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Guy Béart
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Education - Echec scolaire
Échec scolaire
Le répondeur pour école :
L'échec scolaire est un sujet difficile à appréhender. Les causes peuvent être diverses. Classe surchargée, décrochage ponctuel, incompréhension passagère... Enfant déstabilisé par un entourage absent, instable ou violent. Problème relationnel entre élève et enseignant. Je crois de plus en plus que non seulement les médias, mais encore l’éducation sont en cause. L’école ? Un peu, car les punitions vraies n’existent plus. La mise en valeur des qualités de chacun non plus. La récompense du travail par un bon boulot encore moins. L’égalité pour tous ? J’y ai cru, mais je n’y crois plus. Tout le monde ne peut être champion du monde ou président !!! La conjoncture économique, l’évolution du monde demandent une adaptation. Face aux montées de la Chine, de l’Inde, de la Russie même notre Mai 68 est à l’eau !!!
Mais il ne faut pas oublier les parents qui choisissent le laisser aller dès le plus jeune âge. Finalement nos jeunes ont besoin de limites et les attendent de nous. Ils ont besoin d’amour certes, mais d’amour ferme. Il faudrait commencer par interdire certaines choses avant qu’elles ne deviennent un besoin. Moins de violence à la télé, dans les jeux et sur le net, moins de drogues, moins d’enfants libres dans les rues la nuit, plus de respect de l’adulte comme de l’uniforme. Personnellement je persiste, comme certains et j’accuse avant tout les parents et c’est par là qu’il faut commencer. Profs et parents devraient être des alliés. Or combien de parents donnent raison à leur enfant ? Je pense donc qu’il faut arrêter de tergiverser. Chacun doit prendre ses responsabilités et cela dès son entourage, sa famille. Au lieu de nous taper dessus les uns les autres, nous devons agir, être solidaires : parents, profs, politiques, médecins, policiers et réapprendre la fermeté pour tous. Ce n’est pas priver nos jeunes d’amour au contraire. Mireille
Une enseignante agressée par une mère = Un exemple de ce qu'il ne faut pas faire
18/04/08
Une enseignante de l'école GL à Pessac (Gironde) a été agressée à la sortie des classes par la mère d'un de ses élèves, dans la cour de l'établissement, a affirmé aujourd'hui Christine P., la directrice de l'école, confirmant une information du journal Sud-Ouest. L'enseignante, affectée psychologiquement, a eu une côte enfoncée au niveau du sternum et se trouve en arrêt de travail jusqu'à mercredi, qui marque le début des vacances dans cette école. " Une maîtresse a voulu signifier à un parent d'élève que son enfant l'avait insultée dans la journée. Elle l'a invitée à entrer, mais la mère s'est arrêtée dans la cour. Elle n'a rien voulu entendre et a commencé à insulter la maîtresse, puis l'a agressée physiquement à coups de poings, " a relaté Christine P.. La mère de l'élève a été interpellée mercredi, puis remise en liberté, et une procédure judiciaire est maintenant en cours, selon la police. La maîtresse, âgée d'une quarantaine d'année, a porté plainte et demandé l'aide juridique du rectorat, qui lui sera portée, a précisé la directrice. - Il faudrait abandonner la méthode globale d'enseignement de la lecture, dont l'inefficacité est confirmée par l'expérimentation directe. La méthode globale mobilise un circuit du cerveau inapproprié. - Ceux qui n'ont aucun problème liront bien avec n'importe quelle méthode. Il est anormal de voir autant d'enfants avec des problèmes.
Mais cette méthode est interdite depuis longtemps !!! Celui qui l'utiliserait serait en tort !!! Je me demande si on ne confond pas " globale et semi-globale ". Cette dernière me parait au contraire très bien. Elle allie les avantages de la globale pour améliorer la lecture plus fluide et la syllabique pour mieux fixer l'orthographe et les mécanismes de lecture. Ce qui n'est pas bon, ce sont les livres qui font un trimestre de globale et deux trimestres de syllabique. La meilleure méthode est la semi-globale, immédiatement. Dans une même journée l'enfant apprend à partir d'une courte phrase à découper les mots et les syllabes...J’ai formé des instituteurs et je peux vous garantir que cette méthode allie lecture fluide et syllabes nécessaires à une bonne compréhension de l’orthographe. Beaucoup de parents travaillant, ils ne peuvent être à la sortie des classes. Pouvoir garder les enfants en étude, les aider à faire leurs devoirs est une bonne chose, plutôt que de les laisser rentrer seuls, à traîner ou à s'installer devant la télé ou devant des jeux vidéos, avec des gâteaux, et des boissons sucrées...et tout ce que cela entraîne. Ainsi donc l'éducation est en grande partie donnée à l'école, mais elle est aussi fondamentale à la maison. Si les mamans ont des difficultés, elles devraient pouvoir être aidées au sein d'associations, cela existe déjà, mais pas assez. Leur apprendre à dialoguer avec leurs enfants et à établir la confiance entre eux. Une tête bien faite !!! C'est l'idéal des enseignants , " la tête bien faite " !!! et c'est en contradiction avec ce que préconisent certains aujourd'hui : " apprendre par cœur ".
Le contenu et les méthodes des enseignements toujours contestés malgré les réformes...
- Voici plusieurs années que l’on entend déplorer partout le manque de vocations scientifiques chez les jeunes français, nos enfants. De savantes études ont été lancées pour expliquer la baisse sensible des inscriptions en facultés scientifiques, même parmi les jeunes qui ont passé un baccalauréat scientifique, et des régions consacrent des crédits importants pour tenter de redonner à nos jeunes le goût des sciences.
Mais l’on n’enseigne toujours pas l’informatique dans les collèges et les lycées, très peu dans les collèges où l’informatique est considérée comme une technologie parmi d’autres et pas du tout au lycée. Une option informatique au lycée qui a fonctionné quelques années a été supprimée en 1998 sans que l’on sache vraiment pourquoi. Or à l’évidence, d’une part l’informatique joue un rôle de plus en plus important dans la quasi-totalité des activités humaines et d’autre part elle attire de nombreux jeunes, comme il est normal, les jeunes perçoivent fort bien ce que sont les grands enjeux de l’époque dans laquelle ils vivent.
De graves comités assemblés au ministère de l’Éducation ont décidé que l’informatique ne devait pas être considérée comme une discipline " autonome ", sous le prétexte qu’elle sert comme un outil dans tous les domaines, et cela a comme conséquence que l’on ne forme pas de professeurs d’informatique, c'est-à-dire des professeurs dont l’informatique est la matière principale, comme les mathématiques, le français, ou l’histoire et la géographie le sont pour d’autres. Tout au plus donne-t-on une formation généralement beaucoup trop brève à des professeurs d’autres disciplines avec l’espoir qu’ils s’en serviront dans leur cours.
Le résultat est que, alors qu’une proportion croissante de garçons et de filles de douze ans savent se servir d’un ordinateur, pour jouer, surfer sur le Net, dialoguer avec leurs copains via Messenger ou charger des photos, personne ne leur montre que ces mêmes ordinateurs, désormais répandus dans les classes et dans les foyers, peuvent servir à mille autres choses dont beaucoup sont passionnantes, pour peu qu’on sache les programmer.
Personne ne leur dit qu’on peut passer sa vie à faire de l’informatique, et y trouver un champ d’activité particulièrement riche. Au contraire, dans une classe de quatrième d’un bon collège de Saint-Quentin-en-Yvelines, des élèves avaient, il y a quelques jours une leçon d’informatique consistant à leur apprendre à faire ce que beaucoup savent très bien faire depuis de nombreuses années: rien n’est plus anti-pédagogique et propre à dégoûter les élèves qu’un cours où l’on ne leur apprend rien qu’ils ne sachent déjà.
Une attirance des jeunes pour l'informatique laissée en friche
- Pas tout à fait d'accord avec ce long article, rien qu'à voir mes petits-enfants se servir d'un ordinateur; je ne suis pas sûr que des cours à l'école leur apprendraient beaucoup plus, et même parfois un professeur pourrait se trouver en difficulté face à certains plutôt doués. Mais pour ces enfants qui sont plutôt intéressés par les jeux, qui utilisent dans l'ordinateur ce qui les passionne le plus... en cas de besoin, ils peuvent aller chercher plus loin, mais ils n'en n'ont pas toujours envie!! Je suis désolée mais j'ai une fille agrégée d'informatique et une fille certifiée de technologie. Elles sont toutes les deux enseignantes : l'une enseigne au lycée et en IUT, l'autre au collège. Le professeur de technologie des collèges a trois disciplines de base : électronique, informatique et économie. Comme le professeur d'histoire qui enseigne aussi la géographie ou le professeur de lettres classiques qui enseigne le latin et le Grec. Le rôle du professeur de technologie est bien d'enseigner l'informatique. Mais certains n'ont pas la formation car ils ont été recrutés parmi les anciens profs de travaux manuels. Des personnes confondent encore technologie et travaux manuels. Ce qui n'a rien à voir. Les travaux manuels englobaient la cuisine, la couture, des assemblages...La technologie permet de créer de vrais objets, de connaître la commercialisation et la gestion et surtout l'informatique, dès le collège. Les tout petits apprennent les bases du traitement de texte, de la recherche... et des mails. Il faudrait peut-être arrêter de critiquer sans vraiment savoir. Mireille
A quoi sert le passé antérieur ? La déflation scolaire...
Au lieu de s'en prendre à l'amputation des horaires et des postes dans l’Éducation nationale, au lieu de s'en prendre au fait qu’on introduit dans cette peau de chagrin l'histoire de l'art et les inévitables « techniques de communication » sans parler de la « construction européenne »; au lieu de se demander comment en allant à l'école que quatre jours par semaine on pourra faire plus de sport, comme on entend de tous côtés… regardons plutôt les nouveaux programmes scolaires à la loupe : on enseigne toujours trop, et toujours trop tôt ! Le contenu des programmes, c'est l'ennemi !
Xavier Darcos n’eut pas plutôt présenté son projet de nouveaux programmes pour l’école élémentaire qu’on assista à une levée de boucliers dans le monde de la pédagogie bien-pensante. Parmi ces contenus superflus, prématurés et « abstraits » dont on s’apprête à accabler les élèves du primaire figure en bonne place un fleuron de la conjugaison française : le passé antérieur. « Combien de fois utilisons-nous le passé antérieur dans la conversation courante et dans l’expression écrite ? Quelle est son utilité pour un enseignement de base dans le cadre du socle en école primaire ? » s'interroge Philippe Joutard. « Quel enfant emploie aujourd'hui ce temps ? » se lamente une enseignante dans Le Parisien du 1er avril - comme si on ne devait apprendre aux élèves que ce qu'ils savent ou emploient déjà. Un sommet est atteint sur un site local du SNUIPP où, se lançant dans un « bêtisier » qu'il veut ironique, l'auteur s'adresse au ministre en ces termes : « Encore eut-il (sic) fallu que vous nous expliquassiez cette nouveauté, Monsieur le Ministre ? Non, Monsieur le Ministre, vous n’eussiez pas dû rétablir le passé antérieur. » - le problème est qu'il ne donne aucun exemple de passé antérieur puisqu'il semble le confondre avec le conditionnel passé 2e forme (auquel il oublie de mettre son accent) !
Mais oui au fait, l’entend-on jamais, ce temps – annoncé par un « quand », un « après que », un « dès que », un « sitôt que », un « lorsque » - destiné à situer une action passée ponctuelle avant un autre événement lui-même passé...."
Aucun pédagogue n' a jamais rien eu contre ces modes et temps de la langue. Les professeurs ne laissent en général pas passer une erreur de temps dans une copie; ou à l' oral.. D'ailleurs je voudrais dire et redire ici que ces modes et temps sont loin d' être les plus difficiles. Le présent de l' indicatif de certains verbes ou le passé simple (pas si simple) posent parfois d' insoupçonnés casse-têtes.
Juste un exemple : Sarkozy dégringola dès qu'il se fut levé ( dans les sondages )
C'est quand même extraordinaire, non ? Utiliser correctement le passé antérieur (auquel on a tendance à substituer le subjonctif passé), c'est être capable de faire la distinction entre le réel et le virtuel, ce qui n'est déjà pas mal. Je ne défends pas ici la réforme de Darcos, mais je pense qu'il n'est pas inutile de maîtriser ses conjugaisons; pas simplement de manière mécanique, mais en comprenant le pourquoi des temps et des modes.. Tout à fait d'accord. En sachant au demeurant qu'enseigner ces temps et ces modes servira de plus en plus d'abord à rendre lisibles les textes du passé, et pas tellement à parler - la langue orale remplaçant régulièrement les mécanismes obsolètes par des tournures nouvelles. Plus personne n'utilise à l'oral le passé simple depuis au moins un siècle - sauf les locuteurs des dialectes d'oïl qui l'ont conservé en le restructurant (j'allis, je chantis, je fesis, je venis) Mais quel prof de français peut s'intéresser à ce qui pour les bien-parlants n'est que du patois, cinéma chti ou pas?. Je me souviens avoir entendu des collégiens conjuger " je parta, tu partas, etc..: à leur façon ils essayaient vaillamment de reconstituer un paradigme analogique comme l'avaient fait les Poitevins du XVIe.. Bref, évitons de culpabiliser sur ces questions. La langue évolue. Il est donc temps d'assumer la réalité : le français qu'ont appris les gens de ma génération est en train de devenir une langue étrangère, et ça devait arriver un jour ou l'autre. Ce qui signifie que pour l'enseigner aujourd'hui, et permettre aux générations à venir d'avoir accès à l'écrit des siècles passés, il va falloir repenser la pédagogie du français . Remettre en circulation les programmes et les méthodes de 1923 ne servira à rien : il faut trouver autre chose. On (enfin, Darcos et ses copains) n'en prend pas le chemin.
Pour nous détendre, rions un peu en admirant comment le gouvernement a pataugé sur la question de la carte famille nombreuse. Pauvres bougres, ils ne savent plus quoi inventer pour rattraper la bévue du paquet fiscal.
J’approuve moi aussi. Mais il faudrait réfléchir à l’opportunité en effet de faire apprendre le passé antérieur à des petits qui ont encore du mal à conjuguer le présent. Certains enfants lorsqu’ils arrivent en 6ième ne savent pas encore lire correctement, ils manquent de vocabulaire ou ils ne savent pas non plus écrire avec un nombre limité de fautes. Mireille Les langues étrangères dès le plus jeune âge ?- Le problème de l'apprentissage des langues étrangères en France est toujours d'actualité. Apprendre plusieurs langues en même temps ? Commencer dès la maternelle ? Utiliser les visio-conférences ? Faire venir des professeurs étrangers ? Les élèves apprennent-ils ainsi sans trop d'accent ?
- A mon sens, la visioconférence n'est qu'un gadget. En effet, pour parler une langue correctement et sans accent, il faut le faire impérativement très jeune - donc à la maternelle - et avec quelqu'un qui vient du pays où cette langue est parlée. Car une langue véhicule aussi une culture, des habitudes, une civilisation. N'apprendre que les mots et les phrases reste très rudimentaire.
- Vivant depuis 30 ans dans le bilinguisme, je suis persuadée qu'il faudrait créer un réseau d'échanges d'enseignants de maternelle, comme c'est le cas avec les " assistants " qui viennent dans les lycées. Un an à l'étranger est toujours bénéfique pour tous ceux qui l'ont vécu. Il conviendrait donc d'organiser ces échanges au niveau européen, et surtout pas toujours avec l'anglais comme langue. Apprendre une langue étrangère, jeune, ouvre l'esprit et l'horizon pour l'apprentissage d'autres langues étrangères. Cet apprentissage deviendra beaucoup plus facile, car les mécanismes d'approche sont les mêmes dans toutes les langues. Pour ce qui est de l'apprentissage des langues étrangères, tout effort en ce sens est certes louable mais avec la visioconférence, on reste, à mon avis, dans le tape-à-l'oeil. L'enseignant est visible mais n'exerce pas de véritable présence en classe. L'interaction avec les élèves ne peut être que limitée, du moins c'est ce que me laisse penser ma propre expérience de cette technologie. S'il s'agit de mettre en face des élèves un prof avec un véritable accent, ce ne sont pas les solutions qui manquent :
Le problème de l'apprentissage des langues étrangères en France est souvent soulevé et complexe. A mon sens aussi, la visio-conférence n'est qu'un gadget qui ne répond pas au fond du problème. Pourtant, si pour parler une langue correctement et sans accent, « il faut le faire impérativement très jeune - donc à la maternelle - et avec quelqu'un qui vient du pays où cette langue est parlée »… la mise au point de cette perspective, n’est ni facile, ni pour demain. D’une part il est faux de dire " « sans accent ». Tout le monde a un accent ! Mais si on parle de l’anglais, en effet l’accent des français, est déplorable. L’anglais n’est pas la seule langue, mais c’est la langue la plus apprise. Pourquoi l’accent des français est-il déplorable ? Je pense que le problème vient non de l’accent en lui-même, mais de l’accent tonique. Le français a l’habitude de placer l’accent tonique sur la fin d’un groupe de mots. Alors que les langues du nord, l’anglais en tout cas, accentue sur chaque début de mot. Apprendre en maternelle ? Peut-être ? Mais déjà toutes les écoles n’arrivent pas à mettre en place l’anglais au primaire !!! D’autre part, il ne faut pas croire que les profs en France n’apprennent que « les mots et les phrases »… Tous ont un matériel audio : magnétophone avec pré-enregistrements, chansons, des voyages sont souvent prévus dans les collèges et les écoles ; les profs eux-mêmes ont des stages à l’étranger et une bonne année obligatoire dans le pays.
Avez-vous déjà eu dans un collège la langue anglaise enseignée par un ou une anglaise ? C’est arrivé à ma fille, et je vous garantie que ce n’est pas facile. Les esprits lents ou trop logiques sont vite perdus.
Le contenu et les méthodes des enseignements toujours contestés malgré les réformes...
- Voici plusieurs années que l’on entend déplorer partout le manque de vocations scientifiques chez les jeunes français, nos enfants. De savantes études ont été lancées pour expliquer la baisse sensible des inscriptions en facultés scientifiques, même parmi les jeunes qui ont passé un baccalauréat scientifique, et des régions consacrent des crédits importants pour tenter de redonner à nos jeunes le goût des sciences.
Mais l’on n’enseigne toujours pas l’informatique dans les collèges et les lycées, très peu dans les collèges où l’informatique est considérée comme une technologie parmi d’autres et pas du tout au lycée. Une option informatique au lycée qui a fonctionné quelques années a été supprimée en 1998 sans que l’on sache vraiment pourquoi. Or à l’évidence, d’une part l’informatique joue un rôle de plus en plus important dans la quasi-totalité des activités humaines et d’autre part elle attire de nombreux jeunes, comme il est normal, les jeunes perçoivent fort bien ce que sont les grands enjeux de l’époque dans laquelle ils vivent.
De graves comités assemblés au ministère de l’Education ont décidé que l’informatique ne devait pas être considérée comme une discipline " autonome ", sous le prétexte qu’elle sert comme un outil dans tous les domaines, et cela a comme conséquence que l’on ne forme pas de professeurs d’informatique, c'est-à-dire des professeurs dont l’informatique est la matière principale, comme les mathématiques, le français, ou l’histoire et la géographie le sont pour d’autres. Tout au plus donne-t-on une formation généralement beaucoup trop brève à des professeurs d’autres disciplines avec l’espoir qu’ils s’en serviront dans leur cours.
Le résultat est que, alors qu’une proportion croissante de garçons et de filles de douze ans savent se servir d’un ordinateur, pour jouer, surfer sur le Net, dialoguer avec leurs copains via Messenger ou charger des photos, personne ne leur montre que ces mêmes ordinateurs, désormais répandus dans les classes et dans les foyers, peuvent servir à mille autres choses dont beaucoup sont passionnantes, pour peu qu’on sache les programmer.
Personne ne leur dit qu’on peut passer sa vie à faire de l’informatique, et y trouver un champ d’activité particulièrement riche. Au contraire, dans une classe de quatrième d’un bon collège de Saint-Quentin-en-Yvelines, des élèves avaient, il y a quelques jours une leçon d’informatique consistant à leur apprendre à faire ce que beaucoup savent très bien faire depuis de nombreuses années: rien n’est plus anti-pédagogique et propre à dégoûter les élèves qu’un cours où l’on ne leur apprend rien qu’ils ne sachent déjà.
Une attirance des jeunes pour l'informatique laissée en friche
- Pas tout à fait d'accord avec ce long article, rien qu'à voir mes petits-enfants se servir d'un ordinateur; je ne suis pas sûr que des cours à l'école leur apprendraient beaucoup plus, et même parfois un professeur pourrait se trouver en difficulté face à certains plutôt doués. Mais pour ces enfants qui sont plutôt intéressés par les jeux, qui utilisent dans l'ordinateur ce qui les passionne le plus... en cas de besoin, ils peuvent aller chercher plus loin, mais ils n'en n'ont pas toujours envie!! Je suis désolée mais j'ai une fille agrégée d'informatique et une fille certifiée de technologie. Elles sont toutes les deux enseignantes : l'une enseigne au lycée et en IUT, l'autre au collège. Le professeur de technologie des collèges a trois disciplines de base : électronique, informatique et économie. Comme le professeur d'histoire qui enseigne aussi la géographie ou le professeur de lettres classiques qui enseigne le latin et le Grec. Le rôle du professeur de technologie est bien d'enseigner l'informatique. Mais certains n'ont pas la formation car ils ont été recrutés parmi les anciens profs de travaux manuels. Des personnes confondent encore technologie et travaux manuels. Ce qui n'a rien à voir. Les travaux manuels englobaient la cuisine, la couture, des assemblages...La technologie permet de créer de vrais objets, de connaître la commercialisation et la gestion et surtout l'informatique, dès le collège. Les tout petits apprennent les bases du traitement de texte, de la recherche... et des mails. Il faudrait peut-être arrêter de critiquer sans vraiment savoir. Mireille
Un exemple de travestissement de Mai 68 ou quelques idées fausses sur l' école et sur l' autorité/Sources: de multiples lectures...
Toujours selon les dires de Nicolas Sarkozy, les normes, la morale, la restauration de l' autorité sont, sous sa gouverne, de retour.
Or dans une perspective strictement éducative, l' autorité - comme le travail d' ailleurs - n' est pas une valeur en soi. De même que le travail peut être une aliénation, l' autorité peut être assujettissement. L' autorité, c' est la capacité d' obtenir quelque chose de quelqu' un sans recourir à la contrainte…
C’est un beau discours philosophique, mais cela reste un discours. Dans l’action c’est plus difficile. La vie en groupe, en société… ne permet pas d’attendre que chacun veuille bien accepter l’autorité…C’est notre problème propre à la gauche et aux socialistes, nous sommes bloqués par le « bon vouloir de chacun ». Les extrêmes sont dirigistes, que ce soient les nationalistes ou les communistes.
Quant au futur, comment pouvons-nous le connaître ? C’est à nous de le créer dès à présent en rendant justement l’exigence féconde. Un peu au hasard, c’est vrai, mais avec conviction en nous appuyant sur l’exemple du passé. Il est assez facile en ce moment de donner du sens aux interdits et du poids aux impératifs. Il n’y a qu’à réaliser le cahot de notre société. Il faut savoir quand le navire dérive, redresser la barre. « Travaille et tu réussiras » est toujours vrai… mais pas seulement lié à l’école. C’est l’école qui est déphasée. C’est elle qui a tout intellectualisé. On peut faire travailler, son corps, son esprit ou ses capacités manuelles ou inventives…
"Mais travailler n’a pour moi ni le sens de souffrir, ni celui d’être esclave d’une société qui court après l’argent, le rendement…"
- Personne ne nie, même parmi les professeurs les plus libertaires, qu' éduquer un enfant, c' est lui imposer des frustrations. La vraie question, c' est de comprendre ce qui rend la frustration acceptable et l' exigence féconde?
Il y aurait une crise de l' autorité. C' est en réalité une crise du futur et je crains que celle-ci ne s' aggrave dans les années à venir. Nous (les adultes) n' obtenons pas facilement l' adhésion des jeunes générations parce que nous sommes incapables d' incarner à leurs yeux, un avenir. Cette phrase est d' ailleurs valable pour un bon nombre de socialistes. Notre projet devra être capable de donner du sens aux interdits et du poids aux impératifs:
L'expérience de Mai 1968
Le Président de la République veut, avant d'en « fêter » le quarantième anniversaire, supprimer l'esprit de Mai 68. Vaste, impensable et bien dangereuse entreprise. Mieux vaut en étudier les effets à long terme...
Savoir voir loin... (Voir à ce sujet le travail de Sandra Mac Nally sur http://repid.com. Vive la Révolution! The long run effect of Mai 1968 on the angry students/. Il existe une version en français sur le site ci-dessus). Cette année-là, les événements ont fortement désorganisé le déroulement des examens du baccalauréat et créé des conditions propres à en faciliter l'obtention : 80% de reçus contre 60% l'année précédente. Il est évident que les circonstances ont joué en faveur de ceux qui auraient été les plus susceptibles d'échouer et de ne pas persévérer. Plusieurs enquêtes minutieuses ont donné, entre autres, les indications suivantes: – les heureux élus sont plutôt nés en 1949 – ils appartiennent à la fraction des candidats qui avaient un an de retard en 1968 – ils appartiennent à la fraction des élèves de terminale qui auraient quitté le système en cas de nouvel échec – ils appartiennent au nouveau public des lycées, enfants des classes moyennes (artisans; commerçants; techniciens) En outre, à la fin des années 60, l'immense majorité des jeunes issus des milieux populaires (agriculteurs; ouvriers) n'allait pas jusqu'au baccalauréat et les candidats les moins armés pour persévérer appartenaient bien aux classes moyennes. Or quand on observe le parcours après baccalauréat de ces enfants de classes moyennes nés en 1949, outre la proportion élevée de ceux d'entre eux ayant poursuivi des études supérieures tant bien que mal mais plutôt bien que mal, on remarque également qu'ils eurent par la suite de meilleures rémunérations et un accès plus facile aux postes d'encadrement, signe d'un effet de la fréquentation de l'université sur les carrières professionnelles ultérieures. Dans la mesure où les employeurs n'ont pas toujours les moyens ni l'envie d'identifier les personnes issues des classes moyennes, le surcroît de salaire qu'ils ont pu recevoir par rapport aux autres membres de leur génération peut s'interpréter comme un effet réel des formations universitaires dont ils ont bénéficié. Aux yeux des employeurs, ils étaient des diplômés comme les autres, ni meilleurs, ni moins bons que les bacheliers de 1967.
En d'autres termes, les « bacheliers chanceux» de 1968 ne sont en aucun cas des imposteurs, souvent présentés comme tels. Ils ont, par un accident de l' Histoire, pu capitaliser et valoriser des compétences qu'ils n'auraient jamais acquises en d'autres circonstances. Il n'est pas non plus question d'affirmer ici que le Baccalauréat doit être «offert» pour permettre un avenir radieux à un plus grand nombre de personnes. L'étude menée par Eric Maurin prouve simplement que l'allongement des années d'études est quasiment toujours favorable à celles et ceux qui en sont les bénéficiaires.
"le bac n’a plus aucune valeur": Oh que si... Rendez vous un jour de juillet à la porte d' un lycée et regardez les visages des élèves, ceux qui l' ont et ceux qui ne l' ont pas... Ce jour-là, le BAC a une immense valeur.
Ce n’est pas parce que leur visage ( celui des étudiants ) est illuminé devant les résultats positifs du bac, que le bac a plus valeur. Mon fils aussi était heureux avec son bac « s » . Mais avec un deug scientifique il est couvreur. Le bac ouvre des portes, oui seulement des portes. Mais combien ont leur bac et restent au chômage ou avec un emploi qui ne correspond pas à leur rêves. Je parlais des caissières, des femmes de ménage, des couvreurs qui ont leur bac et qui auraient eu le même emploi sans diplôme. Ce qui n’était pas le cas autrefois. Le bac n’a plus de valeur parce que justement il n’est qu’une porte ouverte. Il faut de longues années d’étude, beaucoup de revenus pour les parents… pour lui redonner de la valeur. Alors que vont faire ceux qui ont un accident, qui tombent malades, qui sont mal orientés et perdent courage ? Mon fils a eu un cancer en plein milieu de sa licence… Que va-t-il faire ? Après 5 ans de maladie ?Alors qu’il a une famille à charge ?
Je n’ai jamais pensé à faire des écoles une antichambre du MEDEF !!! je parlais d’un bouleversement de nos entreprises comme de l’enseignement où les entreprises ne seraient justement plus la propriété du MEDEF et du monde du fric, mais la propriété de ceux qui y travaillent.
Éducation des jeunes Les jeunes acceptent mal les " conseils des vieux ". Dans certaines familles, chacun mène sa barque à sa guise, cette " méthode " n'est pas la meilleure, certes, selon moi, mais les gens souvent n'ont pas trouvé mieux. Il est de plus en plus difficile d'élever un enfant à cause des médias et des copains qui interviennent forcément dans le train de vie, en apportant des idées nouvelles, et une notion de la liberté qui néglige la véritable définition du mot et du concept " liberté." " La liberté s'arrête où commence celle des autres " !!! disaient les philosophes du 18 ° siècle. Les enfants comme les jeunes ne respectent souvent plus rien ni personne, tout leur est dû... Mon mari et moi, comme beaucoup sans doute, nous nous défonçons, comme on dit, pour les jeunes... Je crois tout de même que ceux qui ont été bien aimés, bien éduqués réalisent peu à peu ce que leurs parents ont fait, malgré certaines maladresses... Avec la maturité, ils retrouvent les principes de base et les enseignent à leurs propres petits.
Date de création : 05/01/2008 @ 05:46
Dernière modification : 02/06/2013 @ 07:59
Catégorie : Education
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Une des devises des compagnons : Un manuel est un intellectuel qui sait se servir de ses mains.
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