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Une soirée MALI

Ecaussystème ( une de nos associations d'animation ) a contribué à la présentation d'une conférence sur le Mali. Une soirée animée et illustrée par Claude Laubin, une intervenante de Cressensac dans une ONG : Santé Sud. Claude Laubin a présenté la pouponnière dans laquelle elle est intervenue récemment et les objectifs de son intervention : le renforcement des compétences du personnel de la pouponnière ( médical, para-médical et médico social ), notamment en matière d'hygiène. Dans un deuxième temps elle a invité la très nombreuse assistance à un périple à travers le Mali et le Niger, depuis Bamako en passant par Djenné, Mopti, la falaise de Bandiagara... La deuxième partie de la soirée a été consacrée à un échange  entre les spectateurs et Claude Laubin a été félicitée.

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Deux stands d'ONG présentaient les actions en cours : Santé Sud et Alad, une ONG basée à Aubazine qui oriente son action dans les deux domaines : scolaire et économique. Elle a, par exemple, travaillé pour que les femmes du village de Katibougou fabriquent du beurre de karité et le vendent, en particulier, aux touristes à Bamako.

Les grandes questions qui se sont posées :

Pourquoi C.L. a-t-elle insisté sur la misère de la santé ? parce que c'est son métier, le rôle qu'elle s'était donné. Chacun voit à travers sa propre culture.
Elle a détruit l'image du sourire gardé par certains?  Cela apprendra à chacun à aller plus loin que l'apparence parfois.

Commençons par nos médias qui prétendent que les frontières du Mali ont bien été établies. La France y a contribué. Mais en y regardant bien le but était de diviser pour mieux régner. Où est dans ce cas le " bien établi " ?! Où et quand va pouvoir s'arrêter cette guerre avec la multiplication d'ethnies, de religions, de fanatismes, des troupes sauvageonnes mal formées, sans armes... ???

Bien des gens voient les maliens très souriants et c'est vrai surtout les femmes paraissent gaies, enthousiastes... Sont-ils heureux ? On le voudrait pour eux.

Mais, la misère règne, la guerre les anéantit vite, les femmes sont excisées et restent souvent à genoux devant le mari ( exemple des repas où l'homme mange, jette à terre des arrêtes de poisson tandis que la femme à genoux ramasse à mesure. Au cours du repas, elle sert l'homme ), pourtant souvent elle travaille aussi...

On les juge nonchalants... Est-ce dû au fatalisme musulman, au fait que l'aide qu'on leur apporte ne semble pas les concerner ( revisser les pales d'un ventilateur détérioré dans un hôpital ) ? Par ailleurs ils sont très astucieux au contraire. Ils arrivent par exemple, en bricolant, à capter canal plus sans payer la redevance !
Mais doit-on juger le bonheur d'un peuple à travers le formatage de notre propre civilisation ? L'orgueil des européens ne les pousse-t-il pas à vouloir aider ceux qui n'ont pas besoin d'aide ou qui n'en demandent pas...?

Ils ont demandé une aide pour lutter contre les envahisseurs, mais veulent-ils un autre bonheur ? Une vie à l'occidentale, précipitée, soumise au rendement ? Quel bonheur essayons-nous de leur proposer ?

Conférence, Groenland, nouvelles cartes et confusions :

Superficie 2,166 millions de km carrés; 4 fois la France. Le Groenland comprend 90 % de glace : l'idlandsis

Un inlandsis, aussi connu sous le nom de calotte polaire, est un glacier de très grande étendue se présentant sous la forme d'une nappe de glace recouvrant la terre ferme et qui peut atteindre plusieurs milliers de mètres d'épaisseur. Ils peuvent se prolonger à la surface de la mer en formant des barrières de glace.
Il fait 160 millions de km carrés soit 1/3 de la France. Il y a 60 000 ha.

Le cercle arctique est l'un des cinq parallèles principaux indiqués sur les cartes terrestres. Il s'agit du parallèle de 66° 33'.

Spitzberg, est une île de Norvège située dans le Svalbard, un archipel formant un territoire de ce pays.

L'Arctique est la région entourant le pôle Nord de la Terre, à l’intérieur et aux abords du cercle polaire arctique. L'Arctique comprend selon les points de vue 5 à  huit pays, ceux dont les côtes sont au contact de l'océan Arctique, soit en général : le Canada, les États-Unis ( avec l'Alaska ), le Danemark ( par le Groenland ), la Russie, la Norvège et l'Islande.

Il existe en effet plusieurs définitions de la région arctique. La limite généralement admise est donnée par le cercle arctique (latitude 66° 33'N ), où, lors des solstices, il fait jour ou nuit pendant vingt-quatre heures. D'autres définitions s'appuient sur des données climatiques et environnementales, comme la courbe isotherme des 10 °C au mois de juillet ( ligne rouge ), qui marque la limite au-delà de laquelle les arbres ne poussent plus et exclue la Norvège définit climatiquement la région artique. Politiquement et socialement, la région arctique inclut les territoires nordiques des huit États arctiques, dont la Laponie, bien qu'en sciences naturelles cette partie soit considérée comme subarctique.

Le nom Arctique vient du grec ancien ( 13e )qui signifie ours, en référence aux noms des constellations de la Grande Ourse et de la Petite Ourse, situées près du pôle nord céleste. On ne trouve les ours polaires que sur la « Terre des Ours » ( Arctique).
 


 La taïga – le mot vient du russe lui-même emprunté de l'Altaï tayγa – décrit une forêt boréale composée surtout de conifères (pins, sapins, épicéas, mélèzes ) ...

En Arctique, la toundra s'étend entre la taïga et les calottes glaciaires.

La toundra est un paysage végétal caractéristique des régions de climat polaire. Elle se présente comme un tapis discontinu d'herbes, de mousses, de lichens auxquels se mêlent quelques arbres nains. Il y a de nombreux marais et tourbières avec des joncs.

La végétation souffre du froid intense ( moins de 50 jours annuels sans gel ) et de la faiblesse de l'éclairement pendant une grande partie de l'année. De plus le sol gelé en permanence gêne l'enfouissement des racines des plantes. La croissance des végétaux est très lente. Pendant la courte période annuelle de floraison les plantes sont très colorées pour attirer les insectes pollinisateurs. Du fait des conditions climatiques, la végétation croît lentement ( ainsi un saule ne s'accroît que d'un millimètre par an et certaines plantes font leur cycle végétatif sur plusieurs années ).

Des animaux parviennent à se nourrir sur cette végétation : le caribou, le loup, l'ours polaire, le bœuf musqué,  le renard arctique. Pour survivre en hiver les rennes migrent vers le sud, on change leur régime alimentaire (ours et renard) en fonction des saisons.

Callisto faisait partie de la suite d'Artémis qui commandait à ses compagnes une stricte chasteté. Zeus, dieu souverain et père d'Artémis, s'éprit d'elle et imagina une ruse pour la séduire. Il prit les traits d'Artémis pour l'approcher sans éveiller sa méfiance et s'unit à elle par surprise. Tombée enceinte à l'issue de ce viol, elle chercha à cacher son état à Artémis, mais fut découverte lors d'une baignade dans la rivière.

Artémis entra dans une vive colère et la chassa de sa suite. Callisto ( ce qui signifie en grec « la plus belle » ) ayant enfanté un fils, Arcas, Héra, épouse de Zeus, choisit ce moment pour châtier sa rivale en la transformant en ourse condamnant la malheureuse à trouver refuge dans la montagne. Quinze ans plus tard, Arcas ( dont le nom fait de nouveau référence à l’ours ) devenu jeune homme, chassait dans les montagnes lorsqu'il tomba nez à nez avec Callisto. Zeus ne permit pas que le fils portât le coup fatal à sa mère, il les fit enlever tous deux, il les transforma en constellations, pour les placer dans le ciel où ils forment  la Grande et de la Petite Ourse.  Selon les versions, ils furent tous deux punis aussi par l’Océan qui les condamna à tourner autour du Pôle Nord sans jamais pouvoir se reposer, à moins que ce ne soit Héra qui continuait à exiger une punition. Les sept astres les plus brillants de la Grande Ourse dessinent un chariot. Assez proche de l'étoile polaire, elle ne disparaît jamais sous l'horizon. Les deux constellations furent condamnées à tourner perpétuellement autour du pôle Nord, jamais autorisées à se reposer sous la mer. Pour les pays d'Europe occidentale - comme la Grèce - la Grande Ourse ne passe en effet jamais sous la ligne d'horizon.

Nord géographique : Direction donnée par l'axe de rotation de la terre.

Sur les cartes géographiques et en particulier les cartes de l'IGN, les méridiens ( lignes verticales ) pointent le nord géographique..

La technique la plus connue pour trouver le nord : se servir de l’étoile polaire. En effet, celle ci indique toujours la direction du Nord.

Cependant il faut déjà réussir à localiser l’étoile polaire ! Pour cela la méthode la plus simple est d’utiliser la plus célèbre des constellations de notre hémisphère : la Grande Ourse. Ses étoiles sont très brillantes et forment un rectangle avec une queue dans le ciel A cinq fois la distance de la petite largeur du rectangle, une étoile brille toute seule au milieu du ciel. C’est l’étoile polaire perdue dans la petite ourse peu brillante.

Le terme septentrion est un synonyme vieilli de nord, faisant référence à cette constellation qui indiquait la direction du nord aux Romains.

En latin, Septemtriones signifie les sept bœufs. Le point le plus brillant de l'actuelle constellation de la Grande Ourse, était autrefois une constellation à part entière appelée constellation des sept bœufs. Ce groupement d'étoiles permettait de trouver l’étoile polaire et donc le Nord avec une bonne précision.

Les Romains, peuple d’éleveurs de bovidés, donne à la constellation le nom de septem triones, 7 bœufs de labour, parce qu’elle a 7 étoiles et qu’elles tournent toujours autour du nord, comme des animaux de labour.  Septem Triones donne le mot septentrional qui désigne ce qui est au nord.

Boréal, un adjectif qualifiant ce qui se situe dans l'hémisphère nord. Boréal, de la divinité grecque du vent du nord Borée, est un adjectif qualifiant ce qui se situe dans l'hémisphère nord.
Boréal n'est pas synonyme de septentrional, ce dernier qualifiant aussi ce qui se situe au nord; le premier indique une position absolue, tandis que le second une position relative.

Thulé  est le nom donné entre 330 et 320 av. J-C. par l'explorateur grec de Marseille Pythéas à une île qu'il présente comme la dernière de l'archipel britannique et qu'il est le premier à mentionner.

Pythéas n'indique pas avoir atteint Thulé. Il révèle simplement qu'elle est située à six jours de navigation depuis la Grande-Bretagne à des latitudes proches du cercle polaire

Chez les Romains, Extrema Thule désigne la limite septentrionale de l'oecoumène, au-delà de laquelle surgit l'inconnu, l'inhumain.

Colonisation  : Les Vikings commencent à explorer les terres à l'ouest du Groenland (  Groenland = " terre verte " grâce à un petit réchauffement médiéval ).  La plus grande entreprise de colonisation a débuté vers 870 lorsque les Norvégiens et les Scandinaves en provenance d’Écosse et d’Irlande ont colonisé l’Islande. Une fois en Islande, ils ont découvert l’existence du Groenland.
 Les Vikings ont conduit de larges explorations vers l’an mil, allant jusqu’à coloniser le sud-ouest du Groenland.
C’est l’explorateur viking, Erik le Rouge, ( env. 940 à 1010 ) - il était roux - qui a fondé la première colonie européenne au Groenland; son périple fut narré plus tard dans la saga d’Erik le Rouge.
Entre 800 et 1300 après Jc les vickings tirèrent avantage des mers libres de glace ( petit réchauffement médiéval ) mais ils furent arrêtés par un petit âge glacière.
La colonisation du Groenland avait commencé vers le début de l'« optimum climatique du Moyen Âge », mais le climat commença à se refroidir à partir du XIV
e siècle, et en 1420 le petit âge glaciaire était bien installé.
Les Vikings du Groenland disparaissent de l’Histoire au cours du XVe siècle, après avoir survécu dans un environnement hostile pendant au moins 450 ans, ce qui est remarquable. Mais ils refusèrent de s’adapter à une modification profonde de leur environnement. C’est en effet la culture importée d’Europe qui expliqua la manière d’exister de cette société et l'arrivée des inuits modifia leur environnement Ils avaient supporté le climat du Groenland, mais cette nouveauté clôtura cette colonisation l'apogée se situe en 1300.
    Contrairement aux Inuits qui se chauffaient et s'éclairaient à l'aide de graisse animale, les Norvégiens continuèrent jusqu'à la fin à n'utiliser que le bois et la tourbe, aggravant ainsi leurs problèmes environnementaux. Ils n'ont jamais tenté non plus d'imiter les techniques de chasse des Inuits. Les colons étaient morts de faim. Selon certains, Ils auraient plutôt été exterminés lors d'attaques européennes ou de populations locales, ou auraient abandonné leurs colonies pour se rendre soit en Islande, soit au Vinland. L'absence d'effets personnels sur ces sites suggérerait ainsi que les Vikings sont simplement partis. Leur occupation a toutefois duré plus de cinq siècles.

À partir de 1300 environ, les inuits descendent le long des côtes du Groenland en raison du refroidissement du climat ( petit âge glaciaire ).

Au cours de leurs migrations, ils découvrent les établissements vikings, celui de l'Ouest d'abord, puis, vers 1400, celui de l'Est, avec lesquels ils entrent certainement en concurrence.

Le petit âge glaciaire a néanmoins une influence néfaste sur l'économie inuit également, et de nombreuses familles meurent de faim et de froid. Ils ont toutefois survécu à cette période difficile, contrairement aux descendants des Vikings.

En 1578 l'explorateur anglais John Davis atteint le Groenland, il ne trouve que des Inuits. En 1721, les Danois et les Norvégiens redécouvrent l'île, les Inuits sont les seuls habitants du Groenland depuis plusieurs siècles déjà.

  Sans carte maritime ni description écrite, les voyageurs Viking transmettaient leurs informations par des chants narratifs.
Les Vikings s’étaient établis dans les îles Féroé et en Islande. De là, ils se dirigèrent vers le Groenland (ou « terre verte ») qui jouissait alors d’un climat clément. Éric le Rouge fonda une colonie à la pointe sud du Groenland. Son fils, Leif Erikson, partit vers l’Ouest, longea la terre de Baffin et découvrit plus au sud, une autre terre appelée  Vinland. Le Vinland devait se situer entre la côte nord-est des États-Unis et l’île de Terre-Neuve, dans le golfe du fleuve Saint Laurent. Une trace de cette découverte a été faite en 1960 à l’Anse des Meadows au nord de Terre-Neuve. Ainsi l’Amérique et le Canada furent découverts par les vikings vers l’an 1000, soit près de cinq cents ans avant Christophe Colomb.
Instruments d'aide à la navigation des Vikings : Comment  se sont-ils orientés au cours de leurs voyages de découvertes ? Sachant que la boussole magnétique et les cartes  n'existaient pas à cette époque. Ils se maintenaient sur une même latitude.
Deux instruments simples les ont aidés :   le compas ou boussole solaire ( certains parlent d'une pierre de soleil ) et le  Solskuggerfjol ( planche à ombre solaire ). L'ombre du Soleil était observée à midi. Un cercle tracé sur la planche indiquait la longueur que l'ombre devait atteindre pour être à  la latitude désirée. Si l'ombre était au-delà du cercle, le bateau était au nord de cette latitude ; si l'ombre était à l'intérieur, le bateau était au sud de cette latitude.

Les portugais inaugurèrent l'ère des grandes découvertes européennes qui s'étend du XVe au XVIIe siècle et qui s'accompagne de progrès technologiques et scientifiques dans les domaines de la navigation, de la cartographie et de l'astronomie.
La  science  méditerranéenne  avait  moins  de  raisons  que  celle  du  nord  de  se  souvenir  du  Groenland  abandonné  des  Européens.   Aussi,  l'apparition   de  cette   terre,   revue  en  1500,  fit  aux  Portugais,  et  même  aux  Anglais,   l'impression  d'une  découverte  tout  à  fait   originale.   Un  premier  fait  à  constater,  c'est  que  le  Groenland  reparaît  à  l'ouest de l'Europe  à partir  de  1500.

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Cantino, fut le  premier  cartographe   à  présenter   au   monde   le  nouveau   Groenland. Des  Portugais  ont  découvert  cette  terre,  mais  ils n'y entrèrent  pas. La  redécouverte  du  Groenland  est  donc  identifiée  par   une   circonstance   bien   particulière : les   découvreurs    approchèrent    suffisamment   du  littoral  pour  en  considérer  l'aspect,  mais   ils   ne  purent   débarquer   à   cause   des  glaces.    Le  témoignage   de   Pasqualigo  date  la  découverte,  avec  cette  circonstance  spéciale,  
de l'année  1500.
Le planisphère de Cantino est la plus ancienne carte qui représente les découvertes portugaises. Il tire son nom d’Alberto Cantino, un représentant et espion du duc de Ferrare, qui réussit en 1502 à le sortir clandestinement du Portugal pour l'apporter en Italie. En 2011, il est conservé à la Biblioteca Estense à Modène en Italie.
L'Afrique y est bien dessinée, Madagascar ébauchée.

 Vasco de Gama, supposé né en 1469 à Sines au Portugal et mort le 24 décembre 1524 à Cochin aux Indes, est un grand navigateur portugais, traditionnellement considéré comme le premier Européen à arriver aux Indes par voie maritime en contournant le cap de Bonne-Espérance, en 1498.

Christophe Colomb, né entre le 26 août et le 31 octobre 1451 sur le territoire de la république de Gênes, et mort le 20 mai 1506 à Valladolid, en Espagne, est un navigateur au service des monarques catholiques espagnols Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon.

L'histoire de la découverte des Antilles se résume, pour ainsi dire, dans un seul nom, celui de Christophe Colomb, qui les explora dans ses différents voyages et les fit entrer dans la géographie positive. Les Lucayes ou Bahamas, les côtes septentrionales de Cuba et de Haïti ( Hispaniola ), voilà ce que découvrit Colomb au cours de son premier voyage ( 1492-1493 ); pendant sa seconde expédition ( 1493-1496 ), il reconnut une partie des petites Antilles ( Dominique, Guadeloupe, etc. ), Porto-Rico, les côtes méridionales de Haïti et de Cuba, ainsi que la Jamaïque. La Trinité en 1498, la Martinique en 1502, voilà les autres Antilles que Colomb a vues pendant ses deux derniers voyages. Ses compagnons achevèrent ensuite très rapidement la reconnaissance du littoral des Antilles. 

Le traité de Tordesillas est un traité international établi sous l'égide de la papauté le 7 juin 1494. Il vise à partager le Nouveau Monde, considéré comme terra nullius, entre les deux puissances coloniales émergentes, la Castille et le Portugal. Il définit comme ligne de partage un méridien localisé à 370 lieues ( 1 770 km ) à l'ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.

Conséquence considérable, le traité de Tordesillas place le Brésil, découvert peu de temps après par le Portugais Pedro Alvares Cabral, sous souveraineté portugaise; il attribue le reste des Amériques à la Castille.

Cependant le traité de Tordesillas de 1494, limite les ambitions de l'Espagne.

Ce traité vise à résoudre les conflits nés de la découverte européenne du Nouveau Monde par Christophe Colomb. En 1481, la bulle pontificale Æterni regis garantit au Portugal toutes les terres au sud des îles Canaries. En mai 1493, le pape Alexandre VI, décrète par la bulle Inter cætera que les nouvelles terres découvertes situées à l'ouest d'un méridien à 100 lieues des îles du Cap-Vert reviennent à Castille, celles à l'est revenant au Portugal; la bulle exclut toute terre connue déjà sous le contrôle d'un État chrétien. Cette répartition mécontente le roi Jean II de Portugal, qui entame des négociations avec les Rois catholiques, arguant que ce méridien scinde le globe et restreint les prétentions espagnoles en Asie, ce afin de le déplacer vers l'ouest. Il obtient ainsi la propriété sur les terres découvertes jusqu'à 370 lieues à l'ouest du Cap-Vert. Ce traité contrevient à la bulle d'Alexandre VI, d'origine espagnole, mais le pape Jules II l'approuve le 24 janvier 1506, dans la nouvelle bulle « Ea quæ pro bono pacis ».

Les nouvelles terres sont encore peu connues et les mesures approximatives; l'Amérique est donc théoriquement dans sa totalité aux Castillans. Cependant, lorsque Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil, en 1500, sa partie orientale est attribuée au Portugal. L'Espagne n'ayant pas les moyens de garantir ce découpage, elle ne peut empêcher l'expansion portugaise au Brésil.
Contestations des autres puissances maritimes d'Europe

Les autres puissances maritimes européennes ( France, Angleterre, Pays-Bas…) se voient refuser tout droit sur ces nouvelles terres. Elles ne peuvent dans un premier temps que recourir à la piraterie et à la contrebande pour profiter des richesses du Nouveau Monde avant que, avec l'apparition du protestantisme, elles ne rejettent l'autorité pontificale.

Pour sa part, François Ier en est irrité et il déclare « … le soleil luit pour moi comme pour les autres. Je voudrais bien voir la clause du testament d'Adam qui m'exclut du partage du monde ». Les marins bretons et normands pressent le roi à faire évoluer la situation. François Ier obtient du pape Clément VII une interprétation assouplie de la bulle : le traité de Tordesillas ne concerne que « les terres connues et non les terres ultérieurement découvertes par les autres Couronnes ». Pour François Ier, seulement « les lieux habités et défendus » peuvent être réclamés légitimement par une puissance et les autres sont libres d'attaches. C'est ainsi qu'il va de suite appuyer et financer l'expédition de Jacques Cartier.

 La région au milieu de l'Atlantique appelée « Terra del Rey de Portugall » constitue une des plus anciennes représentations détaillées de Terre-Neuve et du Labrador
Un Portugais du nom de João Fernandes ( 1453-1505 ), dit João Fernandes Lavrador (« le propriétaire terrien »), aurait exploré l'île de Terre-Neuve et le Labrador ( provenant du mot Llavrador ); il aurait été suivi, entre 1550 et 1503, d'autres compatriotes, les frères Miguel et Gaspar Corte Real.
Puis d'autres Européens, des Scandinaves, des Bretons et Basques, commencèrent, durant la belle saison, à exploiter les pêcheries de l'Atlantique nord.Au XII
e siècle les basques, qui gardaient encore de leur ancêtres, les Atlantes, de grandes traditions maritimes, traversèrent l’Atlantique à la poursuite des baleines et ils redécouvrirent à nouveau le Grand Banc, comme un remarquable fond de pêche ; puis Terre-Neuve, vers le XIVe siècle, qu’ils appelèrent « Terra-Bacalaos », c’est-à-dire le pays des morues.

Le Labrador est la région continentale de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette terre  fut  découverte  par  les  Anglais  de  la  ville  de  Bristol; et,  parce  que  celui  qui  en  donna  avis  était  un labradordes  îles  Açores,  ce nom lui est resté.


Il  est  vrai  que  les  pays  nordiques  avaient  conservé  le  souvenir  d'une   ancienne   colonisation   Scandinave   au Groenland.    Et   le   cartographe  Ruysch  ne  paraît  pas  avoir  hésité,  en  1507/1508,  à  rendre  son  vrai  nom  à  la  grande  île  arctique  que  les  Portugais  présentaient  sous  celui  de Labrador. L'apparition   de  cette   terre,   revue  en  1500,  fit  aux  Portugais,  et  même  aux  Anglais,   l'impression  d'une  découverte  tout  à  fait   originale.   
Un  premier  fait  à  constater,  c'est  que  le  Groenland  reparaît  à  l'ouest de l'Europe  à partir  de  1500.  Et, il y  demeure,  situé  à  peu  près  en  son  vrai  lieu  géographique,  alors  que   les   géographes   du  passé  l'indiquaient   avec  hésitation   au   nord   de   l'Europe.    Ce   phénomène   ne   peut   guère   s'expliquer   que   par   une   découverte,   à   ce  moment,
ceux  qui  se sont  approchés   d'une  terre   plus   septentrionale   sans   pouvoir   y   aborder   à  cause  des  glaces,  ce  sont  les  découvreurs  de  1500.  Cantino,  le  premier  cartographe   à  présenter   au   monde   le  nouveau   Groenland,   en  raconte  la  découverte :  Cette terre  a  été  découverte  sur  l'ordre  du  très  haut  et très  excellent  prince-roi,  le roi  dom  Manuell,  roi   de  Portugal.    On  croit  qu'elle  est  la  pointe  de  l'Asie.   Et   ceux  qui   la   découvrirent   n'abordèrent  pas  à  terre,  mais  ils  la  virent.   Et  ils  ne virent  que des montagnes très  denses.  C'est  pourquoi,   selon   l'opinion   des   cosmographes,   on   croit   qu'elle est la pointe de l'Asie. Quant aux cartes, elles  donnent  toutes  au Groenland  le  nom  de Terre  du  Labrador.   Mais  une  carte  appelée  Wolfenbuttel  et  datée  approximativement   de  1527,  est  plus  explicite.   Elle  porte  l'inscription   suivante  sur  le  Groenland : Terre  du Labrador.

L'épisode   de  la  redécouverte   du   Groenland   a  été  entouré  d'une  abondante  confusion,  à  cause  des   efforts   que l'on  a  faits  pour  en  attribuer  le  mérite  à  Jean  ou  à  Sébastien  Cabot.

Entre 1495 et 1498 Pedro de Barcelos et Juan Fernandes de Lavrador, financés par le roi du Portugal, longent les côtes du Groenland.  Au même moment, les frères Gaspar et Miguel Corte-Real explorent les côtes du Groenland et de Terre-Neuve. Les deux explorations sont mentionnées sur le planisphère de Cantino de 1502. En réalité, Fernandes donna le nom de Terra do Lavrador au Groënland, qui était la première terre qu'il aperçut.

De nos jours, en accord avec le sentiment des populations portuaires de l’Europe de l’Ouest en 1492, les scientifiques savent que Colomb n’est pas le premier à avoir découvert le continent américain.
Quand on se plonge dans les textes et l’iconographie surtout géographiques et archéologiques, on est submergé par un flot d’informations variées et de valeur inégale, évoquant des voyages possibles vers l’Amérique dès l’époque grecque antique, carthaginoise, romaine, celte etc. Des éléments majeurs se rapportent aux voyages irlandais, vikings, d’Africains musulmans et de Chinois avant les découvertes «  officielles » de Christophe Colomb. Mais pendant 40 ans tout est confondu parfois même avec l'Amérique.

Jacques Cartier quitte Saint-Malo le 20 avril 1534, avec deux navires et 61 hommes, et prend la direction de la Nouvelle-France.

Jacques Cartier atteint l'île de Terre-Neuve après vingt jours de traversée et, remontant vers le nord, atteint la Gaspésie. Là-dessus, il rentre en France avec deux jeunes Indiens.

Jacques Cartier repart le 19 mai 1535 avec trois navires et atteint l'embouchure du Saint-Laurent, au nord de la baie de Gaspésie. Bercé d'illusions, il croit une nouvelle fois avoir découvert le passage du Nord-Ouest mais se rend compte de son erreur en constatant que l'eau s'adoucit à mesure qu'il remonte vers l'ouest. Il baptise le fleuve : le Saint-Laurent. Il baptise aussi le pays du nom de Canada, d'après un mot indien qui désigne un village.


La théorie de la découverte de l'Australie par les Portugais repose sur l'analyse descriptive des cartes marines et globe terrestres datant du XVIe siècle et réalisées par les cartographes de la célèbre Ecole de cartographie de Dieppe. Ces documents cartographiques montrent une grande terre située au sud du sud-est asiatique et dénommée " La Grande Jave " ou encore " Terra australis ".
John Rotz  ou  Jean  Roze  d’origine  Écossaise  était  pilote  et hydrographe dieppois au XVI
e siècle.
Précurseur  de  l’école  dieppoise  en  1535,  il  commence  un  atlas. Pour  des  raisons  financières,  Il  se  met  au  service  du  roi d'Angleterre Henri VIII entre 1542 et 1547. Dans  son  ouvrage  on  peut  constater  une  simple ébauche de terre australe, collée contre le Canada et pour ainsi dire confondue alors que ses successeurs la définiront formellement en 1575 séparée aussi de  JavaMais à cette époque l'hypothèse d'un continent austral unique reliant l'Australie et l'Antarctique est souvent de mise.
Aujourd'hui, Terre-Neuve-et-Labrador est une province canadienne située à l'extrême est du pays.

Jehan  Cossin, marinier  en  l'an  1570, est l'auteur d'un planisphère. La carte de 1570 fait partie des collections  de  la  Bibliothèque  Nationale.  Le Groenland y apparaît dissocié du Labrador.

La Carta marina du géographe et historien suédois Olaus Magnus est l'une des toutes premières représentations géographiques exactes de la péninsule scandinave.

Thulé est le nom donné entre 330 et 320 av. J.-C. par l'explorateur grec de Marseille Pythéas à une île qu'il présente comme la dernière de l'archipel britannique et qu'il est le premier à mentionner. Elle a donc été découverte au IVe siècle av. J.-C. et a ensuite été perdue;
Une île fantôme est une île dont l'existence, admise et mentionnée sur des cartes pendant un certain temps ( parfois des siècles ), en a été ensuite retirée parce qu'il a été prouvé qu'elle n'existait pas. Il peut aussi s'agir d'un lieu purement légendaire.

Thulé fut par la suite réidentifiée par les explorateurs et les géographes aux Shetland, à l'Islande et à la Scandinavie, plus précisément l'Hålogaland qui est la partie la plus septentrionale de la Norvège.
Les rares éléments écrits de Pythéas parvenus jusqu'à nous ne nous permettent pas aujourd'hui d'identifier Thulé avec certitude. Certains auteurs ont avancé l'hypothèse qu'il s'agissait des îles Féroé, des Îles Lofoten et même du Groenland mais compte tenu des indications de Pythéas, il s'agit plus vraisemblablement de l'Islande voire de la Norvège qui pouvait à l'époque être considérée comme une île.

Les Norvégiens ont colonisé le Groenland en 984, établissant plusieurs colonies sur place. La construction d’églises a pris une grande importance, mobilisant des ressources pourtant rares : des bras, qui manquaient alors pour les récoltes, mais aussi des pierres et surtout des arbres en quantité gigantesque, ce qui a entraîné une forte dégradation de l’écosystème. Après une période florissante, les colonies déclinent progressivement jusqu’aux alentours de l’an 1400, quand toute trace vivante de la colonie disparaît. Les fouilles archéologiques ont montré que les habitants sont morts de faim et de froid.
L’effondrement de l’établissement norvégien est d’autant plus étonnant que les Inuits, habitants historiques situés plus au nord, se sont parfaitement adaptés aux circonstances, même s’ils ont connu eux aussi des périodes difficiles. Les Inuits étaient d’excellents pêcheurs. On sait qu’il y a eu des contacts entre les deux populations; donc, non seulement l’idée de pêcher n’était pas difficile à concevoir, mais l’exemple des Inuits était là pour en montrer la possibilité et l’intérêt. Même lorsque la nourriture a commencé à se faire rare, les colons n’ont pas envisagé ce mode de subsistance.

En tant que colons, les Norvégiens méprisaient les Inuits qu’ils considéraient comme sous-développés. Sans surprise, les relations n’étaient pas bonnes entre les deux populations, et tout ce que faisaient les Inuits était de facto considéré comme suspect.
Lorsqu'il s'agit d'apprivoiser le froid, les Inuits sont les experts en la matière. Leur habitat est petit pour qu'on puisse facilement le chauffer.

Les frères Nicolò et Antonio Zeno, étaient des navigateurs vénitiens de la deuxième moitié du XIVe siècle. Nicolò et Antonio Zeno sont célèbres en raison d'un ensemble de lettres et d'une carte, connue sous le nom de Carte Zeno, éditées en 1558. Malgré des incohérences, on sait que Nicolò a exploré le Groenland, où il décrit dans une lettre un monastère équipé d'un système de chauffage central. Il retourne alors à Frisland où il serait mort après avoir passé 4 à 5 ans dans le Nord.

On nomme découvertes portugaises l'ensemble des voyages et des explorations maritimes réalisés par les Portugais ou à l'initiative du Portugal entre le début du XVe siècle et le milieu du XVIe siècle. Ces explorations qui marquent le début des Grandes découvertes ont donné lieu à l'expansion portugaise et contribué à dessiner la carte du monde. Nous savons qu'en en 1495, Pero de Barcelos et Fernandes Lavrador explorent les côtes du Canada et du Groenland ( donnant son nom au Labrador ). Mais il y a des îles imaginaires ou plutôt fantômes.

Des légendes racontent la découverte d'îles extraordinaires, la plupart ont été classées comme étant des îles fantômes, ces îles se retrouvent parfois sur des cartes maritimes... ont-elles bien existé ?
Sur la carte de Zeno, le Frisland est en bas vers la gauche.

Le Frisland  est une île fantôme qui figure sur presque toutes les cartes de l'Atlantique nord entre les années 1560 et 1660. Cette île ne doit pas être confondue avec la Frise ( Friesland en néerlandais ), province au nord des Pays-Bas.
À l'origine, le Frisland désignait probablement l'Islande. En 1558, date de la plus ancienne édition connue de la carte de Nicolò et Antonio Zeno ( la personne ayant dessiné cette carte les décrivant comme ayant voyagé en 1390 ), cette dernière le représente comme une île distincte et cette erreur fut reproduite presque systématiquement sur toutes les cartes suivantes, jusque vers 1660. De nombreuses parts du récit et des lettres échangées pour monter l'histoire du voyage semblent être une vaste escroquerie des descendants des Zeno. L'erreur se propage toujours, plus épisodiquement, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, lorsque les techniques de topographie deviennent plus précises et permettent une représentation à l'échelle et non plus subjective.

Vinland est le nom donné par le Viking islandais Leif Erikson au territoire qu’il explora le premier autour de l’an 1000. Des fouilles ont permis de retrouver des traces de la présence des Vikings à L'Anse aux Meadows et à Pointe Rosée sur l'île de Terre-Neuve au Canada. On continue à débattre s’il s’agit là du Vinland de Leif Erikson ( ou s'il s'agit plutôt de la colonie fondée par Þorfinnr Karlsefni ), dont certains ont situé les divers emplacements possibles sur une aire géographique allant du Labrador à la Floride. Les spécialistes s'accordent toutefois pour penser que le Vinland doit se situer dans la région du golfe du Saint-Laurent et guère plus bas que la Nouvelle-Écosse. Les Vikings n’ont pas perçu, à l’origine, l’exploration et la colonisation du Groenland et du Vinland comme différentes de la fondation et de la colonisation de l’Islande. Il ne s’agissait pour eux que de prolonger leur territoire. Il faudra la rencontre des autochtones amérindiens, très différents des moines d’Irlande, pour que s’impose à eux la notion de découverte.
Une mystérieuse carte vicking ( dite carte de Vinland ) a été dessinée un demi-siècle avant le périple de Christophe Colomb. Elle dépeint les côtes de l'Amérique du Nord. Carte que l'on suppose dressée en Suisse vers 1440, où figure Terre-Neuve ( la grande île canadienne ), baptisée Vinland. Soupçonnée d'être un faux, cette carte a été réhabilitée par une série d'examens physiques et chimiques. La carte est conservée à l'université Yale ( New Haven, Connecticut ). Le filigrane du papier serait celui d'un moulin de Bâle. Les caractères convergent pour proposer une date voisine de 1440. La nomenclature de la carte procède de celle de la mappemonde d'Andrea Bianco, datée de 1436.
D'autres indices évoqués nous invitent à penser que cette oeuvre était peut-être le fait d'un prêtre scandinave soucieux de transmettre les connaissances géographiques de l'époque. Plus concrètement nous savons que les vickings ont été les premiers à fouler le sol de l'Est du Canada grâce aux fouilles archéologiques entreprises depuis les années 60.

Colon n'est pas le découvreur. Vineland représente l'Amérique. Supercherie ? Le manuscrit est ancien mais l'encre ?

Je vous livre pour terminer la conclusion de la chercheuse J. Olin du Smithsonian Institue : « Il est parfois possible de déterminer si un objet est un faux en se basant sur des analyses scientifiques. Il est très difficile de prouver qu’un objet est authentique. Le papier utilisé est une preuve que la carte du Vinland est d’époque. La composition élémentaire de l’encre est cohérente avec une encre médievale. Ces deux éléments attestent de l’authenticité de la carte. Les objections liées au fait que le Groenland soit décrit comme une île dès le 15ème siècle ont déjà été levées par ailleurs… les analyses diverses tendent donc à donner une grande crédibilité aux thèses défendant l’authenticité de la carte du Vinland ».  
Il semble que ce soit désormais la thèse qui prévale même si une thèse intéressante a suggéré que le jésuite allemand Josef Fisher ( 1858-1944 ) puisse être le faussaire. Traumatisé par les nazis, il aurait fait ce faux... En effet, dans un catalogue d’une vente suisse de 1934, on a découvert que l’un des lots pourrait être la 5ème section de l’ensemble, qui était manquante. L’origine de ce fragment était la bibliothèque du château Mikulov de Brno, connue pour ses cartes anciennes et que Fischer consulta. Il serait envisageable que Fischer ait acheté l’ensemble contenant la Relation Tartare et le Speculum Historiale lors de la vente de la bibliothèque au début des années 30. Dans ce cas, si la carte avait été présente, on peut penser que cet éminent cartographe l’aurait dévoilée… a contrario on peut aussi penser qu’il ait pu prélever le vélin nécessaire, induisant le découpage de l’ouvrage, pour produire une fausse carte.  

 Peu importe en fait puisque des fouilles dans L’Anse aux Meadows ( Canada ) ont depuis démontré que les Vikings avaient établi un campement en Amérique du Nord dès 970.

Les Vikings du Groenland commencent à disparaître à la fin du XIVe siècle. Plus de traces attestées de Viking au Groenland depuis la fin du XVe siècle
Le Groenland est oublié pour un temps.

John Davis, un anglais, en 1577, atteint le Groenland, franchit le détroit qui portera plus tard son nom, découvre l'île de Cumberland et arrive dans le sud-est de la Terre de Baffin. Il revient ensuite en Angleterre le 30 septembre 1585. Le 19 mai 1587 avec trois navires, il atteint 72°12' de latitude, explore la Terre de Baffin et l'ouverture du détroit d'Hudson et passe à Terre-Neuve.
Lors de ses trois voyages entre 1585 et 1587, Davis cartographie le bras de mer situé entre la côte ouest du Groenland et l'archipel canadien constitué des côtes du détroit de Davis, de la côte est de l'île de Baffin ainsi que de la côte nord de la baie Cumberland.

Le 9 mai 1619, Jens Munk se met en route avec la « Licorne », navire de Christian IV de Danemark, pour découvrir le Passage du Nord-Ouest permettant d'atteindre les Indes et la Chine. Il pénètre dans le Détroit de Davis et atteint la Baie de Frobisher au Canada et séjourne durant l'hiver à l'embouchure de la Rivière Churchill située dans la Baie d'Hudson. Le froid, la famine et le scorbut déciment la plupart des membres de l'équipage : il n'y aura que trois survivants sur 64 membres d'équipage, dont lui-même.

Une campagne de chasse baleinière internationale a poussé les Hollandais dès 1611, les Français et les Anglais dès 1613, les Danois et Norvégiens à partir de 1617vers les zones propices du Labrador.
Dès le Moyen Âge, les Basques furent incontestablement les champions inégalés de la chasse à la baleine. Au 16ème siècle, ils avaient installé une station au Labrador, où ils récupéraient l'huile qu'ils ramenaient en Europe.
La baleine était chassée essentiellement pour sa graisse que l'on faisait fondre sur place. L'huile obtenue, conditionnée en barils, était un produit de qualité.
Ce commerce était si lucratif qu'il a vite engendré une compétition féroce entre les pays présents, pour obtenir directement leur part de cette richesse arctique.
Les baleiniers tuent les baleines et se déplacent.
La baleine franche du Groënland est la seule membre de son genre. Elle a attiré une nouvelle colonisation. L'espèce se divise en cinq sous-populations qui vivent éloignées les unes des autres : une au Spitsbergen ( nord de l'Atlantique ), deux autres dans le détroit de Davis et la baie de Hubson ( nord-ouest de l'Atlantique ), une dans la mer de d'Okhotsk et une dernière dans la mer de Béring.
La baleine franche du Groenland pousse aussi Eman. Bowen à créer une nouvelle carte.


 L’exploration européenne de cette région a débuté au Xe siècle avec les Vikings et, après une courte pause, a repris avec les Anglais à l’époque élisabéthaine (1558‑1603). Au cours des siècles qui ont suivi, des explorateurs ont pénétré dans l’Arctique à la recherche de ressources, de connaissances scientifiques, de prestige et d’un passage du Nord‑Ouest qui serait navigable.
À l’orée du XIX
e siècle, la pénétration européenne dans l’immense archipel arctique se limite à quelques bandes isolées bordant la côte orientale de l’île de Baffin minutieusement explorées.
James Ross réussit à se rendre en traîneau jusqu’à l’île du Roi‑Guillaume, devenant ainsi le premier Européen à atteindre le pôle Nord magnétique, un exploit scientifique majeur.
Ces premières expéditions permettent de réaliser combien l’été arctique est bref et démontrent que, même lorsque les conditions de glace sont bonnes, un voilier ne saurait naviguer dans ces eaux que pendant à peine deux mois avant d’être immobilisé par la glace.
Au sud, entre 1819 et 1839, des expéditions en canot et en petite embarcation, dirigées par John Franklin puis par Thomas Simpson, explorent un chenal le long du littoral continental, de la mer de Beaufort à l’isthme de Boothia. En 1845, John Franklin part d’Angleterre avec pour objectif de relier ce chenal et le détroit de Parry et d’enfin compléter le passage du Nord‑Ouest. Mais ses deux navires ne reviennent pas à leur port d’attache
De petites expéditions se mettent en quête de traces et d’indices en transportant des équipements et des fournitures sur des traîneaux. Bien qu’elles ne réussissent pas dans leur mission, ces expéditions réussissent toutefois à établir la cartographie d’une grande partie de l’archipel canadien.
On attribue souvent à Robert McClure, un explorateur irlandais, le mérite d’avoir été le premier à avoir découvert et exploré le passage du Nord‑Ouest.
Roald Amundsen est le premier à accomplir la traversée du passage du Nord‑Ouest en bateau en un seul voyage.
Les découvertes plus au nord sont largement attribuables à des Américains et à des Scandinaves. L’Anglais E.A. Inglefield et les Américains E.K. Kane, I. Hayes et C.F. Hall traversent le chenal entre le Groenland et l’île d’Ellesmere, tandis que l’expédition polaire britannique menée par G.S. Nares en 1875‑1876 parachève la carte de la côte est de l’île.

Eric le rouge avait nommé le Groenland : " Greenland " ? La  "terre verte " est-ce un mensonge ou  une volonté manifeste de tromper le public pour attirer vers ces terres ?
En temps normal :
80 % de la surface est recouverte par une calotte glaciaire, atteignant jusqu’à 3 kilomètres d’épaisseur. Cela signifie donc que 20 % de l’île est libre de glace. L’hiver, seul le sud de l’île n’est pas pris par les glaces en raison du Gulf Stream :

Au Moyen Age, lorsque les Vikings ont découvert le Groenland, il y avait encore moins de glace qu’aujourd’hui. De retour en Islande après trois années d’exil Eric le rouge prépare la colonisation des terres qu’il a découvertes ; ses descriptions du territoire cherchent aussi à convaincre de nombreuses personnes de se joindre à son expédition de retour.  Les Vikings découvrirent un pays couvert de forêts, de saules et de bouleaux qu’ils s’empressèrent de défricher pour créer des pâturages. L’analyse des sédiments montre que l’érosion s’accéléra brutalement dès leur arrivée, au point que même le sable présent sous la terre végétale fut entraîné dans les lacs. Contrairement aux Inuits qui se chauffaient et s’éclairaient à l’aide de graisse animale, les Norvégiens continuèrent jusqu’à la fin à n’utiliser que le bois et la tourbe, aggravant ainsi leurs problèmes environnementaux.

Les Vikings se sont donc installés au Groenland durant une phase de ( relatif ) réchauffement, nommé “ l’optimum médiéval ” aux alentours de l’an mil, où l’hémisphère Nord connut une longue série d’étés secs et chauds, particulièrement favorables aux récoltes, ainsi qu’un net recul des glaces à l’extrême nord de l’océan Atlantique. Cette période fut d’ailleurs suivie d’un refroidissement, baptisé “ petit âge glaciaire ”, qui marqua l’Europe toute entière par de rigoureux hivers.

Cependant, on note bien que ces fluctuations étaient toutefois limitées, et les traces de cette époque montrent que l’optimum climatique médiéval ne fut pas une période aussi bucolique que certains aimeraient le croire : le Groenland n’a jamais été le pays de Cocagne que certains imaginent. En effet, les températures y étaient en moyenne bien plus basses qu’aujourd’hui.

D'autres avancent des idées plus difficiles à croire : S’il faut se fonder sur les sonorités danoises... Ce pourrait être : « pays des petits hommes verts »... " grøn mand " = homme vert. L'eau aussi qui a saturé la glace, assombrit sa couleur.

 Le Groenland est la plus grande réserve d'eau douce de la planète, il detiendrait au travers de ses glaciers 8% des réserves mondiales.

Mercator ( 1595 ) et autres cartographes

En 1569, Gérard Mercator fait publier à Duisbourg une carte dont les parallèles et méridiens dessinent un quadrillage orthogonal, en utilisant un système qui porte son nom : la projection de Mercator. Cette projection cartographique préserve les angles ( essentiels pour la navigation ) en déformant les surfaces et les distances au fur-et-à-mesure qu'on s'éloigne de l'équateur. Mais la carte représentait le pôle nord ainsi connu avant les découvertes.

Mercator s’est longuement penché sur la question du champ magnétique terrestre.
Puisque le pôle Nord magnétique ne coïncide pas avec le pôle Nord géographique, Mercator, espérait pouvoir trouver une solution simplifiée au problème des longitudes.
IL tente alors de préciser la position des pôles magnétiques en trouvant l'intersection des grands cercles tracés à partir de quelques mesures locales de la déclinaison magnétique.
En fait, il recherchait cette hypothétique montagne de magnétite ( le pôle magnétique ) qui n'était donc pas confondu avec le pôle géographique.

 Une carte de Mercator ne peut ainsi couvrir les pôles : ils seraient infiniment grands. Cela a par exemple pour conséquence la vision d'une égalité de surface entre le Groenland et l'Afrique alors que cette dernière est 14 fois plus grande.

Le globe Erdapfel est un globe planétaire réalisé par Martin Behaim entre 1492 et 1493. Il s'agit du plus vieux globe au monde encore conservé. Il fut fabriqué sur commande du conseil municipal de Nuremberg par différents artisans sur la base des instructions de Martin Behaim. L'objet est aujourd'hui exposé au Germanisches Nationalmuseum de Nuremberg. C'est une des dernières représentations cartographiques du monde avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.
On peut penser que le navigateur et commerçant était intéressé à l'idée de mieux informer les marchands de Nuremberg sur les possibilités d'une expédition par bateau vers les Indes. La forme du globe devait rendre la réalisation d'une telle expédition plus tangible. En outre les lieux d'origine de différentes marchandises et matières premières étaient signalés sur le globe.
La précision géographique du globe varie d'un continent à l'autre et dépend beaucoup des sources utilisées. Comme l'on s'était référé aux travaux de Ptolémée sur le rayon de la Terre, l'on obtient le chiffre erroné auquel était arrivé Posidonios et non le bon résultat d'Ératosthène. Ceci fait que la mer Méditerranée est proportionnellement trop grande par rapport à la taille du globe, de même la taille des continents européen et asiatique sont trop grands. Du coup la taille de l'Océan Atlantique est réduite. Ainsi un rajout ultérieur du continent américain aurait été a priori impossible.

Au sein des continents eux-mêmes, l'Europe et la Méditerranée sont reproduits de la façon la plus précise. L'Afrique est représentée de manière très détaillée au nord et sur la côte occidentale ce qui est dû aux voyages de Behaim à bord d'un vaisseau portugais ou bien à l'acquisition d'une carte marine portugaise. Par contre la côte orientale africaine est reproduite de manière très imprécise. Plus on se déplace vers l'est, plus la carte est dénaturée. Le sous-continent indien est à peine reconnaissable et le Pacifique est orné d'îles fantaisistes.

L'île de Saint-Brandan est indiquée sur l'océan qui sépare l'Europe et l'Asie.

Johann Ruysch ou Johannes Ruysch ( vers 1460 à Utrecht - 1533 à Cologne ) était un géographe et cartographe du XVIe siècle. On sait très peu de lui, sinon qu'il est l'auteur du planisphère de Ruysch, une des cartes les plus importantes du début de ce siècle, et la seconde carte imprimée connue du nouveau monde. Elle fut largement diffusée dès 1507.


Johann Ruysch nota, à propos de l'Inventio Fortunata ( Inventio Fortunate, est un livre perdu, datant probablement du XIVe siècle, contenant une description du pôle Nord magnétique. ) : Il est dit dans l'Inventio Fortunate qu'au pôle arctique se trouve un rocher magnétique élevé, de trente-trois miles de circonférence. Une mer houleuse entoure cette roche, comme si l'eau avait été libérée à la base d'un vase à travers une ouverture. Autour de lui sont des îles, dont deux sont habitées.
Ainsi que beaucoup d’autres savants de son temps, il ne se rendait pas compte du fait que l’évaporation enlève à la mer, pour former les nuages, autant d’eau qu’elle en reçoit. Il lui semblait que, puisque tous les fleuves se jettent dans la mer, celle-ci devait avoir un trop-plein ou un régulateur de son niveau Il pensait que ce trop-plein devait s’engouffrer à l’intérieur du globe pour aller former les sources. Là fut le point de départ de ces fameuses cartes de Mercator figurant le Pôle et dans lesquelles on voyait la mer se précipiter à l’intérieur du globe terrestre par quatre embouchures.
L’incertitude où l’on était de la terminaison septentrionale des grands courants marins, tels que le Gulf-Stream, les légendes relatives au Maëlstrom, et d’autres circonstances encore, donnèrent une apparence de possibilité à cette hypothèse d’un gouffre polaire.

On ignorait encore, il y a quelques siècles, s’il n’y avait pas quelque chose pour supporter la Terre dans l’espace.

Après que l’idée d’un pivot ou d’un support solide eut été abandonnée, plusieurs géographes, et non des moindres, persistèrent dans l’hypothèse d’un trou polaire. C’est-à-dire qu’ils supposèrent qu’au Pôle, soit au Pôle Sud, soit au Pôle Nord, soit en ces deux emplacemens, il existait un trou mettant en communication l’eau des mers avec l’intérieur de notre sphère terrestre, supposée creuse. Il n’y a pas lieu de plaisanter sur cette croyance et de la rejeter dédaigneusement sans examen. De fort grands esprits l’ont admise. Mercator lui-même, l’éminent géographe et astronome auquel on doit le système de projection qui porte son nom et sur lequel les marins de tous les pays se sont appuyés pour fixer la route quotidienne de leurs navires, n’hésitait pas à admettre cette hypothèse du trou polaire.

 LES INUITS DE THULÉ ET LA LICORNE

Cet espace nordique a un nom: Thulé,  le Pôle des lumières
Il est singulier que les Esquimaux du nord du Groenland auquel les Occidentaux ont voulu donner un destin en dénommant leur capitale Thulé, aient avec sagesse repris l'ancien nom de Qaanaaq et placé leur histoire sous la protection de leur dieu tutélaire: l'extraordinaire dent de narval, cette " licorne de mer " - narval antique - qui se reproduit tous les trois ans dans ces eaux arctiques de Thulé. Licorne: symbole de pureté, associé à la lune ? Elle est au Moyen Age associée à la Sainte-Vierge. Pour Saint Bonaventure, elle est " arbre de vie ". Elle vit, assure la tradition, chez le Prêtre Jean, à l'entrée du Paradis.

" Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?
Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau ! - "

Charles Baudelaire.

Nouvelle Zemble : Sur une carte de 1595.

Inventio Fortunate décrit le pôle nord comme étant une île, nommée Rupes Nigra, entourée par un tourbillon géant et quatre continents.

Aucun extrait n'a été directement découvert, mais son influence sur l'idée occidentale de la géographie de la région arctique a persisté pendant plusieurs siècles.
Le livre est considéré comme un récit de voyage écrit par un franciscain du XIV
e siècle, moine d'Oxford qui a voyagé dans la région de l'Atlantique Nord au début des années 1360.

Malheureusement, au moment où les explorateurs de l'Atlantique étaient à la recherche d'informations dans les années 1490, l'Inventio avait disparu, et n'était connu que par un résumé dans un deuxième texte. Le résumé de Cnoyen a été la base de la représentation de la région de l'Arctique sur de nombreuses cartes, l'une des premières étant le globe terrestre de Martin Behaim en 1492.

La plupart de ce que nous savons du contenu de l'Inventio, outre son utilisation sur les cartes, se trouve dans une lettre du cartographe Flamand Gérard Mercator à l'astronome anglais John Dee en date du 20 avril 1577, maintenant située au British Museum. Cette lettre décrit un voyage au-delà du Groenland dont le retour avec 8 hommes à bord date de 1364. Cnoyen mentionne également qu'un prêtre était du voyage.

Il est évident que l'auteur de Inventio, s'il s'était effectivement rendu à l'extrême nord, n'a pas réellement atteint le pôle Nord, qui ne ressemble en rien avec la description figurant dans le livre. L'auteur a spéculé quant à la source de la force magnétique puissante qui sous-tend le fonctionnement de la boussole.

 Les navigateurs ont trouvé que les inuits rencontrés avaient une petite taille. Ils les ont même appelés pygmés.

 En 1829, le 3 avril, deux hommes, Jens et son fils Olaf Jansen, quittent Stockholm pour aller pêcher. Ils prirent la direction du nord, longèrent les côtes des îles de Gotland et d’Oeland et continuèrent en passant par le détroit qui sépare la Suède et le Danemark. Les étapes se succédèrent et finalement, le 23 juin, ils s'arrêtèrent quelques jours pour pêcher parmi les icebergs.

Ensuite, ils reprirent le voyage. Après 24 heures de navigation, alors qu'ils envisagaient de rebrousser chemin, ils furent face à l'incroyable : une terre verdoyante, le vent ne soufflait plus et l'air était tempéré et calme. Ils pêchèrent sur place quelques jours et prirent la décision de continuer leur chemin sans savoir qu'ils iraient de surprises en surprises. Pendant qu'ils vérifiaient l'état avant du petit bateau, devant eux, à l'horizon apparut, un deuxième soleil. Son emplacement les surprit beaucoup et ils pensèrent à un mirage qui allait se dissiper d'ici peu. A leur stupéfaction, il n'en fut rien et au contraire, plus ils avançaient au fil des jours, plus le soleil montait à l'horizon.

Il se révéla d'un aspect rouge et cuivré avec, par moment, des nuances pâles et brumeuses. Par la suite, les deux pêcheurs baptisèrent cet astre " le Dieu Brumeux " ( the smoking God ). Olaf et Jens pensaient depuis longtemps avoir dépassé le Pôle Nord, mais leur boussole continuait à pointer droit devant.
 C'est aux alentours du début du mois d'août que " le Dieu Brumeux " fut définitivement à son zénith, aux yeux des deux voyageurs. Peu de temps après, ils accostèrent sur une terre verdoyante pleine d'arbres et de végétation. Jens remercia Odin. Ils explorèrent les lieux quelques jours et trouvèrent des arbres de très grande taille, des rivières, des lacs. C'est dans cette ambiance subtropicale et démesurée qu'Olaf se souvint d’avoir calculé avec son père que lorsqu'ils mirent pied sur cette terre inconnue, cela faisait pratiquement cinq mois qu'ils avaient quitté Stockholm.
Mais leur exploration fut interrompue par l'arrivée d'une étrange embarcation occupée par des hommes de grande taille qui les invitèrent à les suivre. Ensuite, ils arrivèrent dans une cité du nom de Jehu où nos deux voyageurs furent cordialement invités à résider. Olaf précisa que l'activité première de ces "géants" était l'agriculture. Tout était à la taille des habitants et les grains de raisin étaient aussi gros q'une pomme.

La croyance des Anciens à des antipodes et à une zone torride inhabitable s'était enrichie des affabulations colportées par certains missionnaires et les premiers marchands.
Ces légendes eurent la vie longue. D'autres disparurent et furent remplacées par de nouveaux mythes, s'attachant aux animaux bizarres, aux cannibales, aux géants ou tout simplement au bon sauvage. Une société contrainte par des codes rigides et des exclusions libère souvent son imagination, selon un phénomène de compensation bien connu.

Adam de Brême vint à Brême vers l'année 1067, et s'y fit successivement nommer chanoine, puis directeur de l'école de la ville.

Le grand commerce frison, les grands échanges dans les mers du nord a inspiré Adam de Brême qui qualifiait encore à la fin du 11 e s la mer du nord d'occeanum fresonicum.

Vers le milieu du XIe siècle, les voies maritimes sont suivies à grand péril par les navires marchands. Le monde semble finir avec ces îles surgies de la Baltique ou des eaux glacées de l'Océan. Sauvages et monstres y attendent le voyageur dérouté.
À Brême, où l'a fait venir l'archevêque Adalbert, Adam entreprend d'écrire l'histoire de l'archidiocèse, depuis les temps primitifs.
Adam ne connaissait pas le pays qu'il décrit; il semble même qu'il n'y soit jamais allé, et que les renseignements dont il s'est servi pour écrire sur les nations du Nord lui ont été fournis par les prédicateurs chrétiens que Rome et l'Allemagne envoyaient souvent vers les peuples septentrionaux, et qui, à leur retour, passaient presque toujours par Brême qui, déjà à cette époque, était une ville importante. Dans l'ensemble toutefois, la fiabilité est meilleure pour les évènements du XIe siècle que pour les plus anciens.

Ces ouvrages sont également très connus car on y trouve le premier témoignage écrit de la découverte par les Vikings du Vinland, c'est-à-dire vraisemblablement l'Amérique du Nord. Il est à noter que l'ouvrage ne fut connu au Moyen Âge que dans la région de Brême, ce qui limita la diffusion de cette découverte.

Il évoque le Danemark que l'Eider sépare de la Nordalbingie avant d'aller se jeter dans l'océan Frison, que les romains appellent Britannique.
Il décrit les îles du Nord et fait la première allusion attestée au Vinland.
La  description  du  monde  des  géants et  notamment  des  circonstances de  l’arrivée  du  héros  dans  cette  partie  mal  connue  du  monde est généralement  plus  floue.  Il appartient  à  la  catégorie  des  récits  légendaires.

Jules Verne parle des ouvertures polaires et de la Terre creuse dans son livre.

Dans Voyages et aventures du capitaine Hatteras, chapitre XXIV intitulé : " Cours de cosmographie polaire " Nous lisons ceci :… Enfin, de nos jours, on a prétendu qu’il existait aux pôles une immense ouverture, d’où se dégageait la lumière des aurores boréales, et par laquelle on pourrait pénétrer dans l’intérieur du globe.


 L’HYPERBORÉEN

Descendant des peuples géants mi-divins des temps antédiluviens, l’hyperboréen vit dans le Grand Nord, espace légendaire de félicité; la croyance en est diffuse dans toute la pensée grecque. On oublie trop que les peuplements méditerranéens, par vagues successives, sont venus de pays périglaciaires où la vie des chasseurs arctiques, les Grands Ancêtres, a été, par relais géographiques – Borée: le Caucase, la Scythie, la Mongolie, I’Hyperborée – magnifiée. Sur un temps long, les pays méditerranéens sont dans la mouvance des peuples nomades de l’Asie Centrale et du Nord Sibérien dont les mythes, s’ordonnent et s’homogénéisent au sud.


Temps légendaire, à mieux dire biblique, puisque la Genèse se réfère nettement à cette vie des hommes avant le déluge où dieu et hommes auraient vécu en familiarité.  " Or, il y avait des géants sur la Terre en ce temps-là, car après que les fils de Dieu se furent unis aux filles des hommes, il naquit des enfants qui devinrent puissants et des hommes illustres dans les temps anciens  » (Genèse VI, 4). Des Néphélines (4), des anges déchus selon la tradition orthodoxe, des  » tombés du ciel « , " des antiques géants pré-humains.  » Il n’a point été pardonné aux antiques géants qui s’étaient révoltés à cause de leur force  » ( Écclésiaste XVI, 7). Les fils d’Anaq en seraient issus.

 LE MYTHE DU POLE AU XVIIIe et XIXe SIÈCLE

Au XVIIe ( siècle, le Pôle Nord était souvent apprécié comme un gouffre d'eau où viennent confluer et disparaître à l'intérieur de la terre les eaux de la mer; mais aussi comme un lieu de renaissance et de mort.

En 1714, un anonyme décrit un voyage le conduisant du Pôle Nord au Pôle Sud par l'intérieur de la Terre : " Au Pôle, se trouve un gouffre d'eau, un " grand tournant d'eau ". Nous approchant toujours du centre, nous reconnaissons que cette île prétendue n'était qu'une haute écume sur les eaux se précipitant et s'engouffrant dans cet abîme, formée sur la superficie ".


Au XIXe siècle, les Romantiques ( Bernardin de Saint Pierre ) évoquent l'axis mundi comme une véritable Arcadie, Jules Verne, un volcan d'où sort l'aurore boréale, Edgar Poe, une eau de naissance et de mort, Lovecraft, l' Atlantide, un pont jeté entre terre et ciel.

Les Tchoukt considèrent que l'Étoile polaire est un trou permettant aux chamans de passer à travers la voûte céleste où le chasseur peut connaître un éternel paradis, s'il a respecté les grands tabous durant son existence terrestre. Paradis qui rappelle celui où il y a longtemps, très longtemps, les peuples arctiques vivaient sur terre, en symbiose avec le vent, les eaux, les plantes et les animaux, en parfaite harmonie avec la nature et les forces surnaturelles. De nos jours, les hyperboréens vivent la nostalgie de cette unité perdue et ils conçoivent verticalement leur univers, des profondeurs au ciel, la terre étant un pont.
Au Moyen Age, le mythe persiste; Gérard Mercator a tué dans une carte de 1596 au Pôle, un rocher noir et élevé - " Rupes nigra et altissima " - à partir duquel convergent les quatre fleuves de la Genèse. Même inspiration mythique chez Guillaume Postel qui situe, en 1569, la première carte du monde en projection polaire le paradis au Pôle, océan glacial où les autochtones communiquent de la Sibérie à l'Amérique par un pont de glace.

 

SYMBOLIQUE DE CETTE MYTHOLOGIE

La notion de Paradis perdu, d'Age d'or au Pôle, de peuple primordial anté-diluvien présuppose qu'une humanité primordiale vivait au nord, dans l'hyperborée, qu'elle y vivait en symbiose avec la Nature et les Dieux.

En 1714, un anonyme décrit un voyage le conduisant du Pôle Nord au Pôle Sud par l’intérieur de la Terre :   " Aux abords du Pôle, on observe beaucoup d’oiseaux à bec rouge. " Au Pôle, un gouffre d’eau, un  " grand tournant d’eau " . Nous approchant toujours du centre, nous reconnaissons que cette île prétendue n’était qu’une haute écume sur les eaux se précipitant et s’engouffrant dans cet abîme, formée sur la superficie.

Au XVII e siècle, le Pôle Nord était souvent apprécié comme un gouffre d’eau où viennent confluer et disparaître à l’intérieur de la terre les eaux de la mer; mais aussi comme un lieu de renaissance et de mort.

Au XIXe siècle, les Romantiques ( Bernardin de Saint Pierre ) évoquent l’axis mundi comme une véritable Arcadie, Jules Verne, un volcan d’où sort l’aurore boréale, Edgar Poe, une eau de naissance et de mort, Lovecraft, l’ Atlantide, un pont jeté entre terre et ciel.

Second pôle: le Pôle magnétique qui a hanté les navigateurs. Troisième pôle, le plus essentiel: le Pôle céleste. L’Étoile polaire : référence de tous les navigateurs – est considérée comme le centre absolu autour duquel tourne le ciel; c’est le pôle de l’univers. Pour les Lapons, il est le  " pilier " , le  " moyeu  " du monde. Pour les Yakoutes, le nombril du ciel. Ce gouffre serait assez semblable au chaos des grecs.


Des théories multiples et contradictoires pendant le Moyen-Age

Plusieurs solutions se présentent lorsque l'action des astres est refusée. Puisque le vent a une influence évidente sur la mer, il n'y a qu'un pas à faire pour supposer qu'il est également responsable des marées. Une autre observation est plus troublante, celle du Maelström dans la mer du Nord, dont le tourbillon change de sens lorsque la marée se renverse; lieux où la marée est nulle. S'appuyant sur ce phénomène, Paul Diacre (720-778), attribue le flux et le reflux à des gouffres chargés d'absorber puis de rejeter périodiquement les flots de la mer.

 Au seizième siècle les marins croyaient que, quelque part au nord, se trouvait une montagne magnétique qui était à l'origine de l'attraction ...
Le mythe persiste; Gérard Mercator a supprimé dans une carte de 1596 au Pôle, un rocher noir et élevé à partir duquel convergerait les quatre fleuves de la Genèse.

 

Le pôle est un point singulier, où tous les méridiens se confondent et où l’on peut faire en une seconde le tour du monde, où l’on peut, en quelques pas et en quelques instants, descendre ou remonter le cours des vingt-quatre heures, et abolir le Temps,

 Le Pôle magnétique qui a hanté les navigateurs

Au Moyen Age et à la Renaissance, la tradition géographico-mystique de Guillaume Postel situe le paradis au pôle Nord. Au XVIIe siècle, le pôle Nord était souvent apprécié comme un gouffre d'eau et comme un lieu de renaissance et de mort.

 Le Pôle du monde, appelé aussi  la capitale, l'île, la montagne des " Maîtres de la Nuit ", des " Douze Sages ". Cette île ou montagne initiatique, où se situerait elle ? " Le centre dont il s'agit est le point fixe, nous dit René Guénon, que toutes les traditions s'accordent à désigner symboliquement comme le Pôle, puisque c'est autour de lui que s'effectue la rotation du monde,

Ce pôle magnétique est en déplacement avec une vitesse accélérée ( auparavant 10 km par an, mais depuis 2001, 55 km environ par an ).

 L'aurore boréale est un phénomène lumineux caractérisé par des voiles extrêmement colorés dans le ciel nocturne, le vert étant prédominant. Provoquées par l'interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère, les aurores se produisent principalement dans les régions proches des pôles magnétiques.

Les aurores polaires sont associées à de nombreux mythes et légendes.

Provoquées par l'interaction entre les particules chargées du vent solaire et la haute atmosphère, les aurores se produisent principalement dans les régions proches des pôles magnétiques, dans une zone annulaire justement appelée « zone aurorale

 L'astronome britannique Edmond Halley soupçonne le champ magnétique terrestre de jouer un rôle dans la formation des aurores boréales.

La couronne solaire n'a pas de frontière précise et se fond dans le milieu interplanétaire. L'expansion de la couronne se manifeste par un flot de matière ionisée qui baigne tout le système planétaire : le vent solaire.
Le champ magnétique de la Terre est créé par le mouvement du noyau terrestre. Ce champ magnétique aurait près de 3,45 milliards d’années.

Dans quelques milliards d’années le noyau de la Terre se sera refroidi, ainsi le champ magnétique terrestre disparaitra, les formes de vie s’éteindront, tout comme sur Mars et la Lune. Le champ magnétique terrestre joue un rôle essentiel dans le développement de la vie sur Terre, sa présence nous protège des particules des vents solaires. C’est par ce processus que vent solaire et champ magnétique se lient pour créer une aurore polaire.
Le champ magnétique terrestre nous protège des particules ionisées du vent solaire.

 

Le pôle Nord magnétique. Il a hanté les navigateurs. Le Pôle du monde, la capitale, l'île, la montagne des " Maîtres de la Nuit ", des " Douze Sages ". Cette île ou montagne initiatique, où se situerait elle ? " Le centre dont il s'agit est le point fixe, nous dit René Guénon, que toutes les traditions s'accordent à désigner symboliquement comme le Pôle, puisque c'est autour de lui que s'effectue la rotation du monde. Il se déplace actuellement en direction de la Russie, et plus exactement de la Sibérie.
Il n’y a pas d’apocalypse en vue. La dernière inversion totale de polarité du pôle Nord magnétique a eu lieu il y a... 780 000 ans ! « Le pôle magnétique s’est alors totalement inversé. Il y a des conséquences », explique M. St-Onge, en ajoutant que «certains animaux, utilisent le champ magnétique terrestre pour s’orienter. Au niveau des télécommunications, quand il y a une inversion totale, l’intensité magnétique diminue beaucoup, devient plus faible, alors plus de particules cosmiques entrent sur la terre. Mais en cas d’inversion totale, il n’y a rien de clair sur les problèmes qui seraient provoqués.»

 

La cartographie abandonnait définitivement ce mariage de la science et de l’imaginaire qui avait longtemps séduit nobles et érudits de l’Europe entière.
Le véritable développement intervient avec l'amélioration des outils de mesure mis au point par les géomètres, ainsi que l'amélioration des registres de tous types. Les recherches en matière de projection cartographique avancent ; le cartographe portugais Pedro Nunes théorise dans des écrits publiés à Bâle vers 1540 les principes qui permettent à Mercator en 1569 de proposer la projection cylindrique dite Projection de Mercator ( projection des rayons d'une sphère sur un cylindre que l'on déroule à plat ensuite ). En 1599, le mathématicien Edward Wright complète les travaux de Mercator en publiant une table permettant de corriger en chaque point la déformation des distances due à la projection cylindrique.

Ces améliorations méthodologiques mettent toutefois du temps à s'imposer. Ainsi, Petrus Plancius (1552-1622) préfère-t-il s'inspirer des cartes portugaises, du fait de leur plus grande précision empirique, plutôt que d'utiliser la nouvelle technique de Mercator. Lisbonne est alors un important centre cartographique.

Vers 1479-1481, Christophe Colomb écrit à Paolo Toscanelli qui l’encourage dans son projet de route par l'océan Atlantique vers la Chine.

Félix Fabri, Dominicain fait partie des quelques personnages savants qui prennent la route dans la seconde moitié du XVe siècle, au « crépuscule du Grand Voyage ». D’après Aryeh Graboïs, il est « sans doute la figure la plus originale de cette génération de pèlerins-savants ».

Frère Félix est allé deux fois en Orient, la première fois en 1480.

Voir aussi la littérature :

Mary shelley son :

 

Frankenstein ou Le Prométhée moderne; c' est un roman « gothique » considéré comme le précurseur de la science-fiction, publié en 1818. Robert Walton, lors de son voyage au Pôle Nord, rencontre un certain Victor Frankenstein à qui il sauve la vie. Ce dernier lui raconte le récit de sa malheureuse vie : il s'agit d'un docteur habitant à Genève ayant découvert le secret de donner la vie. Ce dernier crée une créature extrêmement hideuse, à ce point qu'au moment même où le « monstre » prend vie, Frankenstein prend la fuite. Cependant le « monstre » le poursuit en tuant ses proches, surtout après le refus de ce dernier de lui fabriquer une compagne. Frankenstein décide alors de supprimer lui-même le monstre. Ce dernier l'entraine vers le Pôle Nord où la créature Frankenstein s'égare et finit par mourir. Le « monstre » apprenant la mort de son créateur, pris de remords, décide alors de mettre fin à sa propre vie.

 

Le Sphinx des glaces est un roman fantastique de Jules Verne, publié en 1897.

Cette œuvre se présente comme une suite au roman d'Edgar Poe – auquel il est dédié –, Les Aventures d'Arthur Gordon Pym, publié en 1838. Alors que le texte de Poe offre une fin fantastique, voire mystique, Jules Verne donne une explication d'ordre rationnel à la fin du récit.


Date de création : 03/03/2013 . 08:29
Dernière modification : 10/06/2013 . 10:10
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Comment expliquer aux gens que des Gandhi, des Luther King ou des Nelson Mandela, mains nues, sans armes, firent bien plus pour leur cause que les casses, les bombes et les meurtres ?

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