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Guy Béart
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Culture philosophique - Rites, mythologies
Á propos de la différence entre mythologie et philosophie
La philosophie et la mythologie sont deux formes intellectuelles différentes. La philosophie, comme l'histoire se sont opposées à la mythologie. Et pourtant...
Comment passe-t-on du mythe ? Comment cet étonnement, peut-il surgir du mythe ?
Ne pas résoudre les énigmes est dangereux.
La mythologie
La mythologie grecque, c'est-à-dire l'ensemble organisé des mythes provenant de la Grèce antique, se développe au cours d'une très longue période allant de la civilisation mycénienne jusqu'à la domination romaine. La rencontre entre les Grecs et les Romains coïncide avec celle de la mythologie grecque et de la mythologie romaine : la première exerce une forte influence sur la seconde. Longtemps après la disparition des religions grecque et romaine, la mythologie grecque est utilisée comme sujet d'inspiration par les artistes, et continue à l'être de nos jours. Les mythes touchent au numineux, c'est-à-dire au sacré, à ce qui nous transcende... C'est le domaine des lois plus contraignantes et plus hautes que les lois humaines. Mais la puissance de Zeus, la toute puissance est soumise au " non " de certains dieux et de certains hommes, tous les non dont st capables les hommes. Ces " non " restent parfois l'interdiction de l'accomplissement de la transcendance.
Mythologie grecque : Charybde et Scylla
Interprétation du mythe dans l'Odyssée :
Poséidon
Si le sujet de l'Iliade est la colère d'Achille, l'Odyssée raconte la rancune de Poséidon contre Ulysse, qui a aveuglé son fils, le Cyclope Polyphème : le dieu voue à l'" homme aux mille ruses " une haine qui ne s'apaisera qu'après le retour à Ithaque, retour retardé sans cesse par de nouveaux obstacles. L'Odyssée montre les souffrances d'Ulysse persécuté par Poséidon : Éole, l'île de Circé, les Sirènes, Charybde et Scylla, l'île de Calypso, Nausicaa... Tous ces épisodes ne sont que les conséquences malheureuses de l'erreur d'Ulysse et de la colère de Poséidon, qui s'exerce sur mer et sur terre, en dépit du courage des hommes et de la protection des autres dieux. Les déesses souterraines
Dans les traditions initiatiques grecques, l'antre représente le monde. Pour Platon, ce monde est un lieu d'ignorance, de souffrance et de punition, où les âmes humaines sont enfermées et enchaînées par les dieux comme dans une caverne. Selon une opinion plus mystique, c'est Dionysos qui est à la fois le gardien de l'antre et celui qui libère le prisonnier en brisant ses chaînes : c'est en réalité lui-même qui se maintient en prison d'abord, et lui-même qui se libère enfin ; c'est-à-dire, comme l'ont vu Platon et Pythagore, l'âme est tenue prisonnière par ses passions et libérée par la pensée. On le voit, toute la tradition grecque relie étroitement le symbolisme métaphysique et le symbolisme moral : la construction d'un moi harmonieux se fait à l'image d'un cosmos harmonieux Mais, face à cette interprétation, se dresse l'autre aspect symbolique de la Caverne, l'aspect le plus tragique. L'antre, cavité sombre, région souterraine aux limites invisibles, abîme redoutable, qu'habitent et d'où surgissent les monstres, est un symbole de l'inconscient et de ses dangers, souvent inattendus.
Héraclès à la recherche de Cerbère :
Zeus, qui savait que les Géants ne pouvaient être tués que par un mortel, engendrera le héros Héraclès.
Pour atteindre l’Hadès, Héraclès sait qu’il doit se rendre dans l’une des nombreuses entrées, l’une d’elles est située à l’extrême sud du Péloponnèse, dans une grotte qui s’ouvre sur le sanctuaire de Poséidon, tout près d’un temple; mais bien vite, à peine franchis les remparts cyclopéens de Mycènes, il apprend de quelques prêtres que le passage vers le monde des morts ne peut se faire sans certains rituels préalables; tout d’abord il doit être initié aux mystères célébrés au nord-ouest d’Athènes, et pour cela deux conditions sont nécessaires : être adopté par un grec et se purifier du sang qu’il a versé, notamment lors du massacre des Centaures. Sans perdre plus de temps, le héros change de cap et s’oriente vers l’est; il traverse l’isthme de Corinthe qui, tel un pont naturel, relie le Péloponnèse à l’Attique, et en quelques heures de marche il atteint une petite ville, voisine d’Athènes de quelques kilomètres. C’est dans ce lieu sacré, vénéré par les grecs, qu’on célèbre des mystères et des rituels; la déesse de la terre y possède d’ailleurs son plus grand temple. Héraclès, bien décidé à clore ses travaux dans le délai le plus court, exige des prêtres assignés qu’ils l’initient à ces fameux mystères. L’un d’eux, lui explique toutes les formalités d’usage; comprenant bien vite que le héros jouit d’un destin hors du commun, le prêtre parvient à le faire adopter par un athénien et procède au cérémonial de la purification destiné à l’expiation des meurtres commis par Héraclès. Enfin, le prêtre introduit le héros à l’initiation proprement dite, à l’abri des regards indiscrets. Après ces quelques jours Héraclès est fin prêt à affronter le royaume des ombres, non pas que les mystères lui ont fourni la clé de l’immortalité mais plutôt qu’ils lui confèrent une immunité face à la peur de la mort. Enrichi par une expérience aussi singulière, le héros reprend le chemin de Corinthe encore plus serein et confiant dans le succès de son épreuve. Il traverse le Péloponnèse sans difficulté et parvient là où se terminent les terres méridionales de la Grèce. A l’intérieur du sanctuaire de Poséidon, Héraclès est attiré par une concavité située près du temple principal; pas de doute, il s’agit bien là de la caverne qui mène droit aux Enfers. Le héros pénètre dans le tunnel et plonge dans la plus totale obscurité…
Le temple hellénistique d'Apollon où l'on venait consulter la Pythie pour recevoir ses oracles est à Delphes : lorsque le temple est plus vaste, le naos est précédé d'un pronaos qui sert d'entrée.
Dans la religion grecque antique, la Pythie est la prêtresse de l'oracle de Delphes. Elle rendait ses oracles une fois par an, assise sur un trépied au-dessus du gouffre d'où s'échappaient les exhalaisons prophétiques. La Pythie était choisie avec soin par les prêtres de Delphes qui eux-mêmes étaient préposés à l'interprétation ou à la rédaction de ses oracles.
Lorsqu'elle est en transe, elle parle au nom d'Apollon, elle est son intermédiaire. ![]() Naos : partie principale d'un temple. Pronaos : partie située devant le naos. L'opisthodome : salle où n'entrait pas le public; partie du temple antique située à l'opposé de la façade, derrière le naos, était, dans les temples de l'antiquité grecque, une partie distincte, tout comme le pronaos ( ou portique ) et le naos ( ou sanctuaire ). Le trésor d'Athènes était déposé dans l'opisthodome du Parthénon.
La PAROLE DES DIEUX ANCIENS :
Des personnalités officielles de la communauté, interprétaient les paroles divines. Les oracles grecs constituent un aspect fondamental de la religion et de la culture grecques. L'oracle est la réponse donnée par un dieu à une question personnelle, concernant généralement le futur. De tels oracles ne peuvent être rendus que par certains dieux, dans des lieux précis, sur des sujets déterminés et dans le respect de rites rigoureusement respectés : la prise d'oracle s'apparente à un culte. L'interprétation des réponses du dieu, qui s'exprime de diverses manières, demande parfois un apprentissage et l'oracle nécessite, en général, une interprétation, il s'agit souvent d'une parole énigmatique, sibylline ( Sibylle était une prêtresse d'Apollon et un oracle, dans la mythologie grecque ). l'oracle de Dodone a exercé un grand ascendant sur les populations de Grèce. L'oracle de Delphes Le premier sanctuaire : GAÏA, la déesse de la Terre Avant l'arrivée des Achéens en Grèce, dans un site particulièrement spectaculaire de falaises et de gorges profondes, où sévissent orages violents, tremblements de terre et sources, se développa de bonne heure (dès le IIe millénaire avant J.-C.) un culte : les divinités, Gaia, la Terre mère, vieille divinité chthonienne qu'Eschyle, appelle " première prophétesse ", sa fille Thémis et Poséidon, rendaient leurs oracles, assistées par le serpent Python, que la Terre avait enfanté. Ce sont des exhalaisons sortant de crevasses des rochers, et les sources qui jaillissent près du site de Delphes qui ont donné son caractère sacré à ce haut lieu. L'oracle, où la divinité prophétisait par l'intermédiaire de la Pythie était localisé près d'un antre que gardait le serpent Python. Thémis après elle présida aux destinées de l'oracle.
En souvenir de Python tué par Apollon, événement qui eut lieu sur ce site où s'était déroulée la dramatique rencontre, le lieu prit le nom de Pytho (pourrir ), changé plus tard en celui de Delphes.
Tous les Grecs viennent à Delphes consulter la Pythie, l’oracle d’Apollon, une prêtresse qui parle au nom du dieu et prédit l’avenir. Ses réponses sont souvent subtiles, voire ambiguës.Delphes dût sa renommée à ce sanctuaire où on prédisait l’avenir. Dans le rocher il y avait une faille d’où sortaient des vapeurs probablement sulfureuses. Celui qui était chargé de dire l’oracle s’asseyait sur un trépied placé sur cette faille et respirait ces vapeurs jusqu’à ce que les dieux parlent par sa bouche. ZEUS ET SA BALANCE et Dodone, « la venteuse » Le domaine des dieux, c'est le domaine des lois plus contraignantes et plus hautes que les lois humaines. Mais pas toujours... Zeus, est parfois représenté ou décrit avec une balance où s’estime le sort octroyé à chacun. On pourrait croire que seules comptent sa volonté, sa loi et ses desseins. Mais tout cela ne fait pas de Zeus le « maître » du destin, en effet, comme les autres il y est soumis car le destin de chacun est tracé. En dépit de ceux qu’il aimerait favoriser, il laisse parler ses " balances sacrées " et les laisse décider de la suite des événements, même si les péripéties peuvent en être modifiées, il ne change pas le destin mais le réalise.
Le récit mythologique fait un lien entre les deux grands oracles de Zeus, celui d’Amon dans l’oasis de Siwah en Libye, et celui de Dodone. L'oracle de Zeus Amon fut connu des Grecs au moment de l'installation de leurs premiers comptoirs en Égypte ( à l'époque ). La divinité oraculaire, a été hellénisée sous le nom de Zeus et représentée parfois par un Zeus avec les cornes d'Amon. Mais, dans les médailles de l’Épire, est couronné de chêne.
L'antique Dodone est un sanctuaire oraculaire dédié à Zeus et à la Déesse-Mère. Il est situé en Épire sur les pentes du mont Tomaros. Dès le 2 e millénaire av. J.-C., un oracle réputé que l'on consultait encore au 4 e siècle av. J.-C. y exerçait.
A l'ouest de la " Maison sacrée " se trouvait le temple de Thémis, " la Loi divine ", fille d'Ouranos ( le Ciel ) et de Gaia ( la Terre ). Elle fait partie de la triade de dieux célébrée à Dodone, qualifiés de " dieux naiens " sur une inscription oraculaire sur plomb, datée du III e siècle av. J-C. et trouvée sur le site.
La renommée du site et de son oracle grandit. L'oracle de Dodone est cité par les plus grands auteurs de l'Antiquité : dans L'Iliade et dans L'Odyssée d'Homère ou dans les tragédies d'Eschyle et de Sophocle. Le site s'organisa tout d'abord autour du temenos ( enceinte sacrée ) de Zeus. Y poussait un bois de chênes, et Zeus y répondait aux mortels, « prodige incroyable », de ces « chênes parlants » ( Eschyle, Prométhée, v. 832 ) ou par l'un d'entre eux, « le divin chêne haut feuillu » que consulte Ulysse (Homère, Odyssée, XIV, v. 327 ), « le chêne de mon père et qui a tant de langues » dont parle Héraklès ( 1168 ). Le chêne jouait déjà un rôle axial, qui en faisait l’instrument d’une communication entre le Ciel et la Terre. On honorait alors à Dodone une déesse de la Fertilité dont le culte était lié à la force du chêne et de ses racines. L'interprétation des oracles de Dodone était confiée à un collège de prêtres, les Selles, ( ou helles ) dont le nom n'était autre, sans doute, que celui des anciens habitants du pays, tribus voisines des Hellopes, et à des prêtresses. Cet oracle se manifestait entre autres par le bruissement du vent dans les feuillages du chêne sacré, ( symbole chthonien ) amplifié par celui des vases d'airain qu'on plaçait parfois au sommet des arbres, message qu'interprétaient ces prêtres, les selles et ces prêtresses ( les trois péléiades, les colombes, nommées par Hérodote, Sophocle ). Elles étaient plus spécialement attachées au service de la déesse Dioné, ( Dioné est connue dans la mythologie comme l'une des épouses de Zeus ) que l'on vénérait aussi à Dodone. ( Au VIIIe siècle, à l’époque d’Homère ). Cependant, avant Homère, les selles ( ou Helles ) auraient pu ne pas exister. Les prêtresses seules, selon certains récits, auraient officié et n'auraient été rejointes par les selles que postérieurement. Les selles, pour rester en contact avec le dieu, sous un aspect chthonien ( les Divinités dites « chthoniennes », du grec ancien « la terre » se réfèrent au monde souterrain ou aux enfers, par opposition aux divinités célestes. ce qui montre l' ancienneté des rites et du site ), devaient dormir à même la terre, marcher pieds nus et ne pas se laver les pieds. Proximité animale et même végétale à la terre, enracinement des pieds comme des chênes ? Pratiques communautaires ascétiques ? Ils maintenaient ainsi un contact rituel permanent avec la terre et interprétaient la parole de Zeus. Celle-ci leur parvenait de plusieurs manières : le bruissement du vent dans les feuilles du Chêne sacré, qui se trouvait au centre du sanctuaire, par exemple. Elle se faisait encore entendre par l'interprétation du vol des colombes, le sort des dés, le mouvement de l’eau dans la source ou le son des chaudrons de bronze, frappés avec un fouet à chaînette en métal, selon les époques. Sans être aussi important que celui de Delphes, l'oracle de Dodone comptait parmi les premiers de la Grèce. Crésus s'y rendit, Alexandre le Grand fit de nombreux dons au sanctuaire, et on trouve des références à l'oracle dans l'Odyssée : Ulysse consulte l'oracle de Dodone pour trouver le chemin d'Ithaque.
On y vénérait Zeus Naios et Dionè Naia. Sur elles nous savons peu de choses, leur âge est incertain, vierges ou femmes âgées, indiquant cependant un état de chasteté inhérent à la charge de prophétesse. La réalité des prophétesses se confond avec les mythes des oiseaux. Le sanctuaire oraculaire de Dodone, d'ailleurs cité chez Homère, a connu un déclin au IVe siècle av. J.-C.
C’est Pyrrhus qui a fait construire le théâtre pour accueillir les concours dramatiques et musicaux accompagnant la fête des Naïas en l’honneur de la triade constituée par Zeus, Dioné et Thémis. Ces jeux, ces fêtes comportent athlétisme, concours gymniques et artistiques ( musique et théâtre ). Les oiseaux : colombes ou pigeons ont un rôle important. Plus que sa couleur grise cendrée que beaucoup de commentateurs notent il y a l’étymologie même du mot péléia, ( peleia = la colombe et le nom donné aux première prêtresses ) .
Certains récits mythologiques semblent montrer qu’à l’origine, le service de la divinité est l’apanage des prêtresses, et que l’institution des prêtres est postérieure. On sait en effet par Strabon que ce sont les prêtresses qui délivraient les réponses de l’oracle. Au VIIIe siècle, à l’époque d’Homère, elles seraient alors rejointes par les divinateurs.
Zeus était vénéré en compagnie de la déesse-mère assimilée à Dioné ( on retrouve dans son nom la racine de Zeus, dios au génitif en grec et l'épithète naia ). Les mots Naios ou Naos, Naia ou Naa, furent rapprochés du verbe signifiant « couler », et mis en relation avec la mention par Servius d’une source jaillissant de l’arbre sacré, et dont le murmure serait oraculaire. Mais ce témoignage est isolé à Dodone, et on ne peut lui accorder une place centrale. Les termes pourraient venir d’un mot mycénien na-wi-jo. Dans Les lamelles oraculaires de Dodone, ouvrage paru aussi en 2006, É. Lhôte démontre définitivement que Naios est tiré d’une racine qui signifie finalement « Résidant », « Habitant ». Le dieu ouranien du Tonnerre et de l'Orage s'installa dans le sanctuaire avec l'épithète naios ( résidant ) Il faut noter que cet oiseau est migrateur. À moins que les pigeons de Dodone ne fussent complètement domestiqués, il faut imaginer que les animaux nourris et protégés dans le sanctuaire ne résidaient pas là en permanence, et partaient en automne vers le sud ou le sud-est en direction du continent africain, à la période du retour des bergers transhumants vers les pâturages d’hiver. Reconnaissons que l’argument est faible, mais l’importance de ces volatiles à Dodone est néanmoins solidement fondée sur la découverte de figurines votives, et bien entendu par Hérodote qui raconte ( Histoires, Livre II, § 54 à 58 ) : deux colombes noires, s'étant envolées de Thèbes en Égypte, s'en allèrent l'une en Libye, l'autre à Dodone. Cette dernière, se posant sur un chêne, se mit à parler d'une voix humaine et à dire qu'il fallait fonder en ce lieu un oracle de Zeus; les gens de Dodone pensèrent qu'ils recevaient là un ordre émanant des dieux et sur cet avis fondèrent l'oracle.
Il est donc probable qu’il y eut plusieurs modes divinatoires dont le vol de ces colombes sacrées qui vivaient dans le chêne sacré et dont le vol révélait l'avenir.
Les différents modes divinatoires ont dû coexister ou se succéder jusqu'à ce que prévale l'idée d'utiliser les ex-voto, que constituaient les chaudrons, comme objets naturels de divination.
Le sanctuaire connaît son apogée au III e siècle av. J-C. sous le règne de Pyrrhus, roi d'Epire entre 297 et 272. Sous son règne, le mur de clôture à Dodone est remplacé par un portique à colonnes sur trois côtés de la cour, en pi, ( π ) ou u inversé, entourant le chêne. En guise d’offrande de reconnaissance au dieu, Pyrrhus fait suspendre sur les colonnades les boucliers de bronze romains pris lors de sa victoire d’Héraclée. Il institue les fêtes en l'honneur de Zeus Naios, les Naia. Au IVe siècle av. J-C. le cercle de chaudrons disparaîtra et le sanctuaire s'éteindra. Les Argonautes, sont des princes et des héros grecs qui s'embarquèrent sur le vaisseau nommé Argo, le rapide, pour aller conquérir la Toison d'Or du bélier consacré à Arés, afin de rapporter à Pélias, soucieux d'écarter son neveu du trône. ( Probablement vers l'Asie mineure au delà du Bosphore ). Cette toison de bélier était suspendue à un chêne et gardée par un dragon. Jason commanda un bateau à cinquante rameurs; Athéna elle-même fixa une poutre oraculaire dans la proue, faite du bois du chêne sacré de son père Zeus, à Dodone.La déesse elle-même l’avait taillée, et elle l’avait douée de la parole, si bien que l’Argo pouvait parler et révéler l’avenir. Jason envoya ensuite des messagers à toutes les cours de Grèce, demandant des volontaires pour prendre la mer avec lui. Au nombre d'environ cinquante, les illustres Argonautes, parmi lesquels on cite Jason, Thésée, Héraclès, Orphée et une foule d'autres héros, s'embarquèrent sur le navire Argo, construit sous la direction d'Athéna dans des bois de Dodone. On peut suivre, d'après le récit d'Apollonios de Rhodes, le voyage des illustres navigateurs. Le devin ( grâce à la proue en chêne ) donna à ses hôtes des conseils sur le moyen d'éviter les dangers qu'ils encouraient lors de leur voyage. Les Argonautes purent ainsi sans trop d'encombre passer entre les les Roches flottantes, qui, poussées l'une contre l'autre par des courants contraires, écrasaient les navires. Après avoir atteint la mer Noire, ils abordèrent en Colchide chez le roi Aiétès, possesseur de la Toison d'or. Grâce au concours de Médée, la fille du roi, Jason put s'en emparer et reprit la route de la mer. Médée, qui s'était enfuie avec les Argonautes, tua son frère Absyrtos et répandit tout au long de sa route les membres du malheureux, afin d'empêcher Aiétès, occupé à ramasser les restes de son fils, de continuer à les poursuivre. Ce geste criminel déplut cependant à Zeus, qui dépêcha sur le navire Argo une puissante tornade. Un devin déclara que seule Circé pourrait purifier les héros criminels. L'Argo remonta alors le cours de l'Eridan ( le Pô ) et du Rhône, puis descendit vers la Méditerranée et gagna la Sardaigne et l'île d'Aeaea, le royaume de Circé, où ils firent escale; la magicienne purifia les Argonautes, et ils purent reprendre la mer. Ils résistèrent aux chants mélodieux des sirènes grâce à Orphée, qui, de sa lyre, surpassa les dangereuses magiciennes, passèrent ensuite sans dommage entre Charybde et Scylla et atteignirent Corcyre, le pays des Phéaciens. Le roi Alcinoos, ami d'Aiétès, leur demanda la restitution de Médée, mais seulement si elle était vierge. Aussi Jason s'empressa d'épouser celle qui l'avait suivi si fidèlement. Le navire fit route par la suite vers la Libye, la Crète, où le Géant Talos, qui tuait tous les étrangers, succomba aux enchantements de Médée en se déchirant la veine du pied, ce qui provoqua sa mort. Lorsque les Argonautes quittèrent cette île, une nuit opaque les entoura soudain. Ils supplièrent Phoebos de les éclairer. Le dieu les exauça et les navigateurs réussirent à aborder dans la petite île des Sporades. Dès lors, leur périple touchait à sa fin. Après avoir débarqué à Egine, ils regagnèrent Iolcos, avec la précieuse Toison d'or. Cet immense voyage ne serait, selon certains mythographes, que l'image d'une entreprise de colonisation dans le Pont-Euxin et en Asie Mineure, ou bien le symbole de la découverte dans le Caucase ( l'ancienne Colchide ) de merveilleuses mines d'or. Argo signifie " Rapide ", mais rappelle également le nom de son constructeur : Argos. L’Argo a donné son nom aux héros qui accompagnent Jason : les Argonautes.
![]() Tentative d'interprétation de certains rites
Achoura : est une fête commune aux juifs et aux musulmans, instituée par Mahomet, avant l'introduction du jeûne du ramadan. Il s'agit d'une période de jeûne de deux jours dont le second est le 10 e du mois musulman ( en effet, le nombre 10 se dit ašara et c'est pour nous le 5 Décembre ). Cette fête semble trouver son origine dans la Fête juive du Pardon, Mahomet, l'année de son décès, a conseillé à ses fidèles d'étendre le jeûne au jour précédent ( 9 e ), pour éviter que soient confondues les fêtes, musulmane et juive.
Les rites de passage à l'âge adulte
De sorte de mieux comprendre le schéma des rites de passage et de ses généralités mais aussi de nourrir notre recherche, nous imagerons ce dernier par la notion, encore utilisée, de rites de puberté dont A. Van Gennep se fit vif contestataire. En effet, il insiste sur le fait que la puberté peut être physiologique ou sociale. Ainsi chez les jeunes filles la puberté se traduit au niveau du corps par sa transformation et surtout par les menstruations qui sont totalement individuelles et varient selon les ethnies. Il est par ailleurs convenu institutionnellement que la puberté physique ne puisse être un élément déterminant dans l'accès à la puberté sociale. Le mariage ou le droit à la sexualité semblent en être les exemples type, puisque chaque culture et chaque pays les conçoivent à des âges différents. Chez les jeunes garçons,la puberté physiologique est d'autant plus difficile à consacrer qu'elle n'est pas aussi nette que les menstruations de la jeune fille. Le seul point de repère pourrait être la première émission de sperme encore que celle-ci puisse passer inaperçue lorsqu'il s'agit de mucus. Aussi est il souvent convenu que la puberté physique masculine soit délimitée en son commencement par l'apparition de poils pubiens ou encore de barbe. L'auteur préfère donc la notion de rites d'initiation à celle de rites de puberté. Bien que l'initiation ne soit pas réservée aux classes d'âge puisqu'on retrouve cette notion pour les sociétés secrètes ou encore les confréries professionnelles, etc. Il est intéressant de constater que l'initiation (du latin initiatio) est tout d'abord associée à la religion puisqu'elle définit jusqu'au XVIIIè siècle, l'admission aux mystères, la transmission de savoirs ésotériques.
Pour plus de renseignements, cliquez sur le lien suivant :
Culture - Civilisations, croyances/Pays visités
Date de création : 08/01/2010 @ 15:47
Dernière modification : 15/05/2013 @ 17:55
Catégorie : Culture philosophique
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