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Un peu de philo - La société, l'Etat
La société, L' État Société et État sont indissociables. Quelle forme d'état est souhaitable pour la société ?
Société = milieu humain dans lequel est intégré l'homme. L'homme est un être social ou politique. Bien que toutes les espèces soient sociales, pour les philosophes, il ne faut pas confondre homme et animaux. La société animale est statique, elle n'évolue pas; l'humaine est dynamique. L'animal est gouverné par l'instinct, la société humaine est régie par des institutions ou lois mobiles. Par nature les hommes ne sont pas identiques, ils ne sont que semblables. Marx : " L'idée d'une production réalisée par un individu isolé, n'est pas moins absurde que l'idée d'un développement du langage sans qu'il y ait des individus parlant ensemble. " Bourdieu : " Misère de l'homme sans mission. " Inégalités (salaires, échelons, séparations travail intellectuel et manuel ). Rousseau : " L'homme est bon par nature, c'est la société qui le corrompt. " Pour lui aussi, ce n'est pas la nature qui a établi le fait que des personnes sont robustes ou non, mais la société et son éducation. Rousseau préconise un retour à l'État de nature, à l'exemple de la société des troglodytes de Montesquieu. Il n'empêche, il faut le reconnaître que dans la réalité, physiquement et intellectuellement, les humains n'ont pas les mêmes potentialités. Aldous Huxley : dans " le meilleur des mondes " nous montre une société dans laquelle des générations d'enfants sont identiques Fr. Jacob : " C'est précisément parce que les hommes ne sont pas identiques, que le concept social d'égalité a été créé. " L'homme est un animal politique ( Aristote ) Une société est un ensemble d'individus entre lesquels existent des échanges organisés de services. Les faits sociaux sont des manières de penser, d'agir, existant en dehors des consciences individuelles Pour Aristote déjà en 320 avant J.C., l'homme était un animal politique ( Polis en Grec signifie " cité " ). L'homme n'est vraiment lui-même qu'au sein de la cité où il peut dévelpooer ses facultés morales. La société est une réalité primitive Toutes les espèces sont sociales. Les animaux se développent dans un environnement social. Pour Aristote, l'homme est plus social. L'homme est un animal social selon Comte, Durkheim. Individu et société Descartes : " Si un homme vaut plus, lui seul que toute sa ville, il n'aurait pas de raison de vouloir se perdre pour la sauver. " La société, condition de l'existence humaine est un moyen et non une fin. Spécificité de la société humaine : dynamisme et liberté La société animale est statique. La formation animale même est vite terminée. La société humaine évolue, invente, crée. Elle est dynamique. Différences des sociétés humaines et animales : instincts contre institutions : L'instinct animal est immuable. C'est l'ensemble des réactions héréditaires non conscientes. Ex : nidifier, faire des nids. Les institutions et les lois humaines sont mobiles. Le totalitarisme = société avant tout " Chacun a des devoirs envers tous, mais personne n'a aucun droit " ( Comte ) Subordination étroite de l'individu à la société. L'individualisme : L'anarchie = liberté de tous et panique politique. La liberté individuelle est le bien suprême : " Ni Dieu, ni maître " ( Jean Giono ) Le radicalisme d'Alain : " Obéir en méprisant " ( Conformisme extérieur et provisoire de Descartes dans sa recherche de rationalité ) La société instance suprême L'homme voué à la mort est un existant " absurde " ( Camus, " l'étranger ", Sartre, Bourdieu ) mais la société lui donne une raison d'exister, c'est le milieu créateur de notre vie. Conclusion La société, milieu humain, produit nos existences. L'exclusion sociale est condamnation. " Solitude en société, c'est le moment de la pensée " ( Alain ) Morale et société
"La morale a pour origine la société " ( Durkheim ).
La morale a pour but la société... Pour le sens commun, la morale permet la vie sociale Critique : La société est un moyen de vivre et non une fin. Il existe une morale ouverte, non conformiste; chaque société n'a pas tout à fait la même morale. La société connaît les guerres, la barbarie, elle n'engendre pas la moralité. Descartes propose une morale provisoire qui est d'obéir aux mœurs puisque la société est une condition nécessaire de vie, mais elle n'est pas un modèle fixe pour la morale. L' État L' État, c'est l'ensemble des organes juridiques et administratifs d'une société. L' État ne se confond ni avec la Nation, ni avec le Pouvoir. Il se forme quand le pouvoir individualisé du Chef cesse d'apparaître satisfaisant. Il est l'instrument nécessaire pour dépasser la violence et l'arbitraire. Quel type d' État est souhaitable ? C'est l'objet des doctrines politiques. L' État et la nation L'organisation politique, juridique, économique et administrative, c'est l'État. L' État ne se confond pas avec la Nation. C'est une structure, un pouvoir doté d'organes politiques et administratifs. L'autorité est détenue par la société qui se fait représenter. Au contraire, la Nation est une communauté naturelle ou historique. Mais ces deux structures sont liées. La Nation est le milieu où s'engendre l' État c'est un groupement d'hommes attachés au même sol et soumis aux mêmes lois. L' État et le pouvoir L' État est une forme et un aspect du pouvoir. Le pouvoir déborde la sphère étatique pour s'étendre à toute l'existence humaine. Ex : pouvoir médical, pouvoir des médias. Rousseau : " Le souverain qui n'est qu'un être collectif ne peut être représenté que par lui-même ". Ce n'est pas un roi. Il ne peut être représenté que par un être collectif donc. Proudhon :Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné... par des êtres qui n'ont ne le titre, ni la science, ni la vertu. Nietzsche : L'état c'est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment. Engels : L'état est un produit de la société... Le besoin s'impose d'un pouvoir Naissance de l' État : analyse des sociologues et des historiens Autrefois, l'autorité primitivement diffuse et anonyme correspondait à la pression des coutumes et des superstitions. Cette autorité était déléguée à un chef ( de famille ou à un prêtre ) . Mais le pouvoir individualisé est instable et il engendre rivalités et luttes. Il faudrait à la personne des qualités vraiment valables. Aussi se forme au 16 ième siècle en France et en Europe, le concept d' État, sa fonction d'assistance. Fonctions de l'État Défense sociale, justice, rôle économique, éducatif, scientifique Hobbes au 17 ième, dans son Léviathan, souligne que l'état de guerre est l'état naturel. " Homo homini lupus " ! L'homme est un loup pour l'homme. Les individus abdiquent donc tous leurs droits naturels entre les mains d'un pouvoir souverain chargé d'assurer l'ordre. l'État est un puissant facteur d'ordre, de régulation et de stabilité dans la dynamique sociale et politique. Il doit mettre fin à la violence naturelle et à la barbarie. Il organise la vie collective en garantissant la sécurité des individus : L' État n'est pas moins pour cela , redoutable et géant. Hegel : outil pour maîtriser la barbarie naturelle et moyen pour dépasser l'arbitraire. Il est lié à l'observation des lois. Il incarne la raison. " L'état est raisonnable parce qu'il parle pour tous ". Mais il n'y a pas d'État parfait. Tout n'est pas toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes ( allusion à Voltaire ). Marx, Hengel : sont plus critiques. L' État pour Marx est l'expression d'une classe dominante. Le romantisme politique préférait la Nation ou le Peuple à l'État. L'État est un appareil répressif. Dans les contradictions, il gère le social. C'est une " superstucture " qui dissimule en fait les intérêts des classes dirigeantes. Perspective réaliste en effet, l'État bourgeois produit par la Révolution a légalisé une réalité déjà existante. Pour eux, l'État s'éteindra dans la société sans classes. Rousseau : la conservation de l'état est incompatible avec celle du criminel, il faut que l'un des deux périsse. Dans un état bien gouverné il y a peu de punitions parce qu'il y a peu de criminels... J'appelle République tout état régi par des lois... le législateur est à tous égards un homme extraordinaire dans l'état... L'état doit se donner une certaine base pour résister aux secousses et aux efforts. ( Contrat social ) Ambiguïté de l'État Nietzsche a bien mis en lumière le double aspect de l'État : au service de la loi, il protège les individus, il peut aussi tromper. Les grandes doctrines politiques : réflexions L'anarchisme : C'est " obéir à sa propre volonté " ( J. Grave ). Abolir l'État, tel est le vœu des anarchistes ( Proudhon, Bakounine ) car les concepts de liberté et d'État sont contradictoires. L'anarchisme garde un sens éthique ( moral ) car il affirme la valeur de l'individu, mais les conditions anarchistes sont irréalisables car ces libéraux veulent laisser une large place à l'initiative privée. Le totalitarisme : l'individu n'a de réalité et de valeur que par la collectivité. Le totalitarisme exalte la toute puissance de l'État et tend à diriger la société. Exemple : fascisme Italien, doctrine Marxistes quoique infidèles à Marx. Il détruit la liberté par l'oppression et représente donc le mal à cause de l'impuissance de chacun. La démocratie Demos = peuple ; cratein = commander, donc la volonté du peuple est souveraine. Rousseau dans " le contrat social " examine ce qu'il appelle les conditions d'un État légitime. La démocratie est pour le bien commun. Conclusion : Même s'il est un mal, l'État est un mal nécessaire. Il faut concilier autorité et respect de la personne humaine. Morale et politique semble s'opposer, la première vise l'idéal, la seconde le concret. Elles doivent être unies pour réaliser les conditions dans lesquelles une vie morale est possible. Date de création : 25/09/2009 @ 20:51
Dernière modification : 22/08/2012 @ 20:57
Catégorie : Un peu de philo
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Une des devises des compagnons : Un manuel est un intellectuel qui sait se servir de ses mains.
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