût.

Certains ont besoin de sortir entre amis le temps d'une soirée tandis que d'autres n'envisagent pas la vie ainsi. N'est-il pas possible de trouver un consensus ? trouver un équilibre entre trop et plus du tout ?

Contrairement à l'image populaire, il reste difficile de tout concilier, les réflexions du style " je n'aime pas ton pote, oh ta copine, elle est énervante " sont le lot quotidien des amoureux. En effet, même si votre partenaire n'est pas d'un tempérament jaloux/se, il sera toujours à l'affut du " loup dans la bergerie ", de celui ou celle qui vous fait rire et dont vous parlez si souvent. Mais la véritable question est : que faire ? ignorer ces amis qui sont pour vous une source continuelle de bien-être et de confiance ?

Même si aimer ne signifie pas étouffer, il est important de garder présent à l'esprit que votre petit(e) ami(e) n'est pas votre meilleur(e) ami(e). Pour cela, il est indispensable de privilégier une relation de transparence, en gardant tout de même un jardin secret à partager lors de vos soirées en célibataire lorsque monsieur part au foot ou que madame est à sa réunion.

Révolution au sein des couples ou simple adaptation, l'amitié, comme on la vit lorsque l'on a vingt ans,évolue. Est-il cependant nécessaire de tout abandonner pour votre vie affective ? Est-il nécessaire de prouver à votre partenaire que pour vous les amis sont les amis et qu'il occupera toujours la plus grande place ? ou alors juste l'intégrer à votre cercle d'ami(e)s ?

Des mots à la réalité, il y a souvent tout un monde... Ainsi, d'après une étude menée par des auteurs de Psychosociologie de l'amitié (Ed. PUF, 1993), 80 % des hommes affirment être disponibles pour une amitié avec une femme. Mais dans les faits, seulement 40 % déclarent avoir au moins une femme dans leur constellation amicale. L'amitié entre les hommes et les femmes semble d'ailleurs assez peu courante : 83 % des meilleurs amis des femmes sont des femmes et 72 % de ceux des hommes sont des hommes, selon l'étude menée par Claire Bidart, auteur de L'amitié, un lien social (Ed. La Découverte, 1997). En amitié, évitons le mélange des genres, telle semble être notre devise !

Pourquoi tant de frilosité ? « Par réalisme, tout simplement », répond Louis, 43 ans. « Dès l'instant où on apprécie une femme, qu'on atteint un certain degré d'intimité avec elle, tôt ou tard se posera le problème de l'attirance physique. Il ne faut pas se voiler la face : n'appelons pas amitié ce qui n'en est pas et ne peut pas en être », estime-t-il, catégorique.
De son côté, Hélène, 48 ans, après avoir cru qu'elle allait faire mentir cette suspicion ambiante contre les amitiés mixtes, est aujourd'hui dubitative. " J'ai rencontré Fabien il y a trois ans, dans la chorale que je fréquente. Nous nous sommes découvert une passion commune pour la musique baroque et sommes devenus amis. Je l'ai présenté à mon mari, il m'a présentée à sa femme. Je pensais qu'on avait une relation riche, hors des sentiers battus, sans la moindre ambiguïté. Et puis, il y a six mois, il m'a écrit une lettre pour me dire qu'il ne souhaitait plus me voir : il éprouvait pour moi plus que de l'amitié et ne voulait pas mettre son couple en péril. J'ai été très déçue. "

 Peut-être que l'amitié entre une femme et un homme est impossible, mais peut-être surtout de la part de l'homme ???... »



 
Amour


Ce n'est pas interdit de parler d'amour, si vous êtes d'accord. Quand on est triste, on n'a plus le cœur à parler d'amour... Pour un Romantique, un grand amour suffisait pour dépasser sa douleur quotidienne.

Pourquoi faut-il que le mot "amour" ait tant de significations et varie en fonction des personnes ?  L'amour "amour", c'est quand il reste quelque chose d'ardent après l'acte??? Pour d'autres il y a une étincelle divine dans l'amour humain.

Amour physique :

-  Manque d'amour physique ? Vous les femmes, vous vous adaptez mieux que nous à cette situation car vos besoins sont surtout d'ordre sentimental.
- Non, deux corps allongés nus, c'est un acte d'amour, c'est la conséquence de l'amour, c'est un mélange de désir, de besoin... Mais ce n'est pas l'amour en soi.
- Les prostituées font l'amour pour gagner leur vie, ça c'est peut-être immoral mais c'est comme ça, elles ont leur place dans la société, elles régulent l'agressivité des hommes et diminuent ainsi la criminalité d'ordre sexuel.
- " Comment arrives-tu à dissocier ces trois phénomènes : désir, amour intense et passade ???" Tu arriveras un jour à le comprendre, je pense. Tu rejettes cette pensée parce que ton "surmoi " guette. Contrairement à la femme, en général, l'homme éprouve d'abord un attrait physique proportionnel à son tempérament et à son goût!!! s'il en a le choix of course, polygame de nature, son instinct le pousse à s'accoupler pour assouvir ses besoins sexuels, l'évolution dans son groupe social a fait de lui un être soumis vis à vis de ses semblables, se pliant aux règles en vigueur = commandements, (tu ne tueras, ne violeras, ne convoiteras..) en fait, c'est la seule différence en matière sexuelle entre l'homme et l'animal, exceptés quelques espèces, ( il paraît que le dauphin fait aussi l'amour par jeu !!! ); la femme d'aujourd'hui cherche souvent à devenir dans ce domaine l'égale de l'homme en le copiant et parfois même en le dépassant, mais c'est moins dans sa nature que dans celle de l'homme; ( pas toutes, je sais ! ) pour ne pas m'éloigner des questions que tu te poses je dirais que l'homme avec des états d'âme est plus jouisseur que sentimental alors que la femme est tout à fait l'inverse avec des états d'âme proportionnels aux sentiments éprouvés.

L'amour parfait  : ne serait-il pas l'amour imaginaire ? Celui né dans notre adolescence, dans notre cœur. Le véritable amour est humain, variable, c'est celui qui se renforce avec les obstacles, les pièges et les soucis de la vie.

L'amour passade :
- Le début du roman trace l'approche d'une future approche entre deux êtres, lui, pose les jalons, elle, s'assure qu'il est sincère, lui va tout faire pour la séduire croit-il !!! Mais elle a déjà jeté son dévolu, c'est lui ou personne, c'est elle qui choisit, pas lui et c'est souvent comme cela et depuis toujours...
Il y a toujours à prendre et à donner en amour, même en rêve; ce n'est jamais pareil l'amour, heureusement sinon on s'ennuierait à mourir.
- Tu te trompes aussi sur les "jeunes femmes d'un soir", je leur dois le respect pour ce qu'elles m'ont apporté, nos relations bien qu' éphémères ont duré plus d'un soir ou d'une journée, elles étaient courtes mais intenses et terminées d'un commun accord.
- J'ai souvent couché avec des femmes plus âgées que moi, jusqu'à 15 ans de différence mais il y a assez longtemps déjà, elles étaient plus tendres, plus attachantes, plus maternelles et très amoureuses...
- Qui a parlé de rupture ? A tes yeux, un couple qui se forme doit obligatoirement s'engager à long terme, voire pour toujours, mais ni elles, ni moi avions prévu un tel engagement... Il y a toujours un blem de couple à l'origine des relations extra-conjugales....
Toutes les femmes que j'ai "aimées" me plaisaient et contrairement à ce que tu peux croire, le physique n'a jamais été le critère déterminant, au contraire, d'ailleurs les plus belles sont malheureusement les plus "coincées" et en souffrent, en général elles se marient avec les mecs les plus moches, peut être pour mieux les mener, va savoir. J'ai regretté certaines femmes avec qui j'aurais pu vivre très longtemps mais le prix à payer était trop cher : détruire deux foyers, i coudn't do that, specialy to my wife.


L'amour à l'âge mûr :
Avec l'âge nous avons appris ensemble à être raisonnables et notre amour s'est doublé de tendresse, d'affection et même si c'est plus rarement de désir il n'en est sans doute que plus profond. C'est le partage de chaque joie, de chaque soucis.

- Je suis tout à fait de ton avis concernant l'amour dans un couple, la sexualité est capitale au début de la relation, puis l'affection, l'intimité, la solidarité, la générosité, le dévouement (don de soi), la complicité, le pardon, le respect... prennent le relais au fil du temps, les ennemis du couple sont 1-)la jalousie, 2-)l'égoïsme.
 

L'amour fantasme :

Oui l'amour est une chose vitale, on en a toujours besoin. et être en manque c'est dur aussi. L'homme heureusement a de grandes facultés d'imagination. Des fois certaines personnes qui souffrent de ce manque, imaginent des scènes d'amour quand elles sont seules dans leur chambre.
- J'apprécie lorsque tu écris un roman, ta façon d'évoquer les prémices de l'amour, la montée en puissance du désir jusqu'à la douleur, dans l'attente, c'est beau ce que tu dis là..
 
Chaque être humain a autour de lui comme un vaste champ mystérieux, un réseau de relations pas toujours connu des autres et des pensées pas toujours accessibles aux autres. L’amour naît parfois d’une image de l’autre que nous nous créons de toutes pièces.
Mais le véritable amour, l'amour complexe, à la fois physique et mental, l'amour total est celui qui donne e bonheur, qui envahit deux êtres et grandit, ne cesse de croître au fil des jours, se construit et se renforce.

 
Angoisse

L'angoisse apparaît comme une émotion simple, très voisine de la peur, très analogue à la simple appréhension. On peut simplement dire que c'est une peur sans cause, une crainte sans objet.

La névrose d'angoisse serait la conscience d'un manque, d'un vide. cela empêche d'agir : glacé d'effroi, paralysé psychologiquement par cette angoisse qui l'étreint, l'homme se retrouve privé de soutien. Il sent venir la catastrophe. Mais la terreur vient ici du mystère : elle est inexplicable.



Avidité
 
L'avidité est une maladie incurable qui rend aveugle et sourd.
 
 
Bonheur
 
Au fond de chaque malheur, n'y a-t-il pas un bonheur caché ?
 
 
Confiance
 
 
Il ne faut pas faire confiance aux hommes. Les animaux ne trahissent pas. Avec les hommes, c'est différent ! Ils passent leur existence à tricher, à tirer des profits, à multiplier des escroqueries.
 
 
Conseil
 
On ne devrait donner des conseils à des adultes que dans deux occasions : lorsqu'on vous le demande et en cas de vie ou de mort !
Sinon que sont les conseils ? : de l'orgueil, du mépris, l'expression d'une fausse supériorité.
 
 
Courage

 

- Je me demande parfois ce qui pousse les gens à être bénévoles ou volontaires ? Certainement pas la pureté du geste. Sauf lorsque c'est spontané, pour sauver quelqu'un en difficulté. Là c'est du courage. Pour le reste, je n'y crois plus depuis longtemps ou alors il faut être mère thérésa !!! Je me demande si ce n'est pas comme pour Sarko, le besoin de se faire valoir.

 
Désespoir

Contre l'homme tranquille et content de lui : satisfaction stérile..., contre l'optimisme... s'abandonner à son sort d'humain, être désespéré, c'est souvent être tragique. Être pessimiste, c'est s'élever par l'inquiétude permanente; le pessimisme est créateur, il nous pousse. Il faut dépasser notre existence quotidienne...
Mais le désespoir, l'angoisse, la conscience d'un vide, d'un manque, le spleen, la nostalgie bouleversent et peuvent difficilement s'apaiser. C'est par le désespoir que nous pouvons peut-être nous élever au-dessus de la monotone passivité. Certes le désespoir passe par la déchéance, par une sorte d'abandon, de celui qui le subit. Mais le désespoir surmonté est ce qui nous grandit. Le surmonter est une preuve de force qui grandit.. Le désespoir subi, surmonté, est la preuve que l'on assume sa condition humaine...
Le désespoir possède donc une force, une énergie qui nous pousse à l'action bien qu'il soit la marque de notre impuissance. Mais parmi les désespérés, il y a les faibles qui s'abandonnent à leur douleur et restent incapables de surmonter leur angoisse. Ils sont honteux de leur malchance, craintifs dans la société, dans la vie, incapables d'assumer leur désespoir. Ils s'abandonnent, ils sont dominés.
Les désespérés ne sont pas tous des faibles. Parfois le désespéré a plus encore que l'homme heureux dans cette vie, l'espoir d'un changement. Pour ces gens-là, il n'est pas question de rester dans un désespoir stérile. A travers ce désespoir provisoire, l'homme fort, l'homme sain parvient à un désespoir constructif, à une possibilité d'entrevoir la joie.
C'est en le surmontant que le désespoir conduit à une sorte de conscience du manque. Celui qui arrive à se sortir de son propre désespoir atteint une sorte de plénitude. C'est par conséquent dans la manifestation d'une prise de conscience douloureuse du manque que l'homme saisit réellement le mystère de la difficulté d'être et l'accepte, la surmonte et se grandit.

 
 

Désir

C'est tout simple "le désir" : Un désir intense peut-être éprouvé en voyant un corps nu, ou dénudé; mais il peut aussi être éveillé par une voix, un mot tendre, des photos. Les hommes et les femmes n'ont pas tout à fait les mêmes réactions…

- " Malgré une sexualité débordante,je suis toujours autant asservi à la chair, si tu savais..."

Penser à l'être désiré finit par décharger le potentiel accumulé dans le train train journalier, tout en procurant du plaisir. Et c'est humain.
Désirer c'est peut-être aussi apprécier le talent de l'artiste qui a su mettre en valeur un corps, être touché par les qualités du maître mais aussi par le charme du modèle...

Le désir c'est (je crois) ce qui précède l'amour.

 

 

Dieu

Croire en Dieu : Je ne crois en rien et pourtant il m'arrive de dire " mon Dieu ", j'aurais tant aimé qu'il soit vrai, le bon Dieu; mon inconscient se comporte parfois comme s'il existait, cela vient sûrement du patrimoine ancestral, mais en y réfléchissant un peu, rien ne m'incite à croire en une puissance divine, notre monde entier, comme notre existence découlent des milliards de combinaisons du hasard.

 


Espérance

 

L'espérance est le propre de la conscience malheureuse parce qu'elle est conscience d'un manque.

 

 

Faveur
 
Quand on demande une faveur, c'est toujours pour soi. En particulier si elle concerne quelqu'un d'autre.
 
 
 
Guerre et clémence
 
 
La guerre est l'une des pires dépravations de l'espèce humaine.
La clémence arrête-t-elle les guerres et les conflits ?
On peut au contraire développer la certitude d'avoir affaire à un faible
.
Les guerres devraient être une honte pour l'humanité, la preuve qu'elle est une race de plus en plus dégénérée, manipulée par des forces psychologiques puissantes qui n'inculquent que des idées de violence.
Les hommes peuvent être cruels. La folie meurtrière peut s'emparer d'eux. La guerre est comme un vice caché en l'homme, elle est la tare qui détruit toute forme de civilisation.
 
 
Grandir
 
 
Grandir, c'est ressentir des émotions qu'on ne peut partager avec personne.
 
Haine

Si amour vient sans détour du latin amare sur lequel se sont greffés ami, amitié, amical, aménité et amant (ancien participe présent du verbe aimer), haine a une origine germanique, « hassen », dont on retrouve la trace dans son équivalent anglais « hate »… La simplicité apparemment sans mystère de l’étymologie de ces deux concepts témoigne-telle de leur inhérente complexité?
La relation maternelle, préside aux configurations amoureuses ultérieures et leur confère sa tonalité. Mais qu’un seul terme existe pour dépeindre aussi bien l’attraction sexuelle entre un homme et une femme que l’attachement  chaste entre parent et enfant, frère et sœur, ami et amie… ne va pas sans brouiller les pistes. Comme par ailleurs, là où le grec possédait deux termes Éros et Agapé pour distinguer l’amour possessif de l’amour divin, le latin ne nous en a légué qu’un seul, il est difficile de ne pas se perdre parmi ses nuances. On peut cependant convenir que l’amour est un mouvement d’attraction qui tend à réunir, tandis que la haine tendrait à diviser. Rarement pur, souvent teinté de cette passion dévastatrice qui le dénature, l’amour est parfois mis à mal.

Ressource compensatoire comblant la faille que creuse l’absence d’un être cher, la haine procurerait à certains solitaires une jouissance comparable à celle qu’ils ne savent tirer de l’amour et dont les bénéfices, plus intellectuels que charnels, plus cérébraux qu’émotionnels, fantasmatiques que réels, ne seraient jamais satisfaisants.

Perte, fusion, peur panique, rancœur, quelle qu'en soit la cause apparente, on haïrait ce qui signifierait notre mort.

Sensation de désaveu, de dépit ou de trahison, jalousie ravageuse, discrimination, impression d’étouffer ou de soudaine mise en danger, volonté meurtrière, soif de vengeance… nombreuses sont les pulsions destructrices qui incitent à la haine. Un voleur s’incruste dans l’intimité de votre appartement, un inconnu s’en prend à votre enfant… L’amour sera-t-il assez fort pour atténuer la blessure? Couvant parfois à l’insu de celui qu’elle habite, qu’elle s’exprime de façon impulsive ou donne lieu à des actes mûris, la haine, comme pour intensifier sa malignité dépasse le plus souvent ses causes : c’est ce qui lui confère un caractère énigmatique. Mouvement violent, désordonné ou révélateur de désordre, qui prend racine dans une souffrance intime, elle s’impose en réponse à des menaces de mort, réelles ou fantasmées, entraînant celui qui l’éprouve, à contre courant de la promesse de vie.


Ne pas aimer, ce n’est pas haïr : la haine n’est pas le contraire de l’amour, mais quand elle s’amorce, entre en jeu, se déclare à cœur ouvert ou agit en sourdine, entre deux personnes unies par un lien amoureux, elle transforme ce lien en son contraire, c’est-à-dire en inimitié. Traversant les générations, elle est tenace. Quand on lui offre de la résistance, elle insiste pour s’exprimer. Plus son objet est enfoui, mieux elle enfle, croît, infiltre, tendant à se révéler avec ruse ou violence comme pour ne pas se faire oublier. Impliquant une hostilité passagère ou définitive, à l’instant où elle s’exprime, l’amour, n’a plus de place et c’est de préférence au nom de ce dernier qu’elle l’efface…. Il doit être motivé pour ne pas sombrer… Elle l’appelle, elle le chasse. J’aime, je hais…le désespoir pointe, c’est l’asphyxie, on se sent partagé, torturé de ne savoir aimer qui on aime…
Qu’elles soient présentes ou absentes, les personnes de la famille,  les proches, les amis permettent aux jeunes de se construire à travers elles. Il peut alors nourrir à leur égard amour ou haine selon ce qu’il en reçoit  ou ce qu’il en perçoit. 
 Lorsque celui qui occasionne une blessure, qu’elle soit physique ou morale, n‘a d’autre raison que de blesser pour blesser, on peut à juste titre dénoncer une hostilité de sa part. Mais la haine à l’état pur  a des limites; elle  peut toucher sans avoir été sciemment provoquée, et meurtrir sans que la personne ait vraiment eu l’intention de blesser, si elle n'a pas été mûrie au préalable, si elle a jailli sur un coup de colère irrépressible...


Écho probable d’un authentique désespoir, la haine n’en est pas moins un appel à la limite.

C’est lorsque la frustration lui donne conscience de sa dépendance et de son impuissance que le nourrisson devenu agressif éclate de… rage ? de colère? de fureur? de désespoir? Est-ce pour autant de la haine ? Expressions de cette agressivité primitive, jalousie, envie, désir de posséder, résulteraient de la nécessité de la contrôler. Un enfant au comportement violent qui cogne hurle et chaparde sera peut-être un enfant dans l’incompréhension qui appelle au secours, désespéré par son impuissance à vivre sans souffrir. Mais l’enfant qui met au point – car il se sent lésé ou menacé dans ses privilèges - une stratégie pour détruire l’objet de son dépit, pourra lui être soupçonné de haine. Et si après avoir chipé l’argent du goûter du frère, piétiné le dessin de la petite sœur, détruit le portable du père… il ne se heurte pas à la loi, il partira probablement diriger son ressentiment contre la société.


Si l’amour est reconnaissance de l’autre

C’est parce que je t’aime et que je tiens à toi que j’agis de façon telle que tu crois que je ne t’aime pas… pourrait-on lire sous certaines désapprobations hostiles. Que l’on soit mère, fille, maîtresse ou amante, père, fils, amoureux ou amant, adulte ou enfant, parfois l’amour nous abandonne pour laisser place à un sentiment… peu aimable qui allume un foyer de douleur et attise la peur. Un ami vous trahit et la rancune s’installe. Un enfant malade ? Un accident ? À qui la faute… Quand il s’agit de trouver un responsable, la haine a vite fait d’entrer en jeu avec sa dose d’irrationnel. La peur est un des sentiments qui y président le plus souvent. Peur de ne parvenir à être efficace, juste, bon… peur de ne pas réussir, peur d’être mis en danger, d’être dévoilé… Peur pour une mère de ne savoir marquer les limites à son enfant dont l’appétit de vivre se traduit par un besoin d’indépendance qui soudain la dépasse : happée par l’angoisse de ne savoir faire valoir son autorité, et perdant son sang froid, c’est avec agressivité qu’elle le laisse transparaître ou le dissimule. L’enfant, ni tout à fait maître ni tout à fait conscient de sa force, vivra la réaction maternelle comme du désamour ou un refus de le voir grandir. Un élan de haine en sera la réplique. Passagère, tel un langage parallèle qui traduit métamorphose et perturbations corollaires, cette « haine » est nécessaire pour marquer la distance. Et, paradoxe de l’enfance, signifier son incompréhension dans l’espoir d’être compris !!! Un mot, un geste de sympathie, dans l’après-coup, s’ils ne sont pas dictés par la culpabilité, inviteront à sortir de la haine en désamorçant le cercle vicieux des offenses et des représailles, une fois l’agitation retombée.


La haine est souvent un rappel d’une blessure narcissique initiale.

Souffre douleur ou complice, un enfant élevé dans la haine sera probablement un parent maladroit, inquiet quant à ce qu’il transmet à ses enfants. Une fille négligée, non appréciée pour les qualités inhérentes à son sexe, un fils idolâtré qui fait figure de référence, et la sœur devenue mère éprouvera des difficultés à aimer le fils dont la vision lui rappellera le traitement discriminatoire dont elle fût l’objet. Envie, rivalité, identification admirative, la gamme des sentiments fraternels varie entre haine et amour selon les âges, l’ordre d’arrivée, les humeurs, les époques, les enjeux. Quand l’un est attiré vers l’autre, celui-ci le rejette. À chacun sa part de déconvenue et l’expression de sa jalousie. Différente de l’un à l’autre, si elle n’est ni avouée, ni mise en mots, ni relativisée, grâce au soutien d’adultes aimants et responsables, la jalousie s’exacerbera sous l’effet des rivalités qui pour être naturelles n’en sont pas moins menaçantes. Et l’amour entre frère et sœur risque de n’être plus qu’un terme vidé de son essence sous le linceul duquel se cache la haine et le reflet de toutes les guerres. Guerre des peuples, guerres des civilisations, guerres des religions, guerre des sexes. Quand il s’agit de la volonté de prédominance de l’un sur l’autre, l’amour n’a pas de place. Ni les notions de partage, de rapprochement, de complémentarité, de répartition équitable, de réciprocité, ou d’aimable respect… Au culte du garçon correspondra la haine de la fille. Quand un sexe est magnifié, l’autre se vit sous estimé, et le ressentiment qu’il en conçoit se travestit en fascination aveugle faute d’avoir le droit d’être formulé. Guère plus salutaire qu’une inimité déclarée, l’adoration est plus le double de la détestation que la proche parente de l’amour.


À l’adolescence, avec l’éveil de nouveaux émois amoureux, les relations (infantiles) sont remises en jeu. L’attrait de l’aventure rend l’enfant impulsif, tandis qu’une appréhension de l’avenir le fragilise.

La dépendance, passée un certain âge est effrayante, et dès que la conscience de son emprise se fait ressentir, elle encourage l’être qui en souffre à des sentiments d’hostilité envers celui ou celle qui la lui fait subir. La violence verbale ou physique en est une des manifestations. C’est moins la mère qui est en cause que la sensation d’enfermement provoquée par une relation devenue inadaptée et à laquelle il voudrait se soustraire, sans blesser ni se blesser, sans perdre son amour ni le désavouer, sans engendrer de plaintes (maternelles) ni subir de griefs…

On ne peut gagner sans perdre, exister à l’extérieur signifie être moins aimé à l’intérieur et renoncer à l’idéal symbiotique avec sa mère, avec l’univers. Menaçant autant qu’attirant, le « dehors » met en porte-à-faux avec soi-même puisqu’il pousse à se détourner de qui on aime. De la réponse en retour à ses (im)pulsions agressives, unique façon pour lui de marquer sa différence dépendra son aptitude à aimer.

La haine qui perce à l’adolescence préfigure celle dont le spectre nous hante au long de l’existence, prête à surgir dès qu’il s’agit de concilier l’inconciliable. C’est dans la difficulté d’établir une continuité entre intérieur et extérieur que se localiseraient ses germes. Brèche dans laquelle s’infiltrent toutes les fragilités et se font ressentir les tiraillements entre les deux mondes, l’intime et le social…

Les sentiments hostiles ne sont pas forcément destinés à la personne au contact de laquelle ils surgissent. Mais en écho à des histoires enfouies dont chacun se fait le relais provisoire. Celui d’adversité prend sa source dans l’intimité de la personne qu’il ébranle, et s’exprime à propos d’une relation qui en évoque d’autres dont on porte les traces sans en avoir la conscience. Des réactions que suscite un « conflit » est lié à l’émotion soudaine qu’avive la réactualisation d’un drame familial douloureux en son temps.

L’emprise psychologique  exercée empêche la pensée de s’élaborer, pèse sur l’enfant même devenu adulte, entrave ses prises de responsabilité, le maintient dans la dépendance.

Inscrits dans la mémoire, des souvenirs planent qui guident les réactions quand rien dans l’actualité du sujet ne justifie d’inquiétude.

La haine ne serait ni le revers ni l’envers de l’amour. Souvent liées ces deux passions sont parfois comme des jumelles dont chacune aurait les moyens biologiques de son indépendance sans pouvoir en jouir tout à fait. La haine a sa propre dynamique : on peut haïr un temps des gens que l’on n’a jamais aimés. Tel cet intrus qui nous persécute sans que l’on sache pourquoi.

En général, même si nous avons couvé de la haine à l’égard de père et mère - se serait-ce que pour réaliser la séparation et parachever « l’accouchement » - tout se passe avec le temps comme si on avait besoin de les aimer plutôt que de les haïr, quelques furent leur méchanceté et la gravité de leurs défaillances à notre endroit. Quand on a choisi de cultiver la vie. Quand on a eu la chance, le bonheur de pouvoir le faire aussi. Comme si haïr ses parents sans partage revenait à se haïr soi-même. Rien ne nous oblige à tout accepter sans discernement, mais rien ne nous autorise à tout rejeter avec haine. Il ne s’agit pas de pardon. Mais de devenir soi-même, par-delà les hostilités, avec nos ombres et nos lumières, nos contradictions et nos complexités. Apprendre à mieux se connaître, et par heureux contrecoup, mieux comprendre les autres.  La séparation est indispensable, même si elle doit admettre de la haine. C’est à ce prix que d’heureux et épisodiques rapprochements, quelle qu’en soit la forme, pourront se produire.

La victoire de l’amour sur la haine et le détournement de ses pulsions agressives vers des buts « nobles » est la démarche de toute une vie. Quand on est entré dans la haine, porté par un contrat familial, en sortir, apprendre à se soustraire à cette puissance qui nous affecte, à ne pas rester l’objet désigné d’un transfert appelle à la vigilance. Long apprentissage s’il en est un mais aussi ferment d’ententes qui préfèrent les relations d’amitié à celle d’inimitié.

D'après Virginie Megglé


 
Homme
 
L'homme ne se réduit pas aux horreurs commises par certains. Cependant Le mal n'est jamais vaincu et la manière de tuer venant des animaux et même des serpents est plus noble.Difficile de changer les hommes. Il ne faut pas accorder grande confiance en l'individu. Quant aux hommes de pouvoir, ils sont souvent prêts à tout pour le conserver. Abandonné à lui-même il n'est souvent que trahison et lâcheté. Les hommes sont aussi souvent pervers et rusés ou encore plus ou moins esclaves d'une ambition qui finit par les rendre petits et infirmes.  Et nous appartenons tous à cette race, ce qui nous permet d'en connaître les côtés retors.
 
 
Imprévu

Il faut disait Nietzsche, " vivre dangereusement. " C'est une morale de surhomme, de héros, de génie ? L'imprévu a toujours fasciné les hommes forts, tout comme l'attrait d'une vie stable et rangée avec un lendemain parfaitement identique, a pu être un idéal pour d'autres. Ce sont deux rêves d'existence opposés.

Il y a ceux qui vivent dans la crainte, dans la panique du lendemain non assuré.
Il y a ceux qui aiment le danger, car lorsqu'on est sûr du danger, le courage s'impose à nous naturellement.
N'être pas sûr du futur provoque la conscience d'un manque, une sensation d'angoisse.
" Jamais un coup de dés n'abolit le hasard, " dit un vers célèbre de Mallarmé. Il faut tout risquer pour certains, s'engager sans cesse.

La crainte du péril est parfois le fait des anciens et non des jeunes. Mais parfois on peut être un vieillard à 20 ans. La jeunesse est celle de l'esprit et non du corps. C'est cet esprit qui pousserait l'homme ou l'adolescent à se jeter dans de nouvelles aventures. Il est alors capable de se jeter de façon éperdue dans l'aventure, de tout risquer, de tout essayer de faire. Il vit dans le présent et non dans le futur ou dans le passé. Sa volonté, son être agissent dans l'instant et dans la réalité pratique, sensible et immédiate. Souvent l'aventure est associée à la joie.

 

 

 

Infidélité

- Selon moi, l'infidèle, c'est celle ou celui qui trompe la confiance, si tu éprouves du désir et que tu l'avoues, que tu es de connivence avec ton époux, tu ne trompes personne, si tu dissimules, tu trahis la confiance. Pour celui qui espionne c'est kif kif, voilà ma définition de l'infidélité, je ne suis pas net à ce sujet, en amour, c'est mon plus grand défaut depuis toujours.


Jalousie

La jalousie découle de l'égoïsme, je suis plus altruiste qu' égoïste mais dans ce monde de dingues d'aujourd'hui, l'âge aidant, j'ai tendance à faire comme la plupart, à tirer aussi la couverture à moi !!!

My husband can read all I'm writing, it's difficult to believe it for me. Ce que j'écris, c'est à la fois sans conséquence pour notre vie de couple et j'aurais souhaité sa confiance. En même temps je me sens humiliée de devoir tout montrer tout expliquer alors que je n'ai jamais demandé la réciproque lorsqu'il partait en voyage sans moi. But he thinks our love must be as if we were one being only.

 

Peut être que ton mari essaye de savoir ce qui te pousse à écrire et avec qui tu le fais; il craint que tu ne partages ton affection ailleurs; il faut le rassurer sinon il va finir par s'énerver.

 

Tout comme la haine, l’envie est destructrice. L’envie concerne la possession d’objets convoités avec hargne.
Enfin, la jalousie caractérise les affects d’une personne face à une relation entre deux (ou plusieurs) autres personnes. Elle désigne une configuration ternaire, au moins. Elle manifeste le souhait, le vœu d’être inclus au sein de la relation convoitée, d’en bénéficier, parfois d’en avoir l’exclusivité, quitte à prendre la place d’un protagoniste, même en l’excluant, en le mettant hors jeu.

Si l’on confond très souvent envie et jalousie, la complexité des prises de conscience est accrue par les masques que peut porter la haine pour se camoufler, grâce à l’ambivalence des sentiments et au « renversement en son contraire. La violence et l’agressivité sont surtout l’expression de la révolte, de la colère, de la rage, etc. La haine, elle, se pare fréquemment de froideur, d’insensibilité, de politesse, de bonnes manières, voire d’enjouement, de bonne humeur (de façade) …

La jalousie envers soi-même

La difficulté vient alors d’une voie inattendue : l’être humain a quelques fois tendance à faire son propre malheur. Ainsi, une forte jalousie ressentie dans l’enfance envers la relation privilégiée et intense qu’entretenait un parent avec une personne, un animal ou une chose, peut avoir été incorporée  au point de créer un sentiment de jalousie retourné sur soi. Il s’agit là d’un autre « destin » de la pulsion : le « retournement contre soi-même ».

 

Justice

Il y a eu de nombreux problèmes de justice à propos de faux pédophiles. Nous avons connu un cas chez nous. Cet homme à la retraite, ancien ingénieur, avait décidé de faire monter à des enfants un réseau pour un petit train. Mon fils et son copain y allaient tous les mercredis jusqu'au jour où un instituteur a lancé son accusation de pédophilie. Le monsieur accusé a été libéré avec un non lieu, mais sa vie a été détruite. Mon fils et son copain n'avaient rien trouvé à redire. Nous les avions interrogés. Ils n'allaient pas à l'école du village et n'étaient donc pas au courant des accusations non plus...Fait curieux ??? Le même instituteur, qui avait été muté pour d'autres raisons, il préférait sans doute travailler en ville, a été arrêté pour pédophilie quelques années après.

 

 

Orgueil

L'orgueil est-il une vertu ? S'il est exigence et dépassement, oui...
La vanité et l'orgueil sont choses différentes, bien qu'on emploie souvent ces deux mots l'un pour l'autre, on peut être orgueilleux sans être vaniteux. L'orgueil se rapporte plus à l'opinion que nous avons de nous-mêmes, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous.

 

Pitié

Elle occupe une place centrale à mi-chemin entre la charité et l'amour. Elle peut être contagion d'une souffrance sentie ou supposée en autrui.

Avoir pitié, c'est beaucoup plus qu'un simple devoir de charité ou qu'une obligation de générosité, c'est beaucoup plus que faire preuve de justice; c'est retrouver une attitude candide de l'enfance, des tout premiers élans du coeur. La pitié est donc étroitement en rapport avec l'innocence. Ceci lorsqu'elle est spontanée ou avec tendance au sacrifice... Mais lorsqu'elle est socialisée, elle est proche de l'orgueil.

Plaisir

- Mépriser une femme qui cède, tu dis n'importe quoi là, une femme ne cède pas, quand elle veut un homme, elle le prend; il propose, elle dispose, pour elle, ce qui est pris, n'est plus à prendre, après, elle décide de le garder ou de le virer.

Pour moi c'est un discours ambigu. " une femme ne cède pas! dis-tu ? Et après tu ajoutes " il propose " !!! Ce n'est pas de l'amour, ce dont tu parles, ce n'est que du plaisir. Et encore... le plaisir en amour est louable. Là tu es à la frontière du non amour recherché volontairement !!!

- J'imagine mes mains frôlant un beau corps, je les imagine enserrant le galbe de seins fermes, ma bouche gourmande mordillant leur bout, mes lèvres cherchant les siennes...
Laisse-moi te prendre maintenant, accepte...

- Tu délires à la frontière du plaisir, de l'imagination...

 
- En relisant ce que je t'ai écrit à propos d'améliorer tes rapports avec ton mari, j'en ri encore tant la phrase me parait ambiguë; évidemment, je ne vois pas comment je pourrais améliorer votre façon de faire l'amour (mdr) après 33 ans de vie commune; je voulais te dire seulement, qu'on peut s'aider, en parlant de choses comme le plaisir, les fantasmes, l'orgasme et la jouissance, la frigidité, l'éjaculation précoce, l'impuissance, etc...
La relation, Il faut qu'elle allie le plaisir et la découverte de l'autre.



Racisme
 
Parler du racisme : Il ne faut pas être raciste, je suis bien d'accord. Les races n'existent pas, on devrait parler d'ethnies...Lepen n'est pas un exemple...Mais ce qu'il faudrait aussi, c'est ne pas tout transformer en racisme. On ne peut plus critiquer ouvertement un Africain, un Israélien...l'acceptation de la critique méritée, est justement l'abolition du racisme.

La notion de race humaine ?

est une tentative d'application aux humains du concept de race, qui définit des sous-groupes dans une espèce animale. On a longtemps cru pouvoir définir des races humaines par la couleur de la peau, ou l'origine géographique supposée (races blanche, noire, jaune...). L'état actuel des connaissances en génétique et en anthropologie physique a permis d'invalider ce concept et d'établir qu'il n'y a pas de sous-groupes dans l'espèce humaine.

Je suis révoltée quand des journalistes disent "races " et surtout lorsqu'ils font un amalgame entre ethnies et religions. Par exemple lorsqu'ils citent : arabes et Juifs ou lorsqu'ils englobent tous les musulmans dans l'ethnie arabe...


Même si récemment la génétique moderne a montré l’existence, au sein de l’humanité, de sept «groupes d’ascendance» aux contours flous sans différences biologiques nettes et sans aucune hiérarchie, ce ne sont cependant pas des «races» au sens ancien du terme, qui associe à la couleur de peau des comportements, des qualités et des défauts, des forces et des faiblesses qui seraient héréditaires et radicalement différentes d’une communauté à l’autre. Même si l'humanité n’est pas pour autant totalement homogène, elle n’est pas divisée en «races» fondamentalement distinctes comme on le prétendait jadis.

Du point de vue historique, le terme a été employé pour désigner des groupes se différenciant par leur religion (Juifs), ou encore par leur nationalité, par les courants nationalistes au XIXe siècle (race allemande, race germanique...).

Au Québec on utilise le terme d'origine " ethnique ", suivi de la nationalité. En France le terme consacré est celui de « type », suivi d'une région géographique : européen, maghrébin... Il serait cependant illusoire de croire que le mot « race » ait disparu des usages anglophones ou francophones et même de discours pour le moins officiels.

En anglais, l'expression the human race est souvent employée pour désigner l'ensemble de l'Humanité. En français, l'expression appropriée est l'espèce humaine en sciences, et parfois le genre humain en littérature.




Responsabilité
 
Les humains ont besoin de trouver quelqu'un à qui imputer leurs malheurs et leurs fautes
 
 
Rêves et rêveries
 
Il ne faut pas trop vivre replié sur soi-même. Il ne faut pas non plus rester dans le seul culte du souvenir. Cependant si parfois le bonheur remémoré et embelli du souvenir peut se confondre avec l’instant présent il enrichit alors l’émotion ressentie. Le bonheur d’un rêve ou l'illusion  passagère d’un fantasme pas nécessairement assumé,  peut aussi nourrir la banalité de la vie. Un instant de plaisir rêvé donne de l’audace, de l’assurance, deux forces qui adoucissent le caractère, qui égaient le quotidien.


Silence
 

"Si le silence est plus beau que ce que tu as à dire, alors tais-toi"
 

Dans la vie de l'homme, le silence apparaît en mille formes que, bien souvent, l'on ne peut nommer : dans le matin qui se lève sans bruit, la nuit qui tombe comme à la dérobée, le printemps qui s'éveille ou le " langage des fleurs ", dont parle Baudelaire. Il y a donc le silence des choses, mais aussi le silence des hommes, car dans les secrets des cœurs, le silence peut être recueillement, rêverie, pudeur, refus. Dans ce vaste domaine du silence il semble nécessaire de chercher une unité.
Pour Littré, c'est
l'état d'une personne qui s'abstient de parler ... calme absence de bruit."
Pour Bachelard, le grand silence porte une vertu " toute féminine ".
" Peut-être le mot silence a-t-il reçu la dureté masculine (
en français !!!) parce qu'on lui donne le temps impératif : " silence ", dit le maître qui veut qu'on l'écoute les bras croisés. Mais quand le silence apporte la paix dans une âme solitaire, on sent bien que le silence prépare l'atmosphère pour une aura tranquille"
Dans la vie quotidienne, des temps morts de repli, de silence s'insèrent entre les hommes. Le silence sera donc d'abord l'attitude de l'homme qui, dans la conversation retient quelque chose au fond de lui, ou simplement le fait de ne pas parler.
Le silence est le plus souvent ce que Bachelard appelle : "
Une retraite pleine d'hostilité, de rancune, de bouderie ".
Mais le silence n'est pas seulement attitude, il est aussi absence de bruit..
Dans une autre acception, le silence devient plus complexe - on sent comme dit Bachelard:
" qu'il faut franchir une barrière pour... entrer dans un domaine qui ne s'observe pas ". Le silence ne consiste plus seulement dans le fait qu'un bruit s'évanouit dans le lointain ou qu'un homme cesse de parler. Pourtant, il se manifeste de façon positive.

 

Souvenir 

 

Toute émotion ressentie est enrichie par un souvenir. C’est la richesse heureuse ou malheureuse des souvenirs qui cerne  et déclenche l’émotion  comme la souffrance. Le souvenir reste le regret d’un certain moment privilégié ou d’une forte contrariété comme le disait Proust.

 

Suicide

J'ai appris qu'une de mes premières élèves qui souhaitait devenir institutrice au Maroc, s'était suicidée. Je ne la connaissais pas beaucoup. Mais à cause de cela, son visage est resté gravé en moi.

Un de mes collègues s'est suicidé. J'ai quelques souvenirs de lui. Je le trouvais assez macho et assez imbu de sa personne. Il supportait mal les élèves. Il avait caché sa demande de mutation à la mutuelle des enseignants car il avait des soutiens et craignait que je lui prenne la place. En effet je travaillais à 80 km de chez moi à l'époque, mais je serais restée enseignante. Un jour, comme je disais, au cours d'une discussion à la cantine, que j'avais appris à changer les roues de la voiture... surtout au Maroc, car je ne souhaitais pas me faire aider, j'avais peur sur les routes !!!, ce monsieur s'était moqué de moi et après le repas, il avait volontairement serré très fortement ma roue avec le X, pour m' humilier devant tout le monde et montrer que j'étais incapable de la défaire. Il avait prétendu que mon mari faisait semblant de serrer pour me laisser croire... etc... Même si mon mari serrait moins, c'était pour un côté pratique, il vaut mieux une femme qui se débrouille, qu'une femme qui l'appelle " au secours " et l'oblige à se déplacer !!! Cet homme buvait beaucoup aussi. Il avait une femme petite et très timide. Cela ne m'étonne pas. Mais il n'avait pas que des défauts. Un jour je l'ai croisé, en ville. Il s'est retourné, nous nous sommes regardés et je ne sais pas pourquoi chacun a poursuivi son chemin. Il y avait déjà des années que nous ne nous étions pas vus. Entre temps j'avais été malade. Lui aussi peut-être. C'est ce dernier regard que j'ai gardé en moi. Il s'est suicidé peu de temps après. Avait-il besoin de parler ?

Une de mes amies, (c'est elle que j'ai le plus connue des trois), s'est suicidée. Nous avons été collègues, amies, mais pas amies intimes et je n'ai rien vu venir. Son plus gros problème, à mon avis est qu'elle n'avait pas d'enfant à elle. Elle avait fini par adopter, mais l'adoption n'avait pas été une réussite. L'enfant est devenu un peu voyou. Son mari ne la supportait plus. Elle s'est noyée et je regrette parfois de n'avoir rien vu venir, comme si j'étais responsable. La dernière fois que nous nous sommes vues, c'était il y a un bon moment déjà, lors d'un méchoui de judo. Elle accompagnait son fils et nous étions invités par notre neveu. bref, nous avons longtemps bavardé et j'étais stupéfaite par l'éducation qu'elle donnait à son petit adopté. Il y a des parents qui permettent tout. Elle, elle interdisait, en plein été, à son fils, d'aller jouer avec d'autres enfants qui s'arrosaient et riaient. Il était tenté et dès qu'il s'éloignait elle était derrière lui. J'ai essayé de lui dire que notre fils avait été bien plus osé au même âge. Il partait parfois seul à pied ou à vélo, dans les bois, savait se diriger avec des cartes et une boussole, dès l'âge de 10 ans. Souvent je l'accompagnais, mais pour lui apprendre à se débrouiller et non pour imposer des interdictions. Le problème à mon avis venait de la différence d'âge entre la mère et le fils, à cela s'ajoutait un problème de génération, et d'enfant unique dont l'adoption devait combler un vide sentimental. Or, éduquer, c'est apprendre aux jeunes à se passer de nous. Il faut être attentifs, aider dans la mesure du possible, mais toujours leur apprendre à participer à cette aide...
Je me suis interrogée sur les suicides à partir de mes expériences et de mes lectures.

Étymologie et définition
" suicide " du latin " sui " = soi et " caedere " = tuer. C'est l'action de causer volontairement sa propre mort en général pour échapper à une situation intolérable.

Conception du suicide par certains auteurs

Pour Vigny, le suicide est un crime religieux et social.
Pour Balzac, il est de trois natures : le suicide qui est le dernier accès, ou plutôt qui semble le dernier accès possible, lors d'une longue maladie par exemple, en plein désespoir ou encore le suicide par raisonnement. Lorsque la personne a pesé le pour et le contre.
Pour Ste Beuve, c'est comme " une fin légitime, presque naturelle de la vie," il en parle comme d'une sortie soudaine et volontaire d'une existence, à la façon des anciens.
Pour Valéry, il procède de l'impuissance où l'on se trouve d'abolir exactement un certain mal. Le suicide apparaîtrait comme une solution grossière.
Pour Ch Morgan, le suicide est un voyage comme un autre que tout être raisonnable a le droit d'entreprendre.
Pour Camus, il n'y a qu'un problème philosophique sérieux, c'est le suicide.


Causes du suicide

Suicides inconscients : alcoolisme et drogue

Certains étudiants qui quittent pour la première fois leur famille deviennent fragiles. Ils changent de milieu brusquement, sombrent dans la déprime, la boulimie et ne résistant plus à de mauvaises influences extérieures, plongent dans la drogue ou dans l'alcool pour mourir.

Certains drogués entrent en prison et ne reçoivent aucun traitement médical. Le manque brusque de drogue les pousse vers des actes insensés.

Certains alcooliques se suicident et même parfois leurs enfants.



Suicides inconscients : dépression nerveuse.

Cas de l'enseignante face à l'insolence et l'indiscipline de ses élèves.

L'ingénieur qui perd son emploi soit parce que son entreprise se déclare en faillite, soit pour compression de personnel... L'idée de se trouver sans travail peut faire perdre la raison. Les complexes d'infériorité, de culpabilité... font perdre tout sens à la vie.



Suicides conscients :

a) Maladies : cancers...cécité ( Montherland )

b) Causes morales : Affaires de famille, trahison du conjoint, personnes divorcées ou séparées, jumeaux séparés...
- Affaire sentimentale et sociale : Roméo et Juliette, mourir d'aimer, Andromaque et sa révolte sociale, sa recherche de pureté morale impossible dans la société.
- Drame de la retraite : arrêt brusque de l'activité, ennui, diminution des revenus...
- Drame de la solitude: cf :"Ballade pour un chien " Gérard Vergez
- Dégoût de la vie : celui qui ne trouve plus aucune raison de vivre. C'est le cas de certains prisonniers. Dans les prisons, on note une tentative de suicide par jour surtout parmi les petits délits.

c) Idéologie patriotique : suicides pour l'honneur, celui du capitaine qui ne devrait pas quitter son bord avant les passagers; celui du Japonnais et son Hara-kiri, celui des soldats qui s'exposent volontairement ou prennent du cyanure pour ne pas être faits prisonniers...


d) Idéologie politique : immolations d'étudiants, attentats perpétrés par des jeunes qui se lancent dans l'aventure couverts d'explosifs.

e) Causes économiques : dettes de couples

f) suicides rituels : les bonzes, certaines sectes...

g) Idéologie philosophique : le suicide stoïcien : pouvoir sortir à son gré de la vie. Marc Aurèle : " Es-tu réduit à l'indignité ? Sors de la vie avec calme " . Socrate accusé d'impiété fut condamné. Pour sauvegarder sa fierté, il but volontairement la ciguë avec " tranquillité et douceur ".



Tendresse

Par rapport à l’autre on est trop souvent sourd, aveugle, voire pernicieux dans ses paroles...
Il existe aussi des handicapés de la réception affective. Ceux-là ne savent pas recevoir. Ou des handicapés de l'affection. Ceux-là savent recevoir sans jamais rien donner...

En fait, la tendresse est un élan du cœur; en principe, elle ne demande rien en échange. Elle est gratuite. Ce n’est pas une relation de pouvoir. Elle prend son temps; il ne faut pas la confondre avec la bonté redoutable, proche de la pitié, ni avec la fausse tendresse de circonstance : le repas de famille, de Noël, par exemple, ni même avec l'amour qui est plus exigeant. Il demande la réciprocité.
Mais elle engendre parfois, si elle est trop forte, la peur de la perte de l’autre; si l’autre ne répond pas comme l’on s’y attend, on peut se sentir frustré. Et elle ne doit surtout pas étouffer l' Autre. Lui rappeler parfois qu'on a tout fait pour lui par exemple !!! En effet: "J'ai tout fait " sonne comme étouffé !!!. Elle ne doit pas non plus exister pour combler un manque.
Une certaine tendresse peut s'éprouver à l’égard du lieu où l’on a été enfant, puis du lieu où l’on a rencontré la première fois l’être aimé, etc... Proust a bien su mettre en valeur cette idée de l'attachement au pays de son enfance, dans sa " recherche du temps passé ". D’ailleurs on devrait avoir beaucoup d’égards pour le pays en général, le sol, la terre, et plus largement la planète. L’homme est un prédateur.
La tendresse s'éprouve en général malgré des rancœurs que l’on ressasse parfois, des contentieux très anciens.
La tendresse la plus forte et la plus gratuite est celle que l'on éprouve à l’égard de ses enfants, des petits enfants.

Enfin, la tendresse à l’égard de nous-même est nécessaire. Il est bien évident que nous ne pouvons pas aimer l’autre tant que nous ne nous aimons pas nous-même.
 

Timidité

 

C'est lorsqu'on devient conscient de ses lacunes sans vraiment encore les accepter, qu'on devient timide.

 

Vie

 

La vie, c'est l'art de dessiner sans gomme à effacer...

 

Leçon de la vie

 

J'ai appris avec le temps que peu importe, parfois, ce qui peut arriver, car la vie continue et les choses iront mieux demain. De toutes façons on ne peut rien y changer et regarder les problèmes en face et avec calme donne plus de courage.

 

J'ai appris qu'une personne qui vous écrase de colère ou de mépris, est soit orgueilleuse, soit complexée.

J'ai appris que peu importe la relation que tu as avec tes parents, tu dois apprendre à les supporter et à les respecter car un jour tu t'ennuieras d'eux, tu regretteras tes attitudes négatives car ils ne feront plus partie de ta vie.

 

J'ai appris la différence entre réussir dans la vie et réussir sa vie. Les enfants de mon amie ont tous de brillantes carrières, ils sont envoyés à l'étranger... Mais ils ont eu du mal à bâtir une vie de couple. Peut-être plus tard. Mon fils a réussi sa vie sentimentale, mais il souffre dans son métier. Quoique... Il évolue et commence à l'apprécier. Pour lui ce sera peut-être plus tard aussi...?

 

 

Vieillir

 

Vieillir est-ce dépérir au fil des ans ?

La personnalité est en évolution continuelle. Peut-être est-ce cela vieillir? Chacun est aussi façonné par son métier, sa vie... Nous regardons parfois notre passé avec une pointe de tendresse, même face à nos maladresses. Nos révoltes s'estompent, nos soucis sont plus sérieux.

Nous voici en fin de semaine, j'ai l'impression qu'avec l'âge, le temps passe plus vite.

Il faut savoir vieillir sans regret, savoir aller de l'avant, car à chaque âge se rattache un bonheur. L'arrivée des petits enfants en est un et puis on n'a plus envie de tout recommencer.

Bien sûr notre corps vieillit aussi, il faut savoir le garder correct et sain le plus longtemps possible. La mort n'est pas un horizon qu'on regarde de loin, elle est seulement une fin, un jour...En attendant il faut être là pour les jeunes, pour les aider, pour leur permettre de ne pas passer à côté des petits bonheurs. Il faut savoir leur donner, sans attendre en retour.
Il ne faut pas pleurer ses souvenirs, mais en être fiers, être fiers aussi de chaque jour que nous avons gagné sur le temps, de chaque bonheur que nous pouvons encore cueillir.
Il faut savoir vieillir avec espoir, vieillir en gardant longtemps le sourire, vieillir en s'acceptant, en étant content de soi, en ajoutant, non pas des jours, des mois ou des années à sa vie, mais de la joie et de la vie à ses années. La vieillesse est la période suprême de la sagesse. Le sourire est le prolongement de la jeunesse.

 


Voyager

 

Quand nous voyageons, il ne nous suffit pas de regarder autour de nous. Il ne suffit pas de courir d'un monument à l'autre, d'une merveille à l'autre... Il faut interpréter la vision de ce monde à travers une culture différente. Il faut " vivre avec " le peuple, sympathiser avec... dans le sens étymologique de " souffrir avec ". De même s'intégrer, c'est accepter une façon de voir déroutante, et la faire peu à peu sienne.

J'ai par exemple connu un homme qui s'émerveillait devant un tronc éclaté et poli comme une statue. Il disait : " On dirait la mère et l'enfant " . Un Juif en colère qui participait à la même randonnée a répliqué que c'était du parti pris... Non, ce n'est pas du parti pris, c'est une culture qui refait surface, même si l'homme n'est pas croyant.

Notre guide en Chine ne cessait de répéter que les serveurs manquaient de formation et qu'il fallait tout leur expliquer pour être propres, polis, élégants ...Je n'ai pas pu m'empêcher de dire : " comment pouvez-vous affirmer que notre culture est la meilleure "? Il n'a pas apprécié.

Montaigne et Pascal disaient : Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà... "Vérité en deçà des Pyrénées; erreur au-delà "

 


Date de création : 04/01/2008 @ 08:54
Dernière modification : 26/01/2013 @ 13:59
Catégorie : Un peu de philo
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Réaction n°1 

par jds le 14/03/2008 @ 08:53

Tu devrais écrire un roman sur ce sujet, (l'amour évidemment ! ) je me rends compte que ton expérience en ce domaine est au moins aussi riche que la mienne, je ne saurais jamais traduire les actes simples de la vie par des mots, avec autant d'aisance et de perfection, nous avons tous nos points faibles, toi tu excelles en ce domaine, tu es une vraie pro, continue please.

Phrase du mois
 

Une des devises des compagnons : Un manuel est un intellectuel qui sait se servir de ses mains.

 

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