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Vie, Existence

 
La vie
 
 
Les problèmes que pose la vie.
" La nature ne fait rien en vain. "
Chacun de nous a une force vitale.
Cette force vitale expliquerait l'adaptation des êtres vivants à  leurs conditions d'existence.
 " La fonction crée l'organe ". C'est en vertu d'une puissance qu'il a en lui que l'être vivant s'adapte aux circonstances.

Pour Darwin, la lutte pour la vie et la sélection naturelle suffisent à rendre compte de l'adaptation de l'être vivant à ses conditions d'existence.
Il faut donc rattacher le mécanisme corporel, en l'homme, tout ce qui ne relève pas de la pensée consciente. Mais il faut ajouter que l'esprit possède un certain pouvoir sur le corps. " Il n'y a aucune limite au dressage de la machine humaine par la pensée " ( Descartes )

La vie renversée

    On nait ... et quand on vieillit, le corps s'endurcit, il devient tellement solide qu'on sait que rien ne peut plus nous arriver. Un jour, nous arrivons au sommet de notre forme, c'est le jour de l'immortalité. Toute la famille, joyeuse, se réunit pour fêter ce qui vient d'arriver. Même le docteur, agenouillé, déclare qu'on n'aura plus besoin de son aide. A nous la liberté.

    Un paradis terrestre, sans contrainte, et donc sans travail pénible.
L'immortalité, le rêve de toutes les générations. Peut-être que les vieux, au lieu de se sentir déprimés, auraient encore envie de résister et de poursuivre. Mais de poursuivre quoi ?
Il faudrait aussi rêver : beau temps éternel, entente cordiale, nature épanouie, occupation constructive de l'esprit et du corps...Promenades dans les bois ou les déserts, escalades de hauts sommets, sans fatigue comme sans soif ??

Chateaubriand : " Ma mère m'infligea la vie ".
Pour Spinoza : " Exister c'est être déterminé ". C'est-à-dire atteindre le but prévisible de notre vie; ce qui ne veut pas dire que l'existence est terminée, mais qu'elle nous a permis de réaliser ce pourquoi nous étions faits. C'est aussi selon Alain : " Dépendre " du sort, de l'avenir, de....Mais on parle aussi de vocation, de fatalité...
Pourtant la " pensée " est une caractéristique de l'homme. L'homme a un esprit et un corps donc l'homme non seulement existe, mais il a conscience d'exister. Exister c'est par conséquent savoir que l'on vit. Toute conscience serait " essence " ( fondement ? ) d'une existence...

Toute conscience serait " essence " d'une existence... L'existence serait aussi accomplissement de l'essence ? Avant tout projet, il faut en connaître la nature; de même, avant de s'interroger sur l'existence de l'homme, conçu comme en devenir, il faut s'interroger sur ce qu'on appelle, son " essence ". St Anselme ( un croyant donc ) est le premier à avoir annoncé que l'essence précédait l'existence. Toute existence présuppose une essence antérieure comme tout signe implique une signification précédente : la connaissance préalable de son symbole. C'est pour ceux qui croient en un Dieu qui aurait créé pour faire vivre.

D'autres philosophes, les existentialistes, au contraire, renversent le rapport devenu classique et considèrent l'existence comme le moyen de conquérir l'" essence ".
Pour Sartre , " l'homme est condamné à être libre ". Il n'a aucun Dieu pour le concevoir et il n'est rien d'autre que ce qu'il se fait lui-même. Dans ce cas notre existence serait à faire à tout moment ??
Pour Sartre encore, l'homme dans une perspective chrétienne ou religieuse, a été créé par Dieu d'après l'idée qu'il s'était faite de lui, à l'image de " l'essence " qu'il avait dans l'esprit. Mais hors de cette perspective religieuse, pour Sartre donc, il n'en est rien. L'homme naît, il existe, il se meut dans un monde dû au hasard, gratuit, où rien n'a été préconçu, préformé, préfabriqué...Le " cogito" = " Je pense donc je suis " de Descartes serait faux. Pour l'homme l'existence précède l'essence. Poser l'essence avant l'existence serait nier toute originalité, toute liberté, toute personnalité. L'essence de l'homme pour ces philosophes n'a rien de prévisible. L'homme se cherche, cherche sa vocation, cherche à se connaître, il est ce qu'il fait. Il doit se chercher longuement avant de se reconnaître, de s'admettre aussi.

Qu'elle soit avant ou après, ils ne nient pas l'essence.
Mais existe-t-elle puisqu'avant d'avoir l'existence, elle n'est rien !!! ? Peut-on vraiment la définir d'ailleurs ? N'est-elle pas ce que " nous sommes " donc ce que nous nous faisons nous-mêmes dans l'existence. Je pense que pour tous en fait, il y a une solidarité entre les deux termes, l'un ne va pas sans l'autre. Enfin disons que toute existence est existence d'une essence. Et c'est l'homme au cours de sa vie qui forge son essence.

Mais la découverte de notre " essence " n'est pas non plus la liberté totale dont parle Sartre et si Dieu existe et seulement si... alors il serait l'existence de l'" essence " . il serait "essence, essence pure ". Pour rester dans l'humain l'homme est toujours en quête de lui-même.
Pendant des siècles de spéculation dogmatique, l'essence a servi de merveilleux amusement dans les disputes de mots, les dissertations..

L' homme et sa destinée

L'homme, animal métaphysicien, à la recherche du " pourquoi " de son être.

La notion de destinée

Destin et destinée

C'est une idée assez commune que la vie d'un être se déroule selon un ordre inflexible auquel il ne peut rien. Le Destin serait seul maître de notre destinée.

Destination et destinée

Mais l'homme croit aussi volontiers que tout se produit, et son exitence même, en vue d'une fin. La destinée d'un être s'expliquerait aussi par sa destination.

Le problème

Dans quelle mesure l'homme est-il responsable de sa destinée ( détermination, fatalisme ) ? La vie humaine a-t-elle un sens ( philosophies de l'absurde ) ?

Le sens de l'existence humaine

Conception théologique

Dieu donne un sens à la vie de l'homme parce qu'il lui enseigne une fin. Notion de vocation, Problème de la prédestination.

Conception métaphysique

L'existence est par elle-même sans raisons et chacun donne à sa vie le sens qu'il veut.

Conception positive

C'est par référence à l'histoire de l'espèce humaine que la vie de chaque  individu prend un sens ( Comte, Marx ).

Conclusion :

La philosophie comme réflexion sur la nature, la condition et la destinée humaines.

Il faut vivre d'abord et philosopher ensuite

Le philosophe jouit à la fois d'un préjugé favorable et d'un préjugé défavorable, on a pour lui quelque admiration instinctive, et en même temps, on est tou prêt à en rire. Il semble d'une part que ses méditations touchent aux problèmes essentiels que pose la condition humaine, mais d'autre part on se le représente volontiers sous la forme de l'astrologue de La Fontaine qui tombe au fond d'un puits. les préoccupations du philosophe sont-elles de pures chimères sans rapport avec la vie ou au contraire la philosophie doit-elle nous aider à vivre ? La sagesse populaire semble considérer que la philosophie est dépourvue de tout intérêt quand elle affirme : " Qu'il faut vivre d'abord , philosopher ensuite ".

La philosophie détourne de la vie :

" Si la nature disait Rousseau nous a destinés à être sains, j'ose presque assurer que l'état de réflexion est un état contre nature et que l'homme qui médite est un animal dépravé. " Penser détourne de vivre. Vivre, c'est agir, et penser consiste d'abord à suspendre l'action. Réfléchir,  c'est se séparer du monde pour rentrer en soi-même, c'est refuser la vie. Aussi voit-on que le philosophe se retire dans sa tour d'ivoire pour se livrer à ses méditations. celle-ci, d'ailleurs, ne font que le détacher davantage de la vie véritable. presque toujours, en effet, elles semblent le conduire à mépriser tout ce dont est faite une vie humaine. les philosophes nous enseignent que ce monde sensible  n'est qu'une apparence, que les objets périssables auxquels nous nous attachons ne sont pas dignes de notre intérêt, qu'il nous faut refuser tout plaisir des sens, nous défaire de toute passion, voire de toute affection, ne nous engager dans aucune action, car toutes sont également vaines. Le portrait que Platon nous donne du philosophe, dans le Théétète, est celui d'un homme qui n'est pas de ce monde. Et le même Platon nous dit fort nettement dans le Phédon que " les véritables philosophes n'ont d'autre souci que d'apprendre à mourir et de vivre comme s'ils étaient déjà morts." On comprend dès lors la réaction du sens commun à l'égard des philosophes; c'est celle que traduit La Fontaine dans le philosophe Scythe ( fables XII, 50 ), quand il dit :



Contre de telles gens, quant à moi, je réclame.
Ils ôtent à nos coeurs le principal ressort;
Ils font cesser de vivre avant que l'on soit mort. 

Apparence abstraite de la philosophie

La plupart des études que l'on groupe sous le nom de philosophie, en effet, ne semblent pas présenter un intérêt vital. On distingue ordinairement la métaphysique, la logique, la psychologie et la morale. Or il est clair que les deux premières de ces disciplines traitent de questions purement abstraites et sans rapport avec les problèmes concrets que l'on rencontre dans la vie quotidienne. Aristophane n'avait pas tort lorsqu'il présentait dans les Nuées, un philosophe suspendu au plafond dans un panier pour " bien pénétrer les choses du ciel ". Métaphysiciens et logiciens, en effet, ne se soucient guère des choses de la terre, lorsqu'ils s'interrogent sur la réalité de l'espace et du temps. Mais la psychologie et la Morale elle-même, que l'on pourrait espérer plus concrètes, commencent d'abord par nous décevoir. Si l'on feuillette un manuel de psychologie on ne peut manquer d'être frappé par le caractère abstrait des problèmes qu'on y étudie; on demande par exemple, quel est le mécanisme de la perception, la nature de l'image, le rôle des concepts. De même un manuel de Morale ne nous propose que des règles essentiellement théoriques et rien, semble-t-il, qui nous permette de résoudre une difficulté pratique, de trancher un cas de conscience. La philosophie est donc bien, comme le disait Aristote après Platon " une science désintéressée " , c'est-à-dire un ensemble de spéculations abstraites inutiles à la vie.

La philosophie devrait être une réflexion sur la vie

Si l'on veut donner à la philosophie un intérêt pratique, en faire une étude de quelque utilité, il faut la considérer, selon le mot de Spinoza, comme " une méditation de la vie ". Socrate représente, par exemple, une conception de la philosophie qui refuse de séparer la pensée de l'action, la réflexion de la vie. Au début de la République, lorsqu'il engage avec Thrasymaque une discussion sur la justice, il dit fort bien : " La discussion ne porte pas ici sur une bagatelle, mais sur la manière dont il faut régler notre vie ". Cette opposition entre une philosophie pratique et une philosophie purement spéculative, on la trouve nettement formulée chez Descartes; parlant de ses découvertes en physique, il écrit en effet : " elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, etc... ( Discours de la Méthode VI ). Mais il est bien remarquable que même dans une semblable conception, il faut " vivre d'abord ". Sur quoi réflécirait-on en effet, si l'on n'avait commencé par vivre ? Descartes lui-même raconte au début du discours de la Méthode qu'avant d'étudier en lui-même, il employa quelques années à étidier dans le livre du monde et à tâcher d'acquérir quelque expérience. " ( I fin ). Ainsi le sens commun semble avoir raison de toute façon: que l'on considère la philosophie comme une spéculation abstraite ou comme une méditation sur la vie, " il faut vivre d'abord, philosopher ensuite ".

Qu'on ne peut vivre sans philosopher

Vivre, c'est penser

Il est clair, cependant, qu'affirmer la primauté de la vie sur la philosophie c'est déjà philosopher. Reprocher au philosophe de se perdre dans des spéculations abstraites sans intérêt vital, c'est déjà se faire une certaine conception de ce qui constitue l'intérêt de la vie, et une semblable conception est précisément ce qu'on appelle couramment " une philosophie " . L'on fait de la philosophie comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. C'est que l'homme est un animal raisonnable qui ne peut se contenter de vivre selon ses intincts; ou s'il s'en contente, c'est parce qu'il juge préférable cette façon de vivre. Vivere est cogitare, vivre c'est penser disait Ciceron, et il est bien vrai que, quoi qu'il fasse, l'homme ne peut vivre comme un animal parcequ'il sait comment il vit et choisit la façon de vivre qui lui paraît la meilleure. Ce savoir et ce choix sont l'oeuvre de la pensée et la pensée du philosophe a finalement le même objet que la pensée du profane. Parcequ'il est un être  pensant, l'homme ne saurait vivre sans philosopher. Le vrai problème est seulement de déterminer quels doivent être les rapports de la vie et de la pensée, de l'action et de la réflexion.

Toute philosophie est à la fois spéculative et pratique

L'opposition entre une philosophie qui serait uniquement spéculative et  une philosophie essentiellement pratique est assez superficielle. Toute philosophie est à la fois spéculative et pratique : c'est toujours à la sagesse, c'est-à-dire à un certain art de vivre, que vise le philosophe, mais c'est par la réflexion, la méditation, qu'il cherche à l'atteindre. Si l'on reprend les divisions traditionnelles de la philosophie, il faut dire que la Morale constitue la fin dernière des études philosophiques; l'essentiel est toujours de se conduire. mais la psychologie, la Logique et la Métaphysique représentent un ensemble de recherches indispensables à qui veut, selon le mot de Descartes, " voir clair en ses actions et marcher avec assurance en cette vie. " ( Discours , I ). La Métaphysique notamment, où l'on voit le type de la discipline entièrement  spéculative et sans intérêt pratique, paraît constituer le fondement nécessaire de toute sagesse. L'attitude morale de chacun de nous est, en effet, étroitement liée à ses croyances métaphysiques; un matérialiste et un spiritualiste, par exemple, n'auront pas la même attitude en face du suicide. De même l'étude des conditions de la connaissance n'est pas sans intérêt pratique si l'on comprend que la question : " Que dois-je faire ? " est liée à cette autre question : " Que puis-je savoir ? " En d'autres termes, la connaissance de la vérité paraît être la condition indispensable de la conduite rationnelle de la vie. " Toute connaissance, dit Alain, est bonne au philosophe autant qu'elle conduit à la sagesse ".

Vrais rapports de la philosophie et de la vie

Ainsi la philosophie nous apparaît comme une réflexion sur la condition humaine destinée à fonder un art de vivre. " Ce mot de philosophie, disait Descartes, signifie l'étude de la sagesse, et par la sagesse on n'entend pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l'homme peut savoir,  tant pour la conduite de sa vie que pour la conservation de la santé et l'invention de tous les arts " ( Principes de  la philosophie, Lettre-préface ). Le philosophe a deux écueil à éviter :  le premier serait une doctrine de l'action fondée sur une réflexion insuffisante; le secon, une pensée purement spéculative, séparée de l'action. La philosophie doit détacher d'abord l'homme du monde, et c'est le moment de la réflexion; car l'expérience n'instruit que celui qui cherche à en dégager les elçons. mais ce détour par le monde des idées n'est qu'un moyen et il faut en revenir au monde et c'est le moment de l'action; car la méditation serait vaine si elle ne devrait finir par inspirer la conduite. Le philosophe est celui que penser n'empêche pas de vivre, ni vivre de penser.

Conclusion :

En définitive, la sagesse populaire n'est pas tellement éloignée de la pensée philosophique quand elle affirme qu'il faut vivre d'abord et philosopher ensuite. ce qui est essentiel pour l'homme, c'est l'usage qu'il fait de cette vie. Mais précisément il n'en peut faire un bon usage qu'à la condition de réfléchir sur elle. Pour savoir comment doit vivre l'homme, il faut savoir ce qu'il est, ce qu'est le monde dans lequel il vit, comment il peut le connaître et avoir prise sur lui. Telle est la réflexion, " mouvement critique, dit Alain, qui, de toutes les connaissances, revient toujours à celui qui les forme, en vue de le rendre plus sage". Sans doute les hommes réfléchissent-ils plus ou moins, et en ce sens ils sont plus ou moins philosophes; mais il n'en est peut-être pas un seul qui vive sans philosopher.

Rôle de l'imagination dans la vie courante

Partir des différents sens  du mot imaginer et, puisqu'il s'agit de la vie courante, retenir le sens courant. Aux yeux du sens commun, l'imagination est essentiellement " maîtresse d'erreur et de fausseté " ( Pascal ); c'est la " folle du logis " ( Malabranche ). Quand on parle de frapper les imaginations, quand on dit d'un homme qu'il est victime de son imagination, qund on songe aux maldes imaginaires, l'imagination apparaît toujours comme la faculté de se représenter ce qui n'est pas. Que cette faculté soit puissante, l'expérience commune en témoigne ; il s'agit de préciser le rôle qu'elle joue dans la vie courante en voyant successivement comment elle intervient dans nos opinions, dans nos sentiments et dans nos actions. Pour cela nous nous demandons quel est son mécanisme, quels sont ses effets ordinaires et quelle attitude l'homme doit observer à son égard.

La connaissance et les opinions

Mécanisme

Constater l'existence et le succès de la Publicité. Comment se fait-il qu'il suffise de faire afficher sur les murs " tel produit est le meilleur ", sans avancer l'ombre d'une preuve, pour que ce prduit soit acheté de préférence à d'autres ? La publicité ne se contente pas de faire connaître un produit, elle dispose les clients à demander ce produit à leurs marchands. Pour le comprendre, il faut revenir à l'exemple célèbre, emprunté par Pascal à Montaigne : " Le plus grand philosophe du monde sur une planche plus large qu'il ne faut, s'il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra " ( Pensées II, 82, éd. Brunschvicg ). C'est que l'imagination est une pensée portée par tout le corps, une pensée nourrie de mouvements ou d'ébauches de mouvement. Imaginer, c'est penser selon les affections corporelles ( Descartes disait que l'imagination est la pensée en  tant qu'elle est tournée vers le corps ) et c'est pourquoi l'imagination nous touche plus que l'entendement; de là sa puissance de persuasion. Des images nous donnent envie d'aller dans tel pays, d'employer tel savon ou de boire tel apéritif, mieux que ne sauraient faire des arguments.

Effets

La plupart de nos jugements sont oeuvre d'imagination. Exemple de nos opinions sur autrui : autrui nous est sympathique ou antipathique ( attitude émotive, purement subjective ), et nous traduisons : autrui est bon ou méchant, intelligent ou stupide. D'une façon générale nous croyons le plus volontiers ce qui nous touche; telle est la crédulité. " Ce que le  désir engendre, remarque Valéry , est toujours ce qu'il y a  de plus clair". Il est même fréquent que de deux  explications, la moins rationnelle soit préférée parce qu'elle est plus  émouvante. Les histoires merveilleuses ou terrifiantes, qui parlent au coeur plus qu'à la raison, sont aisément crues. Montaigne, qui dénonçait si justement la puissance trompeuse de l'imagination, accordait pourtant quelque crédit à des récits invraissemblables. ( Essais I, 20, notamment l'exemple de Cippus, roi d'Italie, " lequel pour avoir assisté le jour, avec grande affection, au combat des taureaux et avoir eu en songe toute la nuit des cornes dans la tête, les produisit en son front par la force de l'imagination " ). Ce qu'on appelle frapper les imaginations, c'est présenter une idée sous une forme sous une forme telle qu'elle provoque une émotion; il s'agit d'imposer une attitude corporelle et les personnes suivent ( Cf. la Propagande ).

Éthique

L'homme peut-il résister à la Publicité, à la Propagande ? Quand le philosophe est sur sa planche, la voix de la raison peut-elle l'emporter sur celle de l'imagination ? C'est plus difficile qu'on ne croit. Il faut un long apprentissage et une ferme volonté pour se rendre capable de  distinguer les  lumières de  l'entendement des vives clartés de l'imagination. Noter ici l'importance de la culture scientifique : la connaissance de l'ordre extérieur est ce qui nous délivre le mieux de l'imagination. c'est  l'astronomie, c'est-à-dire l'observation de phénomènes strictement réglés par des lois, qui a fait passer l'esprit humain de " l'état théologique " ( où selon Comte, règne l'imagination ) à " l'état positif ". Aussi Alain dit-il qu'il faut " contempler astronomiquement tout ". cela signifie qu'il faut juger froidement pour juger correctement; dès que la chose ou l'événement nous touche, dès que nous sommes émus, nous courons le risque de céder à l'imagination et de juger mal. Le conseil que donnait Descartes, de suspendre son jugement aussi longtemps qu'un doute est possible est difficile à suivre; il faut s'y efforcer pourtant si l'on veut échapper aux vains prestiges de l'imagination et connaître au lieu de rêver.

Les sentiments et le bonheur

Mécanisme

Nous venons de voir que dans l'imagination, l'affection corporelle détermine le jugement; mais en retour le jugement fortifie  l'affection corporelle : je juge une chose bonne pour moi parce que je la désire, mais l'ayant jugée bonne, je la désire davantage. C'est ainsi que l'imagination nourrit le sentiment  ou plutôt la passion. Ce qui caractérise le passionné, c'est en effet cet accord entre les mouvements de l'âme et ceux du corps; d'où le bonheur de la passion qui tient à ceci que l'on fait de tout son  ce que l'on fait. Se passionner, c'est se donner corps et âme, et l'imagination intervient précisément pour tresser et renforcer cette liaison des sentiments et des pensées. Son travail est fort bien décrit par Stendhal, dans De l'Amour, sous le nom de " cristllisation ": l'émotion suggère des pensées qui en retour prolongent et fortifient l'émotion, et ainsi naît la passion. Il faut comprendre en effet, comme l'avait bien vu Descartes, qu'il y a dans l'imagination une action réciproque de l'âme sur le corps et du corps sur l'âme: le trouble affectif est tantôt la cause et tantôt la conséquence des pensées d'imagination ( CF. Traité des passions. )

Effets

Cette intervention de l'imagination dans nos sentiments est remarquable déjà au niveau le plus bas de l'affectivité, dans l'humeur : c'est l'état de notre corps qui donne à nos rêveries les plus ordinaires leur caractère gai ou triste. " De quoi donc dépend l'état de l'âme ? " demandait Maine de  Biran; et il répondait : " Je sens  toujours son état déterminé par tel ou tel état du corps, toujours remué au gré des impressions du dehors, elle est affaissée ou élevée, triste ou joyeuse, calme ou agitée selon la température de l'air, selon une bonne ou mauvaise digestion " ( Cahier Journal, 27 mai 1794 ). Ces changements d'humeur qui nous font paraître les mêmes spectacles tantôt agréables, ce sont proprement des effets d'imagination. De même l'imagination fait une partie de nos plaisirs et de nos douleurs, même quand il s'agit de plaisirs et de douleurs que l'on nomme physiques; il est bien connu, par exemple, que le patient, chez le dentiste, ajoute à son mal en l'imaginant. Nous avons déjà vu, à propos du mécanisme de l'imagination, le rôle qu'elle joue dans la passion; les tourments de l'envieux ou du jaloux sont essentiellement imaginaires. il resterait à noter ici la part de l'imagination dans le sentiment esthétique: la joie que donne un beau poème tient sans doute à cette réconciliation entre le corps et l'esprit, " entre ce qui dans e et ce qui pense ",  comme dit Alain ( vingt leçons sur les beaux arts ), à laquelle on reconnaît l'imagination.

Éthique

Le plus souvent, il est vrai, l'homme a son imagination pour ennemie, selon une expression de Stendhal. Il est rare que celui qui s'abandonne à son imagination soit heureux. mais puisque nos sentiments, nos joies et nos peines, notre bonheur et notre malheur dépendent ainsi de l'imagination, il peut y avoir un bon usage de l'imagination. On en trouverait les règles dans certaines des lettres que Descartes adressait à la Princesse Elisabeth. Descartes remarque en effet " qu'une personne qui aurait d'ailleurs toutes sortes de sujets d'être contente, mais qui verrait continuellement représenter devant soi des tragédies, dont tous les actes fussent funestes, et qui ne s'occuperait à considérer que des objets de tristesse ou de pitié qu'elle sût être feints et fabuleux en sorte qu'ils ne fissent que tirer des larmes de ses yeux et émouvoir son imagination sans toucher son entendement", une telle personne sombrerait immanquablement dans la tristesse ( mai-juin 1645 ). Aussi conseille-t-il au contraire d'examiner avec l'entendement seul les objets de souci et de peine et de n'employer son imagination qu'à considérer des spectacles  agréables. Il ne s'agit pas de s'aveugler sur ce qui est, mais de refuser d'ajouter des maux imaginaires aux maux réels.

L'action et le corps

Mécanisme

Contrairement à ce que l'on dit souvent, Descartes insiste beaucoup sur l'étroite liaison de l'âme et du corps : " Je ne suis pas logé dans mon corps ainsi qu'un pilote dans son navire, dit-il, mais outre cela je suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé que je compose comme un seul tout avec lui " ( Méditations, VI ). Pour incompréhensible que nous soit le mécanisme par lequel le corps agit sur l'âme et l'âme sur le corps, il nous faut pourtant bien constater son existence et voir toutes ses conséquences. On pourrait distinguer une imagination passive ( les pensées suivant les attitudes corporelles ) et une imagination active ( les attitudes corporelles suivant les pensées ). C'est cette dernière qui intervient dans bon nombre de nos mouvements et de nos états qui échappent au contrôle de la volonté. Dans le vertige, par exemple, quand il n'est pas dû à des troubles physiologiques caractérisés, c'est l'image même de la chute qui provoque la chute. Par l'étroite union de l'âme et du corps, en effet, imaginer que l'on tombe, c'est esquisser déjà le mouvement de tomber.

Effets

Par là s'expliquent certains effets étonnants de l'imagination, depuis longtemps reconnus par la sagesse commune. On dit qu'un homme se fait du mauvais sang ou que la tristesse le ronge, et l'on entend par là que des " idées noires "  ruinent sa santé. or le Docteur Georges Dumas a montré, par des mesures très précises, que ces expressions répondaient bien à la réalité : un homme triste élimine moins de gaz carbonique et d'urée qu'un homme gai, si bien que peu à peu il s'empoisonne. L'on saisit bien ici la différence entre les pensées d'imagination et les pensées d'entendement : les calculs du mathématicien ou les observations du naturaliste n'altèrent point la santé ; c'est que ces pensées relèvent du seul entendement et ne sont point liées à des affections corporelles; au contraire, le candidat qui s'imagine qu'il ne sait rien et qu'il va échouer à son examen subit les répercussions physiologiques de ses pensées. ceux qu'on appelle les malades imaginaires sont souvent réellement malades, mais leur maladie est le fruit de leur imagination. Montaigne racontait déjà qu'une femme, croyant avoir avalé une épingle, fut malade jusqu'à ce qu'un médecin prétendît l'avoir l'avoir délivrée de cette épingle imaginaire ( Essais, I, 20 ).

Éthique

De cette " étroite couture de l'esprit et du corps " ( Montaigne ), il résulte que l'on peut soigner l'âme par le corps et le corps par l'âme. " Contre les peines morales, conseillait cyniquement Stendhal, le vin de Champagne ", et chacun sait bien  chasser les pensées importunes en occupant son corps à quelque action difficile. L'art délivre des soucis  en disposant harmonieusement et selon le beau, le corps et l'âme. De même par la gymnastique l'homme peut, dans une certaine mesure, gouverner ses pensées. " Dans les moments d'anxiété, dit Alain, n'essayez point , car votre raisonnement se tournera en pointes contre vous-mêmes; mais plutôt ces élévations et flexions des bras que l'on apprend en sport, le résultat vous étonnera. Ainsi le maître de philosophie renvoie au maître de sport. ( Propos sur le bonheur ). mais inversement on peut soigner le corps par l'âme. Chacun sait qu'un bon moral est pour tout malade un facteur important de guérison. descartes disait même qu'ayant hérité de sa mère " une toux sèche et une couleur pâle " qui le faisaient condamner de tous les médecins, il s'en était tiré grâce à une hygiène purement morale : " Je crois que l'inclination que j'ai toujours eue à regarder les choses qui se présentaient du biais qui me les pouvait rendre le plus agréables, et à faire que mon principal contentement ne dépendît que de moi seul, est cause de cette indisposition, qui m'était comme naturelle, s'est peu à peu entièrement passée. ( Lettre à Élisabeth, mai-juin 1645 ).

Conclusion

Le rôle important que joue l'imagination dans la vie courante ne doit pas nous étonner. L'imagination, c'est la pensée en tant qu'elle est liée à des affections corporelle et la condition humaine est telle que nous ne pouvons guère penser en oubliant notre corps.  L'homme n'est pas un pur esprit et c'est pourquoi il imagine. On peut d'en plaindre ou s'en réjouir, cele ne change rien au fait. il serait vain de dresser un tableau des avantages et des inconvénients de l'imagination, pour voir de quel côté s'incline la balance. Mieux vaut comprendre le mécanisme de l'imagination afin d'en tirer le meilleur parti possible pour la conduite de sa vie. C'est en effet d'une prudente et ferme discipline de l'imagination que dépendent, en grande partie, trois biens auxquels tout homme aspire : la santé, le bonheur et la vérité.


Date de création : 23/05/2008 . 20:33
Dernière modification : 14/04/2015 . 20:20
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par samy le 07/06/2008 . 18:28
Ton petit article, bien que bref, nous fait réfléchir ! Il pose le délicat problème de notre liberté de choix, autrement dit du libre arbitre : avons-nous la possibilité de choisir librement, en toute connaissance de cause ? Ou sommes-nous déterminés depuis notre naissance et notre liberté n’est-elle qu’illusion ?

La citation de Chateaubriand est une première réponse : nous ne choisissons pas de naître ; la vie nous est donnée, imposée par nos parents qui ont décidé (librement ?) de nous concevoir. Et le verbe « infliger » qu’il emploie ici suggère qu’il s’agit d’une épreuve dont il se serait bien passé. La vie, en effet, n’est pas toujours drôle : nous connaissons presque tous des difficultés, des malheurs, des contraintes, des déceptions, des chagrins ; de plus, la mort, inexorable, nous attend tous. J’ai retrouvé cette même idée chez Cioran dans « De l’inconvénient d’être né » où il écrit : « Avoir commis tous les crimes, hormis celui d’être père » ; ou encore : « Naissance et chaînes sont synonymes. Voir le jour, voir des menottes… » Plus récemment, Michel Onfray, dans « Féeries anatomiques », évoque cette « incompressible pulsion génésique qui mène le bal » et il souligne que « chacun dispose des moyens de ne pas mettre sa chair au service de plus que ce qu’elle subit déjà : ne pas engendrer… » Il fait allusion, bien sûr, à la contraception qui « signe la première des puissances sur soi » et il nous indique bien qu’il ne se résout à aucune fatalité : « ce que peut la nature, la culture le déborde, l’augmente, le raffine . »

Je pense que les croyants n’ont pas, de la vie, cette conception aussi négative et pessimiste : au contraire, ils pensent qu’il s’agit d’un don de Dieu et que s’ils souffrent, c’est que Dieu les laisse libres d’une part, et sans doute, qu’ils ont commis une faute … ! Mais ceci est une autre histoire… l’athéisme ne conduit pas non plus à autant de pessimisme. Il est possible, même sans aucune idée de transcendance de vivre bien, de connaître des moments de bonheur ; je pense à Romain Rolland, lorsqu’il parle de ce « sentiment océanique » devant la nature, sentiment que tout est là, maintenant, et que l’on fait partie de ce Tout, sentiment d’éternité, sentiment « d’être une partie d’une réalité mystérieuse et infinie », nous dit Pierre Hadot. Et il ajoute : « Nous pouvons nous dire aussi :je suis là, ici, vivant, et cela suffit, c’est à dire que nous pouvons prendre conscience de la valeur de l’existence, jouir du plaisir d’exister » et peut-être essayer de nous convaincre, comme Epicure, que « la mort n’est rien / …/ elle n’est en rapport ni avec les vivants ni avec les morts, puisque, pour les uns, elle n’est pas et que les autres ne sont plus »

Mais pour revenir à la question du libre arbitre, qu’en est-il de la volonté ? Il me semble que lorsque je dois prendre une décision, choisir, je peux le faire librement; mais sans doute n’est-ce qu’une illusion ? Nous sommes certainement plus ou moins déterminés, conditionnés, depuis notre conception même, par l’hérédité, notre milieu : familial, social, géographique, etc. Et tout le long de notre existence, nos relations, nos épreuves, nos fréquentations, tous les évènements heureux ou malheureux de notre vie nous déterminent aussi, constituent notre personnalité. André Comte Sponville exprime bien cette idée dans son livre « Traité du Désespoir et de la Béatitude » : « Le moi n’est pas un être mais une histoire. Il est ce qu’il fait, et ce qu’il fait le fait. » ou aussi : « Le moi n’est sujet de ses actes qu’autant qu’il est assujetti à ses causes. » Et encore : « On ne se choisit pas ; on se subit. » Et c’est exactement ce que nous dit Spinoza aussi : « L’âme est déterminée à vouloir ceci ou cela par une cause qui est aussi déterminée par une autre, et cette autre l’est à son tour par une autre, et ainsi à l’infini. »

Pour Sartre, il me semble comprendre que pour lui, l’homme est fondamentalement libre. Il est « le projet premier de lui-même. » Il choisit entièrement sa vie ; il est donc totalement responsable de ses actes et l’on peut comprendre qu’il en éprouve de l’angoisse. « Rien ne peut m’assurer contre moi-même, coupé du monde et de mon essence par ce néant que je suis, j’ai à réaliser le sens du monde et de mon essence. » J’ai l’impression qu’il remplace Dieu par l’homme ; il croit en l’avenir de l’homme ; cela relève de la foi, d’une foi en l’homme… Je comprends moins cette position que celle de Spinoza , qui me semble plus en accord avec la Nature et le fait que le monde est ce qu’il est, qu’il ne s’est pas choisi, l’être humain pas plus que le reste, et donc que l’être est condamné à n’être pas libre…

Mais, comme tu le dis, ces deux conceptions se rejoignent dans la vie de tous les jours : notre existence est à faire à tout moment. Totale responsabilité pour Sartre, observance des règles d‘une morale, donc angoisse, faute possible, culpabilité, jugement…Pour Spinoza, nous ne pouvons nous choisir, ni choisir le monde auquel nous appartenons, mais cela n’implique aucune fatalité. L’exercice de la volonté est possible. En fait, vouloir c’est agir : aussi longtemps que l’on hésite entre deux ou plusieurs solutions, on ne choisit rien. C’est l’action, la décision réelle qui fait que l’on choisit, nécessairement, et que l’on est aussi cause de ce choix. Pour Spinoza, le fait que nous soyons déterminés ne signifie pas que tout se vaut et qu’il n’y ait plus de morale. Celle-ci est certes infondée et illusoire, mais nous en avons besoin pour vivre bien, pour construire notre existence, pour notre plaisir, pour notre recherche du bonheur ; une morale est indispensable et bienfaisante.

En définitive, déterminés ou non, il est clair que nous sommes capables d’agir : nous sommes amenés à prendre des décisions, à opérer des choix. C’est une pratique qui se « travaille » aussi, qui s’apprend. L’éducation est, je le crois, d’une importance capitale ici. Le moi se construit jour après jour, mais surtout dès la première enfance. Michel Onfray parle de « sculpture de soi » et de « dressage neuronal » ; il ne nie pas nos déterminismes, mais il propose de les dépasser, pour parvenir à une éthique qui se construit, par un travail volontariste, grâce à notre désir, notre énergie vitale, notre puissance d’exister. Il n’y a donc pas de fatalité et même la nécessité de la Nature peut être adoucie, modifiée, « corrigée » dans une certaine mesure, pour le bien de l’homme, pour « une intersubjectivité pacifiée, joyeuse, heureuse, une paix de l’âme et de l’esprit ; une tranquillité d’être/ …/la soumission drastique de l’animal en chacun et la naissance de l’humain en l’homme. »

J’ai envie de dire enfin que depuis fort longtemps les hommes luttent contre certains effets très désagréables du déterminisme naturel : en particulier dans le secteur de la santé, par la médecine. Nous connaissons la chirurgie, les greffes, les divers médicaments qui sont là pour s’opposer aux déterminismes dévastateurs de la nécessité naturelle ; de nos jours, je pense aux techniques nouvelles dont on entend parler mais qui font encore peur : la transgénèse (intervenir sur le gène) qui est prometteuse ; le clonage thérapeutique ; l’eugénisme, dans le but de réduire le nombre de vies malheureuses dans le monde ; mais la possibilité aussi de mourir volontairement, lorsque la vie n’est plus que souffrance… Il me semble que ces nouvelles techniques ouvrent la voie vers une post-humanité, moins dépendante des déterminismes de la nature, dans le seul but d’éviter les souffrances et de favoriser le bien-être, la joie de vivre, des existences sereines et heureuses.


Samy

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Dire du mal des autres est une façon malhonnête de se flatter.( Oscar Wilde )

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