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 Certaines  femmes célèbres dans l'histoire mondiale
 
 
ont su s'émanciper malgré les hommes...
 
 
 
 


Quelques cas de femmes guerrières de la fin du Moyen Âge et des Temps Modernes ont donné lieu à une mise par écrit des faits et des perceptions qu’en eurent les protagonistes et leurs contemporains, dans des textes particulièrement significatifs. Ces documents sont certes précieux pour fixer les événements, mais ils le sont peut-être encore plus parce qu’ils livrent l’image que se firent une époque et une culture du phénomène. Nous nous intéresserons dans le présent article au système de valeurs et de représentations qui se dégage des textes concernant trois personnages : Madeleine de Verchères, dont l’histoire nous servira de guide, Jeanne Hachette, qu’on a si souvent rapprochée de celle-ci, et Jeanne d’Arc, qui poussa l’expérience au-delà des limites permises.

Malgré l’interdit fait aux femmes de participer activement au combat dans la
société d’Ancien Régime, il était parfois acceptable qu’elles interviennent activement par les armes, lorsqu’une situation militaire devenait critique. Le processus par lequel une femme se faisait soldat était très bien codé et peut être comparé aux rituels d’inversion des rôles décrits par les anthropologues. L’article examine le cas de trois femmes guerrières : Jeanne d’Arc, qui combattit les Anglais pour le compte de Charles VII, Jeanne Hachette, qui participa à la défense de Beauvais (France) lors du siège dirigé par le duc de Bourgogne en 1472, et Madeleine de Verchères, qui se battit pour défendre le fort de son père contre une attaque des Iroquois en 1692.

Bien que deux siècles et demi séparent la première de la troisième et que la géographie les éloigne toutes, leur geste s’inscrit dans un même cadre. Elles évoluèrent dans un espace politique défini par la souveraineté du roi de France et par les institutions administratives d’Ancien Régime. Elles adhéraient toutes trois au christianisme de l’Église catholique. En outre, la charge expressive de nos sources textuelles montre qu’elles vécurent dans une société fondée sur la distinction des rôles masculin et féminin et sur le tabou attaché à sa transgression.


Jeanne d’Arc,  quitta sa terre natale le 22 février 1429, pour arriver à Chinon le 4 mars. Elle rencontra le futur roi une première fois, le 8 mars, et parvint à gagner sa confiance pour qu’il lui laissât tenter sa chance de délivrer la ville d’Orléans, assiégée par les Anglais. À la suite de différentes manoeuvres, elle força l’ennemi à lever le siège, le 8 mai 1429. Le second triomphe de Jeanne d’Arc fut d’ouvrir la voie jusqu’à Reims où fut couronné Charles VII, le 17 juillet 1429. La suite de son aventure fut marquée de périodes d’attente, de demi-victoires et surtout d’échecs, jusqu’à ce qu’elle fût capturée par l’ennemi, le 23 mai 1430, près de Compiègne. Par la suite remise aux autorités anglaises, elle eut à faire face à un procès canonique pour hérésie, mené par les docteurs de l’Université de Paris, sous la présidence de l’un des leurs, Pierre Cauchon, évêque de Beauvais. La procédure commença le 9 janvier 1431, et le 24 mai Jeanne fut condamnée à la prison à vie, pourvu qu’elle s’amendât et reprît ses vêtements féminins, ce qu’elle fit. Mais, une fois incarcérée, elle revint vite à ses habits d’homme, à la suite de quoi elle fut reconnue relapse. Le 30 mai 1431, elle mourut par le feu, sur la place du Vieux-Marché de Rouen.
 
 

Boadicée, reine des Icéniens

La conquête de la Grande-Bretagne pour les Romains ne fut guère aisée. En 61 ap J.C, 18 ans après l'annexion de la Grande-Bretagne à l'Empire par Claude, les Bretons se soulevèrent contre leurs envahisseurs. Boadicée, reine des Icéniens, (,Norfolk,) prit la tête du soulèvement.
Son mari mort la même année avait désigné Néron comme son héritier au même titre que ses deux filles. Il espérait ainsi mettre son royaume à l'abri des sévices romains. Malheureusement, ces derniers s'emparèrent de la terre royale, réduisirent les nobles en esclavage, confisquèrent les biens royaux, augmentèrent les impôts et exigèrent le paiement immédiat de toutes les dettes. Boadicée ayant protesté,  fut fouettée et ses deux filles maltraitées.
Désirant se venger, la reine s'allia à la tribu des Trinobantes. Ceux-ci vivaient dans le Suffolk et étaient également maltraités et humiliés par les Romains. Leur territoire avait été distribué aux vétérans romains qui s'étaient installés dans la ville de Camulodunum ( probablement Colchester ) obligeant les Trinobantes à la construire et à labourer les champs.
Boadicée s'attaqua aux Romains par surprise. Il faut savoir que la ville de Camulodunum récemment construite ne possédait pas de remparts et que le pays étant considéré comme pacifié, la plus proche garnison se trouvait à 160 kilomètres. En outre, divers présages avaient confirmé aux Bretons leurs chances de réussite : la statue de la victoire de Camulodunum était tombée de son socle. En un seul jour, l'armée de Boadicée massacra les habitants de Camulodunum et brûla la ville. Une légion romaine accourue à l'aide fut encerclée et anéantie. Plusieurs garnisons romaines isolées furent décimées.
Après cela, Boadicée donna l'ordre de marcher sur Londinium (Londres). Le gouverneur romain Suetonius Paulinus attaquait à l'époque l'île de Mona ( Anglesey au nord du pays de Galles ). Ayant appris la nouvelle, il partit sans tarder avec une partie de ses troupes pour Londinium ordonnant au reste de ses troupes de le suivre aussi vite que possible et de requérir l'aide de la légion de Glaucester. Mais les renforts ne purent arriver à temps. La ville ne possédant pas de remparts et étant trop étendue elle ne pouvait être défendue efficacement par Paulinus et ses troupes. Celui-ci abandonna donc la ville pour rejoindre le gros de son armée. Londinium et plus tard Saint-Albans, les deux villes les plus importantes du pays furent détruites et tous leurs habitants tués au cours des combats, crucifiés ou pendus. Seuls les hommes de Paulinus restèrent fidèles. La légion de Glaucester complètement terrorisée n'osait plus bouger.
Craignant d'être attaqué ou encerclé avant d'avoir pu s'organiser, Paulinus décida de porter l'offensive. Il posta son armée dans une gorge étroite des Midlands ou la forêt protégeait ses ailes et son arrière-garde. Lorsque les Bretons apparurent, il les chargea sans leur laisser le temps de se défendre. Handicapés par les lourds chars qu'ils avaient trainé le long de la seule voie praticable de la gorge, ces derniers furent presque tous capturés ou passés au fil de l'épée. Boadicée voyant que tout était perdu préféra s'empoisonner plutôt que de tomber au mains des Romains.
Paulinus décida de prendre une revanche terrible pour venger les 70000 morts Romains, mais Rome craignant de le voir déclencher une nouvelle guerre civile préféra le muter. Après cette révolte la Grande-Bretagne fut définitivement pacifié et peu à peu les autochtones prirent les habitudes des Romains. La défaite de Boadicée sonna le glas des usages locaux et le début de la civilisation Romano-Bretonne..

Boadicée qui a sa statue en face de Big Ben, au bord de la Tamise a été un exemple de femme guerrière qui s’est comportée comme un soldat. Si ce n’est pas une gloire, c'est tout de même la preuve que certaines, depuis les amazones, Jeanne d'Arc ou autres guerrières ont existé, et même si l’histoire les passe souvent sous silence, des récits abondent  qui indiquent qu’elles  pouvaient triompher des hommes sur les champs de bataille, par une stratégie habile.
 
 
La " reine liberté ", Ahotep, en Égypte, selon Christian Jacq
 

La Jeanne d'Arc Égyptienne

Avoir choisi une femme comme chef de guerre ! décidément les Égyptiens ne seront jamais des combattants pensaient leurs ennemis

Pourtant Ahotep était leur " âme ", leur cœur. Sans elle, ils n'auraient eu ni la force, ni le courage de continuer. " Min "  guidait les aventuriers, le taureau, dont la violence était naturelle, mais la reine calmait cette violence. Elle la transformait en puissance fécondatrice. " Si nous reconnaissons la suprématie de la violence et de l'injustice, ce monde ne sera plus habitable. "

 

 

 

Éthiopie

 


Shawaraggad Gadle
Orthodox

Wayzaro Shawaraggad Gadle ( 1885/86-1949 ), joua un rôle actif dans le pays et surtout dans le domaine du social. Elle fut renommée pour son patriotisme durant l'occupation italienne de son pays ( 1936-41 ).
 Elle entra dans le cercle des grands parce que son père avait servi l'Empereur Menilek II et Zawditu.  Elle organisa la croix rouge et fonda la première association féminine en
Éthiopie au cours des années qui ont précédé l'occupation italienne.

Durant l'occupation, elle se fit remarquer par ses occupations héroïques. Elle aida les patriotes à défier ouvertement les italiens. Elle fut souvent emprisonnée :  une fois pour avoir échangé le drapeau italien par le drapeau éthiopien, une autre fois pour avoir aidé un patriote à s'évader... Elle fut emprisonnée sur une île de la côte de Sardaigne de 1937-39. Dès qu'elle était relâchée, elle rétablissait ses contacts avec les patriotes, leur écrivait et leur envoyait de l'argent et des armes. Elle fut définitivement libérée après le départ des italiens et aida à réhabiliter les exilés.

Elle était particulièrement versée dans sa religion et dans la langue Guez réservée à la religion. Sa vie et sa fortune servirent le plus souvent à l'éducation des enfants pauvres, à l'aide aux invalides, aux monastères... Elle mourut subitement et fut enterrée au monastère de Dabra Libanos

 

 

Féminisme africain



Addis Abeba, 20 mai 2013 ( C E A ) -  Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique a souligné la nécessité d'un dialogue intergénérationnel ouvert au sujet de ce que les pionniers du féminisme africain et l'agenda sur les femmes lèguent aux jeunes femmes d'aujourd'hui de façon à leur permettre de porter la vision vers l’avant dans les prochain cinquante années.

M. Carlos Lopes s'exprimait lors du dialogue intergénérationnel organisé en marge de la série d'événements qui ont lieu pour le cinquantième  anniversaire de l'Union africaine. La réunion a été organisée par la Campagne/ Le Genre : Mon Agenda » ( G I M A C ) qui est un réseau d'organismes coordonné par Femmes Afrique Solidarité ( F A S ).

M. Lopes a souligné que la célébration de cinquante ans de panafricanisme serait incomplète sans payer un vibrant hommage au rôle joué par nos « aïeules »» dans la lutte pour la libération. Il a dit à l'Assemblée que l'Organisation panafricaine des femmes (O P F), créée en 1962, un an avant l'OUA, avait joué un rôle important dans le  processus d'unification car il a réuni des femmes luttant pour la liberté, pour  la paix et l'unité. Elles ont également contribué aux débats qui ont façonné l' O U A.

«Les pionniers de cette organisation, comme Mme Jeanne Martin Cissé de la Guinée, ainsi que des femmes africaines de notoriété comme Mme Gertrude Mongella de Tanzanie, Mme Maria Ruth Neto de l'Angola et d'autres, qui ont contribué à la lutte pour la libération de l'Afrique, continuent de plaider en faveur de l'émancipation totale des femmes africaines; ces femmes seront à l'honneur dans les célébrations qui se déroulent », a-t-il dit.

Il a souligné les progrès réalisés dans la promotion de la participation des femmes et dans les processus de prise de décisions, indiquant que le Rwanda a dépassé les 50% de femmes parlementaires, les Seychelles, le Sénégal et l’Afrique du Sud les 40%, tandis que le Mozambique, la Tanzanie, le Burundi et l'Algérie dépassent les 30%. «Nous constatons une augmentation du nombre de femmes ayant un portefeuille ministériel, le dernier exemple étant le nouveau gouvernement au Kenya, » a-t-il ajouté.

Concernant l'émancipation économique, on constate que beaucoup de femmes sont toujours dans le secteur informel et dans la plupart des cas, en marge de ce secteur, essayant d’assurer les moyens d'existence et luttant pour une protection, a déclaré M. Lopes, et ajouté que les femmes se sont  lancée dans les affaires et des études montrent qu’elles réussissent très bien.

Il a cité la première banque commerciale gérée par des femmes en Éthiopie ( E N A T ), créée en 2012 en vue de l'autonomisation des femmes éthiopiennes dans l’entreprise. La banque devrait fournir des services financiers aux femmes – et atteindre le plus grand nombre. Il a ajouté que des institutions similaires sont en place en Tanzanie et en République démocratique du Congo. « Ces efforts visent à atténuer les effets de la crise du crédit et à encourager l'entrepreneuriat féminin», a déclaré le Secrétaire exécutif.

Note aux rédacteurs
Le G I M A C est un réseau de plus de cinquante-cinq organisations qui travaillent dans différents secteurs et est coordonné par Femmes Afrique Solidarité ( F A S ). Depuis 2005, le G I M A C se réunit en marge du sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine pour la défense des droits de la femme et le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration solennelle sur l'égalité entre les sexes en Afrique ( S D G E A )

Publié par :
La Section des communications extérieures et des relations avec les médias
Commission économique pour l’Afrique
BP 3001
Addis-Abeba (Éthiopie)
Tél. +251 11 551 5826
Adresse électronique : ecainfo@uneca.org
www.uneca.org

 


Date de création : 10/12/2012 . 09:34
Dernière modification : 11/01/2015 . 08:43
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Phrase du mois
Mon grand-père était cantonnier. Je ne sais pas s'il fut " heu-reux ", comme le prétend Fernand Raynaud de ses semblables, mais il fut certainement laborieux, car avec une paie dérisoire, deux ou trois vaches, un porc et quelques moutons, il éleva une famille de 11 enfants, sans allocations familiales et sans sécurité sociale bien entendu. Tous les paysans de l'époque étant d'ailleurs logés à la même enseigne, il ne songeait pas à se plaindre de son sort, n'en ayant pas connu d'autre et manquant de temps pour se lamenter. ( Noël Aujoulat )

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