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Argentine : flore

Carlos Spegazzini :1858 – 1926
Mycologue et botaniste italien, né le 20 avril 1858 à Bairo, près de Turin, en Italie, il fait toutes ses études en Italie, notamment à l’école royale de viticulture et d’œnologie de Conegliano où il apprend plusieurs langues, et se spécialise dans l’étude des champignons sous la direction du grand mycologue italien Pietro Saccardo.
Il part en Amérique du sud en 1879. Il entre à la faculté des sciences physiques et naturelles de l’université de Buenos Aires, puis prend part en 1881 à l’expédition italo-argentine en Patagonie et Terre de Feu d’où il ramène plus de 1100 spécimens dont 461 champignons.
A son retour, il s’établit à Buenos Aires où il enseigne aux facultés de sciences naturelles... Parallèlement il entreprend plus de 20 voyages d’études dans toute l’Argentine mais aussi au Chili, au Brésil et au Paraguay. Il décrit plusieurs centaines d’espèces nouvelles de champignons mais toutes les familles du règne végétal, et notamment les cactées sont concernées par son travail.


Le sol est rocailleux et relativement plat, ce qui diminue le ruissellement en surface. L’infiltration de l’eau dans le sol est donc grande. L’eau n’est plus accessible en surface pour les plantes. Ces conditions climatiques arides et un sol pauvre en matières organiques ne peuvent pas répondre aux besoins d'une grande diversité de flore. Dans les zones où la végétation est absente, le vent et l’eau transportent les particules des sols.

La flore est assez souvent, vers le nord, composée de genêts, de 
baies sauvages

Une autre petite plante dont la fleur étrange a deux couleurs proche des flammes est appelée ici : "drapeau espagnol "
.
En direction de  Cafayate  on croise des millions de cactus : cactus à raquettes ... Cactus cierge/candélabres
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A la quebrada de las Conchas

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Gaiman : fleurs dans le jardin Gallois

On peut trouver du lilas des Indes mais il a besoin d'une exposition très ensoleillée
Le jardin botanique de Buenos Aires regroupe 8 hectares et environ 6 mille espèces de plantes. L’entrée du jardin est située face à la Plaza Italia. Ce merveilleux jardin, conçu par le paysagiste franco-argentin Carlos Thays en 1898, abrite diverses plantes originaires de toutes les provinces de l’Argentine et des cinq continents. Certaines espèces viennent d’Asie, comme par exemple le ginkgo biloba; d’Océanie comme l’Acacia, l’Eucalyptus et le casuarina ; d’Europe avec le chêne, le noisetier ou l’orme ; d’Afrique avec la fougère, le palmier ou le gommier. Les très beaux séquoias proviennent des Etats-Unis.

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Glacier Moreno : fleurs orange appelées  notros

Le notro, ce bel arbuste endémique andin de la terre de feu est appelé communément arbre de feu. Sa floraison est écarlate mais ce nom lui aurait été donné parce qu'il a tendance à s'installer là où la végétation a été détruite par le feu. Ses fleurs de couleur rouge intense ou orange colorent le paysage au printemps et au début de l'automne.

Une légende raconte que la terre de feu doit son nom aux navigateurs qui ont cru à un incendie lorsqu'ils ont approché les côtes argentines rougies par les couleurs d'automne.

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Bosquets de neneo  dans la steppe de Patagonie, avec leur forme caractéristique de coussin. ( coussin de belle mère a ajouté notre guide! ). Ce neneo rend la viande de mouton amère.

Dans les zones montagneuses comportant des vallées, on observe des petits bosquets où l'on peut voir le calafate ou le neneo... Les zones les plus découvertes se caractérisent par des pâturages durs, des arbustes épineux à feuilles très petites comme le neneo, tous capables de survivre dans des conditions semi-désertiques, à basse température et sous des vents importants constants.
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El Calafate est un buisson avec fruits comestibles qui ressemblent aux myrtilles et qu'on met dans les glaces ou dont on fait des confitures. Il aurait autrefois servi d'abri aux marins égarés et la ville porte le nom de cette plante. Pour plus de précisions, voir l'article : Culture, Hist/Géo des pays visités

Certaines fleurs, comme le lupin, le genêt blanc... ramenées d’Europe par les habitants pour l’embellissement de leurs jardins, ont proliféré et envahi les clairières, les champs et les abords routiers, aux dépens de certaines espèces natives.
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Notre guide nous a parlé d'une petite pomme rouge de Magellan. parmi les petites pommes de la région, je n'ai trouvé que cette Chaura Pernettya Mucronata

C'est un petit arbuste, la Chaura croît en touffes basses (15 à 50 cm de hauteur). Ses fleurs sont de minuscules clochettes blanches ou roses. Ses fruits - qui ressemblent à de toutes petites pommes - sont comestibles. Ils ont la particularité d'être à l'intérieur d'une texture spongieuse, de manière à résister par l'emprisonnement de l'air à la congélation durant l'hiver.



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Végétation sur l'île du canal beagle


Agaves et aloès se trouvent sur les rochers du nord. Ils restent petit car l'atmosphère est sèche.

L’agave qui vient d’Amérique centrale possède un coeur fermé avec des feuilles fibreuses souvent terminée par un aiguillon acéré. La floraison unique de l’agave, qui peut atteindre 4 m de haut, entraîne sa mort. Les précolombiens confectionnaient de nombreux objets avec les agaves : tuiles, semelles de chaussure, cordelettes… Il est aujourd’hui utilisé au Mexique pour la fabrication de tapis ( Agave sisalana ) et le jus d' Agave tequilana est la matière première de la téquila. Le Jardin possède plusieurs sortes d’agaves, Agave stricta, filifera, americana.
L’aloès originaire d’Afrique du Sud, est reconnaissable à son cœur ouvert, ses feuilles charnues remplies de suc et à ses nombreuses fleurs rouges ou orangées. Si L’aloès, Aloe vera, Aloe ferox, est couramment employé de nos jours dans les cosmétiques ou la parfumerie, les Égyptiens l’utilisaient déjà pour parfumer les linceuls de leurs momies.

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Cactus vers Cafayate et Salta

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Plante endémique : bromélia

Les arbres : 

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Cafayate



Vers le nord, acacias jaunes ou odorants d'espèces variées. Une espèce est  de la famille des Mimosaceae, les mimosas sauvages à épines.
Les vieux caroubiers, une véritable forêt pas loin des vignobles vers Cafayate  dont un centenaire résiste à Humahuaca

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Le Bréa ( Cercidium praecox syn. Parkinsonia praecox, originire d'Argentine), c'est une espèce protégée : que l'on trouve sur la route entre Salta et Cafayate, dans un paysage aride, dans les régions semi-désertiques d'Amérique du Sud...; c'est un arbuste ou un petit arbre de bush, plein de piquants, surprenant qui n'a aucune feuille, aucun fruit et dont le tronc et les branches sont de couleur vert fluo ( bourré de chlorophylleen raison de la présence de pigments chlorophylliens ... ce qui lui vaut l'appellation de " palo verde " signifiant :  " bâton vert ".
L'aridité empêchant l'arbre de s'orner de feuilles, cet arbuste a la remarquable capacité à réaliser la plus grande partie de sa photosynthèse au niveau de ses branches et de son tronc d'où sa couleur...
Les racines, apparemment, étaient utilisées par les Incas  comme anesthésiant. Le bréa ne manquerait pas de vertus médicinales ... sa sève (appelée "chu'uca") permettrait de soigner l'arthrite, le diabète, les bronchites, l'asthme et bien d'autres problèmes de santé. Il aurait aussi des fleurs jaunes hallucinogènes ! d'ailleurs très appréciées par les abeilles et les oiseaux.
C'est un certain Parkinsonia, un anglais, un botaniste  qui accompagna James Cook lors de son premier voyage autour du monde  qui identifia la plante.

Les 4 saisons du Bréa :

- Automne/Hiver :

Tronc et branches sont recouverts d'une écorce épaisse et boursouflée marron

- Printemps :

Toute l'écorce se craquelle, laissant apparaître une nouvelle écorce vert anis. Les fleurs jaune d'or apparaissent, suivies rapidement de petites feuilles gris vert, et des fruits en forme de gousses rougeâtres.

- L'été :

L'écorce va foncer petit à petit, jusqu'à devenir brune. A chaque blessure, l'arbre produit une résine, qui fait le régal des enfants.



Épineux et arbres d'ornement,  tels que des eucalyptus, des casuarinas, des indigotires, des acacias, des azédérachs, au milieu desquels se perdent les habitations de briques crues, encloses avec des haies vives, épais massifs de verdure sur la colline à côté de leurs habitations.

 Dans la forêt de Misiones, la flore, de type tropical, est composée d'arbres tels que le palmier


A Buenos Aires il y en a beaucoup de Jacarandas

 
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Le jacaranda
 
Le flamboyant bleu, appelé jacaranda est un arbre avec une floraison de couleur qui se situe entre le bleu lavande et le bleu violet. Il est originaire d'Amérique du Sud, en particulier d'Argentine, de Bolivie et du Brésil.
Se promener dans les rues de Buenos Aires lorsque ses Jacarandas fleurissent est une merveilleuse expérience visuelleDe magnifiques jacarandas centenaires bordent ses rues et ses avenues. Les différentes espèces peuvent s'élever de deux mètres à sept mètres de haut, parfois plus.
Les fleurs restent longtemps dans les arbres et leur fruit est une capsule plane et ligneuse. Lorsqu'on retrouve des fleurs sur les trottoirs, c'est que les jacarandas ont cessé de fleurir.
Ils fleurissent deux fois par an au printemps et en automne. Il faut se rappeler que tandis que l'Amérique du Nord et l'Europe grelottent dans le froid de l'hiver, le continent sud-américain profite d'un été ensoleillé ! L'été commence officiellement le 21 décembre, la température à Buenos-Aires se situant généralement autour de 25 º C à 30 º C durant la période de Noël. Les jacarandas peuvent encore être fleuris à Noël.

Fleur du capok : fleur nationale ( ceibo )
des "palo boracho"
ou árbol botella (arbre bouteille) sont en fait des kapokiers dont le fruit donne le kapok
La fleur de " Palo boracho ",
veut dire " baton ivre " parce que lorsque cet arbre pousse à un moment il fait un noeud au milieu du tronc qui lui donne un air penché surtout lorsque ces arbres sont alignés en bordure de trottoir, chacun penchant de son côté.
Le palo boracho est un arbre qui fait des réserves d´eau dans son tronc. .


Erythrina est un genre d'arbre à fleurs. Ses espèces sont distribuées un peu partout sur le globe dans les régions tropicales.
Érythrine : crête de coq est un arbuste à floraison printanière rouge corail.
L'érythrine crête de coq tire son nom de sa ressemblance avec des crêtes de coq. Ce petit arbre épineux offre des fleurs de mai à août.
La fleur de l'érythrine est une fleur nationale  pour l'Argentine.

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Lorsque nous allons visiter les glaciers, nous passons progressivement de la pampa à la forêt. Mais loin d'être une forêt  avec de grands arbres touffus, à cause du vent humide qui traverse  la Cordillère, et du froid des glaciers, c'est une forêt parfois clairsemée, parfois piquée d'arbres morts, jusqu’à former une clairière entière de troncs décapités et de racines déterrées. 
  Ici, la nature est laissée à elle-même, et une fois morts, les arbres sont abattus par les vents implacables et peuvent reposer pendant des dizaines et des dizaines d'années avant d'être réduits en poussière par le biais de la décomposition.
Le plus souvent d'ailleurs, les arbres morts sèchent  au lieu de se décomposer,  ils font courir de grands risques de feu de forêt, les incendies peuvent durer tout un été dans " la terre de feu ". 
Dans un climat  rude la décomposition est plus lente. Si parfois de belles forêts subsistent, certains endroits  ne sont  donc qu'un cimetière d'arbres. La faible quantité de terre qui revêt la roche ainsi que la lente décomposition du bois contribuent à former ce paysage lunaire et son enchevêtrement de racines jonchant les sentiers forestiers. Il y a aussi dans la région près de 10 m de neige par an. Elle se compacte et devient glace.
La décomposition des  arbres par les micro-organismes ( champignons et bactéries ) est très lente aussi en terre de feu à cause des troncs gelés.  Dans la région dit notre guide " un arbre met 100 ans pour pousser, 100 ans pour se décomposer " puisque la croissance dépend aussi de l'environnement ( climat, vent ).
Enfin sur le bras Rico du glacier Perito Moreno qui l'isole en faisant barrage, l'eau monte énormément et inonde longtemps l'emplacement des berges. Les arbres, souvent de faux hêtres qu'on trouve aussi en Tasmanie et Nouvelle Zélande pourrissent. Ces faux hêtres, du nom de Nothofagus  sont un genre qui regroupe des espèces d'arbres à feuilles caduques ou persistantes,  originaires, au moment des terres unifiées ( Pangée ), des régions tropicales humides et de régions tempérées de l'hémisphère sud : Nouvelle-Guinée, Australie, Amérique du Sud, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande.
Les hauts arbres ont souvent des petites feuilles et des racines très profondes par réaction aux problèmes de gel.


Forêt primaire

Au centre de la grande île, en terre de feu, il reste une forêt primaire.
La famille des Nothofagus y sont les arbres les plus représentatifs et les plus répandus : le " coihue ", appelé aussi " guindo de magallanes " ( Nothofagus betuloides ou
dombeyi ), la " lengua " ( Nothofagus pumilio : arbres au sommet qui paraît déchiqueté par le froid et la neige) et le "Nirre " ( Nothofagus antartica )... Le coihue a un feuillage persistant. Pour distinguer ces 3 espèces, il faut examiner leurs feuilles

 - le coihue a des feuilles dures au toucher, vert foncé et ses bords sont dentelés irrégulièrement.

 - la lengua, possède 2 minuscules dents

 - le nirre ou ñire a quant à lui plusieurs petites dents

Nothofagus : Étymologiquement, le genre vient du grec nothos : faux et fagus : hêtre. Les arbres de ce genre sont tous rares.
Ce sous-genre n'est représenté qu'en Amérique du Sud. Il a disparu de l'Océanie. On le rencontre au Chili méridional, dans les montagnes du Chili central et dans les Andes humides de l'Argentine. Trois des espèces de ce sous-genre sont à feuillage persistant : N. nitida, N. betuloides et N. dombeyi. Elles occupent des zones très arrosées, fraîches l'été et à hivers relativement doux. N. antarctica et N. pumilio sont à feuillage caduc et se retrouvent dans les lieux plus froids.

Ces arbres sont surtout des faux hêtres dont l'écorce se ride avec les ans. Quelques nœuds dans l'écorce les font utilisér pour leur aspect décoratif !

 

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Lichens sur les arbres : la présence de lichens sur les arbres est  un signe de faible pollution, ils ne nuisent absolument pas à l'arbre dit notre guide


Les lichens et la pollution
 
En réalité, certains organismes comme les lichens ( organismes formés par l'association d'une algue avec un champignon ), vivant sur les troncs d'arbres, ils sont très sensibles à la pollution et ne peuvent vivre que si l'air n'est pas pollué. Les lichens ont la particularité d’absorber avec beaucoup de facilité les substances de l’environnement.  La plus fine poussière apportée par le vent et la moindre substance dissoute dans l’eau pourront être assimilées. Il ne choisit pas : il absorbe sans distinction tout ce qui arrive à son contact : air, eau, impuretés, poussières, substances et gaz dissous. C'est donc un bio-indicateur qui permet, par des références variables, de caractériser de façon pratique et certaine l’état de la qualité d’un milieu ( ex : l’air ) et de mettre en évidence ses modifications naturelles ou provoquées.
Mais à la pointe sud des Andes la forêt  présente des arbres aux lichens très chevelus. Cette forêt peuplée de faux-hêtres recouverts de ces lichens barbus,
appelés “ barba de viejo ”, au contraire, serait la preuve d'une absence totale de pollution. Ce lichen vit sur les branches et les troncs des arbres, dont il ne se sert que pour avoir un support. Il se développe de préférence dans des endroits exposés au soleil. Il est considéré comme indicateur d'abondance en oxygène ( ou de la non pollution du milieu ).


 

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Le pain de l'indien :  Cyttaria darwinni

est un champignon parasite comestible. Tout comme les lichens, on le trouve sur les arbres, de préférence sur le " coihue ", il se loge dans le bois  entraînant une tumeur autour du corps étranger.  L'arbre réagit donc face  à cette agression en gonflant à la base du champignon, cherchant à l'expulser et formant un genre de nœud. Ce nœud est d´ailleurs la spécialité de la région, on le retrouve en boutique sous différentes formes de souvenirs. Ces " nœuds " pouvent atteindre un mètre de diamètre. Ce champignon est aussi appelé le " llao-llao " (prononcez chao chao ).
Le champignon comestible en forme de poire possède au début une couleur blanche et un goût insipide il ne sert alors dit notre guide : " qu'à se remplir le ventre, faute de mieux ", puis devient jaune orangé, juteux et sucré.
Cela ressemble a de petits abricots.
A long terme l'arbre couvert de ces champignons, meurt.

Cyrtopodium, Tillandsias sont un genre de la famille des Orchidaceae (Orchidées).
Communément appelées " Filles de l'air ", elles sont originaires du continent Américain. Ce sont des plantes épiphytes trouvées au nord de l' Argentine mais le plus grand nombre se trouve au Brésil et jusqu'à 4 000 m d'altitude dans les Andes Péruvienne.
Ces plantes sont dites épiphytes car elles sont capables de pousser sans terre. Grâce à leurs crampons fixateurs on les trouve accrochées sur les branches des arbres, les parois rocheuses et même sur certains cactus. Il est également fréquent de voir le Tillandsia recurvata sur les fils électriques. Cette particularité à pousser sans terre leur a permis de  coloniser des biotopes pauvres en substances organiques


Le canelo ( drimi's winteri :  drimy voulant dire piquant  en grec, et en effet, il pique très fort rien qu'au toucher et dégage un puissant arôme que les premiers navigateurs auraient assimilé à la cannelle; petite précision, en espagnol, " canelo " signifie " cannelier ", mais il n'a rien à voir avec l'arbre à cannelle; son écorce moulue possède des caractéristiques gustatives similaires au poivre.
C'
est un arbre à feuillage persistant. Ses feuilles sont allongées, arrondies à leur extrémité et brillantes sur le dessus ( quelque peu similaires à celles du laurier ). Quant à ses fleurs, elles sont blanches. Il préfère les endroits humides et son écorce est riche en vitamine C. 
Son bois est certes odorant et utilisé pour remplacer le poivre dans certaines occasions; il est  couramment utilisé pour ses vertus médicinales contre les bactéries et les rhumatismes... Il pousse dans les forêts humides d'Amérique du sud, mais  il est pourtant rustique et supporte les hivers froids jusqu'à -20°.

Winteri vient du nom de l’officier-chirurgien Winter, de la flotte de Sir Francis Drake, qui découvrit, grâce aux indiens, lors de leur passage par le détroit de Magellan en 1560 que l’écorce de cet arbre riche en vitamine C, bu en infusion, était utile pour lutter contre le scorbut.
C'est ainsi qu'il fut utilisé par les nombreux navigateurs du XVIIIe siècle,
après de longs mois en mer mais aussi comme condiment.

Le gui

Il existe dans les forêts de Patagonie une sorte de gui.
Pourquoi le gui est-il une plante semi-parasite ?

Cette plante verte qui pousse en hiver sur des arbres dénudés, on la qualifie généralement de parasite.
On s’attendait plutôt à ce qu’un parasite suce activement la sève d’arbres en pleine vigueur. Par ce travail chaque plante verte prélève par ses feuilles du gaz carbonique dans l’air, et par ses racines de l’eau et des sels minéraux dans le sol.
Le gui quand à lui puise dans l’arbre la sève nutritive, sans avoir abandonné pour autant la capacité de faire la photosynthèse, donc de s’alimenter de manière autonome. Ce n’est donc qu’un semi parasite. Et quand le semi-parasite est juché sur un arbre défeuillé en hiver, la nature nous offre le spectacle dont elle a le secret : c’est la plante parasite qui est verte, et l’arbre porteur qui ne l’est plus. Le monde à l’envers ! Le gui, à vrai dire n’a pas le choix. Cet arbre miniature, ce concentré d’arbre est en effet pourvu de racines et n’a par conséquent aucune chance de se fixer au sol, comme toute plante digne de ce nom. Le voilà donc condamné à ne jamais toucher terre et c’est pourquoi on ne l’y voit jamais. La devise du gui est « la branche ou la mort ! » .

Aussitôt qu'il touche la branche il se forme un élargissement, une sorte de ventouse, qui se fixera sur l'écorce. De celle-ci se développe une espèce de racine très fine. On a donné à ce prolongement le nom de «suçoir », qu'on doit considérer comme une modification de la racine.

Ce suçoir pourra puiser la sève brute de l'arbre. Dès ce moment il devient semi-parasite. Plus tard, souvent dans le courant de la deuxième année seulement, le suçoir va développer des fils cylindriques entre l'écorce et le bois. A leur tour ils vont former de nouveaux suçoirs.

La tourbe

Dans le fond des lacs, la végétation s'est accumulée. L'altération de ces végétaux qui occupent les fonds des vallées, comprimés dans les dépressions du relief, forme de la tourbe dont l'épaisseur est assez  importante, à la surface. Pour former une couche de tourbière, il faut 1000 ans. Dans la zone de canal Beagle, on les date de 14 000 ans.
La Terre de Feu est le seul district  dans lequel elles occupent de grandes étendues.  Ici  se présente une série d’organismes qui ne peuvent vivre que sous ces conditions, parmi lesquels on trouve les plantes insectivores de la région et qui ne peuvent être trouvées qu’en observant la superficie des tourbières.
  Le processus de formation de tourbe est seulement possible dans des atmosphères humides, où on enregistre des baisses de température qui empêchent la décomposition de la matière organique. De cette manière, sous pression et dans une atmosphère sans oxygène et acide, se produit une décomposition lente des plantes qui meurent et qui s'accumulent.

Les méfaits des castors sur les arbres
 

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Barrage de castors :
( mammifère des eaux intérieures )
Le castor est réputé pour ces barrages de bois arrondis pour résister à la pression et colmatés par de la terre qu'il construit dans les rivières où il vit. Le castor fabrique des barrages, qui peuvent atteindre plus de 75 mètres de long et plus de 1 mètre de haut.
 

En Terre de Feu, l’introduction du castor canadien en 1946, par l'armée Argentine pour développer le commerce des peaux, a perturbé les tourbières locales; les barrages modifient le réseau hydrographique, l’hydrologie en provoquant des inondations et les hêtres austraux que ces rongeurs coupent sans répit ne peuvent se régénérer. Le castor avec ses incisives peut abattre des arbres ayant jusqu'à un mètre de diamètre. Ils abattraient jusqu'à 250 arbres par an. La plupart de ces arbres ne repoussent pas par la racine. Ils ont une incidence sur tout l'écosystème.
Seulement 25 couples de castors ont été installés à l’époque dans le pays,  ils se sont développés rapidement et la Terre de feu en compte aujourd’hui près de 100.000 à 200 000. De plus, à part l'homme, les prédateurs naturels des castors comme l'ours, le loup, le lynx sont inexistants en Terre de Feu.
 Le commerce des peaux fut un échec. Le climat en Terre de Feu est beaucoup moins froid qu'au Canada. Ces castors ont développé des fourrures de faible épaisseur par rapport à ceux du Canada et donc sans valeur marchande. Dans le monde touristique on retrouve  un peu de sa valeur marchande en peluches, gadgets, excursions, exploitations diverses de son image. Mais, Il faut noter que c'est un animal assez difficile à observer, 
même si vous attendez la tombée de la nuit, ce qui nous semble étrange lorsque l'on constate l'activité  de ce véritable « bûcheron » sur son barrage.
D'un autre côté une polémique est née entre, d'un côté, une loi locale qui autorise la chasse « ouverte » à l'année de ces rongeurs considérés comme un fléau par les autorités argentines et chiliennes, et d'un autre côté, l'industrie du tourisme qui favorise l'image d'un animal  amical et inoffensif.


Date de création : 24/05/2011 . 14:43
Dernière modification : 01/04/2015 . 15:17
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par hcx le 27/02/2018 . 22:38

Je reviens d'un périple de 3 semaines en Terre de Feu, Cap Horn et des grands parcs chiliens et argentins.

J'ai lu avec intérêt votre article qui complète bien mes connaissances modestes en matière de flore et botanique. J'ai été en particulier intéressé par vos commentaires sur le nothofagus, les lichens et l'état général des grandes forêts clairsemées.

Merci pour ce travail documentaire.

Hcx

Merci pour ce message Mireille


Phrase du mois

C'est une habitude chez certains en France de critiquer le pouvoir en place, dès qu'il est en place. Stupidement reprochant même parfois ce qui était dans le propre programme de ces gens.

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