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Histoire  élémentaire


 
Afrique du Sud

 

Les grandes découvertes

La route de l'Inde

 Trois mille ans avant que Vasco de Gama ne découvre une route des Indes contournant le Continent Africain, les Arabes du Sud de la Péninsule naviguaient déjà jusqu'en Inde et en Chine, jouant ainsi les intermédiaires commerciaux entre l'Asie et l'Égypte.

En 1482, après les premières reconnaissances, l'explorateur Don Diego Cão atteint l'embouchure du Congo, les côtes de l’actuel Angola et même la latitude de 22° Sud.
En 1484, deux Portugais dont Don Diego Cão ( ou Cam ) et Martin Behaim, franchissent l’équateur; ils recueillent alors de précieux renseignements sur les côtes du sud de l’Afrique et, notamment, sur celles de la partie orientale ( Océan Indien ), alors totalement inconnues; on leur parle de l’existence d’une  île immense, l’île de la Lune ( Madagascar ).
En 1486
don Diego Cão atteint le Cape Cross dans l'actuelle Namibie.
Ils plantent des repères de pierre à chacune de leurs escales afin de marquer l’emprise portugaise sur ces terres nouvelles. Mais vaincu par l’appréhension  d’un voyage sans fin et d’un retour s’éloignant de plus en plus, ils rebroussent chemin sans avoir trouvé le passage recherché.

Par deux fois, en 1485 et 1488, le Portugal avait officiellement refusé l'idée de Christophe Colomb de rallier les Indes en naviguant vers l'Ouest. Les experts du roi Jean II de Portugal pensaient en effet que les estimations de distance fournies par Colomb ( 3 800 km ) étaient sous-évaluées.

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Bateau souvenir vu au Musée Diaz



En 1488 le Portugais Bartolomeo Diaz double la pointe de l’Afrique et le cap qu’il baptise “ cap des Tempêtes” ( Cabo das Tormentas ) et continue jusqu'à l'actuel Port Elizabeth prouvant que l'océan Indien est accessible par l'Atlantique.  Le roi du Portugal, Jean II, fera adopter plus tard le nom de “ Cap de Bonne Espérance ”  ( Cabo da Boa Esperança ) à cause de l'espoir suscité par la possibilité d'une route vers l'Inde.

Musée Bartolomeo Diaz : Créé en 1988 pour le 500 e anniversaire du débarquement du Portugais Bartolomeu Dias, le 3 février 1488, ce musée abrite une réplique de la caravelle du navigateur, premier Européen à avoir franchi la pointe sud de l'Afrique.

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Les pionniers

Les Boers, mot venant du néerlandais et, signifiant « paysan », est finalement le nom donné aux pionniers blancs d'Afrique du Sud, essentiellement originaires des régions néerlandophones d'Europe, tant des provinces indépendantes du nord alors appelées Provinces-Unies ( actuels Pays-Bas ) que des provinces du sud sous domination espagnole dénommées Pays-Bas espagnols, mais venant aussi d'Allemagne et de France.

Le 6 avril 1652, au commandement de cinq navires de la compagnie néerlandaise des Indes orientales, le capitaine Jan van Riebeeck débarque dans la baie de la Table près de la péninsule du Cap de Bonne-Espérance, à la pointe sud-ouest de l'Afrique. C'est avec quatre-vingt-dix pionniers dont seulement huit femmes qu'il fonde Le Cap, la cité-mère de la future République d'Afrique du Sud, alors simple comptoir commercial sur la route des Indes. C'est avec quatre-vingt-dix pionniers dont seulement huit femmes qu'il fonde Le Cap.

Le Cap : Tout au long du XIXe siècle, la colonie du Cap connaît un développement économique, politique territorial et démographique sans précédent.

Lors de la formation de l'Union Sud-Africaine en 1910, elle perd son autonomie politique pour devenir la province du Cap, la plus grande des provinces du Dominion mais la moins densément peuplée.

Les années de l'apartheid

L'union sud africaine devient en 1910 une colonie autonome au sein du Commonwealth. les restrictions imposées aux non-blancs suscitent en 1912 la création du South African Native National Congress. La revendication identitaire des Afrikaners s'affrime tandis que monte en puissance le National Party. Celui-ci prend le pouvoir en 1948 et commence immédiatement à mettre en place l'apartheid, la ségrégation raciale, Nelson Mandela est arrêté. La population était divisée en groupes raciaux, l'enseignement était limitée selon la couleur de la peau.

District 6 : L'endroit a été ainsi nommé en 1867. Il se situait au Cap vers les quartiers de Tennant Road, Waal Drive et Cambridge Street.  Au début du XXe siècle, c'était un lieu résidentiel animé par plusieurs communautés d'artisans, de commerçants, avec de nombreux immigrants comme les Malais du Cap amenés par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales pendant son administration de la Colonie du Cap.

 Le 11 février 1966, le gouvernement avoua que le District Six ne devait être habité que par les Blancs, et la destruction commença en 1968. Les anciennes maisons de la zone de District Six furent rasées.

Mais après la Seconde Guerre mondiale, lors du début de l'Apartheid, le District Six était très cosmopolite. Il hébergeait de nombreux Malais du Cap, musulmans, ainsi que des Noirs, des Afrikaans, des Blancs et des Indiens.  District 6  est célèbre à cause de la déportation de ses 60 000 habitants, en 1982, ils furent déplacés à 25 kilomètres, dans le township de Cape Flats ( pendant l'Apartheid ), suivi de sa destruction. Le gouvernement donna plusieurs raisons à la destruction de ce quartier dont la nécessaire séparation des ethnies en accord avec la philosophie de l'ApartheidLa philosophie de l'Apartheid, était la mise en évidence de l'insalubrité, de la dangerosité de la zone et de l'immoralité qui y régnait. Les habitants toutefois estimèrent qu'il s'agissait de mauvaises raisons, et que le gouvernement souhaitait récupérer cette zone très proche du centre ville, du port et de la montagne de la Table.

Actuellement, l'université du Cap s'est installée sur une partie de l'endroit, mais tout le reste est resté abandonné à l'état de terrain vague.
Toutefois, le gouvernement qui a succédé à la fin de l'Apartheid, en 1994, a écouté les revendications des anciens habitants, et envisage une aide à la reconstruction.

Le 31 mai 1902 a été décrétée la fin de la guerre des Boers.

- 1913: le parti Afrikaner, qui gouverne alors l'Afrique du sud sous tutelle anglaise, compte bien pérenniser sa présence et sa suprématie.
Le conflit entre afrikaners et britanniques à peine calmé, la minorité blanche du pays va devoir faire face au problème posé par la majorité noire qui a beaucoup grossi entre temps et commence à s'organiser. Il répond à cette crainte, déjà, en inventant l'apartheid.

Devenu chef du gouvernement nationaliste ( 1924-1933 ), la priorité d'Hertzog est d'arracher les quelques 160 000 petits blancs à leur misère en embauchant massivement des blancs non qualifiés dans les services publics et en étendant la législation sur les emplois réservés aux blancs dans l'industrie et le commerce. Une de ses premières mesures symboliques est aussi de remplacer le néerlandais par l'afrikaans  comme langue officielle à côté de l'anglais. Il met également en œuvre une consultation populaire pour choisir un hymne national aux couleurs britanniques. Le nouveau drapeau national d'Afrique du Sud qu'il fait adopter par le parlement en 1927 symbolise exclusivement l'histoire blanche du pays.

- L' Union sud-africaine devient la République sud-africaine, le 31 mai 1961. La République d'Afrique du Sud est créée, ne conservant aucun lien avec le Royaume Uni. Le pouvoir sans partage des afrikaners va pouvoir s’acharner sans frein à développer l‘apartheid.

- 1966 : La mise en œuvre de celle-ci s'achemine vers l'attribution de 18% de la surface du pays aux territoires noirs, qu'on appelle des "homelands " ou " bantoustans ", pour y abriter plus de 80% de la population.
Selon le " Native Land act " , chaque ethnie devra se " développer " sur son propre territoire, n'entretenant que d'éventuelles relations économiques avec les autres ( mais il faut bien des travailleurs noirs pour " développer " les mines et les domaines des blancs...!). L'avenir des blancs pourra alors s'épanouir dans de vastes zones fertiles ou riches en minéraux, que les noirs pourront d’ailleurs contribuer à développer comme "travailleur  migrants ", depuis leurs homelands.

- En 1986 les émeutes et manifestations anti-apartheid se multiplient partout, amenant le gouvernement afrikaan à instaurer un état d'urgence qui va durer cinq ans.
Un blocus économique international de l'Afrique du sud est déclenché à l’initiative des États Unis, très fiers d'avoir enfin aboli chez eux la discrimination raciale.
- Jusqu'en 1989, le premier ministre Pieter Botha et les afrikaners mènent une lutte acharnée pour la pérennisation d'une politique d'apartheid, allant jusqu'à réécrire la constitution de la république.
Pourtant l'opinion blanche bascule lentement et en 1989 Frederik De Klerk est élu à la tête du pays pour le réformer.
Des négociations s'engagent alors en Namibie avec le SWAPO pour aboutir à la déclaration d'indépendance en mars 1990.
La même année, Nelson Mandela est libéré après 27 ans passés en prison.
On vote alors l'abolition de la ségrégation raciale dans les lieux publics. Rapidement on accorde le droit de vote aux noirs et les premières élections multiraciales sont remportées par l'ANC en 1994.

Le Congrès national africain ( ou ANC pour African National Congress en anglais ) est un parti politique d'Afrique du Sud membre de l'Internationale socialiste.

Nelson Mandela devient président de la République.

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L'ancien drapeau d'après 1914 et le drapeau qui réconcilie
Le dernier drapeau de l'Afrique du Sud est le symbole de l'histoire délicate du pays qu'il représente. Il a été adopté le 27 avril 1994, pour marquer le tournant dans la politique de ce pays. Il correspond à la date des premières élections multiraciales qui ont permis à Nelson Mandela d'accéder à la présidence de la République : .
Ce drapeau de l'Afrique du Sud fait le lien entre l'ANC ( parti politique  fondé pour défendre les droits et libertés des peuples africains alors dominés par une minorité blanche ) dont les couleurs sont le noir, le vert et le jaune et l'ancienne république des Boers ( colons d'Afrique du Sud ) avec le rouge, le blanc et le bleu. Le motif " y " renversé montrerait alors leur convergence et leur unification.
La deuxième symbolique attribuée au drapeau de l'Afrique du Sud serait que les différentes couleurs porteraient intrinsèquement leur propre signification : le bleu et le vert représenteraient le ciel, la mer ( 2798 m de côtes ) et la terre, la nature. Le noir et le blanc les natifs africains et européens. Le jaune du drapeau représenterait la richesse aurifère du pays. Le rouge, le sang versé lors des conflits. Le y renversé du drapeau, quant à lui, marquerait la jonction et l'union de tous les éléments.

Robben Island : Elle tient tristement sa célébrité de son ancienne prison politique sous l'apartheid, dont Nelson Mandela qui y fut  détenu 18 ans sur 25 ans de prison. Aujourd'hui elle est devenue musée.
La prison de Pollsmoor aussi est connue pour ses conditions de vie très rudes. Les prisonniers étaient  séparés selon leur couleur de peau, les prisonniers noirs recevant les plus petites rations. Les prisonniers politiques, dont faisait partie Nelson Mandela, étaient séparés des criminels de droit commun et avaient  encore moins de droits. Mandela étant un prisonnier de classe D ( la plus basse classe), il n'avait droit qu'à un visiteur et une lettre tous les six mois.
 

 

Albanie


Le démentiel huis clos de l'Albanie communiste  a duré près de 50 ans : un demi siècle ! Avec l’écroulement du régime communiste d’Enver Hoxha  le peuple a été libéré, un peu brutalement de la dictature et a parfois essayé de goûter à l'excès de liberté.
Un  musée est dédié « aux victimes innocentes d’espionnage, de persécutions, d’arrestations, de condamnations et d’exécutions par un régime qui ambitionnait d’instaurer un plein contrôle sur les corps et les âmes » de ses citoyens, précise une plaque à l’entrée du musée.

Tenu d'une main de fer par Enver Hoxha, intellectuel dandy et prof de français formé à Montpellier, devenu représentant d'un marxisme-léninisme pur et dur, le «Pays des aigles» s'était retranché du monde. Quelque 500 000 bunkers furent construits dans les campagnes, sur les côtes et dans les cours d'immeubles des villes. Une dissuasion face à un ennemi nécessairement multiforme aux yeux du régime et qui pouvait surgir de partout. Le passé fut aussi soigneusement verrouillé selon la formule de George Orwell: «qui contrôle le passé contrôle le présent et donc l'avenir.»

Argentine

 

Avant la colonisation espagnole, l’Argentine était habitée par de nombreux groupes indigènes : Araucano-Mapuches, ollas, Guaranis, Onas, Tehuelches, Yamanas...

 

La Quebrada de Humahuaca a été déclarée Patrimoine Culturel et Naturel de l'Humanité en juillet 2003 par l'UNESCO.

Dans le département de Jujuy se trouve une étroite et longue vallée de montagne aride flanquée par le haut plateau de la puna et bordée à l’est par des espaces boisés. On y trouve des grottes préhistoriques témoins de l’occupation humaine du territoire, des mines incas et une culture indigène encore fort présente.

Les vestiges des peuplements successifs démontrent une occupation par des chasseurs/cueilleurs préhistoriques et des communautés d’agriculteurs qui prirent la suite.

- 10.000 avant notre ère : sociétés de chasseurs-cueilleurs qui vivent dans des grottes et migrent avec les saisons.

- VIe et IIIe millénaires : périodes de sécheresse, de dégradation du climat qui ne favorise pas l'implantation de nouveaux peuplements.

- 2500 av JC : recolonisation des grottes d'origines par des chasseurs-agriculteurs sédentaires.

- 700 ap JC : La population augmente, améliorations techniques agricoles, développement de peuples le longu du fleuve.

Echanges entre eux et évolution certainement suivant l'influence de la civilisation Tiwanaku.

- 1000 ap JC : effondrement de l'état de Tiwanaku, mutations sociales, épanouissement de la culture locale quebrada. Culture sur de vastes superficies ainsi que les pentes les moins élevées des montagnes.

- 1430 à 1480 : Expansion de l'empire inca qui freine le développement local. Les conquérants incas arrivent très certainement par les routes commerciales qu'ils voudront très vite contrôler. Ils désirent exploiter les minéraux et installer des exploitations agricoles afin d'exporter des produits vers leurs deux capitales.

Les Omaguacas dont les Purnamarcas, les Fiscaras et les iliares formaient une confédération d’ethnies et un groupe linguistique et culturel homogène dont la langue était l’aymara.

C’étaient des guerriers qui avaient soumis une grande partie des peuples voisins et qui devinrent à leur tour les vassaux des incas de Cuzco. Ils pratiquaient l’agriculture avec un système d’irrigation (acequias) pour la culture du maïs et des pommes de terre.


Les Espagnols commencèrent à explorer la région au début du XVIe siècle : ils fondèrent la colonie de Puertro Nuestra Señora Santa Maria de Buen Aire ( Port de Notre-Dame-sainte-Marie du Bon Air ) à l’embouchure de la rivière La Plata. D’autres colons espagnols, en provenance du Pérou, s’installaient dans le nord du pays. La colonie releva pendant longtemps de la vice-royauté du Pérou. Au XVIIIe siècle, certains colons se mirent à chasser le bétail sauvage de la pampa. Ils se donnèrent le nom de Gauchos et développèrent une culture distincte qui intègre plusieurs des coutumes des Autochtones.

Canal Beagle
Le second passage au sud du Détroit de Magellan, est découvert entre 1830 et 1832 par 2 vaisseaux britanniques, l'Adventure du Capitaine King et le Beagle du Capitaine Fitz Roy, dont les membres de l'expédition donneront beaucoup de noms à ces terres australes. Le canal doit son nom au navire britannique HMS Beagle. Sous le commandement du capitaine Robert Fitz Roy celui-ci atteint pour la première fois le canal le 29 janvier 1833 au cours de son voyage inaugural pour faire l’ arpentage de la Tierra del Fuego.
L’Île Grande est la plus étendue de l’Amérique du Sud et est divisée en deux parties par le méridien 68º 36’, qui est celui qui correspond à la frontière internationale, et elle atteint une superficie d’environ 45.000 km2. La frontière continue après vers l’Est, accompagnant la direction du Canal Beagle, donc toutes les îles et tous les îlots au Sud de la frontière, sont territoire chilien.
Le capitaine Fitz Roy, arrivé en 1829 à bord de sa corvette Beagle, noue les premiers contacts avec les Indiens au cours d’une expédition hydrographique. Il repart en Angleterre, embarquant quatre Yámanas avec lui, dont une jeune fille surnommée Fuegia Basket, qui devient la mascotte de son équipage. “ Les bienfaits inhérents à l’adoption de nos habitudes et de notre langue compenseront pour eux le fait d’être temporairement séparés de leur pays ” , écrit-il dans son journal de bord.
Trois ans plus tard, Fitz Roy revient à Wulaia accompagné d'Indiens (l’un d’entre eux est mort de la variole ), d’un pasteur chargé de mettre en œuvre la London Patagonian Missionary Society pour les évangéliser, et d’un certain Charles Darwin. Le naturaliste, ambitieux et sournois, n’apprécie pas la compagnie de ceux qu’il appelle “ des sous-hommes sans vie spirituelle ”.
C'est le début de l'extinction pour les Yámanas, Onas et autres Alacalufes. Entre chasse à l’Indien et maladies transmises par les Blancs, ces ethnies ne survivront pas longtemps. Ce naturaliste qui s'intéresse aux nombreux fossiles, commence à échafauder une théorie qui verra sa confirmation lors de l'escale dans les îles Galapagos.  Charles Darwin  publiera en 1859 son fameux ouvrage sur l'évolution des espèces. Néanmoins ses réactions laissent aujourd'hui un peu perplexe de la part d'un scientifique. Il aperçoit un indien dont il écrit dans son journal de bord : Son cri est moins compréhensible que celui de certains animaux... Il se dégage de son visage une impression de sauvagerie. Il ajoute qu' il n'imaginait pas une telle différence entre l'homme sauvage et le civilisé.( Guide sur la Patagonie de Jac Forton - Guide Peuples du Mondes ).

La découverte d'or en Californie, la ruée des pionniers dans l'ouest des E-U, vont accélérer le passage de l'Atlantique au Pacifique, de flottes entières et de steamers par Magellan, Beagle et le Cap Horn. Des villes naissent, Punta Arenas au Chili, Rio Grande en Argentine, comme ports de service. En 1881, Argentine et Chili délimitent leurs frontières. Un certain Serrano implante l'élevage de moutons, George Porter découvre de l'or, une ruée qui va durer 6 ans. Puis la fièvre retombe, les chercheurs deviennent bûcherons ou trappeurs.

Les navires de commerce autrefois passaient par le détroit de Magellan. Ce détroit est le plus long et le plus important passage naturel entre les océans Atlantique et Pacifique. Il est nommé ainsi en l'honneur de Fernand de Magellan, premier Européen à l'avoir découvert et traversé.
Son impact sur le commerce maritime a été considérable, mais a été supplanté en partie par l'ouverture du canal de Panama. Les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake, à la pointe australe de l’Amérique du Sud.

La côte Atlantique est une zone frontière.
Mais ces frontières n'ont pas été acquises sans peine et sans crimes.  Comme aux États Unis à la même époque, on peut parler d'atrocités et même de génocides ( cf Julio Roca ). La simple victoire ne suffisait pas. Les survivants furent déportés au loin dans les régions les plus stériles de Patagonie et d'ailleurs. Quelques 3.000 natifs ( hommes et femmes ), furent faits prisonniers et déportés à Buenos Aires, où on les sépara par sexe, afin d'empêcher qu'ils puissent procréer des enfants : les femmes furent dispersées dans les différents quartiers de la ville, et utilisées comme servantes, tandis que les hommes furent envoyés dans l'île de Martín García, sorte de camp d'extermination, où ils moururent en grande majorité après quelques années de réclusion.
L' Argentine avait acquis ainsi des millions d'hectares de nouvelles terres. Ces énormes domaines furent vendus à bas prix, voire tout simplement offerts à des politiciens et gros propriétaires influents. Pour justifier une opération aussi cruelle on allégua que ces territoires étaient sur le point d'être conquis par le Chili, vu qu'ils étaient partiellement l'objet d'un litige entre les deux pays, et cela jusqu'à la signature du traité Argentine-Chili de 1881.

En novembre 1984, la frontière dans la zone australe est définitivement établie après de longues négociations et la médiation de Jean-Paul II par un traité perpétuel de paix et d'amitié signé au Vatican par les représentants des deux pays : Argentine/Chili.
Le 16 décembre 1998, un accord entre l'Argentine et le Chili a précisé le tracé frontalier allant du mont Fitz Roy et le cerro Daudet. Cette frontière se situe dans la province de Última Esperanza au niveau du glacier Campo de Hielo Sur.
Perotti un expert, de son prénom Francisco, un  Argentin qui connaissait bien sa géographie a délimité cette  frontière.

Le drapeau argentin a été dessiné par le général Manuel Belgrano, les bandes bleues et blanche font référence aux cocardes de la même couleur distribuées le 25 mai 1810 lors du début de la guerre d'indépendance. Le drapeau a été rendu officiel deux semaines après l'indépendance, le 25 juillet 1816, puis en 1818 fut ajouté le soleil dit Sol de Mayo. Jusqu'au 25 juillet 1985, le drapeau avec le soleil, dit drapeau de guerre, était exclusif aux institutions officielles, alors que le drapeau sans le soleil était utilisé pour les manifestations ou institutions n'ayant pas de caractère officiel. Désormais, le drapeau avec le soleil est utilisé partout.

L’immigration en provenance d’Italie  a été considérable : près de 3 millions de personnes de 1857 à 1940, soit 45% du total des étrangers venus s’installer en Argentine. En 1895, plus de 12% de la population était italienne, on surnommait ces immigrés les Tanos (de Napolitanos).  Cette immigration a duré jusqu’après la Seconde Guerre mondiale.

Étonnamment, dans le sud argentin, entre 1865 et 1874, dans une pauvre steppe de Patagonie plutôt rachitique, une petite colonie de Gallois a immigré. Première population stable de la province Chubut, au sud de l'Argentine.  Les Espagnols avaient découvert cette région de Patagonie en 1520 lors de l'expédition de Magellan et c'est donc plus de 200 ans après que les Gallois ont posé les premières pierres d'un village. C'est eux qui auraient créé la première école de Patagonie. Pour construire leurs maisons les premiers gallois auraient fait venir les matériaux du pays. Les Gallois sont méthodistes; ils ont fui le Royaume Uni à cause de la religion.

Le mouvement migratoire arabe en Argentine a été motivé par des raisons essentiellement économiques, mais également politiques à un moment où les pays arabes souffraient, à la fin du 19 e siècle et au début du 20 e, des affres du colonialisme européen.
La directrice de l'IEHL a fait noter que l'intégration des émigrés arabes, principalement d'origine syrienne et libanaise, était un processus très difficile contrairement aux émigrés espagnols et italiens favorisés par leurs identités religieuses, linguistiques et ethniques, ajoutant que les arabes en Argentine ont été marginalisés au début et regroupés dans des quartiers et des collectivités selon leur origine et confession.
Les problèmes d'intégration ont subsisté avec la deuxième génération de migrants arabes, qui ont souffert d'un problème identitaire, résultant d'un conflit entre les valeurs arabes au sein de la famille et les valeurs de la société argentine à l'extérieur.

Le phénomène migratoire arabe dans ce pays sud-américain se situe au cours de la période allant des années 70 du 19 e siècle à la fin du 20 e siècle. La communauté arabe d'origine libanaise et syrienne occupe la troisième place après l'italienne et l'espagnole.

Comme pour la plupart des colonies d’Amérique, l’accession à l’indépendance et la libération de la domination espagnole ont été violentes.
En 1806-1807, les Britanniques tentèrent de s’emparer de Buenos Aires, mais sans succès.
Curieusement, c’est lorsque les Britanniques ont tenté d’envahir le territoire, en juin 1806, que l’assurance des Argentins s’est levée. Les citoyens ont réussi à repousser les Britanniques en à peine deux mois. Forts de cette réussite, ils se sont révoltés contre l’autorité espagnole, ( les espagnols étant à l'époque trop occupés par les problèmes de blocus causés par  Napoléon ) et ils ont renversé, quatre ans plus tard, le vice-roi en place à Buenos Aires. Le 25 mai 1810, deux ans après que Napoléon eut destitué le roi d’Espagne et mis son propre frère sur le trône, un groupe insurrectionnel déposa le vice-roi français qui avait été nommé à la tête de la colonie.
Le pays proclama son indépendance le 25 mai 1810 lors de la Révolution de Mai, indépendance définitivement acquise le 9 juillet 1816 à San Miguel de Tucumán. Mais en raison de divergences quant à la forme de gouvernement, la constitution fédérale n’a été signée qu’en 1853, et elle excluait toujours Buenos Aires, qui refusait d’y souscrire.

Buenos Aires :

C'est le 25 mai 1810 donc que Buenos Aires acquit son indépendance, alors que l'Espagne est en pleine guerre ( guerre d'Espagne de 1808-1813 ) : après une semaine de manifestations majoritairement pacifiques, les criollos ( Espagnols nés en Amérique du Sud ) parvinrent à chasser le vice-roi espagnol et à installer un gouvernement provincial. La Révolution de mai est célébrée de nos jours en Argentine, et le 25 mai est jour férié.

La ville commença à se construire aux environs de la Plaza Mayor (aujourd'hui Plaza de Mayo ), et les institutions administratives de la colonie étaient installées dans ce secteur.

Le Cabildo Historique ( 65 rue Bolívar ), situé du côté sud-ouest de la Plaza de Mayo, est un des seuls édifices de style authentiquement colonial du XVIIIe siècle. Le Cabildo était le siège des autorités de la Vice-royauté du Río de la Plata créé dans le but de défendre les intérêts de la colonie espagnole en Amérique du Sud. Il servait donc de siège de l’administration politique, économique et judiciaire de l’Espagne jusqu’en 1822. Il a servi également de prison. C’est au Cabildo Historique que se déroulera la Revolución de Mayo et que sera signée la Déclaration d’Indépendance. Le bâtiment subira de nombreuses modifications structurales jusqu’en 1940. En 1894, il sera partiellement démoli pour permettre le passage de l’Avenue de Mayo, et en 1931, pour accueillir l’Avenue Julio Argentino Roca ( aussi appelée Diagonal Sur ).
En 1940, l’architecte Mario Buschiazzo reconstitua l’aspect colonial du Cabildo d’origine, à partir de plans et de documents d’époque. La tour, les toits et les charpentes furent rénovés. Créé en 1960 et installé à l’intérieur du Cabildo, le Musée National du Cabildo évoque la Révolution de Mai. Il rassemble des peintures, des portraits, des objets et des bijoux du XVIIIe siècle.


1857 : Le premier théâtre Col
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 Avec l’afflux des Italiens, l’opéra suscite une véritable passion.  Au terme de plus de 53 opéras donnés au Teatro Opera de Buenos-Aires  durant la seule année 1854, le besoin se fait  sentir pour un nouveau lieu.  Le premier Teatro Colón, qui doit son nom à Christophe Colomb, ouvre ses portes sur la Plaza de Mayo le 27 avril 1857 avec La Traviata de Verdi, seulement quatre ans après la première du spectacle en Italie.  Le bâtiment est dessiné par Carlos Enrique Pelligrini, père du futur président argentin Carlos Pellegrini. Il compte 2 500 places et une galerie séparée destinée exclusivement aux femmes.  Son succès ne se dément pas pendant plus de 30 ans.



1908 : Le second théâtre Colón 1908
 
Au tournant de 1880, l’opéra de la Place de Mai est devenu trop étroit pour une ville qui cherche à s’embellir par tous les moyens, et il finit par fermer. Il manque donc un théâtre où l’on puisse entendre les meilleurs artistes. On décide de déplacer la gare de la ville, Estación del Parque, et d’édifier à la place un nouveau Teatro Colón dont les travaux démarrent en 1890. Mais les deux  premiers architectes italiens, Francesco Tamburini d’abord, puis Victor Meano ensuite, meurent prématurément.
C’est donc un troisième architecte, le belge Jules Dormal qui mène la construction à son terme. Le théâtre ouvre le 25 mai 1908 avec Aïda de Verdi, puis il ne tarde pas à se faire une réputation internationale aux côtés de La Scala de Milan et du Metropolitan Opera de New York, attirant les artistes les plus renommés. Le Colón devient  peu à peu le symbole de ce Paris austral qu’était désormais Buenos-Aires au début du 20e siècle.


L'Avenida 9 de Julio, l'une des avenues les plus larges du monde (125 mètres). On y trouve, sur la Plaza de la Republica le symbole de Buenos Aires un obélisque de 67 mètres de haut érigé en 1936 pour commémorer les 400 ans de la ville.

Le général José Francisco de San Martín fut l’un des plus grands chefs militaires argentins. Il participa donc à la libération de l'Argentine, et commanda l’armée qui traversa les Andes en 1817-1818 et vainquit les Espagnols au Chili puis au Pérou en 1820-1821. On trouve des statues de San Martín dans de nombreuses villes d’Argentine. La traversée des Andes obligea ce contingent à passer par des chemins à plus de 3 000 mètres d’altitude où la neige et le froid étaient très durs. De nombreux hommes périrent lors de cette expédition. Exilé en France en 1824, il est  mort à Boulogne sur  mer en 1850.

Julio Roca : homme très controversé, tira les ficelles de la politique argentine pendant plus de 30 ans par le biais du Partido Autonomista Nacional, tissant des systèmes d'alliance complexes avec différentes forces, ce qui lui valut le nom de " Renard ou   zorro ". Roca se fit donner la charge du ministère de la guerre. Et, peu de temps après le chef ranquel Calfucurá, qui avait déjà provoqué d'énormes tueries en Province de Buenos Aires, il fit adopter le 14 août 1878 un plan de guerre offensive contre les indigènes habitant la Patagonie, dans le but d'accroître le territoire sous souveraineté effective de l'Argentine. Il s'agissait aussi de damer le pion au Chili qui depuis longtemps lorgnait vers ces territoires jamais encore soumis.

Roca, à la tête d'une puissante armée moderne et bien entrainée fait la conquête des déserts, parvient à soumettre la Patagonie en venant à bout de la résistance tenace des peuples de l'ethnie Mapuche, causant un nombre épouvantable de victimes. On estime que la guerre fut la cause directe de la mort de plus de 20.000 indigènes non combattants ( femmes, enfants, vieillards ). D'après Galeano les soldats recevaient une prime par paire de testicules qu’ils rapportaient de leur " chasse aux Indiens " . Suite à sa victoire, Roca s'attribua 30.000 hectares de terres et apportait des millions d'hectares à l'Argentine.
C'est donc un véritable génocide qui a eu raison de ce peuple primitif... Aujourd'hui, il ne reste que quelques descendants métis, et le souvenir de la culture Yamana n'est préservé que dans quelques musées d'Ushuaïa.



1883 MARTIAL et les marins de La Romanche

C’est au Cap Horn que la France accomplit sa mission scientifique et géodésique. C’est au Congrès International de Météorologie de Rome, en avril 1879, que onze pays acceptent de participer au projet de collaboration scientifique. Dans le cadre de l’Année polaire internationale, ces onze pays européens associés aux états-Unis se proposent de coordonner leurs recherches en vue d’étudier simultanément les phénomènes géodésiques autour des pôles. Le programme scientifique international avait pour but d’étudier le magnétisme, la météorologie et l’observation du passage de Vénus devant le Soleil le 6 décembre 1882.
Le 17 juillet 1882, cent quarante personnes appareillent à  bord de la Romanche commandé par le commandant Louis-Ferdinand Martial. Elles passeront sept semaines dans le Sud de la Terre de Feu, une région sauvage encore méconnue. Début septembre, le bateau mouille dans la baie d’Orange, à  quarante kilomètres du Cap Horn. Les hommes constituent deux équipes : l’une restera à  terre et se chargera des études astronomiques, météorologiques, botaniques et zoologiques. L’autre longera les côtes, cantonnée aux observations hydrographiques et cartographiques.
D'octobre 1882 à  août 1883 ce seront sept voyages que réalisera la Romanche entre Punta Arenas et les îles de l’extrême Sud.


Le " justicialisme " de Juan Domingo Perón ( soutenu par sa femme Eva Duarte ) marque durablement l’histoire de l’Argentine : de 1946 à 1954, le socialisme mâtiné de nationalisme de ce chef d’État emblématique prouve au peuple ouvrier et paysan argentin que la domination des gros propriétaires fonciers et des grands groupes industriels peut être contrebalancée par une politique de plans quinquennaux, de soutiens au syndicalisme et d’industrialisation nationalisée. Ce choix de politique très à gauche est combattu par l’Église, l’armée mais également les États-Unis qui voient d’un très mauvais œil l’émergence d’une forme de communisme sur le continent américain. Rappelons qu’à l’époque le monde entre de plein pied dans une phase tendue de la Guerre Froide ( Staline est toujours au pouvoir durant ces années troublées ).

Juan Domingo Perón ( 8 octobre 1895 - 1er juillet 1974 ) est un militaire argentin et un homme politique qui a été président de la nation argentine du 4 juin 1946 au 21 septembre 1955 et du 12 octobre 1973 à sa mort le 1er juillet 1974, date à laquelle lui succède sa troisième épouse Isabel Martínez Perón. Il a également été secrétaire-adjoint à la guerre, secrétaire au travail et à la santé ainsi que vice-président et secrétaire à la guerre dans de précédents gouvernements militaires entre 1943 et 1945.

Sa seconde épouse est Éva Perón ( également connue sous le diminutif d'Évita ).

Maria Eva  est la plus jeune des 5 filles illégitimes et non reconnues d'une cuisinière  qui faisait également des travaux de couture, Juana Ibarguren ( 1894-1971 ) et d'un riche éleveur : Juan Duarte (1872-1926 ).
Éva Perón, de son vrai nom María Éva Ibarguren, naît le 7 mai 1919 à Los Toldos, près de Buenos Aires, en Argentine. Elle naît dans une estancia (propriété agricole), « La Unión », appartenant à son père Juan Duarte (1872-1926) en 1919. L’acte du 7 mai  1922 des archives municipales de Junín est un faux, fabriqué par ses proches en 1945, uniquement pour lui permettre d’épouser le colonel Perón. Elle est baptisée Éva María Ibarguren, et pas Duarte.
Depuis son plus jeune âge,
Éva a toujours eu une forte personnalité, son caractère est gai, mais sa volonté inébranlable.
Selon plusieurs historiens, ses parents ne vivaient déjà plus ensemble depuis plusieurs années.
Elle grandit dans les environs de Junin dans ce milieu défavorisé. Juana Ibarguren et ses filles aînées doivent travailler énormément pour survivre.
Toute sa vie
Éva Ibarguren en tant que hija adulterina va souffrir de discriminations. Une fois au gouvernement, celle qu’on surnomme la bâtarde va être à l’origine des lois anti-discriminatoires, malgré l’opposition des partis et des journaux conservateurs. Ce n’est d’ailleurs qu’en 1954 que Perón, lui-même hijo ilegítimo, peut faire approuver une loi supprimant les discriminations contre les enfants naturels.
Dès son 15e anniversaire, elle part pour Buenos Aires pour pouvoir travailler. 
Éva veut devenir actrice et fera tout pour obtenir des rôles :   " Ma vocation artistique me mit rapidement en présence de nouvelles réalités. Je cessais de voir les petites injustices quotidiennes pour découvrir, puis affronter, les grandes injustices ".
En décembre 1936, on la voit dans " Los inocentes ", de Lilian Hellman, au  Teatro Corrientes. En mars 1937, elle joue dans " La nueva colonia ", de Pirandello,  dans " No hay suegra como la mía ", de Marcos, elle passe  à la radio vers 1941. Radio Belgrano lui offre un contrat pour un rôle important dans une émission dramatique radiodiffusée : Oro Blanco, qui parle de la vie des travailleurs du coton dans le Chaco. Marcos  Zucker, acteur argentin célèbre, constate que le succès va faire d’elle dès 1938 une  dame. Enfin, elle devient actrice dans des films de série B et passe dans un programme radiophonique sur El Mundo, et  fait la couverture de  quelques revues de spectacles.
Elle apparaît régulièrement dans un programme dramatico-historique : ” Les Grandes Femmes De L'histoire ” où elle joue Élisabeth Ière d'Angleterre, Sarah Bernhardt et Alexandra Fedorovna (dernière tsarine de Russie).
Elle rencontre le colonel Juan Perón, de 24 ans son aîné, lors d'une vente de charité organisée afin de récolter des fonds pour les victimes du tremblement de terre qui avait secoué la région de San Juan. Après avoir été pendant un temps sa concubine, elle l'épouse en secondes noces, le 21 octobre 1945.
Ils n'eurent aucun enfant.
Par amour pour son futur époux et comme future grande dame, elle arrête sa carrière. Elle n'aura joué que dans 6 films :
 - “Segundos Afuera !” (1937)
 - “La Carga De Los Valientes” (1940)
 - “El Más Infeliz Del Pueblo” (1941)
 - “Una Novia En Apuros” (1942)
 - “La Pródiga” (1945)
 - “La Cabalgata Del Circo” (1945)

Ses racines humbles l'ont tout naturellement destinée à assurer la liaison entre son mari, sa dictature fascinante et les travailleurs, ceux qu'elle appelle les sans-chemises fondement du soutien politique à son mari.
En 1946, elle contribue à la campagne de son mari pour l'élection présidentielle. Elle utilise son émission de radio hebdomadaire et se lance dans des discours appelant les pauvres à se relever. Elle met en avant ses racines modestes afin de montrer sa solidarité avec les classes les plus défavorisées.

Après l'élection de son mari, Évita semble jouir auprès de son mari d'une influence considérable. . Rapidement associée à la cause des démunis ( descamisados ou sans chemises ) et du mouvement ouvrier péroniste, elle s'occupe de la branche féminine du Parti péroniste et met sur pied une fondation portant son nom, dont le rôle est d'assister les pauvres, ce qui lui assure un contact privilégié avec la population et un syndicat des domestiques

Elle fait pression en tant que Première Dame sur le Sénat pour octroyer le droit de vote aux femmes en Argentine, action qui se concrétise vraiment en 1951.
Sa popularité profite au régime et, en 1952, le Congrès argentin lui attribue le titre de « chef spirituel de la nation ». Cet ascendant de celle qui aime se faire appeler Éva ( la petite Évita ) lui attire aussi des opposants. Les militaires, par exemple, font pression en 1951 afin qu'elle ne puisse accéder à la vice-présidence, un poste qui en aurait fait le successeur direct de son mari à la tête de l'État et de l'armée.

Éva Peron joue un rôle actif dans la réélection de son mari, en novembre 1951.
Elle devient très populaire et laisse au pays des contributions non négligeables : hôpitaux et orphelinats créés par la Fondation existent toujours. La Fondation a également augmenté considérablement son pouvoir, elle a fait beaucoup pour les enfants de mères seules au foyer.
La Fondation organise des fêtes du sport et de la jeunesse, auxquelles prennent part des centaines de milliers d’enfants et de jeunes.
Elle fait effectuer également des contrôles médicaux massifs. Évita fait livrer aux pauvres à Noël du cidre, du pain de qualité, de la vaisselle, des lits, des machines à coudre, des ballons de football… 
1948 – 1949 - Sont construits dans toute l’Argentine un millier d’écoles, et des écoles maternelles,

En 1949, Éva est une des figures les plus influentes d'Argentine. Elle devient le centre d'un culte de la personnalité, son nom et son image apparaissant partout.

Mais en privé, la vie de couple est extrêmement tendue. Le couple n'a aucun enfant ce qui a donné lieu à quelques controverses sur la pauvreté, voire l'absence de vie sexuelle dans le couple présidentiel.
Alors qu' Évita est quasi-vénérée par la classe des travailleurs, elle est profondément détestée par les classes riches qui la méprisent à cause de ses origines sociales, de ses histoires sulfureuses et de son activité dans le domaine politique, un peu trop importantes à leur goût. Ainsi a-t-elle pris l'habitude de les nommer les Oligarques.
En 1947, Évita se lance dans un Rainbow Tour hautement médiatisé en Europe. Elle rencontre les chefs d'États dont Francisco Franco. Le but était de redorer le blason et les relations diplomatiques du régime de Perón qui dans l'après Seconde Guerre mondiale était de plus en plus perçu comme fasciste.
Évita fait d'ailleurs sensation, elle s'insurge sur le fait qu'on ne lui fait visiter que certaines choses qu'elle nomme   "
les ombres de la nuit "... elle préfèrerait visiter les hôpitaux, les quartiers ouvriers et même les barrios de chabolas ( les bidonvilles ).. Elle va même jusqu'à voir dans l’Escurial, un lieu transformable en un vaste foyer pour orphelins !!!
En 1951, Éva essaie de légitimer son pouvoir en briguant la vice-présidence. Cependant, certains militaires haut placés ne souhaitent pas la voir gagner. Sous la pression, Juan annule la nomination de son épouse.
Mais le destin de la belle
Évita, comme celui de Grâce Kelly 30 ans plus tard, tourne court. Éva décède d'un cancer utérin, qu'elle n'avait pas pris le temps de bien soigner, à l'âge de 33 ans,  le 26 juillet 1952 à Buenos Aires, en Argentine. Évita, figure mythique du régime dirigé par son mari, soulève alors la population, particulièrement celle des classes défavorisées qui exprimera son admiration pour la disparue lors de nombreuses manifestations publiques.  Un mois de deuil national est décrété et, en hommage à la disparue, le pays fonctionne au ralenti. La colère d'une foule désireuse de voir sa dépouille, au ministère du Travail, entraîne même des débordements qui se soldent par 4 morts.
Le 9 août 1952 on plaça le cercueil d’
Évita sur un affût à canon, avec tous les honneurs, entourée d’une marée de fleurs, et des millions de spectateurs.  Le Dr Pedro Ara, superviseur de la momification de Lénine, l’embauma.
Évita Peron demeurera pour les Argentins une figure mythique dont on immortalisera la vie de toutes sortes de façons ( noms de ville, statues, chansons, etc. ). Son corps  embaumé a été exposé jusqu'à ce qu'un coup d'État militaire ne chasse son mari du pouvoir en 1955. Cependant, elle n'était pas aimée de tous, elle était même détestée par ceux des secteurs les plus conservateurs. Les réactions étaient encore loin d'être finies. Le Vatican va s'en mêler !
Le 16 septembre 1955 Perón fut renversé. Cette femme continuait à déranger le nouveau régime. Elle avait été pour eux, un scandale vivant et c’était à présent un scandale mort. A la prise du pouvoir du général Aramburu, Moori Koening, chef du service des renseignements, met au point « l’Opération Évasion ». Il s’agissait en clair de prendre en main la dépouille explosive et de la faire disparaître en lieu sûr. Pour la protéger des factions rivales qui se disputaient les rênes du pays, son corps a alors été volé, secrètement  transporté à divers endroits, puis à Milan, en Italie, avec l'assentiment du pape Pie XII, puis enterré au cimetière Maggior, sous la fausse identité de Maria Maggi de Magestris. Seize ans plus tard, en 1971, son cadavre a été exhumé et envoyé en Espagne, à Madrid. Perón exilé garda le cadavre dans les combles de sa villa de Puerta de Hierro en Espagne.
En 1973 il redevient président,
il ne survit que quelques mois à son élection et meurt à Buenos Aires en 1974. Le 17 novembre 1974, sous la présidence d’Isabel ( dernière femme de Perón, vice présidente à sa mort, devenue présidente ), un vol charter amena
Évita de Madrid à Buenos Aires. Le corps d' Évita mutilé, est brièvement exposé au public. Elle a été une nouvelle fois enterrée dans la tombe familiale du cimetière de la Recoleta à Buenos Aires sous le nom de Duarte.

Le 24 mars 1976 le général Videla renversa Isabel Perón inaugurant la dictature militaire.


La junte militaire, la dictature et les victimes

Quatre juntes militaires se sont succédé jusqu'en 1983.

Le « Processus de réorganisation nationale » est le nom officiellement donné par la dictature militaire argentine de 1976 à 1983.
La « guerre sale » est une expression utilisée pour désigner la répression d'État qui a eu lieu dans les années 1960, 1970 et 1980.
Les juntes militaires de 1954 à 1973

Le gouvernement de Perón s’achève par un coup d’État sanguinaire (plus de 3 000 morts).
Jusqu’en 1973, une dictature militaire dirige l’Argentine afin de ne plus voir d’expérience socialiste. Cependant, le régime fort de Buenos Aires n’empêche pas les soubresauts révolutionnaires dans un pays aux inégalités marquées.

En 1973, une élection démocratique voit la victoire et le retour de Juan Perón à la présidence.
Tout d'abord, il y a eu trois ans dans un contexte tendu d'affrontements entre les péronistes de gauche et de droite qui culmina avec le massacre d'Ezeiza le jour du retour du général Juan Perón, en exil depuis vingt ans en Espagne franquiste.
Âgé de 77 ans il reste un an au pouvoir mais décède de mort naturelle en 1974, laissant son pays dans la plus grande confusion. Sa troisième épouse, Isabel Martínez de Perón, lui succède alors qu’une guérilla révolutionnaire prend le contrôle de la région de Tucuman. La guerre civile menace de finir d’embraser le pays.
Les deux années de péronisme sont marquées par une politique intransigeante plongeant le pays dans le plus grand chaos : musellement de la presse, de la télévision et des syndicats, instauration d’une armée de paramilitaires ( " La Triple A "; " Alliance Anticommuniste Argentine " ), harcèlements, arrestations, tortures et assassinats de personnalités proches de l’extrême gauche. On estime à 600 arrestations et à 500 morts le bilan de ce régime. La crise politique est inévitable si l’on considère en plus l’état catastrophique de l’économie : inflation galopante, dette abyssale, chute des investissements et des exportations. La gauche péroniste est d’autant plus désavouée par l’ensemble de la population qu’un influent groupe déstabilise à cette époque l’ensemble de l’Amérique latine et en premier lieu l’Argentine.


  Après le renversement le 24 mars 1976 par un coup d'État du gouvernement d'Isabel Perón, le général Videla dirigea la junte, formée d'un représentant de la Marine, d'un autre de l'Armée de terre et d'un de l'aviation.
Nombre de militaires étaient proches du nazisme, certains obligeant ainsi les desaparecidos incarcérés dans les centres clandestins de détention à écouter des discours d'Hitler; l'un des tortionnaires, Jorge Oliveira, devint par la suite l'avocat de l'ex-SS Erich Priebke.

Pour bien comprendre le contexte de la dictature des juntes militaires en Argentine de 1976 à 1983, il faut bien avoir à l’esprit qu’après 1945 l’histoire de l’Argentine – et plus généralement de l’ensemble des États d’Amérique latine – est troublée par des luttes sociales et révolutionnaires. Chaque fois, l’instauration de dictatures de droite, soutenues par les États-Unis, a été une réponse à la poussée communiste.

La junte militaire, dirigée par le Général Videla, prend le pouvoir en Argentine en 1976. Dès son arrivée, la dictature procède à une nouvelle méthode de répression : l’enlèvement des éléments subversifs de la société argentine. Qui sont les subversifs ? Le Général Videla répondra : « Quiconque se dresse contre le mode de vie argentin ». Des personnes sont donc kidnappées pour des raisons aussi diverses que d’avoir critiqué le régime, de participer à une association pour les droits de l’homme ou d’être juif. Leur sort est similaire : torture, puis assassinat et disparition des corps, qui sont soit largués au-dessus du Rio de la Plata, soit enterrés clandestinement. Les preuves se trouvant supprimées, la junte évite les erreurs de Pinochet au Chili et pense échapper aux critiques de la communauté internationale. L’anonymat des enlèvements contribue également à intensifier le climat de terreur parmi la population. À la fin de la dictature en 1983, le bilan se chiffre à 30 000 disparitions.

Le volet militaire du programme nucléaire argentin développé sous la dictature sera arrêté lors du retour à la démocratie en 1983 par le président Raúl Alfonsín. Lors de sa présidence, pendant la transition démocratique, un procès de la junte eut lieu, mais les généraux ont par la suite été amnistiés par le président Carlos Menem.
Le régime fut responsable ( pour 30 millions d’habitants ) de la mort ou de la disparition de 30 000 personnes  en Argentine, 15 000 fusillés, 9 000 prisonniers politiques, et 1 500 000 exilés,  ainsi que 500 bébés kidnappés aux parents des disparus et élevés par des familles proches du pouvoir. Enfin il fut responsable de la guerre des Malouines avec la Grande-Bretagne.

La justice argentine a parlé pour la première fois de « génocide » lors du procès de Miguel Etchecolatz, un membre notoire de la police de Buenos Aires, jugé pour crimes contre l'humanité en 2006. Trente ans après le coup d'État ayant amené les militaires au pouvoir en Argentine, ce procès a vu la disparition de Jorge Julio López, qui devait témoigner contre Etchecolatz. Jorge Julio López n'a toujours pas été retrouvé.

 

Le retour de la démocratie et l’heure du bilan

En 1983, l’armée ne voit pas d’autres choix que celui de rétablir les élections pluralistes.

Raúl Alfonsín, homme politique de la droite modérée, devient le nouveau président. Il rétablit les libertés dans son pays tout en s’attaquant à la désastreuse situation économique.

Une Commission Nationale sur la Disparition de Personnes (CONADEP )  publie son rapport l’année suivante avant l’organisation du procès des juntes militaires ( 1985 ). C’est une grande première. À cette occasion, l’Argentine, comme le reste du monde, découvre la réalité crue du régime de Vidal et de ses successeurs.
On estime à 40 000 le nombre de victimes de la dictature de Vidal et de ses successeurs.

Le désir de rendre justice aux victimes a cependant ses limites : Raúl Alfonsín, sous pression de l’armée toujours puissante, protège les principaux dirigeants des gouvernements passés, de toute action judiciaire. Alors que les victimes de la dictature argentine protestent farouchement, dans l’autre bord les sympathisants de la junte s’insurgent contre les procès en cours des militaires. En 1987, le pays est au bord d’un nouveau coup d’État. Raúl Alfonsín rétablit la paix en absolvant l’armée.


La lutte se poursuit avec le président suivant, Carlos Menem, ( un péroniste ! ) élu lors des élections anticipées de 1989,  qui accorde son pardon à ceux qui ont été condamnés, le Général Videla inclus. Carlos Menem, poursuit dans la voie de la " réconciliation nationale ." - Pour le meilleur et pour le pire : les dirigeants des juntes militaires comme les exécutants militaires et civils sont blanchis quasi définitivement de tout crime.

La réponse de l’Europe

Pour les victimes et les familles de victimes le salut vient, contre toute attente, de l’Europe : des cas de crimes en Argentine sont saisis par les autorités judiciaires de France et d’Espagne.
En 1990, Paris condamne par contumace.
En 1996, l’Espagne est saisie pour ouvrir des procès sur les crimes des juntes militaires argentines.

Punir ou oublier ?

Dix ans après le retour de la démocratie, l’Argentine n’apparaît pas prête à rouvrir des dossiers pénibles concernant : meurtres, actes de tortures, règlements de compte sous couvert de luttes contre le terrorisme, enlèvements d’enfants de victimes de la dictature élevés par leur propre tortionnaire etc.

Cependant, en 2003, Nestor Kirchner est élu président avec la promesse de solder le passé.
Pourtant le Parlement adopte l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Mais la même année les deux lois controversées sont abrogées.

Trois ans plus tard, la loi d’amnistie de Menem fait que de nombreux anciens dirigeants de la dictature ne comparaîtront jamais devant les juges De plus, Roberto Viola et Leopoldo Galtieri sont décédés alors que d’autres ex-dirigeants peuvent prétexter de leur âge et de leur mauvais état de santé pour éviter le procès et la prison. Les victimes et familles des victimes des juntes militaires assistent, frustrées, à la disparition des principaux responsables d’une décennie funèbre. Le déni et l’oubli semblent bien être la réponse donnée aux crimes qui ont ensanglanté l’Argentine.

Au début des enlèvements, les mères des disparus affluent dans les commissariats et les ministères, tentant de savoir ce qui est arrivé à leur enfant. C’est ainsi qu’elles prennent conscience que d’autres femmes vivent le même drame qu’elles. La plupart de leurs enfants ont été torturés et tués, elles décident donc de protester ensemble contre le silence des autorités. Puisque les manifestations sont interdites, 14 d’entre elles marchent sans bruit sur la place de Mai, le 30 avril 1977, devant la Casa Rosada,  le siège du gouvernement, au centre de Buenos Aires. Toutes portent un lange de bébé sur la tête, sur lequel elles ont brodé le nom de l’enfant perdu. Les policiers les traitent de folles, et elles s’approprient le qualificatif. Les mères reviennent à la charge toutes les semaines, à chaque fois plus nombreuses : en 1980, elles sont 2 000 à marcher pour qu’on leur redonne leur enfant. L’armée réagit et quelques mères disparaissent à leur tour, mais les Folles de Mai persistent. Un nouveau mouvement se joint à elles : les Grands-mères de la place de Mai, qui réclament que le bébé de leur fille, enceinte lors de l’enlèvement, leur soit rendu. Les Mères de la place de Mai obtiennent une visibilité internationale lorsque des journalistes, venus pour couvrir la Coupe du monde de soccer en 1978, racontent leur histoire.

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Place de Mai, les folles de la place de Mai
Elles se rassemblent tous les jeudis après-midis et tournent sur la place pendant une demi-heure, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, remontant ainsi symboliquement le temps et critiquant l’impunité des militaires responsables des massacres et des tortures. Elles “ tournent ” maintenant autour du monument devenu symbole de l’indépendance du pays. Leur manifestation se déroule en silence.
 

Le retour de la démocratie ne met pas fin aux marches hebdomadaires des Folles de Mai. Le nouveau président Raul Alfonsin prétexte la réconciliation nationale à son tour, pour ne pas punir les dirigeants de l’armée qui ont organisé les disparitions systématiques. Des procès ont quand même lieu en 1985 pour neuf membres de la junte. Alfonsin s’ingère alors dans le processus juridique en faisant voter une loi pour que les militaires soient jugés par d’autres militaires. Il se prononce aussi en faveur de peines allégées, invoquant le principe d’obéissance due. Les tribunaux condamnent cinq des neuf accusés, un verdict que les Mères trouvent trop clément et qui contribue à radicaliser le mouvement. Lorsque prend effet la loi du Punto final, qui stipule que les poursuites contre des membres des forces armées ne seront plus reçues au-delà des soixante jours suivant l’entrée en vigueur de la loi, les Mères de la place de Mai se mobilisent et déposent 300 demandes avant le jour J. Un total de 160 officiers sont poursuivis grâce à elles.

Les Mères de la place de Mai :

 C'est devenu une association des mères argentines dont les enfants ont « disparu », assassinés pendant la « guerre sale » livrée en particulier par la dictature militaire (1976-1983).
Les Folles de Mai restent longtemps actives. Elles continuent de rappeler ce qui s’est produit sous la dictature et à exiger que les coupables soient punis, mais elles sont aussi de toutes les luttes sociales. Elles ont ouvert une université populaire qui accueille 1 500 étudiants et appuient les chômeurs dans leurs revendications. Les Grands-mères de la place de Mai, elles, ont réussi à ce jour à identifier et à retrouver 82 enfants nés en détention grâce à des tests d’ADN.

Les Mères se retrouvent plus tard  dans deux associations  : les Mères de la place de Mai et la Ligne fondatrice. La scission a eu lieu en 1986, lorsque des membres qui jugeaient que l’association devenait trop politique ont formé la Ligne fondatrice. Les Mères de la place de Mai ont effectué leur dernière marche en 2006. Quant aux Mères de la Ligne fondatrice, elles se manifestent toujours.

Les Mères de la place de Mai sont l’unique organisation de femmes en Argentine, activistes des droits de l’homme .Plusieurs des fondatrices ont été assassinées à leur tour en décembre 1977, en compagnie des religieuses françaises : Léonie Duquet et Alice Domon, par un commando dirigé par le colonel Alfredo Astiz.

Les Mères de la Place de Mai ont à présent entre 70 et 90 ans.
D’année en année, le défilé hebdomadaire réunit un nombre de plus en plus réduit de mères de disparus, en raison de leur âge avancé.
Les Folles de Mai finissent par trouver un allié politique dans la personne de
Néstor Kirchner. Le président Kirchner met fin à la politique de l’impunité en annulant la loi du Punto final, ce qui permet l’arrestation de plusieurs ex-officiers de l’armée. Kirchner transforme l’École Supérieure de Mécanique de la Marine, où des milliers de personnes ont été torturées, en musée de la mémoire. Lors de l’inauguration du musée en 2004, Kirchner déclare « Je viens demander pardon au nom de l’État pour la honte d’avoir tu durant vingt ans de démocratie tant d’atrocités. » Après tant d’années, les Mères obtiennent du gouvernement une reconnaissance officielle des crimes commis contre leurs enfants. Le deuil peut finalement commencer.

Cristina Fernández  Kirchner présidente de la République argentine, avait obtenu le diplôme d’avocate, en 1979. Militant dans la Jeunesse universitaire péroniste, elle rencontre Néstor Kirchner, également membre de la JUP, avec qui elle se marie le 9 mars 1975. Suite au coup d’État de mars 1976, le couple décide de s’installer à El Calafate, en Patagonie ( province de Santa Cruz ), afin d’échapper à la répression. Ils y ouvrent une étude juridique. Deux enfants vont agrandir la famille : Máximo et Florencia.

La guerre des Malouines ( en anglais : Falklands War, en espagnol : Guerra de las Malvinas ) ( 1982  ) est un conflit entre l'Argentine et le Royaume-Uni à propos de la souveraineté sur les îles Malouines, peuplées de descendants de Britanniques.
Les Espagnols nommèrent l'archipel Islas Malvinas, dérivé du nom français « îles Malouines », donné en 1764 par Louis Antoine de Bougainville, d'après les marins et pêcheurs de Saint-Malo, premiers colons connus de ces îles.
Les îles Malouines sont un archipel de l'Atlantique Sud situé à 480 km des côtes de l'Argentine. Elles forment un Territoire britannique d'outre-mer ( Overseas Territory of the Falkland Islands ). Elles sont revendiquées par l'Argentine et ont été l'enjeu d'un affrontement militaire — la guerre des Malouines — entre les deux pays en 1982.
Bien que surpris par l'attaque argentine sur les îles, le Royaume-Uni réagit et chassa les troupes argentines. En Argentine, l'échec contribua à la chute de la junte militaire et à la transition démocratique.
L'armée de l'air argentine dut faire face seule à une force expéditionnaire tridimensionnelle sur terre, sur mer et dans les airs. Les quelques 10 000 soldats argentins envoyés pour la défense des Malouines ne suffirent pas à tenir tête aux Anglais.  Galtieri n'avait-il pas les renforts nécessaires pour ses troupes ou  ne voulait-il pas subir plus de pertes que nécessaire pour une cause perdue d'avance?  D'abord, la majeure partie des soldats envoyés aux Malouines étaient de jeunes recrues sans véritable préparation au combat. 

Le général Galtieri qui prétendait montrer la force de l'Argentine a surtout subi un  massacre bien inégal. Il était peu clairvoyant et
avait surtout des problèmes avec l'alcool, selon notre guide. De plus, l'Argentine était en pleine course à l'armement en raison de conflits frontaliers avec le Chili. Enfin, le manque de confiance de Galtieri en sa marine et/ou son refus de voir de lourdes pertes dans ce corps d'armée a probablement aussi joué un rôle non-négligeable. L'issue de la guerre n'est pas forcément due aux erreurs de l'Argentine. Les forces britanniques avaient été largement sous-estimées par les argentins et elles prirent des décisions qui s'avérèrent efficaces.

Le Chili aurait prêté ses bases militaires aux anglais et la France a joué un rôle avec ses exocets.
La France aurait vendu des exocets  aux deux pays, mais avant le conflit.
Au début des années 80, l'Argentine avait commandé à la France 15 avions Super Étendard et 15 missiles Exocets. Lorsque les livraisons commencèrent en 1982, le conflit éclata entre l'Angleterre et l'Argentine à la suite de l'occupation de l'archipel des Falklands
(Malouines ou Malvinas ) par des soldats argentins. La France bloqua ses ventes d'armes à l'Argentine et rapatria tous ses techniciens militaires pour la durée du conflit. Aviateurs et techniciens argentins durent improviser sur le tas avec les armes françaises qui avaient alors été livrées jusque-là : cinq avions Super Étendard et 5 missiles Exocets. Pour attaquer la flotte britannique, les Argentins gardèrent l'un des avions pour les pièces de rechange, et se servirent des autres pour l'attaque.

Margaret Thatcher menaça d'utiliser les armes nucléaires pour influencer Mitterand à ce propos. Elle voulait aussi qu'il permette de désactiver les exocets déjà vendus à l'Argentine en lui transmettant les codes.


La Terre de Feu, que l’on pourrait de loin imaginer comme un triangle compact séparé du continent, est en fait un labyrinthe inextricable d’îles et de canaux. Magellan mit plus d’un mois à traverser le détroit qui porte son nom depuis.
 L'ensemble des îles tirerait  son nom des feux des indiens Yamanas, dont les navigateurs apercevaient les fumées en atteignant cette région du bout du monde.

Les premières populations de cette terre arrivèrent à pied sur la Grande Île de Terre de Feu, il y a plus de 10 000 ans. C'étaient des chasseurs et cueilleurs nomades venant du nord, habitués à survivre avec les ressources naturelles d'une région qui était toujours reliée à la Patagonie continentale. Quelque temps après, une seconde vague de peuplement arriva, les nomades de la mer, les Yamanas, qui naviguaient d'île en île dans l'archipel occidental de la Patagonie.

Malheureusement, des peuples autochtones qui habitaient l'île avant la conquête du Nouveau Monde, il ne reste aujourd'hui que quelques photos en noir et blanc. Les missionnaires ont largement contribué aussi à la disparition des indiens en leur fournissant des vêtements occidentaux. Au lieu de protéger les indiens des conditions climatiques, particulièrement rudes, la légèreté de ces vêtements à côté des fourrures naturelles et des graisses dont ils se couvraient, le défaut d'entretien et de propreté des tissus les a rendu malades. Les pires conséquences sont souvent pavées de bonnes intentions ! Les maladies apportées par l'homme blanc ainsi que l'introduction de l'alcool ont accéléré le processus d'extinction de cette ethnie.
Dès les premières colonisations, la grande île de la Terre de Feu a été destinée à l'élevage du mouton. Les indiens, voyant là une réserve de nourriture, venaient de temps en temps chasser dans le cheptel. Notamment en raison du désagrément causé ces chasses sur les premières exploitations ( mais pas seulement... ), les explorateurs ont simplement  réagi en  tuant ces indiens...  A partir de 1880, l'île fut le théâtre d'un des faits les plus atroces de l'histoire argentine. Des milliers d'indigènes amérindiens furent massacrés par des bandes de tueurs à la solde d'immigrants anglais et croates, propriétaires d'estancias. On en arriva à payer cinq livres sterling pour chaque indien mort, qu'il soit homme, femme ou enfant.

Ushuaïa = " AIA " = baie, " USHU " = OUEST 

Esteban Lucas Bridges est le 2 e fils du révérend Th bridges qui s'était établi sur la côte du canal beagle en provenance de la colonie des îles Malouines. Lucas Bridges naît en 1874 en Terre de Feu, la région est encore sauvage et inexplorée, les tribus encore hostiles.  Lucas grandit parmi les Indiens Yaghans ou Yamanas de la côte, apprenant leur langue et leurs usages. Plus tard, jeune homme, il entre en contact avec la tribu des Onas, devient leur ami et compagnon de chasse et est initié comme guerrier. Th. Bridges était lui-même le fils adoptif d'un pasteur anglican affecté à la mission des Malouines en 1856. il se chargea de christianiser les indiens yahgans ( ou Yamanas " les gens " du canal Beagle et s'installe à la mission de Doshooia - ushuaïa ). Leur mission était à la fois d’évangéliser les indiens de la baie et d’autre part d’aider les différentes missions britanniques qui étudiaient la Terre de Feu et l’Antarctique.
Le missionnaire britannique Waite Hockin Stirling est devenu le premier de l'ancien monde à séjourner à Ushuaia en dehors de la mission. Il est resté avec le peuple yámana entre le 18 Janvier et la mi-septembre 1869.
Le docteur Yades a par exemple été appelé à Ushuaïa pour soigner des indiens victimes d'épidémie alors que ce site n'était encore qu'une mission où notamment le pasteur Thomas Bridges ( estancia Halberton ) s'employait à civiliser et catéchiser des tribus alentour.
Puis quand les argentins prennent la souveraineté des lieux en 1884 les Bridges renoncent à la mission et demandent l'autorisation au gouvernement argentin de fonder une ferme d'élevage; de 20 000 ha, à 30 000 ha ont été attribués à la famille, 60 km à l'est de Ushuaïa (l'estancia Haberton fondée en 1886 après le voyage de Fitz Roy et de Charles Darwin ).
Durant les années 1880 les chercheurs d'or sont venus à Ushuaia  à la suite de rumeurs de grands gisements d'or, ce qui s'est avéré être faux.


Le véritable déclencheur de l’expansion d’Ushuaïa fut l’établissement d’un centre pénitencier sur le modèle australien. Suivant aussi l'exemple français du bagne de Cayenne.
L'idée était de coloniser l'île avec les prisonniers. Onze hommes et neuf femmes volontaires sont envoyés dans un premier temps en vue d'établir une colonie pénale...  Le bagne militaire a fonctionné dans l'île des États, d'abord à San Juan de Salvamento, ensuite à Port Cook, puis a été transféré pour des raisons humanitaires à Ushuaïa...
Don Luis Fique arrive en 1884 avec l'expédition du Commandant Lassere. La famille Fique dispose d'un magasin muni de son propre embarcadère, le plus important de l'époque. C'est une sorte d'épicerie qu'il nomma " Le premier argentin ".
En 1884 le gouvernement argentin, avec le président Roca, décide de créer la sous-préfecture dans la ville la plus australe du domaine argentin et  c'est la date de sa fondation, le 12 octobre 1884, qui est pris comme naissance officielle de la ville.

Don Feliz M Paz nommé gouverneur de Tierra del Fuego en 1885, désigne Ushuaïa comme capitale de cette province.

Le premier recensement a eu lieu en 1893 avec 113 hommes et 36 femmes vivant à Ushuaia.
Mais les Yamanas n'ont pas été inclus dans les données de recensement.

 l'Argentine a donc créé et transformé Ushuaïa en bagne en 1884 et y a fait enfermer les criminels les plus dangereux.
En Janvier 1896, la prison d'Ushuaïa a reçu ses premiers détenus récidivistes dangereux, transférés de Buenos Aires,  ainsi que ses opposants politiques.  14 détenus sont arrivés à bord du navire de guerre " 1 º de Mayo ".  Ils ont été logés temporairement dans des huttes de bois et de tôle.  Il y avait peu de maisons en Ushuaia à ce moment-là. Ils ont dû construire eux-mêmes la prison en utilisant roches et basalte des carrières locales et des maisons.
La prison militaire qui opérait à Isla de Los Estados, d'abord à San Juan de Salvamento et plus tard à Puerto Cook, a été transférée à Ushuaia en 1902 pour des raisons humanitaires. Aussi on raconte que suite à la révolution échouée des radicaux de 1905, les leaders politiques du mouvement ont été assignés à résidence à Ushuaïa sans être réellement enfermés dans les murs de la prison. Ils occupaient du fait de leurs origines aristocratiques, les plus belles maisons de la ville.  Entre 1903 et 1906 l'Argentine y a aussi transféré ses prisons militaires.
Ces bagnards reclus au bout du monde avaient aussi pour activité  de couper du bois et de construire, des rues, des routes, des ponts. Ils faisaient leur propre pain. C'est par eux qu'en 1910, fut construite la plus méridionale ligne de chemin de fer ( cela a pris quand même 20 ans ) : el Tren del fin du Mundo, le train du bout du monde qui, se trouve peu avant l'entrée du parc et qui historiquement, amenait après sa construction les prisonniers à leur lieu de travail à 25 km.
Le but de leur voyage était de couper les arbres qui s'y trouvaient alors, les Nothofagus ( hêtres du sud ). Environ 700 stères de bois étaient ainsi coupés et chargés chaque jour, pour le chauffage et la production d'électricité du bagne. Aujourd'hui la forêt a disparu, mais les souches des arbres coupés sont encore visibles, témoins de ces temps révolus.
Jusqu'en 1947, les prisonniers du bagne d'Ushuaia l'ont utilisé - sous bonne garde !  Cependant, le premier train était très rudimentaire, provisoire, en bois (wooden rail xylo-carril ), il circulait au même endroit, le long du Rio Pipo, il était tiré par des bœufs, puis dans un souci “d’efficacité” ils utilisèrent  un train à vapeur ( Decauville ) dont l'équipement est arrivé vers 1908.
  Ainsi avec le développement du chemin de fer, la ville d’Ushuaïa s’est développée avec cette spécificité carcérale.
Les deux prisons ont fusionné en 1910 et ce système a continué jusqu'en 1950.

 Ceux qui n'obéissaient pas étaient torturés. On les laissait dehors au milieu de la neige et des glaces jusqu'à la limite d'être congelés pour les mettre ensuite brusquement près du poêle. On les envoyait aussi chercher du gravier  glacé à mains nues.
La vie dans le bagne était basée sur le travail réparti et sur une sévère discipline. Toutefois, un enseignement scolaire de niveau primaire y était donné.

Les prisonniers accomplissaient beaucoup de travail mais ils étaient  relativement libres.
Les prisonniers une fois leur peine écoulée, soit repartaient, soit s’installaient dans la région. Il s’agissait dans ce centre pénitencier permettant de traiter un peu tous les styles de peines et notamment de mettre à l’écart les opposants politiques au régime de l’époque.
Beaucoup de prisonniers n'ont pas voulu partir.

Très vite la prison est devenue une ville dans la ville où l’on trouvait tous les services et compétences nécessaires : Artisans, boulangers, centre sanitaire… Les fonctionnaires sont nécessairement venus à Ushuaïa.
Elle a fonctionné jusqu'en 1947, lorsque le président Juan Perón décide sa fermeture par décret exécutif en réponse aux nombreux rapports d'abus, de surpopulation et de pratiques dangereuses de la part des gardiens.
Les prisonniers  sont transférés dans d'autres prisons, plus au nord.

La prison est devenue une partie de la base navale de Ushuaia et les biens ont été transférés à la Marine.

En 1947, il y a exactement 2.182 habitants à Ushuaia. La ville se développe vite. A la fermeture de la prison, les administratifs quittèrent la ville pour le sud de la Patagonie, et bon nombre de commerçants et d’autres indépendants immigrèrent vers la ville de Rio Grande (1.401 habitants en 1947).
Après la fermeture de la prison et le départ des fonctionnaires, ne reste a Ushuaia que l'activité ovine et la laine. Tout le commerce se fait non avec le reste du pays, mais avec le port chilien de Punta Arenas. De plus après le départ des fonctionnaires, ne restent plus que les estancias et leurs peones qui sont presque tous chiliens. Quelques familles italiennes y émigrèrent au début des années 50, et en 1955, on commença à donner des noms aux rues. C’est en 1959, qu’on décréta officiellement la date du 04 octobre comme jour anniversaire de la fondation d’Ushuaia. Le gouvernement argentin met en place dès 1966 et surtout en 1972 une politique pour promouvoir l'économie et le tourisme dans le but de peupler d'argentins le territoire de la Terre de Feu.

De nos jours la prison est devenue un musée qui raconte les aventures des premiers explorateurs. Nous en apprenons d'avantage sur l'histoire des tribus Yamanas lors de la visite de ce musée du Bagne d'Ushuaia.

 

Birmanie ( Myanmar )

Indépendante depuis 1945, la Birmanie est restée longtemps fermée aux étrangers. Pendant longtemps, elle n'a entrouvert des frontières qu'avec parcimonie.

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La pagode Shwedagon ou pagode de Shwedagon (de shwe, or, et dagon, ancien nom de Rangoon) est un stûpa remarquable situé sur la colline de Singuttara à Rangoon, en Birmanie. Ce lieu saint bouddhiste est le premier centre religieux de Birmanie car  il contiendrait des reliques.

A Yangon ( Myanmar ), une équipe de plongeurs birmans explique avoir localisé la cloche du XVe siècle dans le lit du fleuve Yangon, à 16 m de profondeur, sous la boue.

 La cloche la plus massive de tous les temps : 300 tonnes, l'équivalent d'un avion aurait donc été retrouvée. Les historiens attendent de la voir.

Destinée à la pagode Shwedagon de Yangon ( ex-Rangoun ), la cloche bouddhiste comprenant de l'or, de l'argent, du cuivre et de l'étain aurait été commandée en 1484 par le roi moine Dhammazedi, seizième souverain du royaume d'Hanthawaddy en Basse-Birmanie. Mais en 1608, elle fut volée par un ambitieux mercenaire aventurier marchand portugais dénommé Philippe de Brito qui voulait la fondre pour la métamorphoser en canons. Elle était alors placée sur un bateau qui se brisa sous son poids avant de couler.

Brésil

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Mémorial Kubitschek ( Juscelino Kubitschek de Oliveira, né le 12 septembre 1902 et mort le 22 Août 1976, est un homme d'état brésilein, président de la République du Brésil du 31 Janvier 1956 au 31 Janvier 1961. Médecin de profession, il est à l'origine de la création de Brasilia, inaugurée le 21 Avril 1960 )



La pierre de sel est un quartier où ont habité de nombreux esclaves.
Sur les quelques 10 millions d'Africains devenus esclaves au Brésil, environ 6 millions furent débarqués à Rio de Janeiro et ont gravi les marches de pierre de ce quartier.
Le quartier où l'on trouve la pierre de sel est le plus vieux quartier noir habité en permanence à Rio de Janeiro.

Le Brésil a été découvert à l'époque approximative de la signature du traité de Tordesillas ( 1494 ) délimitant les zones d’influence respectives de l’Espagne et du Portugal ( à 100 lieues à l'Ouest du cap Vert; en attribuant aux Espagnols tous les pays à découvrir et à convertir à l'Ouest de ce méridien, et au Portugal tous les pays à l'Est ( 1493 ) ). Une Révolution a rangé provisoirement le Portugal sous la domination de l'Espagne. Le Brésil à cette époque a reconnu Philippe 2.
Par la suite, le Brésil, découvert le 22 avril 1500 par l’explorateur portugais Pedro Álvares Cabral, devient pleinement possession de la Couronne portugaise en 1522. Plus tard, le traité avait conduit à porter à 370 lieues à l'Ouest des îles du cap Vert la limite des droits des deux États. Après la découverte, une bulle du pape Jules II confirma ce traité ( 1506 ).


1500 :  année de l'arrivée des Portugais dans le pays.

Les Brésiliens remercient Bonaparte qui leur a permis de recevoir chez eux la famille royale portugaise.


 Santa Cruz da Barra : Avant d’être une forteresse, ce bout de rocher est occupé par deux canons posés là par le Français Nicolas Durand de Villegagnon, venu fonder la France Antarctique à Rio en 1555. Ils ne suffiront cependant pas à protéger suffisamment l’entrée dans la baie lorsque, deux ans plus tard, le Portugais Salvador Correia de Sa vient le bouter hors des lieux.
Ce dernier va alors renforcer la position en la fortifiant et surgit alors la Batterie de Nossa Senhora da Guia en 1584. Une chapelle – Santa Barbara, l’une des plus anciennes de Rio - y est accolée en 1612 et 14 ans plus tard, ce sont désormais 17 pièces d’artillerie qui garnissent la  Forteresse Santa Cruz da Barra.
Les 44 pièces d’artillerie ne pourront empêcher le nouvel assaut tenté cette fois par René Duguay-Trouin.


 1700 - 1712 : René Duguay-Trouin, corsaire malouin, évoque dans ses mémoires  la prise et le pillage de la ville de Rio de Janeiro en 1711.
 
Duguay-Trouin était désireux d’aller porter le nom français dans le nouveau monde, d’attaquer une colonie florissante et de venger la mort de Jean-François Duclerc. Ce dernier, envoyé en 1710 avec une escadre forte de 1200 hommes pour s’emparer de la cité, avait échoué de peu, il fut fait prisonnier et mourut assassiné. En septembre de l’année suivante, une imposante flotte française déchire la brume qui recouvre la baie de Rio et surprend la défense brésilienne. Duguay-Trouin force l’entrée de la rade, dispose ses hommes et son artillerie, engage des pourparlers avec les autorités coloniales qui refusent d’abord toute tractation. Dans la nuit du 21 au 22 septembre, la ville est évacuée. Marins et corsaires débarquent dans une ville ouverte aussitôt mise à sac. La reddition signée, la rançon demandée et le butin font rêver : kilos d’or, argenterie, denrées, sucres…
Le 6 février 1712, un peu moins de cinq mois après s'être emparé de la riche colonie portugaise de Rio de Janeiro, l'escadre commandée par René Duguay Trouin est de retour à Brest, où elle reçoit un accueil triomphal.
  L'expédition de Rio fait bien plus que renflouer les caisses de l'Etat : son succès retentissant sur les Portugais, soutenus par l'Angleterre, va contribuer à permettre aux pourparlers engagés pour mettre fin à la Guerre de Succession d'Espagne d'aboutir à une paix honorable pour le Roi Soleil. Sans doute ne sera-t-elle pas non plus étrangère à la suspension d'armes entre Français et Anglais signée le 17 juillet 1712, cinq mois après son retour triomphal.

La ville est entièrement pillée, mais ce sera la dernière fois. Rio devient capitale du Brésil en 1763 et la Forteresse Santa Cruz da Barra poursuit ses rénovations et son renforcement au cours des décennies.


1808 : L’invasion napoléonienne en Europe

En décembre 1807, le drapeau français fut hissé sur le Château Saint Georges à Lisbonne. Les Portugais découvrirent alors véritablement que la nation lusitanienne était tombée « sous le pouvoir des aigles ». Ainsi commençait la domination française au Portugal.
Le Portugal finit par accepter le projet de transfert de la Cour à Rio de Janeiro. Pendant que la famille royale préparait son départ pour le Brésil, dans la nuit du 24 novembre, les troupes alliées franco-espagnoles envahissaient le territoire portugais.
Un décret supprimait le Conseil de Régence et destituait la dynastie de Bragance ( 1er février 1808 ). De nouveaux impôts furent décidés, et furent encore séquestrés les biens appartenant à la famille royale portugaise, ainsi que ceux de tous les gentilshommes qui avaient accompagné le roi Jean D. João.


Le transfert au Brésil de la famille royale portugaise, qui se fait sous protection anglaise, après l'invasion du Portugal par Napoléon en 1807 est un événement majeur de l'histoire de l'Amérique du Sud et du Portugal, puisqu'il enclenche le processus d'arrivée à l'indépendance du Brésil, une douzaine d'années plus tard

La ville de Rio demeura une capitale coloniale jusqu'en 1808. En raison de
l'invasion des troupes de Napoléon au Portugal, la famille royale et la plupart des nobles de Lisbonne  s'installèrent à Rio de Janeiro. La capitale du royaume portugais fut donc transférée de Lisbonne à Rio de Janeiro, qui devint ainsi l'unique capitale européenne située à l'extérieur du continent de l'histoire. Le manque d'espace physique et de structure urbaine, permettant aux centaines de nobles portugais soudainement arrivés de se loger, fut comblé au départ par le renvoi des habitants de leur propre logement. Bien qu'ils retournèrent au Portugal en 1821, l'époque passée au Brésil ouvrit les ports commerciaux au marché britannique et éleva le Brésil au statut de royaume uni à la couronne du Portugal.

Rio de Janeiro : Devenue capitale du Brésil en 1763, Rio se transforma en une véritable ville, alimentée en eau par le monumental aqueduc de style romain, l'Arcos, qui demeure aujourd'hui au cœur de la ville.

Les premiers travaux d'assainissement et d'embellissement ont lieu au début du XXe siècle, sous l'administration du maire Pereira Passos, le « Haussmann carioca », qui amplifie l'urbanisation de ce site très accidenté où alternent montagnes ( 1 000 m à Tijuca) et lagunes ; des collines sont alors arasées, des plages remblayées ( Copacabana ). La ville était serrée entre mer et collines. Ils ont alors pensé à construire une esplanade sur la mer. Pour agrandir la ville on allait remblayer une partie de la baie. Dans les années 1950-1955 pour le congrès eucharistique international.

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Le parc des ruines : dans la maison Laurinda Santos Lobo tenait un des salons les plus dynamiques dans la belle époque de Rio de Janeiro. Durant ces soirées, chaque 4 e jour du mois de la saison des bals, Laurinda se chargeait de divertir ses hôtes avec de la musique, de la poésie, de la danse et faisait servir une cuisine exquise. Isidora Dun can et Anatole France étaient distingués parmi les hôtes internationaux qui, passant par Rio de Janeiro, alors capitale de la République, visitaient tout en ajoutant leur éclat personnel à ces salons réputés. C'est un des constants point fort des chroniques de João Rio, Laurinda reçut de lui le surnom de maîtresse d'élégance. En lui rendant hommage, Heitor Villa Lobos composait une pièce sur les impressions de la vie mondaine...

En 1831, sous la pression des élites propriétaires, l'Empereur Pierre Ier abdique en faveur de son fils, alors âgé de cinq ans. Pierre II s'engagea dès les années 1850 à lutter contre l'esclavage. La culture du café prit de l'ampleur et augmenta l'importance des propriétaires terriens, notamment ceux de São Paulo. Sous son règne, Rio profita de développements majeurs.

 Continuant à lutter contre l'esclavagisme, l'Empire proclama en 1871 que les enfants d'esclaves seraient désormais libres à la naissance. L'esclavage brésilien fut donc condamné à long terme. Cependant, la loi dite « Áurea » ( loi d'or ) de 1888 de la Princesse Isabelle, la fille de Pierre II, abolissant totalement l'esclavage au Brésil, souleva la résistance des propriétaires qui s'engagèrent alors dans une lutte armée pour renverser le régime. La libération des esclaves entraîna une importante migration depuis les campagnes vers les villes. La première favela ( bidonville en français ) de Rio fut construite sur les hauteurs du Morro da Providencia (colline de la Providence ). Ses habitants étaient pour la plupart des militaires noirs qui s'étaient battus pour leur liberté à Salvador de Bahia et qui tentèrent de profiter des opportunités qu'offrait Rio.
L'abolition de l'esclavage au Brésil a été graduelle. Le Brésil a été un des derniers pays à abolir l'esclavage. En fait, le dernier pays indépendant du continent américain

Le  Bonde de Santa Teresa   à Rio de Janeiro est un tram célèbre, électrique, construit en 1596. Il allait fêter ses 116 ans au moment d'un acce=ident dramatique.  Il permettait de longer les arcades et de monter à Santa Teresa. Toutefois, il était en chantier en été 2014. De nombreux travaux de rénovation sont d'ailleurs en cours, en vue des jeux olympiques 2016. .


Au tournant du 20 e siècle; Anatole France est l'un des écrivains français les plus lus au Brésil. Il faut dire qu'il avait séjourné 3 mois à Rio de Janeiro et à São Paulo. De plus il est considéré comme un sceptique aimable, ironique du jardin d'Épicure.


 

Chili

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Santiago : arsenal

Chine

Un pays qui a un riche passé.

Les toutes premières étapes de la construction de la muraille remontent au 5 e siècle avant notre ère mais le tracé définitif fut arrêté vers 220 avant JC par le premier empereur de Chine, Qin Shi Huangli, qui fit relier les anciennes fortifications érigées à l'époque des royaumes combattants et les étendit vers le nord afin de repousser les assauts des nomades.

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Les historiens chinois ont traditionnellement commencé leurs récits de l'histoire chinoise avec l'empereur Jaune ( Huáng Dì), souverain civilisateur mythique; les caractères Huáng (« dieu-roi ») et Dì (« roi sage ») étaient utilisés séparément.
La dynastie
Ming est fondée par l'empereur Hongwu en 1368. Elle règne sur la Chine jusqu'en 1644 et se termine par le suicide de l'empereur Chongzhen. La dynastie Qing, d'origine mandchoue, lui succède.

Ming et Qing sont les deux dernières dynasties féodales de l'histoire de la Chine ...
Ce fut un chef de guerre originaire du Sud, allié des Turbans rouges, Zhu Yuanzhang, qui  domina  et fonda en 1368 la dynastie des Ming à Nankin.

La dynastie Ming est une lignée d'empereurs qui a régné sur la Chine de 1368 à 1644 après l'effondrement de la dynastie Yuan dominée par les Mongols. La dynastie Ming fut la dernière dynastie chinoise dominée par les Han. La capitale Ming est tombée en 1644 lors de la rébellion menée par Li Zicheng qui établit la dynastie Shun rapidement supplantée par la dynastie Qing mandchoue.

La dynastie Qing est fondée par Nurhachi en 1616. Elle règne sur la Chine à partir de 1644 et jusqu'à l'abdication de son douzième souverain, Puyi, en 1912.

Le prince mondain (1924-1932)

En 1924, dans la tourmente qui entoure le renversement du Président de la République Cao Kun lors du coup de Pékin, les accords passés sont annulés. Puyi est expulsé de la Cité interdite, enceinte dont il n'était pas sorti depuis 15 ans, par les troupes de Feng Yuxiang. Il retourne dans le palais paternel.

Aixinjueluo Puyi ( 7 février 1906 - 17 octobre 1967 ), connu sous le nom de Pu Yi mais appelé également Xuantong, fut le douzième et dernier empereur de la dynastie Qing, qui régnait alors sur la Chine.

Les révoltes de Wuchang, le 10 septembre 1911, le poussèrent à abdiquer le 12 février 1912, mettant fin au règne de la dynastie Qing et à la période féodale. Malgré la proclamation de la première République chinoise, il obtint du gouvernement de pouvoir continuer à résider quelques années supplémentaires dans la Cité interdite, avant d'en être expulsé par les autorités.
Puis, il fut placé par les Japonais à la tête de l'État du Mandchoukouo, sous le nom d'Empereur
Kangde, en 1934.

Capturé par les Soviétiques en 1945, qui le déportèrent avec toute sa famille en Sibérie, il sera livré en 1949 aux communistes chinois qui l'interneront dans un "Camp de rééducation pour criminels de guerre" jusqu'au début des années 1960. Libéré, il trouvera un emploi de simple jardinier à la ville de Pékin. Puis, au sein de la République populaire de Chine, il sera désigné en 1964 comme membre de la "Conférence Politique Consultative du Peuple Chinois" et le restera jusqu'à sa mort en 1967. Pu Yi est aussi connu en tant que Dernier Empereur de Chine.

Le général Yuan Shikai, nommé pour mater les mouvements de révolte, et notamment le soulèvement de Wuchang du 10 octobre 1911, se retourne contre le pouvoir en place et pousse le jeune empereur à abdiquer le 12 février 1912, mettant fin à la dynastie Qing et à la période féodale. Yuan Shikai est mandaté pour diriger le gouvernement provisoire.

Les empereurs de Chine avant 1644 et même après ont une vie somptueuse, d'après les objets tous plus  raffinés les uns que les autres : armures, vêtements, bijoux, parures, œuvres d'art, pièces de mobilier... provenant de l'ancien palais des souverains chinois et retrouvés dans les musées.
La citadelle aux 800 palais ressemble à une prison dorée.

1644, c'est le début de la dynastie Qing qui fut au pouvoir jusqu'en 1911.

 

Découverte du Palais d'été, lieu de villégiature des empereurs. C'est un immense havre de paix, dans un ancien jardin impérial qui fut agrandi et embelli par l'empereur Qianglong au XVII e siècle.

Histoire du Temple du Ciel

Initialement appelé Temple du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'Empereur Yongle, qui était aussi responsable de le construction de la Cité Interdite. Le temple fut agrandi et renommé Temple du Ciel pendant le règne de l'Empereur Jiajing au seizième siècle.On décida en fait de séparer les sacrifices faits au Ciel de ceux faits à la Terre. On construisit la Demeure du seigneur du Ciel. Le Temple du Ciel a été rénové au dix-huitième siècle sous l'Empereur Qianlong. La demeure du seigneur du Ciel fut agrandie et les tuiles de couleur bleue remplacées par du marbre.  C'était une période faste pour le temple, qui recouvrait alors 273 hectares. Le Temple du Ciel a été inscrit comme site du Patrimoine Mondial par l'Unesco en 1998. Le temple a été occupé par l’alliance franco-britannique pendant la seconde guerre de l’opium ( 1856-1860 ). En 1890, lors de la révolte des Boxers, l’alliance des huit nations utilisa temporairement le temple comme poste de commandement. L’occupation dura un an et fit de sérieux dégâts. Le temple, pillé et laissé à l’abandon après la chute de l’Empire Qing, tomba en ruines dans les années qui suivirent. En 1918, le complexe fut transformé en parc et pour la première fois ouvert au public. Début 2005, une rénovation d'un montant de 47 millions de yuan ( à peu près 4 318 000 € ) du monument est entreprise en vue des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, mais les rénovations ont été terminées le 1er mai 2006.

Dynastie des Qing ( 1644 - 1911 )
République ( 1911-1949 )
République populaire de Chine en 1949

La république populaire

Le Parti communiste exhortait les gens à s’engager leur vie durant dans une lutte pour construire un « paradis communiste dans le monde humain ».

La mort est appelée « aller voir Marx ». La mort est considérée comme « accéder au paradis »
Le drapeau  est rouge pour avoir été « teint en rouge avec le sang des martyrs ». Le Parti adore le rouge. Goût du sang et du carnage ???


Le drapeau de la République populaire de Chine ( « le drapeau rouge aux cinq étoiles » ) est le drapeau d'État de la Chine populaire. C'est un champ rouge qui contient cinq étoiles à cinq branches, dorées dans  le coin supérieur gauche. Le dessin comporte une grande étoile entourée de quatre plus petites disposées en arc de cercle et orientées vers la plus grande. Le rouge représente la révolution, les cinq étoiles et leur relation représentent l'unité du peuple chinois sous la direction du Parti communiste chinois (« PCC »).
 Le premier drapeau est hissé par Mao Zedong sur une estrade dominant la place Tian'anmen de Pékin, le 1er octobre 1949, lors d'une cérémonie proclamant la fondation de la République populaire de Chine.

Mao Zedong, plus connu en français sous la transcription de Mao Tsé-toung, est un homme d’État et chef militaire chinois, fondateur et dirigeant de la République populaire de Chine.
Chiang Kaï-chek,  (31 octobre 1887 – 5 avril 1975) est un militaire et homme politique chinois qui fut l'un des principaux leaders du Kuomintang ( l'alliance révolutionnaire )   après la mort de Sun Yat-sen en 1925.

Né dans une famille de négociants, il choisit la carrière des armes après des études classiques. Très tôt porté vers le nationalisme hostile à la dynastie impériale mandchoue des Qing, il part étudier à l'Académie militaire de Tokyo, où il fait la connaissance de Sun Yat-sen et de son organisation d'alors, la Ligue d'union jurée (Tongmenghui), d'obédience républicaine. La révolution de 1911 le voit retourner en Chine, où il participe, avec l'appui de sociétés secrètes antimandchoues, à la rébellion républicaine.

Il fut le chef militaire – avec le titre de généralissime – et, à diverses périodes et en alternance, le chef du gouvernement et le président de la « première République chinoise » puis, jusqu'à sa mort, le président de « République de Chine » à Taïwan.

La guerre civile chinoise ( chinois : littéralement « guerre civile nationaliste-communiste » ) est un conflit armé opposant le Kuomintang (KMT, parti nationaliste et le Parti communiste chinois ( PCC ) ou Gongchandang entre 1927 et 1950. Il est possible de dater la fin du conflit en 1949, avec la proclamation de la République populaire de Chine, ou en 1950, avec les derniers combats entre le nouveau régime communiste de Chine continentale et le nouveau gouvernement nationaliste de Taïwan. La guerre civile fut interrompue par la seconde guerre sino-japonaise et recommença ensuite.

Bien que d'autres guerres civiles, comme l'expédition du nord ou la guerre des plaines centrales, aient eu lieu en Chine au XXe siècle, avant, pendant et après ce conflit, l'expression de Guerre civile chinoise est le plus souvent employée en Occident pour désigner la lutte entre nationalistes et communistes.

1er octobre 1949
Proclamation de la Chine populaire

Le 1er octobre 1949, à Pékin, Mao Zedong proclame l'avènement de la République populaire de Chine. Il lance sa proclamation du balcon de la Porte de la Paix céleste, qui donne sur la grande place Tien An Men, non loin de la Cité interdite des anciens empereurs.

L'anniversaire de ce jour est depuis lors devenu fête nationale en Chine populaire.

La prise de pouvoir des communistes et de leur chef Mao Zedong met fin à une longue guerre civile, ponctuée par la Longue Marche et la terrible invasion japonaise.

planning familial, Zhang Weiqing.
Afin de contrôler la démographie du pays, le gouvernement de la République populaire de Chine a lancé deux politiques majeures de contrôle des naissances : la politique du wan xi shao : « mariage tardif, naissances peu rapprochées et peu nombreuses », lancée au début des années 1970 et la politique de l'enfant unique jìhuà shengyù zhèngcè, « politique du planning familial »), mise en application en 19791 et assouplie en 2013.
La prise du pouvoir par
Deng Xiaoping (1904-1997) Deng Xiaoping ou Teng Hiao-Ping ou Teng Hsiao-Ping

Deng Xiaoping : ( 22 Oct, 1904-19 fév. 1997). Fils d'un notable du Sichuan, le jeune Deng vient en France en 1920, comme ouvrier étudiant. Dès 1922 il adhère au communisme. De retour en Chine, il participe à la " longue marche  " avec Mao, comme commissaire politique, allié à nombre de généraux. Dès 1952, il est l'un des responsables centraux du PCC et dirige à ce titre la campagne anti-droitière en 1957. Il s'éloigne de Mao lors du " grand bond en avant " ( 1959-1961 ) et favorise avec Zhou Enlai, une dé-collectivisation discrète qui permet de sortir le pays de la famine en 1962-1963. Écarté  lors de la Révolution culturelle en 1966, il sort de cette éclipse en 1976. Disgracié au printemps par la " bande des quatre ", Deng est réhabilité au début de l'été 1977 et rétabli dans ses hautes fonctions.

Jiang Zemin, né le 17 août 1926, est un homme d'État chinois, qui a été Secrétaire général du Parti communiste chinois entre 1989 et 2002 et président de la République populaire de Chine entre 1993 et 2003.

15 mars 2003 - 14 mars 2013 : Hu Jintao
Hu Jintao,a été le président contemporain de  Nicolas Sarkozy, et de Barack Obama; ils ont tous trois participé au G20 le 4 novembre 2011
Xi Jinping le 14 mars 2013 est le président actule en 2015

Le musée national de Chine

Issu de la fusion du musée de la Révolution chinoise et du musée de l’histoire de Chine, le musée national de Chine a été totalement rénové et réouvert en 2011 avec une surface qui en fait le plus grand musée du monde. IL compte 48 grandes salles qui retracent l’histoire de la Chine depuis la préhistoire, puis l’expansion de la Chine a travers ses grandes dynastie jusqu’à la dynastie Qing. La période de la Chine moderne, avec les guerres de l’Opium, la révolution et la fondation de la Chine populaire font l’objet de grands développements. Ses collection comptent de nombreux trésors, dont de grandes statues bouddhistes, des porcelaines et des jades anciens. Il accueille aussi un grand nombre d’expositions temporaires.

Le Musée militaire de Pékin (ou Musée militaire de la Révolution du Peuple Chinois) dispose d'une impressionnante exposition de matériels militaires historiques, de chars, de canons, de missiles, d'avions et même un petit bateau. Ses photographies historiques ont également un grand intérêt, couvrant plus de 100 ans d'histoire militaire en Chine.


Les gens sensibles gardent en mémoire l'image de l'inconnu écrasé sur la place Tian'anmen. l'étudiant continuait d'avancer face aux chars persuadé de les arrêter.

L'histoire par les monuments :

La petite pagode de l'oie sauvage située au sud de la ville de Xian dans le monastère du temple de Jianfu  a été construite entre 707 et 709 pendant la dynastie des Tang, sous l'empereur Zhongzong.

La découverte du Palais d'été, permet de se situer dans le lieu de villégiature des empereurs. Cet ancien jardin impérial est un immense havre de paix. Il  fut agrandi et embelli par l'empereur Qianglong au XVII e siècle.

 

Croatie

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Dubrovnik forteresse

Entre Argentine et Brésil : Iguazú


Alberto Santos Dumont, est un pionnier franco-brésilien de l'aviation.
La démonstration de son puissant aéronef « plus-lourd-que-l'air », a lieu dans le parc de Bagatelle près de Paris, lors d'un vol public, homologuant par la même occasion le premier record du monde d'aviation, le 23 octobre 1906. C'est le premier homme à posséder les trois brevets de pilote : ballon, dirigeable et aéroplane.

Il visite les chutes en avril 1916 et il en revient si impressionné qu'il lutte pour que le site devienne un parc public. Il réclama plus d'attention de la part du gouvernement pour cette région  et souhaita acquérir la terre devenue aujourd'hui le Parc d'Iguazú. Cette terre appartenait jusqu'en 1917 à un certain Jezus Val. Notre guide prétendait qu'il avait acquis la terre en jouant aux cartes. Plus vraisemblablement, ltat en devint propriétaire et la parc fut créé en 1939.
 Il se passionna également pour les « machines volantes » de Clément Ader, des frères Wright... de même que pour les montres. Pour piloter un avion, il fallait deux mains et il ne pouvait donc pas chercher sa montre dans la poche ! Il serait donc aussi l'Inventeur du bracelet montre ! Il avait à l'époque pour ami Jacques Cartier.

Il n'apprécia pas que les frères Wright proclament être les premiers à voler sur un engin plus lourd que l'air. Il accusa les nombreux photographes à leur disposition. Il finit par admettre après des années de discussions qu'il était pour cela le premier en Europe et les Wright, les premiers en Amérique !

 
 

Histoire de Cuba
 
Le refuge des pirates et des corsaires... Plus tard un lieu de déportation :
L'île a été découverte par Christophe Colomb. Il croyait avoir atteint l'Asie, cofondant Cuba avec Cipango au Japon. Cuba, au carrefour des routes maritimes fut conquise par Diego Velásquez en 1510 qui débarque avec 300 hommes, au nom de la couronne espagnole.
Au XVI e et XVII e siècles,  pirates, corsaires ( dont Francis Drake ) , flibustiers et boucaniers établissent leur repaire sur l'île, dont les criques, les bois, l'abondance en eau et en nourriture font un site stratégique sur la route des Galions.

La piraterie L’île attire donc de nombreux pirates pillant sur la mer des Caraïbes. Dans le courant du XVIIe siècle, Cuba subit plusieurs attaques et même de brèves occupations menées par les flibustiers hollandais, français et anglais. La piraterie des années 1800 dans la mer des Caraïbes fut facilitée par la présence d'un nombre important de militaires lors de la guerre de Sept Ans puis lors de la guerre d'indépendance américaine, les officiers basés à Saint-Domingue étant nombreux à combattre aux côtés de Lafayette et des futurs États-Unis.
Lors des premiers siècles de la colonisation espagnole, les flibustiers français se sont fait connaître par leurs féroces attaques contre les assaillants terrestres et maritimes. Deux noms rappellent la terreur de l’époque : Jacques de Sores et Jean David Nau (alias François l’Olonnais ).
Emilio Roig de Leuchsenring, historien de La Havane entre 1935 et 1964, raconte que l’attaque de Jacques de Sores contre la capitale cubaine le 10 juillet 1555 fut l’une des plus dévastatrices de l’histoire de la ville.


Au milieu du XVIe siècle,
le château de la Fuerza servait à la défense de La Havane. Il ressemblait peu à l’actuelle construction. Il était réputé relativement vulnérable, garni de seulement quelques pièces d’artillerie et d’une garnison très réduite.

Malgré la fuite du gouverneur Gonzalo Pérez de Angulo, le régisseur du conseil municipal, Juan de Lobera, réunit Espagnols et métis pour faire face à l’assaut des Français. Les pirates contrèrent trois attaques avant d’ordonner la reddition des Espagnols le lendemain matin.

Tout aurait dû en rester là si le gouverneur n’avait pas tenté de récupérer la ville par la force. L’escarmouche nocturne de Pérez de Angulo fut un échec. Les Français, par désir de vengeance, incendièrent la ville, outragèrent les images des saints catholiques, brûlèrent les navires dans le port et tuèrent les esclaves présents.

« Le 5 août, aux alentours de minuit, la lune luisait et le temps était idéal pour lever l’ancre. Sores appareilla son navire et quitta La Havane dévastée. Les habitants se retrouvèrent dans la misère, maudissant l’hérétique français et le lâche gouverneur », rapporte Roig.

Jacques de Sores, connu aussi comme « l’ange exterminateur », ne fut pas le seul pirate français à Cuba. Mais il fut probablement un des plus cruels.

Le commerce de contrebande, les guerres commerciales vont en découler ainsi que le développement d'une vie créole et d'une culture cubaine. L'esclavage est lié au développement de la production du sucre.
La guerre de dix an ( 1868-1878 )
L'occupation nord-américaine ( 1899-1902 )
La guerre d'indépendance ( 1895-1898 ) organisée par le parti révolutionnaire cubain de José Martí.
Un fort a été construit entre 1589 et 1630 pour protéger l'entrée du port sous la direction de l'ingénieur italien Juan Bautista Antonelli. Construit initialement en réponse aux raids perpétrés contre le port de La Havane, el Morro protégeait l'embouchure du port avec l'aide d'une chaîne suspendue le reliant au fort de La Punta placé de l'autre côté de la baie. Le fort possède des murs de près de 3 mètres d'épaisseur.

Lors de la Bataille de La Havane (1762), les Britanniques réussirent à s'en emparer en août 1762. Lord Albemarle ayant débarqué à Cojimar à l'est de La Havane, attaqua la forteresse défendue par Luis Vicente de Velasco e Isla. Les Britanniques en creusant un tunnel sous les remparts d'un bastion et en minant le fossé parvinrent avec succès à les faire s'effondrer. Lorsqu'ils rendirent l'île à l'Espagne en 1763, les Espagnols décidèrent de construire la forteresse de La Cabaña pour empêcher que cela ne se reproduise.

Le château, ( castillo ) de Morro ( ou de San Pedro de la Roca ) garde la baie de Santiago, mais il ne se situe pas à Santiago de cuba, mais à une dizaine de km au sud. Destiné à défendre la ville érigée en capitale de l'île par Velasquez,
Il lui faut, alors, se défendre des attaques des corsaires, des pirates et autres car particulièrement le sud a été le théâtre de légendaires batailles de pirates. c'est une forteresse bâtie au 17 e siècle, commandant les entrées et sorties de la baie.


Entre 1675 et 1692, la forteresse a été endommagée par une série de tremblements de terre et la reconstruction a dû être réalisée sous la direction de Francisco Pérez entre 1693 et 1695. De 1738 à 1740 la poursuite des travaux a été réalisée par l'ingénieur Antonio Arredondo, qui a élargi la citadelle et complété une partie des plates-formes inachevées, avec Juan Martín Cermeño et Francisco Calderín pour faire les dernières modifications à la structure qui avait été à nouveau endommagée par des séismes entre 1757 et 1766.

La forteresse a été conçue en 1637 par Juan Bautista Antonelli " El Mozo " ( 1585-1649, petit-fils du célèbre ingénieur militaire d'origine milanaise Juan Bautista Antonelli ) pour le gouverneur de la ville, Pedro de la Roca y Borja. Une fortification antérieure, plus petite, avait été construite entre 1590 et 1610. Le plan d'Antonelli a été adapté à la situation de la forteresse sur les pentes abruptes du promontoire ( le morro à partir duquel la forteresse tire son nom ) pour atteindre la baie. Il a été construit sur une série de terrasses. Les fournitures étaient livrées par voie maritime, puis stockées dans le grand entrepôt, qui a été creusé directement dans la roche, ou transportées au plus haut niveau qui abritait la citadelle. La construction de la citadelle a duré 42 ans, à partir de 1638 pour être finalement achevée en 1700.


D'autre part, l'île devient peu à peu une escale pour les conquistadores. En 1514, la ville de Santiago de Cuba voit le jour et devient le siège administratif et stratégique du pays. Hernán Cortés Monroy Pizarro Altamirando part de Santiago avec 11 navires pour rejoindre le Mexique et Francisco Pizarro González se dirige vers le Pérou où ils veulent récupérer l'or et l'argent des Incas.

 

  Santiago de Cuba : ancienne capitale jusqu'à 16 e siècle

Fondation et colonisation : Santiago de Cuba a été fondée en  1514 par Diego Velasquez. Elle ne fut transférée à son emplacement actuel qu'en 1522.
Diego Velázquez de Cuéllar ( 1465 - 1524 ) était un conquistador espagnol. Envoyé par Diego Colomb, Diego Velásquez s'empare de l'actuel Cuba et fonde Baracoa. Il devient alors le premier gouverneur du territoire.

Santiago de Cuba, c’est par où tout a commencé à Cuba. Même si Baracoa fut la toute première ville construite par les Conquistadores, Santiago eut toujours la primauté depuis le peuplement européen de l’Île. Elle se situa très vite au premier rang des villes de la Caraïbe, ceci surtout grâce à sa situation géographique et à son port abrité. Distante de 900 km de La Havane, Santiago est insérée dans un cadre unique à Cuba, demeurant une ville dont le charme et la chaleur humaine débordent dans le sourire omniprésent de ses habitants. Oubliée par la couronne espagnole pendant le XVIIe siècle, elle survécut grâce au commerce de contrebande entretenu avec d’autres îles voisines telles la Jamaïque et Saint-Domingue. Ses habitants eurent beau s’enrichir par le biais de l’échange d’or, d’argent, du rhum et de la viande boucanée, ils se sentirent toujours menacés par la présence des pirates et corsaires qui maraudaient les enclaves espagnoles dans le bassin caribéen. Ayant enfin réalisé l’importance géographique et économique de la ville, le gouvernement espagnol y fit dresser une première forteresse entre 1637 et 1638 ; Le Château de San Pedro de la Roca faisait partie du système défensif de la côte sud de Cuba et est plus connu sous le nom de Castillo del Morro. Cet imposant fort qui surveille le chenal d’entrée de la baie de Santiago servit de prison lors de la dernière guerre d’indépendance contre l’Espagne. Ayant été abandonné pendant un demi-siècle, il fut presque complètement restauré dans les années 80 et 90 pour être finalement inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1997.

Les voyages de l'époque sont dangereux tant en raison des tempêtes que de ces pirates embusqués dans les îles et jusque dans les criques de Cuba.
Le corsaire, quant à lui,  ( ainsi l'amiral Francis Drake ) est la fine fleur de ce monde d'aventuriers. Il commande un navire de course, armé par des particuliers mais avec l'autorisation du gouvernement, d'Angleterre
notamment !
 
Sous la pression de l'opinion publique et contrainte par l'union des Créoles espagnols et des Noirs contre les Blancs étrangers, l'Espagne fut forcée de faire aux habitants de l'île des concessions importantes. En 1817, elle ouvrit le port de La Havane au commerce étranger, et abolit, du moins officiellement, l'esclavage en 1847, puis accorda quelques avantages médiocres aux travailleurs, en 1856.
Le 2 décembre 1956 le bateau Granma, avec 82 guérilleros du Mouvement révolutionnaire du 26 juillet, parmi lesquels Fidel Castro, Ernesto Che Guevara et Raúl Castro, s'échoue avec deux jours de retard sur la plage Las Coloradas située sur les côtes orientales de Cuba. Le retard empêcha que le soulèvement populaire organisé par Frank País, à Santiago de Cuba, atteigne son objectif de détourner l'attention des troupes de Batista pour faciliter le débarquement des guérilleros.

Séparés, perdus et poursuivis, les guérilleros endurent une série de déroutes à Alegría de Pío. Seule une bonne vingtaine d'hommes purent arriver à la Sierra Maestra, une zone difficile d'accès à l'est de Cuba, où ils purent s'installer.
 
José Martí : ( 1853-1895 ) héros national, écrivain précurseur, père de la démocratie cubaine. Il est une des références majeures de tous les cubains.Arrêté en 1875, il est envoyé au bagne puis en Espagne. Après avoir créé le parti révolutionnaire cubain, il va organiser la guerre d'indépendance et sera tué par une balle espagnole. Il repose à Santiago de Cuba.
 
Carlos Manuel de Céspedes : son nom est lié à la première guerre d'indépendance contre les espagnols, à partir de 1868. Grand propriétaire, il libère ses esclaves et appelle au soulèvement de son domaine. Le succès de son entreprise est couronné par la proclamation de la République en 1869. Il devient président. Mais en 1874 les espagnols reviennent et Céspedes tombe au combat préférant la mort à la soumission.
Antonio Maceo : général qui reprend le combat après Céspedes, jusqu'en 1880. Il meurt en 1896.
Maximo Gomez : général associé de Maceo qui lutte pour l'indépendanceet meurt le 17 Juin 1916
La révolution cubaine de 1953 à 1967. 1959 se réfère au renversement à Cuba du régime du dictateur pro-américain Fulgencio Batista par une guérilla amorcée par Fidel Castro et le Mouvement du 26 juillet.
Tndis que Fidel Castro s'avance vers Santiago de Cuba, et son frère Raúl vers Guantánamo, Le " Che marche avec d'autres vers l'Ouest et la capitale. Isolé Batista s'enfuit. Le 8 Janvier 1959 Castro entre dans la capitale.
Fidel Castro : dénonce les perversions. Résolu à organiser un mouvement insurrectionnel, il arme 160 hommes. Son objectif est la prise de la caserne Moncada à Santiago de Cuba. Arrêté, jugé à huis clos, Castro assure sa propre défense : " l'histoire m'acquittera " Fidel, son frère Raoul et leurs amis sont emprisonnés et libérés en 1955.
Chef de guérilla, batailleur, rebelle, devenu dictateur, ce n'est pas un tyran sanguinaire, mais il a une personnalité très complexe, intransigeante, une grande taille, de la démesure dans son aura, sa longévité qui lui confèrent et lui accordent une dimension historique. Il exerce un communisme personnel et fait naître des critiques diamétralement opposées dans le monde.Il a vécu assez modestement pour un chef d'État. Il a eu beaucoup de chance pour échapper plusieurs fois à la mort, à ses détracteurs ( ses parents voulaient le faire interner ) et même à la CIA....
 
Fulgencio Batista  né en 1901. C'est son coup d'état qui renverse le dictateur Machado ( 1921-1933 ). Mais la corruption reprend le dessus. Colonel soutenu par les États Unis,  chef de l'armée en 1933, il dépose  le gouvernement de Ramon Grau San Martin en 1934. Homme fort du nouveau régime il dirigera le pays, se fera élire président en 1940. Battu aux élections par celui qu'il avait destitué, exilé aux États Unis, malgré sa défaite aux élections, il reprendra vite le pouvoir. il revient en 1952, reprend le pouvoir en dictateur et fuit de nouveau avec sa famille, son argent et ses amis, par avion, vers l'Espagne où il mourra.
 
Mais la situation n'était pas sensiblement modifiée, et les habitants de l'île se soulevèrent en 1868.
En septembre 1868, une révolte éclate en Espagne et la reine Elisabeth est exilée. L’étincelle se propage à Cuba. Un mois plus tard, un riche propriétaire terrien, Carlos Manuel de Céspedes, libère tous ses esclaves et entame la lutte pour l’indépendance. Il obtient rapidement des soutiens.  La lutte atteint son paroxysme en 1973, et cette révolte locale se développe en une révolte nationale, laquelle durera 10 ans.

 
Le bateau Granma :  Granma est un yacht, acheté au Mexique en 1956 par les rebelles au régime du dictateur cubain Fulgencio Batista, dont Fidel Castro et Ernesto "Che" Guevara. Ils débarquent ou s'échouent sur la plage Las Coloradas située sur les côtes orientales de Cuba. Le nom du bateau provient du mot anglais pour grand-mère. Le Granma  visible dans les jardins du musée de la Révolution à La Havane.  est une reproduction, l'original, gravement endommagé lors d'un cyclone, mais réhabilité, serait visible dans la province d'Oriente.
Granma est aussi le journal du Comité central du parti communiste cubain, son nom vient de celui du bateau.
Camilo Cienfuegos : débarqua avec ses amis du bateau Ganma. Il eut une vie courte mais populaire. En Octobre 1959,  son avion disparaît sans laisser de trace au large de La Havane.
Ernesto "Che" Guevara : son portrait est partout, dans les rues, au bord des routes... L'idole la plus vénérée à Cuba n'est pourtant ni un dieu, ni même un cubain ! Il ne s'agit que du bras droit de Fidel pendant la Révolution ! El commandante Guevara, surnommé " Che ", une interjection argentine familière  dont il ponctuait ses phrases. Souffrant d'asthme, il va devenir médecin, aventurier des routes d'Amérique du Sud, développer un caractère à la volonté exceptionnelle et un tempérament altruiste. Déjà marié avec  une Péruvienne activiste, il rencontre  Fidel Castro, le révolté contre la dictature de Batista, à Mexico. Il s'embarque à titre de médecin à bord du Granma. Bien vide le médecin délaissera sa trousse pour les armes. Plus tard il délaissera sa place de ministre pour vivre  avec ses convictions sans compromis. Devenu cubain, il se fait l'ambassadeur de la Révolution,  il  quitte Cuba en secret et prône la motivation idéologique. Le 9 octobre 1967 : le " Che " est exécuté. Il sera criblé de balles bien après la Révolution Cubaine et après d'autres aventures. Les États Unis ayant décidé de l'éliminer. Sa dépouille repose dans un mausolée de la ville de Santa Clara !

La baie des cochons : Belle plage sur la côte sud de l'île. Le 15 Avril, prélude au débarquement d'exilés cubains et de mercenaires anticastristes ( 1400 dont beaucoup seront faits prisonniers ), entraînés par la CIA et les marines, sous le régime de Kennedy.  Un raid aérien visant les aéroports de la Havane et de Santiago fait plusieurs victimes. Le 17 Avril 1961, c'est l'invasion ratée de la Baie des cochons car le secret n'a pas été gardé. Cette action renforce le sentiment patriotique et anti-yankee des cubains à cause des morts. Ceux-ci seront enterrés le jour où F. Castro proclamera le caractère " socialiste " de la Révolution cubaine.
Février 1962 : Cuba est isolée par l'organisation des états américains (OEA ) à cause du marxisme affiché par les Révolutionnaires. Un échange de prisonniers .aura lieu contre des dollars, des médicaments, du matériel de santé et des aliments pour enfants.
Le cimetière Santa Ifigenia, site incontournable de l’histoire cubaine. Certaines tombes sont en marbre de Cuba. Si la famille Bacardi y « réside », on retrouve essentiellement les tombes des héros de la guerre d’indépendance et de la révolution, mais surtout le superbe mausolée dédié à José Marti, majoritairement construit en marbre blanc. Il a le statut de politicien cubain, sa tombe est recouverte du drapeau cubain. Ce lieu accueille aussi les soldats Cubains tombés en Angola. Un autre mausolée est dédié aux victimes de l'attaque de la Moncada. La caserne de Moncada, à Santiago de Cuba, a été le site d'une attaque armée par un petit groupe de révolutionnaires menés par Fidel Castro, qui déclencha la révolution cubaine.

Emilio Bacardí, combattit héroïquement durant la guerre d'indépendance cubaine, mais il est banni de Cuba pour s'être battu dans l'armée rebelle contre l'Espagne.
Bienfaiteur il inaugure premier musée : Le Musée Emilio Bacardí.  Il s'agit bien du premier bâtiment construit exprès dans ce but à Cuba. Bacardi eut l'idée d'offrir aux cubains une vision globale et rétrospective sur les événements qui ont marqué Cuba et sur leurs actes du 19e siècle. Il fut surtout au début d'un intérêt historique
.
 
En 1898 les Américains aident les Cubains à conquérir leur indépendance face à L’ Espagne.  Au large de la forteresse espagnole d’El Moro, les Américains remportent une sanglante bataille navale – les Cubains obtiennent leur indépendance.

Les Américains négocient l’implantation d’une base militaire à l’extrémité Est de l’île pour une période indéfinie – c’est Guantanamo.
 
Depuis la révolution de 1959, Cuba se définit comme une république socialiste.... Après la longue guerre qui dure de 1791 à 1803 contre les esclaves noirs.
 Il y aurait eu un négrier, des dépôts d'esclaves, à Santiago de Cuba et Cayo smith. On y vendait des esclaves.

Le sucre : Il est lié à l'esclavage sur l'île que dénonçait déjà le penseur et homme de combat José Martí : " un peuple qui ne dépend que d'un seul produit ne saurait être un peuple libre." disait-il. Aujourd'hui Cuba est pour ainsi dire libéré de cet esclavage du sucre par des circonstances historiques liées à l'économie mondiale actuelle. Quand les Soviétiques ont arrêté de soutenir artificiellement les cours du sucre en 1989, l'économie cubaine s'est effondrée. Elle a été secondée de nos jours par le tourisme..
Le cigare : le havane :
Au début du mois de Décembre 1492,  un certain Jerez, faisant partie du corps expéditionnaire de Cristobal Colón imita un indien qui fumait des feuilles roulées. Il fut condamné par l'inquisition... mais cinq siècles plus tard,  60 millions de havanes partent en fumée dans le monde, chaque année.
Ce sont les planteurs de tabac qui qui sont à l'origine des premières révoltes contre les espagnols.

Cuba a vécu au cours des trente premières années du XIXe siècle une
révolution caféière : la récolte est multipliée par 40 et dépasse 50 millions de livres en 1835. La population de l'île quadruple, essentiellement par l'importation de main d'œuvre africaine pour les nouvelles plantations de café.

Les premiers esclaves africains étaient arrivés à Cuba en 1513, deux ans après les espagnols. Après un premier soulèvement en 1525, qui les unit aux travailleurs amérindiens, leur nombre progresse très peu. En 1763, Cuba compte 32 000 esclaves, soit quinze fois moins que la colonie française voisine de Saint-Domingue. Lors de la Révolution haïtienne, les planteurs français, qui avaient réussi dans les trois décennies précédentes une spectaculaire expansion caféière, fuient à Cuba avec leurs esclaves. Ils apportent capitaux, savoir-faire et productivité. Les quelques grands planteurs cubains comme Francisco Arrango y Parreño les invitent à venir à Cuba et font pression sur le Roi d'Espagne pour que l'île autorise l'importation d'esclaves.

Une partie de ces réfugiés français de Saint-Domingue à Cuba, arrivés principalement après l'armistice du 30 mars 1798 à Saint-Domingue,  mènent des raids contre le trafic commercial généré par la convention commerciale tripartite de 1799 entre Toussaint Louverture, les États-Unis et l'Angleterre. Cette piraterie des années 1800 dans la Caraïbe dope le port de Santiago de Cuba :
Année     1797     1798     1799     1800     1801
Tonnage     32,5     46,1     76,5     84     116,6

L’invasion de l’Espagne par Bonaparte déclenche ensuite les émeutes anti-françaises de mars 1809 à Cuba. Les capitaux accumulés dans la piraterie sont réinvestis dans le café. L'est mais aussi l'ouest de l'île en bénéficient : en 1827, La Havane représente 70 % des exportations du café cubain, cultivé souvent dans les mêmes zones que le sucre.

Entre 1790 et 1820, près de 325 000 esclaves arrivent à Cuba, dont 100 000 pour la seule période 1817-1820. Au total, de 1792 à 1860, les planteurs introduisent à Cuba plus de 720 000 esclaves, soit plus qu'au cours des deux siècles précédents. Lors de la révolte des esclaves menée en 1810 par José Antonio Aponte, le nombre d'esclaves a déjà fortement augmenté. La population cubaine totale passe de 273 000 habitants en 1791 à plus d’un million en 1840. À partir des années 1820, le rythme d'importation des esclaves se ralentit à 8 000 par an, car les prix du café commencent à baisser sur le marché mondial, même si la production cubaine continue à augmenter fortement, les transferts vers le sucre commençant à la fin des années 1830.
Les transferts d'esclaves du café vers le sucre :  sont opérés dans les années 1840. Le sucre emploie autant d'esclaves que le café dès la fin de la période de forte croissance économique mondiale des années 1830 et affiche une production pour la première fois supérieure à celle du café en 1846. En seulement vingt ans, de 1841 à 1862, les plantations de café cubaines passent d'un effectif de 115 000 esclaves à seulement 26 000. Pour peupler les nouvelles plantations de sucre, les esclaves venus du café ne suffisent même pas. La demande est si forte que l'île se lance dans l'importation forcée d'indiens du Yucatan et de chinois, déclenchant un flux d'immigration en provenance de Chine qui fera venir au total plus de 100 000 personnes à Cuba.
En 1963, le gouvernement a perdu l'espoir d'en finir ave la monoculture sucière. En 1965, il conclut avec Moscou un pacte à long terme.
L'embargo Américain
est toujours d'actualité.
 
Guantanamo : entourée de cactus, la base navale américaine se nourrit du contentieux d'un siècle entre Cuba et les États Unis. Territoire de 116 km 2 qui fut octroyé aux américains en 1903 dans le cadre de l'amendement  Platt. Il est interdit à tout cubain d'y pénétrer sauf quelques rares exceptions.  Depuis la révolution, les cubains refusent la légitimité de ce lieu qui comprend outre la base navale, deux aérodromes, des infrastructures sportives et de loisir... et n'acceptent plus le loyer annuel de 4085 dollars.
 L'embargo américain : sur le commerce date du 3 Février 1962, sur les produits alimentaires et pharmaceutiques du 14 mars 1964. Il a été régulièrement renforcé. Il a favorisé la mobilisation anti-yankees. Les hommes d'affaires perdent des marchés, mais on ne se rendra compte de sa portée réelle, sur l'économie du pays,  que lorsqu'il n'existera plus.
 
Les exilés  de Miami :  tout cubain qui arrivait à fouler le sol américain était là-bas considéré comme un héros. Il devenait citoyen américain. Trois exodes importants : 1965, 1980, 1994, ont été suivis de quelques tentatives réussies par des particuliers. Aujourd'hui, on eut envoyer de l'argent à la famille de Cuba et muni de passeport, on peut partir et revenir vers Miami, on peut aussi faire des courses en Floride et revenir à Cuba. Plus d'un millier de personnes seraient des exilés cubains, bourgeois ou aisés qui depuis 1959 ont fui " le communisme " de Castro. Depuis 1980, même les plus pauvres qui ne supportent plus le régime, fuient dans de simples embarcations, voire de simples chambres à air ! Le retour vers le pays s'amorce aussi.
Hemingway : le très connu écrivain américain a marqué considérablement l''île. Il s'est inscrit dans l'histoire de Cuba. Il y débarque en 1932 pour échapper à la vie de famille. Il va adopter le village de pêcheurs de Cojimar. Il aime pêcher, naviguer à bord de son yacht, courir les filles, les bars et écrire ( le vieil homme et la mer...) entouré de chats ( 60 ), de chiens et de coqs de combat..." Papa " a fréquenté Fidel, mais a aussi été agent de renseignements américain. La Révolution le met dans une situation délicate. Il rentre aux États Unis et se suicidera un an plus tard.
 

Espagne
 

 
L'Espagne - et en Espagne surtout la Castille - aura été de 711 à 1492 une société sans cesse au combat. " La classe qui combat " s'y est naturellement taillé la première place. Plus qu'ailleurs la grande noblesse (capables de fierté et d'indépendance )  y est devenue puissante; plus qu'ailleurs la petite noblesse y est devenue nombreuse.
1479-1598. Trois règnes ont suffi à apporter à l'Espagne un éclatant triomphe. Succès trop rapide suivi d'une décadence.
Aux premiers déboires de Philippe II, même l'Aragon lui rappela durement de vieilles prérogatives. La première tentative énergique de centralisation fut celle d'Olivares, au XVII e siècle., quand déjà s'épuisait la force économique et militaire du Centre espagnol.
L'actif et le passif de l'unification religieuse :
Les rois catholiques avaient prêté attention à un autre danger : le mélange des religions, des mœurs.... Ce mélange qui avait fait au XIII e siècle la souple complexité de l'Espagne, va céder la place à une passion d'unité, à un exclusivisme religieux qui caractériseront désormais le groupe espagnol. L'influence des Juifs dans les hautes sphères et le travail plus humble des artisans et paysans maures au service des nobles chrétiens excitent la jalousie. L'orgueil de l'origine, de la " limpieza de sangre " vient compenser chez les vainqueurs de la reconquête la crainte d'une supériorité matérielle trop sensible chez le vaincu.
De 1609 à 1611 perte matérielle grave, mais unité intime achevée. Il suffit aux rois de soutenir sans cesse l'Inquisition pour qu'elle arrivât à éliminer, vers 1535, les poussées des autres religions.
La place prise par l'église ne favorise pas la production et la circulation des richesses.
L'Espagne que la découverte de l'Amérique pouvait mettre au premier rang du monde économique, n'a pas occupé ce rang.
Elle le doit, pour une grande part, à cette psychologie religieuse, mêlée d'éléments économiques et raciaux, hérités du Moyen âge depuis longtemps en déclin

Cadix
 
 Vers 501 avant JC., Cadix est occupée par les Carthaginois avant de passer sous le contrôle de Rome et de devenir Julia Augusta Gaditana ( d'où le nom de Gaditans que portent aujourd'hui ses habitants ). La décadence de Rome entraîne la sienne. Sous les Visigoths, sa situation demeure précaire tout comme sous les musulmans alors qu'elle porte le nom de Lezirat Kadis ( île de Cadix en arabe ). Alphonse le Sage l'occupe en 1262 et la repeuple d'immigrants venus de Santander.

La découverte de l'Amérique correspond à un véritable " boom " pour la cité qui devient l'un des ports principaux d'Europe, ce qui, bien sûr, excite la convoitise des puissances européennes ( l'Angleterre, par exemple la prend d'assaut en 1596 ).
Enfin, Cadix demeure célèbre dans l'histoire espagnole ( et dans celle des rapports franco-espagnols ) car, en 1820, le général Riego y proclame la Constitution et y conduit de force, en 1823, le Roi Ferdinand VII, provoquant ainsi l'expédition des " Dix Mille Fils de Saint Louis " dirigée par le Duc d'Angoulème ( fils de Charles X et époux de Madame Royale, la fille de Louis XVI ) organisée pour délivrer le roi. La ville tombera sans combat après la prise du fort du Trocadéro.


 
 
 
Éthiopie



L'Éthiopie est le plus vieux pays indépendant ( qui s'est libéré de la tutelle des des Européens ) d'Afrique, dès le 17 e. Fasilidas a chassé de Gondar les Portugais. Même les États Unis ont été indépendants plus tard au cours du XVIII e siècle.

Lucy est le surnom du fossile de l'espèce Australopithecus afarensis découvert par Donald Carl Johanson le 30 novembre 1974 sur le site de Hadar, sur les bords de la rivière Awashr, en Éthiopie, par une équipe de recherche internationale.
Donald Carl Johanson est un archéologue, paléontologue et paléoanthropologue américain né le 28 juin 1943 à Chicago. En 1974, Donald Carl Johanson participe à l’International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs américains, français et éthiopiens qu'il co-dirige ( paléoanthropologie ) avec Maurice Taieb ( géologie ) et Yves Coppens ( paléontologie ). C'est avec son étudiant Tom Gray, qu'il découvre par hasard, lors d'un arpentage dans la région, le premier fragment du fossile, l'avant-bras, de ce squelette femelle de 3,2 millions d'années. Ce fossile mis à jour après deux semaines de fouilles est relativement complet puisque 40 % des os sont présents. Elle est considérée comme un
hominidé ("Hominid " signifie fondamentalement un être évolué de la  famille humaine qui marche debout.)
Répertoriée sous le code AL 288-1, Lucy a été surnommée ainsi par ses inventeurs car ces derniers écoutaient la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds le soir sous la tente, en répertoriant les ossements, qu'ils avaient découverts. Elle est parfois également surnommée Birkinesh, Dinkenesh ou Dinqnesh, qui signifie « tu es merveilleuse » en amharique.
Lucy est conservée au Musée national d'Éthiopie à Addis-Abeba et une réplique y est exposée.
Les fossiles ne peuvent pas être datés directement, mais les dépôts dans lesquels ils se trouvent peuvent maintenant être datés avec la  technique 40Ar/39Ar ( Argon-Argon ). Ceci est ajouté à d'autres preuves, y compris les fossiles eux-mêmes et le site où ils ont été trouvés.

Adulis Ancien port d'Éthiopie, sur la mer Rouge ( aujourd'hui Zoula, en Érythrée et à 7 km de la mer ) a été le principal port du royaume d'Axum
   
Après la chute du royaume d'Aksoum, la dynastie Zagoué règne de 990 à 1270;

Le Shewa  ( Choa/Shoa ) : est une province historique de l'Éthiopie où se situe l'actuelle capitale du pays, Addis-Abeba. Il apparaît pour la première fois dans les sources historiques en tant qu'État musulman, avec pour capitale Walalah.
C’est connu, l’Éthiopie fut l’une des premières nations chrétiennes au monde. Ce que l’on sait moins, c’est qu’un important royaume musulman – le royaume de Shoa – domina la région entre le Xe et le XVIe siècle. Il contrôlait une importante route commerciale entre les hauts plateaux chrétiens et les ports musulmans de la mer Rouge et du golfe d’Aden. Jusqu’en janvier 2007, on ne connaissait son existence que par les textes. Découvertes cette année, trois villes en ruine de l’époque médiévale – Asbäri, Mäsal et Nora – pourraient être les premières preuves matérielles de l’existence du royaume de Shoa. Situées sur l’escarpement de la vallée du Rift, à 250 kilomètres d’Addis-Abeba et en altitude, les ruines de ces villes laissent apparaître des mosquées, des quartiers d’habitation, des murailles, des rues pavées, des cimetières…
 Cet État fut absorbé par le Sultatanat d'Ifat aux alentours de 1285. Au XVIe siècle, le Shewa fut ravagé et séparé du reste de l'Éthiopie par les armées d'Ahmed Gragne. La région fut ainsi exposée aux migrations de populations oromos venues du sud, qui s'installèrent dans les aires dépeuplées durant les premières décennies du XVIIe siècle. Les destructions et le dépeuplement durable qui s'ensuivit expliquent en grande partie la raréfaction des sources concernant le Shewa jusqu'aux années 1800. Cependant, le Negusse Negest Dawit II et certains de ses fils utilisèrent la province comme un refuge en cas de menaces extérieures.

    Puis, en 1270, Yekouno Amlak monte sur le trône, marquant le début du règne de la dynastie salomonide qui dure jusqu'en 1974.


Les sultanats islamiques en Éthiopie ( XIIe - XVe siècle )


Émir et sultans se succèdent :
 Les musulmans se hasardèrent ensuite de plus en plus loin, jusqu'au cœur du royaume d'
Éthiopie où ils fréquentaient les postes de traite, campements sommaires aux carrefours des pistes, et entretenaient des commis dans chaque ville; ils suivaient le roi chrétien et la cour dans leurs déplacements. Dans les régions les plus éloignées, principalement dans le pays de Damot, au sud-ouest du royaume, où vivaient un grand nombre de païens, « ils achètent par centaines les meilleurs esclaves qui deviennent ensuite de bons maures et de vaillants guerriers. On les vend à haut prix jusqu'aux Indes et en Grèce».
Les captures et les convois exigeaient des relais, des rabatteurs, des guerriers et des geôliers responsables des enclos rudimentaires où l'on gardait les prisonniers. Ces hommes de confiance, se mêlant alors aux indigènes, formèrent ici et là des foyers de populations métissées.
Ils pratiquaient strictement l'islam, s'appliquaient à convertir leurs voisins et gardaient des liens avec les villes et les embarcadères de la côte, acheminant par caravanes, sur d'innombrables routes, des centaines ou des milliers d'hommes et de femmes enchaînés. Ce sont eux qui, établis chez les Noirs, de façon très précaire certes mais à demeure, déjà familiers du pays, des hommes et des langues, ont, très tôt et très vite, dès les toutes premières années 800, donné une impulsion considérable à la traite musulmane d'Orient. Sur les hauts plateaux, sont nés, à partir d'enclaves d'abord modestes, d'une façon que nulle chronique ne rapporte, de véritables sultanats musulmans, s'administrant eux-mêmes, ne reconnaissant que leur Loi. Al-Umari, historien de l'Égypte et de l'Afrique orientale, en dénombrait sept. D'autres auteurs les disent plus nombreux, et il serait bien risqué de prétendre en dresser le compte exact tant la situation était partout mouvante, incertaine, à la merci de reprises en main par les Éthiopiens eux-mêmes. L'existence de plusieurs sultanats musulmans parfaitement autonomes, particulièrement actifs et prospères, ne fait pourtant aucun doute : celui d'Adal, sur les hauts plateaux; celui de Shoa ou Choa, attesté vers l'an 1100, loin de la côte, à l'ouest du Nil Bleu et juste au nord du chapelet des lacs intérieurs ; celui d'Awfat ou Ifat, de la dynastie des Walashma, bien plus vaste, loin de la mer aussi; et quelques autres, encore plus à l'ouest. Ils ne tiraient de leur sol que de maigres récoltes et ne devaient leur survie qu'à l'incessant trafic des captifs conduits, au prix de longs et pénibles cheminements, vers d'autres postes de traite, lieux d'étape, de rassemblement et de castration, puis vers la côte. Le sultan d'Adal, lui-même esclavagiste expérimenté, à la tête de vastes réseaux, envoyait très régulièrement quantité d'esclaves à La Mecque, au Caire et dans les États d'Arabie.

L'émir de Harrar Mahfouz est converti à l’islam vers le 13 e siècle.

Au cours du Moyen âge, Harar était une partie du sultanat Adal, elle en était la capitale en 1520 sous le Sultan Abu Bakar ibn Muhammad.

Au XVIe siècle, les Portugais entrèrent en rapport avec les Abyssins,  le négus aurait demandé leur aide pour lutter contre L'Islam: Jean, roi de Portugal, envoya, en 1490, un ambassadeur à leur roi ( Covilham ). Les jésuites en profitèrent dès lors pour rallier les Abyssins à la foi catholique; ils y réussirent un moment.

Après Lalibela, Gondar au  16 e a été autrefois la capitale de l'Abyssinie; ce rôle a ensuite été dévolu à Ankober

Harar, elle, est capitale de l'Islam éthiopien
Au début du 16 e siècle, le bourg est très développé mais le sultan, trop conciliant envers les infidèles, est assassiné par le Gragn, qui prend à son tour le titre d’émir. 
Ahmed Ibn Ibrahim Al-Ghazi, plus connu sous le nom de Gragn ( le gaucher ). Né vers 1506-1507, mort le 21 février 1543 à la bataille d'Ouaïna-Dega près du lac Tana, était un Imam Somali et le général d'Adal qui a envahi l'Éthiopie et a vaincu plusieurs empereurs éthiopiens, bouleversant ce royaume. Il est le fer de lance d'une vague musulmane qui, à l'apogée de sa conquête, va subjuguer pratiquement tout le royaume d'Éthiopie, dont les sujets se convertissent alors majoritairement à l'islam. Avec l'aide d'une armée composée principalement de Somalis, Imam Ahmad, pénètre l'Éthiopie du sud au sud-est du pays et se lance dans une conquête qui a mis les trois quarts de l'Éthiopie sous la puissance du sultanat musulman d'Adal (1529-43 ).
Une phase de prospérité s'installe. Cette phase de prospérité s'achève au début du XVIe siècle, sous Lebne Dengel. Le cours du conflit va changer à partir de 1541, avec l'arrivée des Portugais auxquels Lebne Dengel a fait appel. Le 21 février 1543, à l'issue de la bataille de Wayna Daga, Ahmed est tué et son armée défaite. La victoire laisse un pays en ruine et fragilisé.
Profitant du vide laissé par les invasions musulmanes, les Oromos progressent vers le nord. Ils se heurtent pour la première fois à une troupe éthiopienne, à l’est du lac Ziway, dans le Batéramora, qu’ils défont. D’autres vagues envahissent le Daouaro et le Fatajar (1545-1547). On parvient à les détourner provisoirement vers le Harar, qu’ils dévastent, apportant la famine.
 Ahmed, originaire du Harar a réussi essentiellement à unir les peuples de l'Ogaden, et s'est doté d'une cavalerie d'Afars, d'Hararis et de Somalis.  Gragne entreprend la guerre sainte ( jihād ) contre l'Éthiopie chrétienne.

A la mort du Gragn, la ville afaiblie subit les attaques oromos
En 1550-1551, Harar est mise à sac par les Éthiopiens en réplique à ses premières attaques. La pression des Oromos sur l’Éthiopie ne peut plus être contenue. Pour s’en protéger, émir Nur ibn Mujahid (1551-1568 ), neveu du Gaucher fera construire des murs.

Nur ibn al-Wazir Mujahid, neveu d'Ahmed Gragne, prend le titre d'émir, encouragé par la veuve de Gragne, Bati Del Wambara qui lui promet le mariage en cas de victoire. En 1459, il envahit le Fatajar. Le négus Claudius, Le roi d'Éthiopie Gelawdewos, est battu et tué au cours d’une bataille le jour du Vendredi Saint ( 23 mars ), décapité aussi, sa tête sera portée à Harar et présentée à la veuve de Gragne, puis exposée pendant trois ans au sommet d’un pilier. Minas lui succède.   Nur ibn al-Wazir subit les attaques des Oromos qui profitent de l'affaiblissement des deux antagonistes après la guerre et doit fortifier Harar. Nur meurt de la peste en 1567. Après sa mort le sultanat subit les attaques des Oromos, repoussés par Sarsa Dengel d'Éthiopie et se divise. En 1577, le petit-cousin d'Ahmed Gragne, Ibrahim Gasa, quitte Harar et fonde le sultanat d'Aussa avec pour capitale Assayta en pays Afa.

Émir et sultans se succèdent encore de 1567 a 1577 émir fanatique Mahfouz, émir muhammed ...

Même si au 16e siècle, les Portugais sauvèrent le royaume chrétien d'un jihad, les musulmans, présents dès le 7e siècle dans la Corne de l'Afrique, ont suscité moins de craintes que les missionnaires. En 1632, le roi, qui s'était converti, fut détrôné et les missionnaires chassés ou mis à mort. Depuis, l'Abyssinie est devenue d'un très difficile accès aux Européens. Louis XIV envoya au grand Négus une ambassade, mais elle ne produisit rien. Au XVIIe siècle, l'empire abyssin se divisa en plusieurs États indépendants. En 1868 une expédition anglaise, commandée par le général Napier, fut envoyée contre le négus Théodoros, qui fut battu et se tua.

On parle aussi du sultanat Afar d’Awasa du 18 e.

Hararest une ville du Sud Est de l'Éthiopie. Pendant des années, la ville resta fermée aux chrétiens. En 1854, le fameux explorateur britannique Richard Burton fut le premier non musulman à avoir le courage de défier l'interdit et de pénétrer dans la ville ( déguisé en marchand musulman, après avoir exploré les environs et réfléchi aux moyens d'y pénétrer, à la tête d’une caravane de vingt chameaux chargés de livres ) par la seconde porte, la porte d'Erer.
La porte principale, nommée « porte de Harar », ou « Porte du Duc », tient son nom du premier duc d’Harar, Ras Mekonnen.

Il y a sept autres portes dont deux furent ajoutées en 1889 par le roi Ménélik. Les murs ont eu cependant, un certain nombre de trous placés pour permettre le drainage de l'eau et des eaux d'égout et pour permettre aux hyènes, qui ont été longtemps les principaux collecteurs d'ordures, d'entrer et de laisser place libre avant l'aube.

Chacune de ces portes a ainsi joué un rôle différent dans l'économie de la ville et des terres voisines. La porte nordique, par exemple, a été connue comme Assum Bari, parce qu'elle a été employée par des commerçants important l'assu, ou poivre et sel, du Golfe de la côte d'Aden de l'Afrique; tandis que la porte orientale s'appelait l'Argob Bari parce qu'elle a servi les négociants manipulant le commerce lucratif d'Argobba, une des régions intérieures de l'Ethiopie.
Les portes de Harar ont été fortement gardées, et ont été strictement fermées la nuit -
personne ne pouvait entrer ou partir de la ville pendant les longues heures de l'obscurité. Les étrangers souhaitant entrer Harar dans la journée ont eu d'abord à condition de déposer leurs lances, pistolets et autres aux gardiens de la ville, qui s'occuperaient ensuite d'elles scrupuleusement.


Le poète Arthur Rimbaud a passé quelques années dans la ville vers 1885. On lui doit d'ailleurs les premières photos de Harar.
 Harar a été la ville préférée du poète qui s'y est installé afin de procéder à son commerce d'armes destiné à le roi Ménélik...
Il écrit ses premiers poèmes à 15 ans et ses derniers à 20 ans. Il renonce à l’écriture pour se consacrer à une vie aventureuse qui l’emmène au Yémen et en Éthiopie où il devient négociant et explorateur. Arthur Rimbaud était une personne avec des idées marginales, anti-bourgeoises et libertaires.
     Le poème Le dormeur du val est extrait du recueil Poésies écrit en 1870 à l’âge de 16 ans lors d’une fugue quand il traverse des zones dévastées par la guerre Franco-Prussienne en 1870. L'horreur de la guerre a inspiré de nombreux textes, l'un des plus célèbres par la sobriété de sa dénonciation est peut-être le sonnet Le Dormeur du Val.
" Il est étendu dans l'herbe sous la nue

Il a deux trous rouges au côté droit."
Dans ce sonnet, Rimbaud le révolté dénonce, avec une grande sobriété, les horreurs de la guerre...
Il se rend ensuite à Harar en Ethiopie, où commence pour lui une nouvelle carrière dans le commerce de l'ivoire et de peaux.
A partir de 1885, Rimbaud se consacre à une activité d'importation d'armes en Éthiopie, dans la région du Choa. En 1887, il traverse le désert d'Abyssinie jusqu'à Harar. Il est l'un des premiers occidentaux à parcourir cette région de la corne de l'Afrique. Après une tentative infructueuse pour monter une nouvelle affaire de vente d'armes dans les premiers mois de 1888, Rimbaud décide de revenir au négoce traditionnel.

La véritable maison d'Arthur Rimbaud était située dans le prolongement Est du palais de Raouf Pacha, de l'autre côté de la rue qui descend encore de nos jours vers Assum Beri ( l'une des cinq anciennes portes de la ville ). C'était une petite maison donnant sur un vaste terrain plat que Rimbaud loua personnellement pour ses affaires et que sa maladie l'obligea à quitter.
Dans le dossier de presse accompagnant la réédition de Barr-Adjam, souvenirs du patron de Rimbaud, Jean-Michel Cornu de Lenclos explique: "L'emplacement peut être maintenant facilement localisé à l'angle nord-nord-est de la place Faras Magala, là même où la municipalité a fait élever un vaste panneau d'information, à l'intersection de la rue qui descend au nord vers Assum Beri et de celle qui longe vers l'est l'église du Sauveur. Une rue autrefois baptisée rue Arthur Rimbaud... Rien ne subsiste de cette maison qui doit être considérée comme la vraie maison Rimbaud
.

Quant à la fausse " Maison Rimbaud  ", ( La maison bleue, je suppose ? )  il s'agit d'un bâtiment de la fin du XIXe siècle, nommé ainsi par les Hararis malgré sa construction postérieure au départ du poète. Elle a été restaurée entre 1996 et 1999 par les autorités Hararis, et inaugurée le 4 février 2000, en présence des autorités éthiopiennes fédérales et régionales, des Ambassadeurs de France et de Grande-Bretagne, de M. Jean François Deniau, de l'Académie Française, de M. Louis Aubouin, maire de Charleville-Mézières, de M. André Bourgey, Président de l'INALCO, de l'écrivain Pierre Michon, de Claude Jeancolas, Charles Nicholl, et d'Alain Tourneux, Conservateur du Musée Rimbaud à Charleville-Mézières (Sources : Ambafrance-ethiopie.org et ethiotour.com )

Par la suite, de nombreux « farangis » ( étrangers ) sont venus d’Inde, d’Arménie, d’Angleterre et de France.Harar a été le lieu d'ententes et mésententes : mésentente au sein des tribus ( invasions Oromo ), avec les chrétiens. Elle fut fortifiée ( des murailles de 4 mètres de haut  ) par l'émir Nur Ibn-Mujahid ( 1551- 1567 ) au milieu de XVIe

Gondar : une cité mythique d'une Abyssinie au temps de sa splendeur qui a donc eu  ses heures de gloire.
Gondar et ses châteaux portugais, de l'autre côté du lac Tana est la porte d'accès pour le parc du Simien en direction Axoum.
Cette ville est située à 2100 mètres d'altitude. Son architecture reflète la gloire impériale et la colonisation italienne.
Au XVIIe siècle, déjà,  le roi Fasilidas fait de Gondar une époque d'épanouissement culturel et un grand centre. A côté de l’enseignement religieux, la pratique artistique se développe, musique, chant, danse, poésie s’épanouissent soutenus par un cercle d’érudits. La construction des résidences impériales attire artistes et artisans locaux mais aussi portugais et indiens. C’est aussi à Fasilidas que l’on attribue la construction de bains, un peu à l’écart de la ville, d’une structure originale.
Le père de Fassil le grand ( ou Fasilidas ) s'était laissé séduire par la foi catholique des missionnaires et des voyageurs portugais. Son fils chassa les catholiques de son royaume et rétablit la foi orthodoxe traditionnelle.


Les commerçants musulmans s'installèrent à partir du XIIe siècle dans les frontières du royaume chrétien. Les musulmans contrôlaient les routes commerciales de la corne de l'Afrique vers la mer Rouge ( relations commerciale entre Gondar et le Yemen ). Ainsi, la place des sultanats musulmans dans le commerce de la région obligea les rois chrétiens d'Éthiopie à tolérer la présence des musulmans sur leur territoire.
Gondar sera un important centre religieux, administratif et commercial dès sa fondation en 1635.
Le commerce, local et international, et le tissage étaient les deux activités principales des musulmans dans la ville impériale de Gondar en
Éthiopie dès la fin du XVIIe siècle.
Les Negusse Negest après Fasilidas développeront les lieux en y faisant chacun construire de nouveaux édifices ou palais au sein de la même enceinte : son fils Yohannes Ier y fera construire une bibliothèque à deux étages consacrée à la théologie, Iyassou Ier son propre palais...
Johannes 1 er Jean le pieux, dit le Juste, très croyant, fut Négus d’Éthiopie sous le nom d'Alaf Sagad de 1667 à 1682. Le règne de Yohannès est marqué par des expéditions surtout dirigées contre les temples et les idoles. Yohannès tient à Gondar un synode qui prend des mesures contre les catholiques descendants des Portugais : ceux qui ne veulent pas abjurer sont expulsés vers la frontière, où on les laisse se perdre dans le désert ou bien, ils sont lapidés. Il est désormais interdit aux musulmans de s’établir à Gondar. Quant aux  Felashas ou Beta Israel, qui ont vécu pendant des siècles dans le Nord de l’Éthiopie, en particulier les provinces du Gondar et du Tigré. Après avoir bénéficié de petits États indépendants jusqu’au XVIIe siècle, ils ont été conquis par l'empire d'Éthiopie, et sont devenus une minorité marginalisée, des étrangers errant sans terre et souvent exilés. A cette désormais minorité, il était interdit de posséder des terres et qui était accusée d’avoir le « mauvais œil ».
Yohannès fait construire à Gondar le pavillon de la Chancellerie, la Bibliothèque théologique... Sous son règne se développent les discussions théologiques.
Son fils Iyasou le Grand lui succède en 1682.
lyasu I" ( Adyam Sagad, 1682-1706 ), édifie à Gondar un nouveau palais luxueux, orné d’ivoire avec des plafonds dorés, des boiseries ornées de peintures, de hauts miroirs. Il serait le premier à avoir introduit des miroirs en Éthiopie. En 1699, Le Roi Yassou 1er fit appel au Docteur Poncet, établi au Caire, pour le soigner. Il ne pourra pas le guérir, mais le soulager au moyen de bains dans un hammam. Monsieur Poncet, un français, semble avoir eu plusieurs missions. La France profitait de sa présence pour mieux connaître l'Éthiopie mais le Jésuite qui l'accompagnait songeait aussi à évangéliser...Celui-ci mourut cependant avant d'arriver en Éthiopie.  Lyasu  finalement aurait fait de Poncet son principal conseiller et grâce à lui furent établies les premières relations officielles avec la France et son Roi, Louis XIV, en 1702
En 1706, le négus Iyasou le Grand doit abdiquer devant les intrigues de son fils Takla Haïmanot. Il se retire dans un monastère sur une île du lac Tana. Quelques mois plus tard, le 13 octobre 1706, Takla Haïmanot, qui craint son retour sur le trône, le fait assassiner : abattu d’un coup de fusil, il est achevé à la lance. Iyasu est inhumé dans une tombe monumentale sur Mitraha une île du lac Tana. Sa mort brutale le fait considérer comme saint et martyr. L’Éthiopie sombre ensuite progressivement dans l’anarchie.
Davit III ( David, né en 1695 et mort en 1721 ) fut Negusse Negest de l'Empire éthiopien sous le nom d'Adbar Sagad Ier de 1716 à 1721.
Fils de Iyasou Ier d'Éthiopie, il accède au trône après la mort de l'usurpateur Yostos le 11 février 1716 et meurt empoisonné.
Il fait construire à Gondar le « Pavillon de l’Allégresse ». Son demi frère
Bakaffa son frère monte alors sur le trône ( 1721 1730 ). Il fait construire les derniers palais de Gondar ( Messih Seghed ).
Au cours d'un de ses déplacements, il est tombé malade à l’ouest du lac Tana, dans le Qouara ( Qwara ) Il est soigné par Berhan-Mogasa, qu’il épousera et qui lui donnera pour fils le futur Iyasou II. Berhan-Mogasa est couronnée sous le nom de Méntaweb ( Que tu es belle ! ).  Mentewab est sa deuxième épouse. Dès son rétablissement, il l'avait épousée.
Un mystère tragique plane sur la mort de sa première épouse. Elle est soudainement morte après un repas alors que l'empereur avait décidé de faire couronner Mentawab.

MENTEWAB : Gracieuse femme, Mentewab épouse Bakaffa ( le 6 Septembre 1722 ) devenant sa seconde femme ( la première étant morte de façon mystérieuse ) et fut couronnée à la succession de son fils ( en 1730 ). Elle est la mère de Iyasu II.  Mentewab fut une importante figure politique au cours des règnes de son fils, l'empereur Iyasu et de son petit fils Iyoas. Elle descendait elle-même d'empereurs qui avaient régné deux siècles plus tôt. Elle se fit également remarquer par un conflit entre reines susceptibles de succéder et par le fait que la rumeur lui attribuait des origines portugaises et par conséquent des sympathies catholiques.


Malgré un sursaut sous le règne de Bakaffa, Gondar n’est bientôt plus que l’ombre d’elle-même
Le commerce, qui atteignait son apogée pendant les XVIIIe et XIXe siècles et offrait les principales richesses à Gondar va péricliter. Cependant, les commerçants musulmans étaient considérés comme une minorité ethnique et religieuse, dominée par les chrétiens qui dévalorisaient généralement les activités de commerce même s'ils les pratiquaient. Ce sont les débuts de la pratique d'une ségrégation religieuse et sociale dans laquelle les activités commerciales des musulmans furent limités par l'État et l'organisation sociale et religieuse. De sorte que les commerçants musulmans furent profondément acculturés.

Vers 1840 à peu près Gondar reste un centre culturel mais perd son titre de capitale.
Après le transfert de la capitale à Magdala par l'empereur Théodore II en 1855. Plus tard, la ville aura à subir les pillages des derviches ( aussi appelés mahdistes ) venus du Soudan dans les années 1880-1887. En janvier 1888, victorieuse des Éthiopiens à Debra Sin, l’armée mahdiste prend et dévaste Gondar en Éthiopie.  Occupée par les Italiens de 1935 ou 1936 à 1941, elle fut bombardée par les Britanniques en 1941.Les bombardements anglais ont eu lieu pendant la campagne de libération.
Gondar comptait 112 000 habitants en 1994. Elle abrite encore de nombreuses ruines des palais impériaux, de nombreuses églises, ainsi que des bâtiments d'architecture fasciste hérités de l'occupation italienne.
Gondar n’est bientôt plus que l’ombre d’elle-même, le pouvoir central étant laminé au profit des petits potentats locaux. Sortant de la mêlée, l’empereur Théodoros (1855-1869) met définitivement fin à la destinée de Gondar capitale en mettant la ville à sac, avant d’installer son gouvernement à Debré Tabor puis à Maqdala.

Le palais du roi, construit sous le règne de Facilidas par des ouvriers de l'Inde et par quelques Abyssins s'élève encore malgré les saccages.

Théodros ( Téwodros ) le second   

Téwodros II ( 1818 - 13 avril 1868 )  est un militaire et un homme politique éthiopien, Negusse Negest du 11 février 1855 jusqu'à sa mort.
 Il naît en 1818, vers l'ouest de Gonder, alors capitale d'un Empire éthiopien divisé par les guerres.  Après une brève éducation dans un monastère, Téwodros intègre l'armée. Vers 1845, face à la fulgurante ascension de Téwodros, Menen lui offre le poste de gouverneur du Qwara et la main de sa petite-fille, Tewabetch Ali.
 Le 11 février 1855, Kassa Hailou est couronné sous le nom de Téwodros II. Son couronnement marque le début de l'histoire moderne du pays  En 1856, Téwodros règne sur l'ensemble de l'Empire éthiopien véritablement unifié.
Durant son règne, il introduit diverses réformes de modernisation. Il publie des édits contre l'esclavage, bâtit les premières routes et organise un système politique et fiscal centralisé. Il constitue une véritable armée nationale remplaçant les diverses forces régionales. Cette vague de réformes inquiète les seigneurs locaux habitués à un pouvoir impérial faible et, dès 1860, plusieurs chefs entrent en rébellion. Il réprime les mouvements de révolte et enferme des Européens à la suite d'un différend diplomatique avec le Royaume-Uni.
En avril 1868, le Royaume-Uni organise une expédition menée par Robert Napier afin de libérer les captifs enfermés à la forteresse de Meqdela. Le 13 avril 1868, l'ultime assaut est lancé sur le quartier général du Negusse Negest qui a refusé de se soumettre formellement au Royaume-Uni. Téwodros saisit alors son revolver et se donne la mort. S'il n'a su appliquer la majorité des réformes engagées, Téwodros reste pour les Éthiopiens, un dirigeant remarquable et un grand militaire.

Après les heures de gloire de Gondar, la monarchie éthiopienne finit par péricliter. En l’absence d’une autorité centrale, les différents princes se battaient pour le pouvoir et l’Éthiopie était une nation divisée et vulnérable. Ras Gugsa Mursa se révéla être le plus puissant et installa son siège à Debré Tabor. De son accession au pouvoir en 1803 jusqu’au couronnement de l’empereur Menelik II en 1889, Debré Tabor fut la capitale de l’Ethiopie.
En mai 1853, Téwodros entre à Debre Tabor, capitale du Ras Ali et tout d'abord détruit en partie la ville puis il y installe sa capitale provisoirement.Il semblerait que sa capitale soit ensuite à Magdala  en 1855.

Debre Tabor est une ville du nord de l'Éthiopie, située dans la zone de la région Amhara. Elle se trouve à 50 km à l'est du Lac Tana et à 2 800 m d'altitude à peu près.
Debré Tabor fut la capitale de l’
Éthiopie durant cette période troublée du 19e siècle. Malheureusement, aujourd’hui, il ne reste plus beaucoup de vestiges de ce prestigieux passé. A l’inverse de Gondar ( qui l’a précédée en tant que capitale ) et d’Addis Abeba ( qui lui a succédé après un intervalle ), on ne trouve à Debré Tabor aucun château ou palais préservés.

Ménélik I fut le premier roi d'Éthiopie, fils légendaire du roi Salomon et de la reine de Saba. Menelik II a été Negus du Shewa ( 1865 - 1889 ) et Negusse Negest.
La dynastie salomonide (ou salomonienne) est une dynastie, se réclamant de la descendance du roi Salomon et de la Reine de Saba, dont on dit qu’elle donna naissance au premier roi Ménélik Ier ( vers -950 ) après sa visite à Salomon, relatée dans la Bible, dans la ville de Jérusalem
 Ménélik II, a été le premier empereur du premier État indépendant d'Afrique.

Yohannes IV  ( 1837 - 1889 ) est un militaire et un homme politique éthiopien, Negusse Negest  ( Le titre porté par les rois d'Éthiopie était celui de Negusse Negest  ) de 1872 à 1889. Il a été un défenseur de l'indépendance éthiopienne.
 Suite à l'ouverture;du canal de Suez en 1869, l'Éthiopie est la cible de divers plans d'invasion. La première guerre a lieu contre l'Égypte qui s'est installée dans la Corne de l'Afrique depuis le début des années 1870. Malgré une supériorité technique des Égyptiens, Yohannes IV remporte la bataille de Gundet et celle de Gura.
Vers la fin de sa vie Yohannes part au combat vers le nord pour défendre  son empire chrétien.
Le 9 mars 1889, Yohannes lance l'attaque. Une de ses ailes commence à percer les lignes ennemies tandis que la colonne soudanaise face au Negusse Negest résiste. La bataille tourne à l'avantage des Éthiopiens qui sont sur le point de remporter la victoire. Toutefois, Yohannes s'impatiente et s'expose avec témérité au feu ennemi. En plein affrontement, une balle atteint sa main droite; une deuxième lui transperce la main gauche et se loge dans sa poitrine. Le 10 mars 1889, Yohannes décède suite à ses blessures et devient  l'une des dernières têtes couronnées du monde à périr sur le champ de bataille. Bien que la bataille fût sans doute une victoire pour l'Ethiopie le traitement réservé au cadavre du Negusse Negest a gâché ce succès. Après l'affrontement, le détachement transportant le corps de Yohannes vers le monastère est attaqué par les Derviches. Le cadavre est décapité et la tête de Yohannes offerte à l'ennemi. On ordonne des célébrations publiques. Sa tête a ensuite été exposée publiquement durant plusieurs jours puis empalée et emmenée dans le Nord du Soudan.

Seuls Tewodros II et Tekle Giorgis II ne sont pas membres de cette dynastie.

L'Expédition britannique en Éthiopie de 1868 était une expédition punitive menée par les forces armées de l'Empire britannique contre le Negusse Negest de l'Empire éthiopien Téwodros II. Ce dernier retenant captifs plusieurs missionnaires et deux représentants du gouvernement britannique, Londres lance un corps expéditionnaire sur plusieurs milliers de kilomètres à travers un terrain montagneux dépourvu de routes. L'expédition, soutenue par le futur Yohannes IV, favorable à la chute du Negusse Negest, s'achève par la défaite et le suicide de Tewodros II.

Au cours de la guerre égypto-éthiopienne de 1872-1877,  ( conflit ayant opposé l'Égypte d'Ismail Pacha à l'Empire éthiopien du Negusse Negest ( Roi des rois ) Yohannes IV. ). L'Égypte avait annexé, de 1868 à 1875, des zones frontalières à l'Éthiopie pour mettre en œuvre son plan d'invasion en 1875 et entrer directement sur le sol de Yohannes IV. Deux batailles déterminent la guerre : celle de Gundet (16 novembre 1875 ) et celle de Gura ( du 7 au 9 mars 1876 ). L’objectif était également d’exploiter les terres fertiles abyssines. Néanmoins, il semble que la conquête totale de l'Éthiopie est exclue des plans, les intérêts égyptiens se résumant essentiellement aux régions proches de la côte de la mer Rouge ainsi qu’aux régions avoisinant le Soudan.  Le véritable ennemi pour les Égyptiens était Yohannes IV, chrétien dévoué, se trouvant à proximité des côtes. Les Égyptiens souhaitaient donc voir le centre de gravité de l'Éthiopie se déplacer vers le sud où Yohannes IV aurait éventuellement été remplacé par Menelik II alors Negus politiquement indépendant du Shewa.
Les Égyptiens vont progressivement prendre possession de régions voisines de l'Empire éthiopien pour ensuite s'installer directement sur son territoire. 
L'Éthiopie réussit à contenir les assauts égyptiens.
L' Éthiopie repousse finalement les assauts égyptiens et les combats cessent en 1876. Cette victoire est mise à profit par le dirigeant éthiopien Yohannes pour assurer sa domination sur l’intérieur. Menelik, du Shewa, se soumet en mars 1878, Wäldä Mikael en décembre 1878. Après la prise de contrôle de l’Égypte par le Royaume-Uni en juillet 1882, les troupes égyptiennes sont défaites par les armées soudanaises dirigées par Muhamed Ahmas ben Abdallah, en particulier à la bataille de Shaykan en novembre 1883; Khartoum tombe en janvier 1885. L’Angleterre décide l’évacuation du Soudan, et envoie l’amiral William Hewett en Abyssinie. Il signe le 3 juin 1883 un accord avec Yohannes qui prévoit une assistance éthiopienne à l’évacuation par le Tigré et Massawa des garnisons du Soudan, en échange de facilités sur les côtes.

Depuis la perte de son indépendance dans les années 1880 qui signa le début de son déclin, Harar a en effet toujours cherché à retrouver une part d’autonomie et surtout à faire reconnaître sa singularité surtout par rapport à l’Oromiya voisine, région des Oromos dont l’expansion a été fulgurante depuis le 16e siècle.

Mais lorsqu’en octobre 1884, la Grande-Bretagne décide l’évacuation de Massawa par l’Égypte, de crainte d’une installation française elle propose à l’Italie, présente à Assab officiellement depuis 1882, de la remplacer. En conséquence, le 5 février 1885, des troupes italiennes s’installent à Massawa, dont l’Italie prend le plein contrôle en décembre. À partir de ce moment, l’Italie devient une puissance territoriale dans le Nord de l’Éthiopie.

Plus tard pour affaiblir les oromos on établit à Harar un nouveau système monétaire en 1886.

 Addis Abeba est devenue la capitale de l'Éthiopie en 1894, sous Ménélik.

Pendant une période de cinq ans, l'Empire est partiellement occupé par l'Italie, de 1936 à 1941.

Monarchie en déclin : En 1974, à la suite d'un coup d'État, le dernier negusse negest Hailé Sélassié Ier est renversé, mettant un terme à la monarchie. Celle-ci est officiellement abolie le 12 mars 1975, date de fin définitive de l'Empire.
Le bilan révolutionnaire du régime de Mengistu est lourd ; Plus d'un million et demi d'
Éthiopiens ont été massacrés sur ses ordres afin de préserver la Révolution de 1974.
Ainsi pour la majorité opprimée, l'E.P.R.D apparaît comme le mouvement qui va les sauver. Les monarchistes de l'Union Démocratique
Éthiopienne ( E.D.U ) fondée par le gouverneur de Tigré marié à la Princesse, petite -fille d'Haïlé Sélassié ont rejoint les troupes de l'E.P.R.D. Le retour de la monarchie semble imminente tant le régime en place est détesté et impopulaire.
 Dès la fuite de Mengistu au Kenya, le parti monarchiste de l'E.D.U réclame que le gouvernement impérial soit restauré. Les partisans réclament que le descendant du Négus soit ré-installé sur le trône. En effet, Haïlé Sélassié n'a jamais abdiqué en 1974.

Zenawi a été nommé en Juillet Président du Conseil et il n'entend pas se démettre devant un monarque fût-il légitime ou pas. En Avril 1989 Asfa Wossen, qui est réfugié à Londres, décide d'abandonner son titre de Prince héritier pour celui plus impérial de Négus Amaha Selassié. Il est vrai qu'à ce moment-là, les nouvelles de la progression des forces rebelles vers la capitale promettent un nouveau destin au Négus. Les
États-Unis suivent également les bouleversements politiques du pays. Il s'agit pour Washington de damer le pion à l'Union Soviétique et de mettre un pied de plus sur le continent avec une base militaire. La corne de l'Afrique étant très stratégique. D'ailleurs un an plus tard ( 23 Octobre ), Amaha Selassié s'installe aux États-Unis et crée le mouvement chargé de promouvoir l'idée impériale en Éthiopie et de préparer son retour dans le pays.
Zenawi a fort à faire entre reconstruire un pays dévasté par une dictature marxiste et les intrigues de palais des différents groupes rebelles et partis politiques du nouveau régime ( le 19 Juin 1991, le Parti Communiste
Éthiopien a été interdit ). Les monarchistes sont une épine dans le pied de ce républicain convaincu. Les Éthiopiens semblent acquis à l'idée de la restauration impériale.
L'
Érythrée vient de se proclamer indépendante ( reconnue en 1993 ) et la perte de la province est ressentie comme une humiliation nationale. Les anciens alliés d'hier sont devenus les ennemis d'aujourd'hui. Entre Janvier et Mars 1992, les manifestations en faveur du Négus, grandes ou petites, se multiplient dans le pays. La découverte des restes de l'Empereur Haïlé Sélassié le 14 Février sous les bureaux de Mengistu va faire l'objet d'âpres négociations entre la famille impériale et Zenawi. Amaha Sélassié veut se servir des funérailles, qu'il exige nationales, pour revenir en Éthiopie. Zenawi refuse catégoriquement. Des dissensions éclatent au sein de l'alliance gouvernementale. Les élections régionales qui s'en suivent sont contestées par les Oromos, les monarchistes n'ont pu se présenter faute de moyens locaux et l' E.P.R.D aurait tendance à utiliser les anciennes méthodes marxistes pour asseoir son pouvoir. Il est certain désormais que Meles Zenawi n'entend pas restaurer le Négus. Les funérailles quant à elles prendront place en Novembre 2000 sans qu'elles revêtent le moindre caractère officiel.
En Août le fédéralisme est ré-introduit dans le pays et un Président honorifique est nommé en la personne de Negasso Gidada ( né en 1943 ). Zenawi reste Premier Ministre et exerce la totalité des pouvoirs.
Le 17 Janvier 1997, Amaha Sélassié meurt à Washington parmi la communauté éthiopienne en exil qui l'avait couronné quelques années auparavant. La succession impériale revient de facto à son fils aîné, Zera Jacob II, âgé de 44 ans. Pourtant ce choix est remis en cause par le Conseil de la Couronne dirigé par l'ancien ministre de la justice et ambassadeur du Négus Haïlé Sélassié, Teseme Haïlé Mariam. En effet, le prince héritier vit à Manchester, en Angleterre, et s'il est reconnu par la communauté rastafari, il n'a jamais été connu pour ses prises de positions en faveur de la restauration. Le Conseil de la Couronne décide donc de nommer à sa place le Prince Ermias Sahle Sélassie II âgé de 37 ans 1931- 1962, fils d'Haïlé Sélassié Ier.
Les divisions des monarchistes vont servir les intérêts de Zenawi, fin politicien. L' E.D.U rejoint la Coalition pour l'Unité et la Démocratie mais s'il reconnaît le gouvernement de Zenawi, il n'a plus guère voix au chapitre. Zenawi choisit de flirter avec la fibre nationaliste et en 1998 tente de reprendre l'
Érythrée perdue.
Ermias Sélassié est actif et voyage à travers le monde pour tenter de convaincre les différents gouvernements de la nécessité de restaurer la monarchie. Le 25 Août 2003, l'église éthiopienne et les monarchistes organisent une cérémonie en l'honneur de l'ancien Négus Haïlé Sélassié. La cérémonie est largement boudée par le gouvernement, peu évoquée par les médias officiels mais commentée par bon nombre de médias occidentaux.
Zera Jacob vit en
Éthiopie grâce au tribut que consent à lui verser la communauté rastafari de Londres et à son métier de banquier continuant malgré tout de revendiquer le trône de son père. Bon nombre de membres de la famille impériale vivent entre l'Angleterre, les États-Unis et l'Éthiopie. Le gouvernement de Meles Zenawi ne semble pas menacé par leur présence. Le mouvement monarchiste quoique divisé est présent dans les partis d'opposition. A moins d'une révolution et malgré l'héritage historique qu'il représente et le soutien de son église, la restauration de la monarchie ne semble pas à l'ordre du jour. Le mouvement Moa Ambossa est également présent dans le pays mais ne représente aucune menace particulière pour le gouvernement. En Mai 1992, 3000 de ses partisans avaient manifesté dans la capitale.
Le 8 Janvier 2010, un nouveau parti monarchiste a été lancé en
Éthiopie, appelé le Kebra Nagast Party et dirigé par Tewoflos Menelik Teruworq.
Mengistu qui a échappé à une tentative d'assassinat en 1995 n'a jamais été mis devant un tribunal et a été condamné à perpétuité par contumace lors d'un procès entre 2006 et 2007. Il est toujours en exil au Zimbabwe.

Au sein de l'Afrique, l'Éthiopie se caractérise comme l'une des seules nations à avoir conservé sa souveraineté pendant le partage de l'Afrique au XIXe siècle.
La République fédérale démocratique d'Éthiopie est un État indépendant situé dans la Corne de l'Afrique.


Le drapeau de la République fédérale démocratique d'Éthiopie n'est pas bien vieux. Il a été adopté en Février 1996, c'est en fait un des drapeaux les plus jeunes du monde.
L'étendard officiel de ce pays africain est composé de 3 bandes horizontales et de même taille. Les bandes représentent les 3 provinces principales du pays.

Le schéma tricolore existait déjà au début du XIXe siècle sur le drapeau de la dynastie Salomonide, et les couleurs vert – jaune – rouge portaient déjà une signification particulière.
Les couleurs du drapeau éthiopien sont celles de l'arc en ciel ( du moins, les 3 couleurs les plus visibles dans l'arc en ciel éthiopien ), en souvenir de l'arc en ciel du déluge ...
De haut en bas, les couleurs sont : vert ( vert fertile, terre, espoir, nature ), jaune ( église, amour, richesses naturelles, justice, paix, harmonie ) et rouge  (  force, pouvoir, foi, sang ). Bien que le drapeau soit relativement jeune, les couleurs elles sont utilisées pour symboliser le pays depuis la fin du 19e siècle. Elles remontent à l'empereur Ménélik II et furent utilisées pour le drapeau de l'Éthiopie en 1897, un an après qu'elle se fut défendue de façon décisive contre l'Italie coloniale. L' Éthiopie est le plus vieux pays indépendant ( des Européens ) d'Afrique. C'est à ce titre que les couleurs de son drapeau sont devenues symbole de l'indépendance africaine. Ces couleurs sont aujourd'hui utilisées par de nombreux pays d'Afrique. Quelquefois le noir est ajouté à ce trio de couleurs pour former les couleurs africaines.
Au centre du drapeau, une étoile à cinq branches marque l'unité du peuple en Éthiopie et sa diversité. Les rayons autour de l'étoile représentent la prospérité, le futur qui brille. C'est l'écusson du pays. Celui-ci est placé dans un cercle bleu symbolisant la paix.
De temps en temps ces deux derniers éléments ne sont pas représentés

Le drapeau royal était souvent assorti d'un lion de Juda – un lion couronné portant une croix – au centre de la section jaune. Seuls les emblèmes changèrent avec les différents régimes au pouvoir, les couleurs restant constantes. L'étoile sur fond bleu a été ajoutée en 1996 après la chute du régime marxiste de Mengistu, au pouvoir de 1974 à 1991.

 Addis Abeba : Siège de l'union africaine.

Le 25 mai 1963 a été créée l'ancêtre de l'Union africaine, l’Organisation de l'unité africaine ( OUA ), par 32 États. Son siège fut établi à Addis-Abeba en Éthiopie, dans le African Union Headquarters ( quartier ).
Addis-Abeba Siège de l'Union africaine.


Djibouti, est un pays de la Corne de l'Afrique, situé sur la côte ouest du débouché méridional de la mer Rouge. Il est limitrophe de la Somalie, de l'Éthiopie, de l'Érythrée et du Yémen. Dès 1885, des compagnies commerciales s'installèrent à Djibouti. Le 20 mai 1896, Djibouti devint par décret capitale de la côte française des Somalis et Dépendances. Le développement de la ville fut définitivement assuré par la création du chemin de fer d'Éthiopie. Commencés en 1897, les travaux prirent fin en 1917, lorsque la liaison fut établie à Addis-Abeba. Le port, simple rade au début, fut doté peu à peu d'équipements modernes.

La colonie partagea les heures sombres de la métropole. Le bataillon somali reçut la Croix de Guerre à deux reprises, pour sa conduite à Douaumont, lors de la Grande Guerre, puis à Royan, lors du second conflit mondial. En 1941 et 1942, Djibouti, restée fidèle au Gouvernement français de Vichy, soutint un blocus des plus rigoureux jusqu'à l'entrée des Forces Françaises Libres.


Les étapes de l'indépendance

Après la seconde guerre mondiale, la gestion administrative et le pouvoir politique de la Côte française des Somalis allaient progressivement passer de la métropole à Djibouti.

Dès 1945, un Conseil Représentatif formé de deux sections, française et autochtone, envoya des délégués à l'Assemblée Nationale française.

La construction, entre 1897 et 1917, du chemin de fer entre Djibouti et Addis-Abeba ajoute une nouvelle dimension au territoire, en le consacrant comme une porte maritime de l'Éthiopie moderne.

1945. Une nouvelle position consiste principalement à proposer un échange entre la reconnaissance formelle de l’occupation éthiopienne de Dewele et celle d’Afambo par la France :
«L’expérience prouve que la sécurité de notre colonie ne peut être sauvegardée que si nous conservons le point d’Afambo qui commande toute la région environnante. Nous sommes disposés, en échange de la ligne passant par ce poste entre les deux lacs, à sanctionner l’occupation que les Ethiopiens effectuent depuis 1906, dans la zone de Daouenlé, contrairement aux clauses de la convention de 1897»
Les Français se déclarent prêts à accepter d’autres « concessions » territoriales mineures : "  Nous ne saurions en aucun cas aller au-delà "
Dans le courant du premier trimestre 1945, les autorités coloniales ajoutent ce qu’elles pensent être une concession supplémentaire, la « faculté pour les Éthiopiens d’établir un poste à 1500 mètres d’Afambò.


L’accord de septembre 1945
Après la reconnaissance mutuelle entre la France et l’Ethiopie, le 7 avril 1945, les négociations stagnent de nouveau : l’Éthiopie refuse de parler du chemin de fer sans avoir au préalable obtenu un accord sur les frontières. Au mois d’août la situation se débloque : Haile Selasse ne fait plus d’un règlement de la question d’Afambo un préalable à l’ouverture des discussions ferroviaires, contrairement à ce que demandent les membres de son gouvernement.
Quoi qu’il en soit, c’est la concession éthiopienne sur le chemin de fer qui permet de débloquer la situation, la France n’a rien cédé.
Le 6 septembre 1945, une commission paritaire devra « procéder à la délimitation définitive de la frontière entre l’Empire d’Ethiopie et la Côte française des Somalis conformément aux données contenues dans la Convention du 20 mars 1897 »
 Aucune des questions en cours n’est réglée, même si les termes «occupé» et « maintenu » à propos d’Afambo laissent entendre que les Français devront l’évacuer. Il s’agit cependant d’une solution favorable à la France, même si elle n’est pas acquise définitivement : comme pour le chemin de fer, la France n’est pas contrainte à un abandon immédiat. L’Ethiopie qui paraissait en relative position de force ( bien qu’affaiblie par la présence britannique ) au vu de ses prises de positions sur le terrain et de la légitimité théorique de ses revendications, est contrainte à un recul au moins temporaire. C’est bien encore la domination occidentale qui s’exerce sur la Corne de l’Afrique à une période où, après la Conférence de Brazzaville, les indépendances semblent bien lointaines.

 

La monnaie officielle de l'Ethiopie est le birr.

C'est une devise dont l'utilisation remonte à plus de 1600 ans. Cette devise a encore cours actuellement, elle est donc parmi les plus anciennes. Toutefois, elle a connu plusieurs réformes monétaires et différentes phases dont la plus significative est probablement la séparation explicite faite par l'Empereur d'
Éthiopie entre le birr abyssinien et le birr éthiopien.
La première monnaie nationale de l'Éthiopie a été le Talari, ou " Ménélik Talers ", émis depuis 1894. En 1934, la Lire italienne est devenue légale en raison de l'occupation italienne. En 1945, le Dollar éthiopien a été introduit, et est rebaptisée " Birr " en 1976. 1 Birr = 100 Cents.
La première version du birr éthiopien fut introduite entre 1855, perdurant jusqu'en 1936. L'émission de la devise fut de la responsabilité de la Banque d'Abyssinie qui devint par la suite la Banque d'
Éthiopie, suite à son rachat par l'Empereur d'Éthiopie au début des années 30. La banque centrale fut établie principalement sous la direction de groupes bancaires européens, via la Banque Nationale d'Égypte, au début du 20e siècle.
En résumé, au cours du 20e siècle, la devise éthiopienne a connu quatre réformes majeures : le birr première version jusqu'en 1936, la lire italienne pendant l'occupation, le shilling pendant la Deuxième Guerre mondiale et enfin, dernière période, le birr deuxième version.


 
Le chemin de fer : en 1894 la concession revenait à la compagnie des chemins de fer d'Éthiopie avec le soutien d'un commerçant français. Le projet était titanesque, l'enjeu financier aussi. Les français s'impliquèrent, mais se heurtèrent à la volonté d'indépendance de Ménélik. En 1902, le premier tronçon atteignait Dire Dawa. est arrivé de Djibouti en 1908 via Dire Dawa et la ville a pris alors son essor.  Le chemin de fer a malheureusement commencé à péricliter après 1974. Plus d’investissements, coupures fréquentes de la ligne en raison des attentats. Une quinzaine de trains continuaient de circuler quotidiennement jusqu’aux années 90; le dernier train pour Addis Abéba est parti en 2007; le dernier train pour Djibouti a quitté la gare de Dire Dawa au mois d’août 2010.

Le café :
 serait probablement originaire d'une province d’Éthiopie appelée Kaffa.
Arthur Rimbaud  exerça à Harar, à une certaine époque, la profession de négociant en café.
Malgré la popularité des cafés, ils étaient parfois jugés immoraux. Ils étaient accusés de tirer les hommes hors de leurs obligations envers leurs maisons et leurs croyances religieuses. La consommation de café était même interdite périodiquement. Toutefois, les interdictions de consommation de café n'ont pas duré longtemps à cause de l'attrait indéniable et agréable de la boisson. Le café est devenu une boisson universelle dans les pays arabes. Il a été finalement considérée comme une alternative morale et sobre aux vins et boissons spiritueuses.

Ce sont les Soufis ( Soufisme : courant de pensée musulmane ) qui vers le milieu du 15e siècle, importèrent les grains de café vers le Yémen. La consommation du café leur permettait de rester éveillés toute la nuit afin de faire leurs actes d'adoration lors d'occasions spéciales.

Au XVe siècle, l'expansion se fait d'abord dans l'Arabie voisine, grâce aux pèlerins musulmans se rendant à la Mecque. On appelle alors cette boisson aux effets stimulants " Qahwah ". Elle fut transportée peu de temps après en Turquie.
Les premiers cafés ouvrent alors dans le monde musulman et sont d’autant plus fréquentés et appréciés des intellectuels qu’ils sont des lieux d’échange et de discussion.
En 1615, des commerçants vénitiens ramènent avec eux de Turquie avec eux des grains de cette boisson stimulante. Le vieux continent connaît alors une véritable effervescence autour des boissons chaudes. C'est ainsi que le « Qahwah » arabe devint le « kahve »  turc ...!

 

Feroé ( îles )

Auparavant département danois, l'archipel des îles Féroé est devenu une  communauté autonome ...

Les insulaires se sont alors divisés pour savoir s'ils seraient totalement indépendants ou s'ils dépendraient pour certains sujets de l'État danois. En tant que territoire autonome, les îles Féroé sont membre du Conseil nordique. Les îles Féroé ne sont pas reconnus par l'ONU en tant que nation indépendante.

Le drapeau des îles Féroé est composé d'une croix scandinave.
Ce drapeau a été créé en 1919 par Jens Oliver Lisberg de Fámjin, Janus Øssursson de Tórshavn et Paul Dahl de Vágur, tous trois étudiants féroïens à Copenhague. Le drapeau est hissé pour la première fois le 22 juin 1919 à Fámjin. Il devient progressivement le drapeau habituel des îles, mais sans statut officiel.

Lorsque l'armée allemande occupe le Danemark en avril 1940, les troupes britanniques occupent l'archipel et doivent pouvoir distinguer les navires féroïens des navires danois. Le 25 avril 1940, les autorités britanniques acceptent que le Merkið devienne le pavillon naval des Féroé. Une loi du 23 mars 1948 le reconnaît comme le drapeau national des îles Féroé.

Le 25 avril est le jour officiel du drapeau aux îles Féroé.

Le blason des îles Féroé provient d'une chaise du XVe siècle trouvée à Kirkjubøur, village de l'île Streymoy. Autrefois, le symbole du bélier était utilisé comme blason du Løgting et donc celui du tribunal de justice des îles .

La version actuelle du blason des îles Féroé fut adoptée le 1er avril 2004; il ressemble davantage à celui trouvé à Kirkjubøur que l'ancienne version.

Il est blasonné ainsi : d'azur, au bélier passant d'argent, lampassé de gueules, armé et corné d'or.

L'histoire des îles Féroé est assez incertaine dans ses origines. Il semble qu'elle débute assez tardivement, lorsque des moines irlandais aperçoivent les îles entre le VIe siècle et le VIIIe siècle et s'y installent.
Au début du X
e siècle, les îles sont colonisées par les vikings puis évangélisées au tournant de l'an 1000. D'abord rattachées au royaume de Norvège, elles sont ensuite une dépendance du royaume du Danemark.

Occupées par les Anglais lors de la Seconde Guerre mondiale, les îles Féroé jouissent d'une large autonomie depuis 1948.
Timbre des îles Féroé célébrant le voyage de Saint Brendan, au cours duquel il aurait découvert les îles.

Histoire pré-scandinave

L'histoire ancienne des îles Féroé est peu connue. L'occupation humaine remonterait entre le IVe et le VIe siècle. Il est possible qu'au VIe siècle, le moine irlandais saint Brendan ait aperçu les Féroé au cours de son voyage. Il dit en effet avoir aperçu une « île de moutons », véritable « paradis pour les oiseaux ».

À la fin du VIIe siècle ou durant le VIIIe siècle, les îles ont été visitées par des moines irlandais à la recherche de solitude. Elles sont alors devenues un lieu d'ermitage, tout comme l'Islande.

Le premier texte connu décrivant vraiment les îles Féroé a été écrit par un moine irlandais nommé Dicuil.

Période scandinave

On ne sait que peu de choses sur les Féroé jusqu'au XIVe siècle. La seule source écrite est la saga des Féroïens, écrite au XIIIe siècle, dont la valeur historique est discutée. De plus, la version originale de cette saga n'est pas parvenue jusqu'à nous : il en existe plusieurs versions qui ont été recopiées ultérieurement.

Selon une version, le colonisateur des Féroé, Grímr Kamban, serait venu durant le règne de Harald Ier de Norvège, qui dirige ce pays entre 880 et 931. Selon d'autres versions, et selon la chronique de Dicuil, Grímr Kamban serait venu avant ce règne. " Grimr" est un prénom nordique, mais " Kamban " est un nom irlandais, ce qui laisserait supposer que ce colonisateur aurait eu une double origine.

Durant le IXe siècle, un Alþing doit avoir été établi sur l'île, à l'emplacement de l'actuelle capitale, Torshavn. Cette institution, semblable à celle qui a existé en Islande, est une assemblée des hommes libres où sont prises les décisions politiques et juridiques.

Les habitants sont convertis au christianisme aux alentours de l'an 1000, et une église est construite au Sud de l'île de Streymoy. En 1035, l'archipel devient également une partie du royaume de Norvège. Ces deux faits auraient été l'œuvre de Sigmundur Brestisson, envoyé par le roi Olaf Ier de Norvège pour s'emparer des Féroé.

En 1380, les îles deviennent possession de la monarchie double du Danemark et de la Norvège.

Histoire du XIVe au XXe siècle

Les Iles Féroé vues par le navigateur Français Yves de Kerguelen Trémarec en 1767.

Le roi Christian III a introduit le luthéranisme aux Féroé pour remplacer le catholicisme, la conversion des habitants aux idées nouvelles fut  " menée à bien " en cinq ans. Dès lors, le danois remplaça le latin durant les offices religieux.

Seconde Guerre mondiale

 Occupation britannique des îles Féroé.

La situation des îles est grandement modifiée à l'occasion de la Seconde Guerre mondiale, en raison de l'occupation du Danemark par l'Allemagne. Afin de prévenir un éventuel débarquement allemand, les Britanniques les occupent et installent une base aérienne. Cette situation favorise l'émergence des revendications autonomistes qui se concrétisent après la libération du Danemark en 1945.

Après-guerre

Les îles ont obtenu leur autonomie en 1948. Les compétences du gouvernement couvrent notamment l'aspect linguistique ( la langue féringienne est reconnue officiellement ) et la gestion des affaires internes ( transports, poste, infrastructures, etc. ). Le Danemark conserve un droit de regard en matière de défense ( présence de troupes danoises ) et de monnaie ( la couronne danoise est la monnaie des îles ).

Grande Bretagne

Le Titanic est un paquebot transatlantique britannique.

Les passagers du Titanic sont les deux-mille-trois-cent-quarante-quatre personnes qui ont embarqué à bord de ce paquebot transatlantique pour sa seule traversée entre son départ le 10 avril et son naufrage le 15 avril 1912.

Le naufrage du Titanic a mis fin à la traversée inaugurale du RMS Titanic, un paquebot qui devait relier Southampton à New York. Il se déroule dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 dans l'océan Atlantique Nord au large de Terre-Neuve. Le navire heurte un iceberg sur tribord avant le dimanche 14 avril 1912 à 23 h 40 et coule en moins de trois heures, à 2 h 20. Entre 1 490 et 1 520 personnes périssent, ce qui fait de ce naufrage l'une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus meurtrière pour l'époque.

Grèce

 

En -219, -218, le temple de Zeus est pillé, mais  le Chêne sacré, est semble-t-il épargné.
Les sources littéraires témoignent de l’existence à Dodone, au moins à partir du début du IIIe siècle av. J.-C., d’un véritable temple de Zeus (naos). Aucun autre temple n’est connu par les textes. En 219, Dorimachos «envahit les hautes régions de l’Épire, saccageant le pays et détruisant tout avec une véritable rage. Il cherchait chaque fois moins à faire du butin qu’à porter des coups ... Ayant poussé jusqu’au sanctuaire de Dodone, il incendia les portiques, abattit un grand nombre de monuments dédiés au dieu, et détruisit même sa « maison sacrée ».
Un long processus permit aux Romains d'achever la conquête de la Grèce.
En 149, à l'initiative d'un certain Andriskos, la Macédoine se souleva contre toute présence romaine. La réaction fut rude et dans le nord et dans le sud, jusqu'à ce que Mummius prît Corinthe, qu'il livra au pillage (146 ). Le sud de la Grèce fut divisé : une partie devint propriété du peuple romain, le reste fut abandonné aux cités, dont quelques-unes conservèrent leur liberté, au moins de nom. Mais toutes se dotèrent de régimes aristocratiques, donc favorables à Rome.

Dans les années 100, l’édifice attribué à Dioné est reconstruit plus près du temple de Zeus. La « maison sacrée » est aussi reconstruite. On lui ajoute un portique de quatre colonnes ioniques à la façade.

Quand Mithridate, roi du Pont, chercha à chasser les Romains de la Méditerranée orientale, il trouva des appuis en Grèce ( 88-66 ) mais finit par être vaincu. En 27 avant J.-C., Auguste, fondateur de l'Empire, divisa la Grèce en deux provinces, la Macédoine, avec pour capitale Thessalonique ( ou Salonique ) au nord et l'Achaïe au sud. La défense de ces régions fut assurée par des légions installées au nord puis rapprochées de plus en plus du Danube, avant d'être cantonnées dans les provinces de Mésie et de Pannonie, sur la rive droite du Danube.

Sous l'Empire, on vit la Grèce renaître à la vie. La plupart des princes, pour bien montrer qu'ils étaient amis, n'hésitaient pas à aller à Éleusis se faire initier à la religion des mystères. Les regroupements de cités, appelées ligues, furent autorisés mais évoluèrent dans le sens des intérêts de Rome: leur rôle fut limité à la pratique du culte impérial et elles passèrent sous le contrôle des aristocrates, toujours favorables à l'ordre romain.

Mais il nous paraît remarquable que se soit conservée, une tradition différente, où l'oracle de Dodone nous apparaît comme ayant, à une époque ancienne, envoyé des migrateurs en Italie en leur donnant, pour l'identification du lieu de leur établissement et parfois pour leurs communications avec les indigènes, des symboles religieux relevant systématiquement du culte végétal. L'existence parmi ces indigènes, antérieurement à ces migrations, de groupes vivant des fruits des arbres comme les Aborigènes de la tradition, serait une des raisons qui expliqueraient convenablement une telle insistance autour de Dodone. Nous ne croyons pas pourtant qu'il faille prendre à la légère l'autre raison probable : à savoir, que des Pélasges ont sans doute émigré ainsi vers l'Italie.

 

 

Iran
 

 La Perse est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner le territoire de l'Iran antique qui portait le même nom que la région capitale de cette époque : Pars. Plus généralement, le nom de Perse reste utilisé hors de l'Iran jusqu'en 1934.

· Xe siècle av. J.-C. : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
· -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
  -522 Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. ( fin en 486 av. J.-C.)
· -486 : Décès de Darius Ier, roi de Perse. Début du règne de Xerxès. ( fin en 465 av. J.-C. )
. -338, Artaxerxès III est empoisonné par son ministre, l'eunuque égyptien Bagoas. Il est dit que « Par ce meurtre, Bagoas détruit l'Empire perse ».
· -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III
·  226 : fondation d’une nouvelle dynastie persane, les Sassanides.

Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ».
·  332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse
· 1251 : Début de la conquête de la Perse par le petit-fils de Gengis Khan ( fin en 1265 ).
· 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan ( Timour Lenk ), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
· 1502 : Ismail Ier établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion d'état de la Perse.
·  1571 : Naissance d'Abbas Ier le Grand, chah de Perse ( †1629 ).


 
Durant l'Antiquité, le puissant Empire persan des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, au 6e siècle, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'islam. Les Iraniens continuent à parler persan, bien que les arabes aient essayé d'imposer leur langue.
La relation de la Perse au monde arabe n'est pas sans similitude avec celle de la Grèce vis-à-vis de Rome : conquise militairement, elle va elle aussi conquérir culturellement peu à peu son vainqueur.
 
 

Italie

Anassilao le tyran :

Au Ve siècle av. J.-C. la Grèce tomba sous la domination persienne. L'Italie du sud était aussi déchirée par la lutte entre les étrusque ( nord de l'Italie ) et les cumains ( qui régnaient sur la Campanie ). Rhegion ( Reggio ) passa sous domination d'Anassilao en 494 av. J.C. Le tyran profita des confusions politiques liées aux tensions pour mettre fin à l'époque oligarchique. Il réussit non seulement à freiner l'expansion étrusque mais à mettre la main sur les deux rives de cette région de la péninsule.

Afin de consolider son pouvoir, Anassilao, s'allia avec un autre tyran, Gelone de Syracuse. Le mariage entre Gerone, frère de Gelone et la fille d'Anassilao fut la conclusion de cette alliance. Après la mort d'Anassilao en 476 av. J.C la région est gouvernée par ses fils dont Micito. Celui-ci s'allia à Tarente. La région subit quand même une grave défaite et en 461 av. J.C, les fils d'Anassilao furent chassés.

 
 La Calabre a été une colonie grecque. Elle sera ensuite romaine, byzantine ( 885 ), conquise par les Arabes. Si la domination successive des Romains, des Byzantins, des Arabes, des Normands et des Angevins a apporté des éléments originaux à la Calabre, le régime conservateur de l’Espagne a mis en place une société figée, que l’intermède révolutionnaire français ne put détruire, pas plus que les gouvernements de l’Italie unitaire. La Calabre s’est repliée sur elle-même.
 
Les tremblements de terre dans l'histoire de la Calabre

Le 28 décembre 1908 : un séisme provoque un raz-de-marée dans le détrit de Messine, le plus gros tremblement de terre jamais enregistré en Europe qui a totalement dévasté les villes de Messine en Sicile et de Reggio de Calabre au Sud de l'Italie Un tremblement de terre et un raz-de-marée d’une puissance supérieure à ce qui avait été connu, détruit également le détroit et ses environs. Après le tremblement de terre, la ville de Reggio a été reconstruite suivant un plan en damier, avec des rues droites à l'américaine, urbanisme très en vogue, en Italie, à cette époque.
La reconstruction fut lente et difficile. L'ingénieur Pietro De Nava et Giuseppe Valentino, maire de la ville, dans la période 1918 - 1923 s'en occupèrent, valorisant la nouvelle gare.

29 août 2012 – Un tremblement de terre de magnitude 4,6 a touché dans la nuit le sud de l'Italie, la région entre la Calabre et la Sicile.


 

Japon

Le 6 août 1945, l'explosion d'une bombe atomique au-dessus de la ville d'Hiroshima, au Japon, précipite la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors plane sur le monde la crainte qu'un conflit nucléaire ne dégénère en une destruction totale de l'humanité.

La bombe est larguée à 8h15. 70 000 personnes sont tuées. La majorité meurt dans les incendies consécutifs à la vague de chaleur. Plusieurs dizaines de milliers sont grièvement brûlées et beaucoup d'autres mourront des années plus tard des suites des radiations (on évoque un total de 140 000 morts).

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Un cénotaphe dans le parc de la paix d'Hiroshima.
Une inscription dit : « Reste en paix, … ne répète pas à nouveau l'erreur ».
Cette construction est destinée à rendre un hommage aux victimes sans entrer dans la controverse.

Laos



Le Laos est officiellement appelé la République démocratique populaire lao.

Devise nationale : Paix, Indépendance, Démocratie, Unité et Prospérité ..

Cinq ou Six Présidents de la République et six Premiers ministres, depuis 1975 ( 38 ans ), se sont succédé, sous un régime politique de Parti unique, d'obédience marxiste-léniniste, qui ne paraît pas, à court terme, menacé même si son fonctionnement soulève des questions. Depuis 1975, il est le seul parti politique autorisé.

Choummaly Sayasone est le 5 e président si l'on ne compte pas Phoumi Vongvichit qui a été président par intérim après le prince Souphanouvong.

 Le président de la République démocratique populaire lao est élu par le Parlement pour 5 ans. Choummaly Souriya Sayasone, qui occupe cette fonction depuis le 8 juin 2006, a été réélu le 15 juin 2011. Le Premier ministre est Thongsing Thammavong depuis le 23 décembre 2010.

Le roi Savang Vatthana et la reine Khamphoui abdiquent le 2 décembre 1975 .


Le premier royaume lao historiquement reconnu date du XIVe siècle. Son roi s'appelle Fa Ngum, il descend d'un ancêtre plus ou moins légendaire, Khoun Bourom. Le royaume, qui s'étend sur un territoire plus grand que le Laos actuel porte le nom de Lan Xang, ce qui signifie " royaume du  million d'éléphants ". Dans les siècles qui suivirent les souverains du Lan Xang sont souvent en guerre contre les Birmans et les Vietnamiens dont ils doivent parfois accepter la suzeraineté.
Au début du XVIIIe siècle, le royaume est morcelé en trois entités : le royaume de Luang Prabang, au Nord, le royaume de Vientiane, autour de la capitale actuelle, et le royaume de Champassak, au Sud, tout près du Cambodge, autour de l'actuelle Paksé. En 1768, les royaumes de Vientiane et de Champassak tombent sous domination siamoise. Dix ans plus tard, les Siamois saccagent Vientiane et emportent le Ph'ra Keo, le Bouddha d'Émeraude que l'on peut encore admirer dans le plus célèbre temple de Bangkok.

Morcelé, pillé, le Pays Lao est entré dans une décadence qui se poursuit tout au long du XIXe siècle. C'est alors l'âge d'or du royaume lao, sous le règne du " roi-soleil " lao Sourignavongsa. Le marchand hollandais Van Wuystoff est ébloui par la magnificence de Vientiane.

Au XIXe siècle, c'est à Luang Prabang, mieux protégée par les montagnes, que les descendants de la dynastie des Khoun Bourom continuent à maintenir la monarchie lao. Beaucoup plus faible que leurs voisins, les royaumes lao doivent alors user de toutes les finesses de la diplomatie pour ne pas disparaître purement et simplement. A la fin du XIXe siècle, les puissances européennes se partagent le monde, et au Sud-Est asiatique, notamment, les Français et les Britanniques se livrent à une intense compétition.

 
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Sur l'île de Khône, reste le souvenir de l'expédition des français.

L'’Expédition française du Mékong, fut menée par Ernest Doudart de Lagrée et Francis Garnier, qui montèrent le fleuve depuis son embouchure jusqu’au Yunnan entre 1866 et 1868.
Exaltés par la nouvelle frénésie coloniale, entre 1866 et 1868, ils ont voulu ouvrir un passage via le Mékong afin de commercer en Chine... Cette expédition sera retracée par un autre membre de l'équipe, Francis Garnier, dans son Voyage d'exploration en Indochine. Première du genre qui en appellera beaucoup d'autres par la suite, cette expédition typiquement coloniale a d'abord eu pour vocation de servir les intérêts de la France et de parvenir, avant les Anglais, à se frayer une place de choix dans l'exploitation économique de l'Asie, de la Chine en particulier... Aujourd'hui, les batailles pour la conquête du fleuve ( et de son électricité ) sont plus économiques que politiques. A l'époque, partis de Saïgon, aujourd'hui Ho Chi Minh Ville, au sud du Vietnam, les membres de l'expédition ont bourlingué et répertorié les lieux et cultures traversés lors de leur périple, proposant de fait une première approche ethnographique, économique et géographique de l'Asie du Sud-Est.



Le Parti révolutionnaire populaire lao est le parti communiste du Laos. Depuis 1975, il est le seul parti politique autorisé dans le pays.
 

1930 : l'Empire français connaît une sérieuse alerte en Indochine. Insurrections, manifestations, grèves : une immense vague soulève la jeunesse et la paysannerie contre la domination étrangère et le pouvoir des notables traditionnels.

Dès 1921, un effort avait été porté sur l'infrastructure routière.

La route nationale 13 par exemple, ou route René-Robin comme elle a aussi été appelée, longe le Mékong et relie les grandes villes. Son rôle a été, de la part de la France, d'insérer plus fermement le Laos dans l'Indochine et de le couper en fait du Siam.

 Chemin de Fer sur l'île de Khône :

Les chutes de Khône interrompent la navigation sur le Mékong. À la fin du XIXe siècle, les Français firent plusieurs tentatives infructueuses pour les faire franchir à leurs canonnières. Il leur fallut construire une ligne de chemin de fer à voie étroite pour contourner l'obstacle.
Les échanges commerciaux s’intensifient plus tard, et transitent par ce point de passage obligé, qui devient vite saturé. En 1897, dès la signature d’un nouveau contrat avec l’Administration Française, des travaux sont entrepris, notamment pour adapter la voie à la traction vapeur.

Une locomotive et quelques wagons sont commandées; La locomotive est baptisée Paul Doumer, en l’honneur du gouverneur général de l’Indochine qui vient inaugurer la ligne à l’occasion de son 1er voyage officiel au Laos.
Un chemin de fer de quelques kilomètres traversera désormais l'île du nord au sud. Le chemin de fer traverse la forêt qui couvre toute l'île de Khône de ses arbres énormes.
En 1910, la voie de chemin de fer est étendue plus au nord, à travers l’île de Det, pour désenclaver l’accés de Khône Nord. Cette extension de 2 km nécessite la construction d’un pont à 13 arches de 158 métres de long. Les appontements de Khône sud sont modernisés et construits en ciment armé. Le trafic atteint 10.000 tonnes mais décline à partir de 1930. La construction d’une route le long du fleuve contribue au déclin.
L’exploitation de la ligne cesse au cours de la 2e guerre mondiale. Les japonais utiliseront la ligne à des fins militaires, avant l’abandon définitif des infrastructures.

Le bouddhisme a remplacé l'hindouisme au Laos au milieu du 13 e siècle. L'astrologie Hindou attribuait un grand pouvoir aux pierres précieuses. C'étaient des hommes d'argent et de commerce. Les Hindous font historiquement des affaires :  tapis, diamants et autres pierres précieuses.

Le temple perdu de Beng Melea est une miniature d'Angkor Wat. Le chef d'œuvre d'Angkor Wat n'a été popularisé en Occident que dans le milieu du XIXe siècle grâce à la publication des notes de voyage du naturaliste français Henri Mouhot, un naturaliste et explorateur français de l'Asie du Sud-Est. Il meurt de la fièvre jaune le 10 novembre 1861.

 

 
Madagascar


 
L'histoire malgache est très particulière à cause de sa situation géographique entre l'Asie et l'Afrique mais aussi grâce au mélange des peuples qui y ont émigré : Indonésiens, polynésiens, Africains, Arabes...Ils ont aussi été influencés par les colons européens, des travailleurs chinois et des commerçants indiens.

Seconde apogée historique : le règne d'Andrianampoinimerina. C'est lui qui a unifié les tribus des hautes terres.
À Madagascar, andriana était le terme générique servant à désigner les «nobles », et plus spécifiquement, le souverain.
Andrianampoinimerina, né vers 1745 et décédé en 1810, est le premier souverain du royaume d'Émyrne réunifié, du centre de Madagascar, puis est reconnu comme suzerain par la plupart des royaumes malgaches. Il règne de 1787 à 1810.
Antsahadinta, la cité royale, veut dire le champ aux sangsues. Le roi Andrianmpoinimerina y installa ses douze épouses Une des épouses soupçonnée de déloyauté fut soumise à l'épreuve de vérité et mourut empoisonnée. (1725 ).

Ranavalona 1ière dite la sanguinaire intraitable combattit la pénétration européenne et le christianisme.
Ranavalona Ire , née vers 1788 et décédée le 16 août 1861, est une reine malgache issue des hautes terres de l'île ( en Imerina ).

Ranavalona Ire, née vers 1788 et décédée le 16 août 1861, règne sur le royaume de Madagascar de 1828 à 1861.
Épouse du roi Radama Iere, couronné en 1821, elle doit faire face à sa disparition prématurée en 1828.
Le règne de Ranavalona Iere, est caractérisé par une très grande affirmation de la souveraineté de son pays face aux pressions des conquêtes des Européens.
En 1845
: Le conseil colonial de la Réunion fait part, dans une adresse à Louis-Philippe, de « son espérance de créer à Madagascar une grande et importante colonie ». Mais l'armée repousse les attaques des marines françaises et anglaises et la Reine consolide la souveraineté de son pays dans les zones côtières afin d'empêcher les Français de s'y établir.

18 août 1861 : Mort de la reine Ranavalona Iere. Elle a désigné son fils Rakoto ou Rakotondradama pour lui succéder sous le nom de Radama II.
Radama II, né le 23 septembre 1829 et décédé le 11 mai 1863.
Il règne sur le royaume de Madagascar de 1861 à 1863.
Cette période est marquée par un revirement diplomatique vis-à-vis des Européens. Le nouveau roi abolit la peine de mort et décrète une amnistie générale, supprime les corvées, réduit la durée du service militaire et libère de nombreux captifs. Il proclame la liberté des cultes et ouvre tout grand les portes du royaume aux Européens.
Roi francophile, il est accusé de « brader le pays » et meurt assassiné par les tenants d'une politique plus indépendante.

La Reine Ranavalona II (1868-1883).
La reine Ranavalona II  succéda au roi Rakotondradama ou Rakato ( le fils de Ranavalona I )
On met sur le trône la veuve ( et cousine ) de Radama II. Elle devient la reine Rasoherina, et épouse pour la circonstance le Premier ministre. Cette union à signification avant tout politique et protocolaire sert de modèle aux règnes suivants.
Ranavalona III, ou Ranavalo III, née le 22 novembre 1861 est la dernière reine de Madagascar.
Les cendres de Ranavalona III sont rapatriées à Antananarivo.

Le drapeau : rouge, blanc, vert. Le rouge pour la patrie et la royauté, le blanc pour la liberté, le vert pour le progrès.

Les présidents de Madagascar :
Philibert Tsiranana ( 1960-1972 ) · Gabriel Ramanantsoa ( 1972-1975) · Richard Ratsimandrava ( 1975 ) · Gilles Andriamahazo ( 1975 ) ·Didier Ratsiraka ( 1975-1993 ) · Albert Zafy ( 1993-1996 ) · Norbert Ratsirahonana ( 1996-1997 ) · Didier Ratsiraka ( 1997-2002 ) · Marc Ravalomanana ( 2002-2009 ) · Andry Rajoelina ( 2009 -? )

 
Tsiranana est le père de l'indépendance.

Il y a des rivalités entre les malgaches et les chinois. Les révoltes venaient du fait que les chinois voulaient acheter des terres; des rivalités entre les malgaches et les comoriens : Les uns disent que  les chrétiens sont des crétins, les autres répondent que les comoriens ne connaissent rien; des rivalités aussi entre chrétiens et musulmans. L'islamisation est contenue. Les musulmans n'ont pas le droit de faire voiler leurs femmes. C'est pour la protection de l'identité nationale. Ils se soumettent ou ils partent. Beaucoup de malgaches sont chrétiens, mais ils ont gardé leurs traditions. c'est donc souvent un christianisme teinté d'animisme : retournement des morts, circoncision et fady.
Fady : tabou, interdit. De nombreux " fadys " régissent la vie quotidienne des malgaches.

 Le pousse pousse a été introduit par les chinois venus travailler à la construction des premières lignes de chemin de fer. Le terme est dû à l'expression anglaise : " push push."

 

 
 

Nicaragua

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Panama

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Blason du Panama.

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Le concept d’un canal à Panama remonte au début du XVIe siècle. La première tentative de construction ne commença qu'en 1880, sous l’impulsion française de Ferdinand de Lesseps. Le percement de l'isthme a été fait, au préalable, par les Français et terminé par les américains. Au fond de la place de France, se trouve un obélisque au sommet duquel trône un fier coq gaulois qui surplombe la Pacifique et regarde vers le canal et vers la France. Il rappelle que des français sont morts pour le Canal de Panama.

Panama la vieja ( ruines ) fondée par les Espagnols en 1519. Nous avons vu le quartier colonial appelé Casco Antiguo, les ruelles, l'église, la place de France.

Le canal de Panama : Une histoire en partie française avec la tentative avortée de Ferdinand de Lesseps, à la fin du XIXe siècle. Une histoire qui se confond avec celle de ce petit pays d’un peu plus de 3 millions d'habitants.


Le canal de Panama est un canal maritime, qui traverse l’isthme de Panama en Amérique du sud, reliant l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été l'un des projets d’ingénierie les plus difficiles jamais entrepris. Son impact sur le commerce maritime a été considérable, puisque les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake, à la pointe australe de l’Amérique du Sud. Un navire allant de New York à San Francisco par le canal parcourt 9 500 kilomètres, moins de la moitié des 22 500 kilomètres du voyage par le cap Horn.

Le concept d’un canal à Panama remonte au début du XVIe siècle, mais la première tentative de construction ne commença qu'en 1880, sous l’impulsion française de Ferdinand de Lesseps, grâce une collecte de fonds géante à la Bourse de Paris. Après l'échec de cette tentative, le travail fut terminé par les États-Unis sous la direction de G.W. Goethals, et le canal ouvrit en 1914. La construction des 77 kilomètres du canal a été parsemée de problèmes, des maladies comme le paludisme et la fièvre jaune, aux glissements de terrain. On estime à 25 000 le nombre d’ouvriers qui périrent pendant la construction.

La première mention d’un canal à travers l’isthme remonte à 1534, quand Charles Quint suggéra qu'un canal à Panama aiderait le voyage des navires allant au Pérou et en Équateur. Étant donné l’importance stratégique de l’Amérique centrale en tant que fine portion de terre séparant deux grands océans, d’autres formes de liens commerciaux ont été tentés. Le projet Darién était tenté par le royaume d’Écosse en 1698 pour créer une route de commerce sur terre, mais a été abandonné en raison des conditions inhospitalières en 170016. Finalement, le chemin de fer du Panama fut construit puis ouvert le 27 janvier 1855. Ce fut le premier chemin de fer transcontinental. Ce lien sur terre facilita grandement le commerce et constitua un élément important de l’établissement du canal, par exemple pour le transport du matériel.

Une route maritime entre les océans était toujours vue comme la solution idéale, et l’idée d’un canal a été ravivée à plusieurs occasions, et par plusieurs routes : un canal au Nicaragua a été envisagé plusieurs fois. Finalement, suite au succès du canal de Suez, les Français, sous la direction de Ferdinand de Lesseps qui avait réalisé ce dernier, commencèrent la construction d’un canal au niveau de la mer (sans écluse) au Panama le 1er janvier 1882. En septembre de la même année un tremblement de terre secoua l'isthme panaméen, faisant baisser à la Bourse de Paris, le cours des actions de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama créée trois ans plus tôt. La fièvre jaune, ainsi que la difficulté de domestiquer le Rio Chagres qui connaissait régulièrement des crues dévastatrices et tout aussi meurtrières durant la saison des pluies17, mettront à mal le projet que Gustave Eiffel sauvera en concevant un système de dix écluses. Toutefois, ces graves difficultés amplifiées par l'affairisme déboucheront sur la mise en faillite de la compagnie en 1889, déclenchant ainsi le fameux Scandale de Panama.

En 1894, l'ingénieur en chef du chantier Philippe Bunau-Varilla, crée la Compagnie nouvelle du canal de Panama qui, faute de soutien financier, doit à son tour cesser ses activités dix années plus tard.

Le Traité Hay-Bunau-Varilla du 18 novembre 1903 conclut ainsi la vente des droits d'exploitation et de construction du canal de Panama aux États-Unis, cession d'autant plus facilitée que, l'adoption de l'amendement Spooner un an auparavant par le Congrès américain a fait du canal le projet officiel du gouvernement fédéral.

La zone du canal de Panama est, de plus, octroyée par le gouvernement panaméen aux États-Unis.

Le Corps des ingénieurs de l'armée des États-Unis sous la direction de l'ingénieur en chef, le colonel George Washington Goethals, élabore alors un nouveau projet impliquant la construction de trois ensembles d’écluses et la création d’un lac artificiel, le Lac Gatún. Ce projet se base sur une étude menée par l’ingénieur français Adolphe Godin de Lépinay, en 1879, mais qui avait été rejeté par le congrès dirigé par Ferdinand de Lesseps.

La construction du canal coûta la vie à environ 5 000 travailleurs.

Après plus de dix années supplémentaires de travaux, le canal est enfin achevé et inauguré le 15 août 1914 à bord du navire Ancón, en présence du président panaméen Belisario Porras Barahona, accompagné des officiers américains. La zone du canal reste sous administration américaine jusqu'en 1999, date à laquelle elle est rétrocédée au Panama en vertu des Traités de Torrijos-Carter.


Présence de Huguenots Français chez les Kunas du Panama au XVII e siècle

  C'est en 1757 qu'une coalition de tribus kunas massacra des Huguenots français. Non seulement eux, mais aussi leurs épouses kunas et les enfants qu'ils eurent d'elles; plusieurs centaines de victimes, peut-être un millier.

  Pour aller jusqu'au bout et tenter de cerner toutes les motivations de cette extermination, il faut ajouter que bien longtemps après 1757, les plantations et le commerce du cacao continuèrent à prospérer sous l'entière autorité du peuple kuna.

  A ce carnage fratricide, deux hommes ( Français et Huguenots ) vont survivre et réussir à s'enfuir.

  Les Espagnols les rejoignent sur le chemin qui conduit aujourd'hui à Boquete ( à cette époque le village de Boquete n'existait pas et le sentier aboutissait à la Lagune de Chiriqui ). L'un d'entre eux est tué et le lieu exact de sa mort s'appelle encore maintenant : " Mata Del Francés ".

Île de la Réunion

 

L'époque des premiers colons est difficile à déterminer. L'île doit avoir été découverte par les portugais, dont elle aurait reçu le nom de Santa Apollina...Mais elle aurait peut-être été habitée bien avant cette époque. Des traces d'une civilisation orientale restent le puits de St Philippe.
- 9 Février 1513 Découverte antérieurement par le Portugais Pedro Mascarenhas, celui-ci lui donne son nom à cette date.
- 1607 : Le Portugais Da  Cunha reconnaît l'île.

L'île a été française dès 1638. Salomon Goubert, capitaine du navire St Alexis, de Dieppe en prit possession au nom du roi Louis XIII.
- En 1652, De Pronis envoyé à Madagascar par la compagnie des Indes, accosta d'abord à la Réunion, appelée alors Grande Mascareigne. Il y fit vivre des révoltés de Madagascar.
- En 1649 elle devint île Bourbon car ceux qui y avaient vécu en faisaient l'éloge..

 

- 1638 Salomon Goubert prend possession de l'île au nom du roi de France. Il est suivi quatre années plus tard par Pronis.

- 1844. Le premier engagé chinois à Bourbon débarque du trois-mâts L'Auguste-et-Marie en provenance de Singapour.

- 1846. Le 8 juin M. Graeb prend les rênes du gouvernement.
- Mort à Saint-Gilles de Hombeline Gonneau de Montbrun, veuve de Henry-Paulin Panon Desbassayns. Personnage très controversé, elle appartient aujourd'hui à la légende de l'île.
- Le 11 octobre 1846 pose de la première pierre de l'hôtel de ville de Saint-Denis.

- 1646-1649 : douze mutins de Madagascar sont exilés provisoirement à Mascarin.

- 1649 : Le naturaliste orléanais Étienne de Flacourt la baptise " Isle Bourbon".

- A partir  de 1663 l"île est peuplée de façon ininterrompue. Au départ, deux français et dix esclaves débarquent sur l'île.

- 1664 : Création de la  Compagnie des îles. Un gouverneur administre l'île.

- En 1665 : La compagnie française envoya de nouveaux colons avec pour gouverneur Etienne Regnault développèrent l'île.
 

- 1715 : Introduction du café qui devient la principale richesse à partir de 1730.

- 1735-1746 : Mahé de Labourdonnais, Gouverneur général des îles de France et de Bourbon organise celle-ci. Il donne sa préférence à l'île de France.

- 1764-1767 : Rétrocession au roi de l'île Bourbon. Le système économique n'est pas modifié. La culture des épices et du coton se développent.

 - En 1791 la République fut officiellement proclamée.


 -1794 : l'île Bourbon prend le nom de la Réunion ( en souvenir de la réunion des gardes nationaux et des Marseillais au moment de l'assaut des Tuileries  ). La population est alors de 50 000 personnes dont 80 % d'esclaves.

- 1805 : Sous Napoléon 1 er, l'administration fu remise de nouveau à un gouverneur résident et prit le nom d'île Bonaparte. La guerre menée par  des corsaires s'intensifie dont surcouf et La Buse.1848.  le 20 décembre Sarda-Garriga proclame l'abolition de l'esclavage,  62 000 esclaves deviennent libres dans le calme. Le 20 décembre Fête de l'abolition de l'esclavage.
- L'instruction à donner aux jeunes esclaves devient obligatoire. Elle est confiée prioritairement aux Frères des Écoles chrétiennes et aux Sœurs de Saint-Joseph de Cluny.
- L'île ne tarde pas à connaître une grave crise de main-d'œuvre. Les Français résolurent le problème, ils firent venir d'Inde des travailleurs, afin de remplacer les anciens esclaves dans les champs de canne. 

- 1810-1814 :  L'île abandonnée à ses seules ressources devient anglaise

 

- 1814 - 1815 : L'île revient à la France et reprend le nom de Bourbon. L'économie sous l'impulsion des frères Desbassyns s'oriente vers la culture de la canne et la fabrication du sucre.

- 1815 : l'île prend le nom d'île de la Réunion.

Edmond Albius est un Réunionnais né à Sainte-Suzanne en 1829 et mort dans la même ville le 9 août 1880.
Il est célèbre pour avoir découvert le procédé pratique de pollinisation de la vanille alors qu'il n'avait que 12 ans et était alors esclave et le restera toute sa vie même après cette découverte.

Esclave et orphelin de naissance, il est recueilli par Féréol Bellier Beaumont puis initié par lui à l'horticulture et à la botanique. S'il n'est pas à l'origine de la première fécondation artificielle de la vanille ( effectuée par Charles Morren en 1836 ), c'est lui qui, en 1841 et alors qu'il n'a que douze ans, en découvre le procédé pratique de pollinisation, un procédé qui révolutionne la culture de cette épice et permet à La Réunion de devenir pour un temps le premier producteur mondial et le berceau de la diffusion d'un nouveau savoir-faire.
Parce qu'elle est celle d'un enfant, noir et esclave de surcroît, la paternité de la découverte est toutefois rapidement contestée par les envieux.  Au début du XXe siècle, un titre de presse va jusqu'à affirmer à tort qu'Edmond Albius était blanc. Devenu homme libre avec l'abolition de l'esclavage en 1848, il ne tira aucun bénéfice d'une invention qui fit la fortune des planteurs. Il est mort dans la misère en 1880.

- 1833 : Le conseil général est élu au suffrage censitaire ( de ceux qui payaient le cens )

- 1841 Edmond Albius met au point la fécondation artificielle de la vanille. dont l'île est encore à ce jour le premier producteur mondial.

- 1848. 13 octobre : Le Commissaire général de la République, Sarda-Garriga  débarque à l'île Bourbon, elle est renommée l'île de la Réunion. L'abolition de l'esclavage avait déjà été décrété par la première République, mais ce fut sans effet ! Sous la 2 e république, le 20 Décembre l'abolition de l'esclavage ft proclamé par Sarda Garriga : 60629 esclaves sont libérés. Une foule de travailleurs engagés arrive des Indes.

- 1849. Le 15 avril, le président de la République nomme gouverneur de l'île Bourbon M. Louis-Issac Pierre Hilaire Doret.

- 1850. Le 27, 28 février et le 1 mars cyclone sur l'île.

- 1850-1865 : C'est la période de l'âge d'or. Plus de 70 000 travailleurs libres originaires essentiellement des Indes sont introduits à la Réunion. Hubert Delisle commence la construction du port de St Pierre et du tunnel de St Denis. La culture de la canne à sucre s'intensifie.

1851. Le 8 août M. Hubert Delisle prend sa fonction de gouverneur. Pour la première fois de son histoire, la colonie est dirigée par l'un de ses fils.
- Les responsables du navire La Sophie laissent débarquer des engagés atteints de variole en dissimulant leur maladie. L'épidémie cause mille quatre cent treize décès.

- 1854 : Création d'un conseil Général dont les membres sont pour moitié  désignés par le Gouvernement et pour moitié élus par les conseils municipaux.

- 1858. Le 28 mars,
M Le Baron Darricau, capitaine de vaisseau, prend la place de gouverneur.

-1859. Un fléau terrible, le choléra s'abat sur la Colonie.

- 1860. le 21 avril inauguration de l'Hôtel de ville de Saint-Denis.
- Cyclone le 22 et 23 février 1860 fatal à un grand nombre de navires.

- 1862. Le conseil municipal de Saint-Denis décide que les rues de la ville seront numérotées.
- Le 20 mars 1862 l'hôpital Colonial est créé.

- 1864.  l'Amiral Dupré, administre l'île. Il occupe ce poste jusqu'en 1869, fin octobre.
- Décès de Célimène, la muse de Trois-Bassins.

- 1865. Crise du sucre.
- Le 24 novembre, un arrêté du Ministre de l'instruction publique reconnaît la Société des Sciences et Arts de La Réunion qui est assimilée aux Sociétés savantes de France et jouit des mêmes privilèges et prérogatives.

- 1867. Fin du café Bourbon. La population ne compte que 200 000 habitants à cause de la concurrence des Antilles et de St Domingue.
Un arrêté du 9 octobre crée une Chambre d'agriculture pour toute la Colonie, et institue un Comice agricole dans chaque chef-lieu des communes.

- 1868.
Massacre du 2 décembre. Tragédie qui commence dans les  rues de La Réunion et de Paris pour se terminer dans les rues éloignées de Saint-Denis, l'autorité militaire tire sur la foule, une série de malentendus, des sommations qui n'ont pas été entendues et comprises, bilan 5 morts et vingt-deux personnes grièvement blessées.

- 1869. L'ouverture du canal de Suez, fut à l'origine d'un effondrement économique de l'île. L'île n'est plus une escale sur la route de l'Inde. Le trafic maritime décroît. Nouveau gouverneur M. De Lormel.

- 1870 : M. Maupoint, second évêque de La Réunion, obtient de la France l'équivalence des brevets de capacité délivrés dans la Colonie avec les diplômes de baccalauréats délivrés par la Faculté de France. La troisième République confère le droit de vote et d'éligibilité à tous les citoyens, anciens esclaves ou non.

- C'est le 20 juin 1870 que la première locomotive de l'île fait ses essais à Saint-Pierre. C'est Monsieur de Kervéguen, qui possède un immense empire foncier et industriel qui imagine tout un réseau de chemins traversant ses immenses étendues sucrières. C'est donc à cette date que la première locomotive à vapeur et le tout premier engin motorisé à parcourir une route de Bourbon, fait ses essais.
Elle est mise en route dans la cour de l'usine des Casernes, effectue quelques ronds de piste puis, à la vitesse effarante de 4 kilomètres/heures, descend les étroites ruelles de Saint-Pierre jusque vers Ravine-Blanche où elle emprunte la route de Saint-Louis. Il n'avait fallu que quatre heures à l'étrange convoi pour aller de chez Kervéguen aux Casernes ou à Rivière Saint-Louis.
- Introduction en provenance de Madagascar du Géranium rosat. Fabrication d'huile essentielle.                              

- 1871. Première élection par le suffrage Universel pour le Conseil Général le 19 février, et pour les Conseils municipaux le 26 février.

- 1872. Un cyclone touche l'île le 16 et 17 février.

- 1873. Cette année débute par un terrible cyclone, l'assemblée nationale accorde à la Colonie un secours d'un million de francs.
- M. Pierre Cornil présente un projet de Port dans la baie de Saint-Paul.
- Nouveau gouverneur M. Pierre-Aristide Faron.

- 1875. Le 25 novembre, tout un pan des Salazes s'écroule sous l'influence d'une pluie diluvienne, le hameau du Petit-Sable est enseveli entièrement 63 personnes ont péri.
- Le 19 novembre arrivé du nouveau gouverneur M. Le Commissaire Général de la Marine Faron. Août, la société des courses institue les concours régionaux, le premier concours a lieu.

- 1876. L'année débute par un cyclone en février.
- Le 26 octobre 1876, un arrêté promulgue le décret du 19 août de la même année déclarant d'utilité publique l'établissement du Port de la Pointe des Galets et du chemin de fer de Saint-Pierre à Saint-Benoit.

- 1878. Début des travaux du chemin de fer.
- Le 14 janvier 1878 l'île est dévastée par un cyclone.
- Melle Juliette Dodu une créole de La Réunion est décorée la Croix de la Légion D'honneur.

- 1879. Commencement des travaux du port à la Pointe des Galets. Le plus grand chantier de l'histoire de la Réunion, 15000 ouvriers essentiellement créoles, vont être mobilisés.
- Le 21 mars 1879 un cyclone terrible touche l'île.
- Le 2 mai 1879 arrive le nouveau gouverneur M. Le Commissaire Général Cuinier.
- Le 16 avril 1879 le volcan entre en éruption, la coulée dure quatre jours.
- Un décret décide le retrait de toutes les monnaies étrangères en circulation dans les colonies.

- 1880 : Arrivée de chinois en provenance de Canton.
- 1881. Un projet de loi accorde deux députés à la Colonie.

- 1882. Inauguration du chemin de fer à l'île de la Réunion. 126 km de ligne, 41 ponts métalliques, 14 ponts en maçonnerie.

- 1883. Le niveau de la mer baisse de cinq mètres, laissant à découvert nombre de récifs. Ce phénomène est lié à l'explosion du volcan Krakatau aux Indes néerlandaises.

- 1884. Naissance à Saint-Denis de Georges Fourcade. Le barde créole est l'auteur de P'tite fleur fanée.

- 1886. Le 14 février inauguration du Port à la Pointe des Galets.

- 1887. Promulgation à La Réunion de la loi déclarant les lundis de Pâques et de Pentecôte jours fériés légaux.

- 1891. Le premier éclairage public électrique est installé près de la pharmacie Chatel à Saint-Denis.

- 1895. Création de la commune du Port.

- 1897. Naufrage du Warren-Hastings à Saint-Philippe.

- 1900. C'est le 12 janvier 1900 que la première voiture automobile arrive à Saint-Denis en provenance du port. Il s'agit d'un tricycle Peugeot, elle appartient à M. Samat dont la famille sera pendant longtemps l'importatrice exclusive des véhicules Renault, ce qui en fait le tout premier entrepreneur automobile de l'île.

- 1903. Messieurs Colson et Arthur Vergoz font le premier tour de l'île en voiture.

- 1906. Le navire François Arago achève la pose du câble télégraphique qui relie La Réunion à Madagascar et, au-delà à la Métropole.
 
- 1909. 1911. L'affaire Sitarane ( célèbre bandit et sorcier africain ).

- 1911. A l'initiative de Marius et Ary Leblond, création du musée d'art de Saint-Denis. Le 6 août 1912, le musée est baptisé Léon Dierx.

- 1913. Des blocs se détachent du Bronchard et obstruent la rivière qui alimente les sources sulfureuses de la petite station de Mafate. C'est la disparition des sources de Mafate et la fin de l'îlet de Mafate-les-Eaux.
- La première vraie installation électrique d'ampleur, elle est due à Albert Lougnon, il a construit une usine hydroélectrique sur les bords de la rivières des Galets.

Roland Adrien Georges Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de La Réunion, est un aviateur français, lieutenant pilote lors de la Première Guerre mondiale, mort dans un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel ( Ardennes ), la veille de ses 30 ans.
Sa célébrité est d'abord venue de ses exploits sportifs en aviation, et surtout de la toute première traversée aérienne de la Méditerranée, qu'il effectue le 23 septembre 1913. Il a mis au point une technique permettant le tir à travers l'hélice d'un avion de chasse.
Une ligne a été créée : France, île de la Réunion qui traverse en 16 jours.
Aujourd'hui, son nom reste associé au tournoi des Internationaux de France de tennis, car il se déroule dans le stade qui porte son nom depuis sa construction en 1928.


- 1914. La Première Guerre Mondiale, la Réunion répond massivement a l'appel de mobilisation et participe à l'effort National. Deux jours après l'ordre de mobilisation générale en métropole, la Réunion mobilise à son tour. Jusqu'à la fin du conflit 14 423 réunionnais seront mobilisés, alors que l'île compte 150 000 habitants. Sur 14 423 Réunionnais incorporés, appelés ou engagés volontaires 3 000 sont morts.

- 1915. Lucien Lacaze devient ministre de la Marine. Ce Réunionnais conserve ce portefeuille jusqu'au 12 septembre 1917.

 
Le peuple était  l'organe Quotidien de l'Île de la Réunion en 1925. St Denis, Place des archives et rue de l'Intendance.
La seconde guerre mondiale, avec les quatre ans d'isolement qui en résultèrent pour la Réunion, lui porta le coup de grâce.
En Mars 1946, l' Assemblée nationale française, par un vote unanime, décida de faire de l'île un département, d'outre-mer.
- 1946 : 19 Mars, la Réunion devient département français.
- 1972 : 5  Juillet, la Réunion devient une région française
- 1982 : La population passe le Cap du demi-million d'habitants
 
 
 
 
Sardaigne (  région italienne )
 

Oristano est une région agréable à sillonner où l'on trouve des vestiges de l'époque phénicienne.
Avant l’arrivée des Phéniciens qui établirent le comptoir de Tharros, la presqu’île de Sinis était habitée par des Sardes de la culture des Nuraghis. Il est en outre probable que le nom de la ville dérive d’une racine propre à la langue méditerranéenne des populations sardes ( tarr ).

Dès 730 avant J.-C ( au 8e siècle av. JC ) les Phéniciens édifièrent donc Tharros  sur les restes d'un centre nuragique et elle se développa pendant près de 1800 ans. La ville phénicienne devint un centre commercial important dans le bassin ouest de la Méditerranée.

 
De 1015 à 1017 : courte domination arabe qui conduit à une forte ingérence de Gênes et surtout de Pise, toutes deux envoyées par le Pape contre les Arabes.

XIe au XVe siècle   :  période d'ingérence, de domination et de contrôle plus ou moins prononcé en fonction des intérêts et des rivalités des villes de Gênes et Pise.
Puis la Sardaigne est alors indépendante de toute domination extérieure. Une administration de type féodal est créée qui consiste en "Judicats " ( du fait que les juges faisaient partie des membres du pouvoir ). Au nombre de quatre ces territoires avaient à leur tête un roi nommé par un parlement sarde. Le système va durer longtemps encore, y compris pendant les dominations qui vont suivre.
Le plus célèbre de ces rois est une femme nommée
Eleonora d'Arborea (Judicat d'Arborea ). Dans le centre de la ville d'Oristano, il y a un monument à la gloire d’Eleonora d’Arborea.
Elle institue vers 1392 le premier code civil d'Europe ( la Carta de Logu : La charte du lieu ). Elle s'inspire de l'antique code romain qu'elle enrichit. Cette loi dont la « date de promulgation est incertaine, certainement avant 1392 », et reste en vigueur jusqu’en 1827 constitue le plus célèbre exemple de document rédigé de l'époque. Cet acte en fait l’un des personnages politiques sardes majeurs de cette époque. Dans un loi, elle condamne les violences faites aux femmes et interdit même la capture des faucons et la prédation des nids.
En 1302, Eleonora d'Arborea s'allie avec les Aragonais, avec le soutien du Pape Boniface VIII, pour combattre Gênes et Pise. Elle réussit de cette façon à redonner une indépendance au judicat d'Arborea qui reste le seul et englobe pratiquement toute la Sardaigne.
C’est à partir de cette période que la Sardaigne joue un rôle important dans la politique européenne, comme le montrent les multiples contacts avec les régnants d’Europe. Le judicat d’Arborea, étant le plus influent et celui qui reste en place le plus longtemps, jusqu’au 29 mars 1410, date de sa capitulation.
 
Les propriétaires obtenaient le droit de clôturer leurs terres; jusqu'en 1850 ceux qui entouraient les champs devenaient propriétaires..
Pour éviter des flambées révolutionnaires, le gouvernement introduit au début du XIXe siècle des mesures énergiques. Le traditionnel droit de pâture et de glanage concédé aux plus démunis est battu en brèche. On n'assiste pas pour autant à une augmentation significative de la productivité agricole, mais plutôt à une paupérisation des sans-terre, qui vont trouver dans le banditisme un moyen de s'assurer un revenu et de défendre leurs intérêts.

La Sardaigne a obtenu le statut d'autonomie le 28 Février 1948.
 
 
Swaziland


Au milieu du XVIIIe siècle, le roi Ngwane III avait mené son peuple à proximité de la rivière Pongola, dans le Swaziland méridional actuel. C'est de cette époque que date la naissance de la nation swazi dirigée par le clan Dlamini.
Les Dlamini étaient un clan issu du peuple Nguni et s'étaient établis à l'origine au Mozambique. Le clan Dlamini émergea politiquement au début du XIXe siècle, au moment de  l'expansion zoulou.  Le roi Sobhuza I, qui avait succédé à Ngwane III, s'était retiré dans la vallée d'Ezulwini, où il protégea de son mieux son peuple des visées impériales de Chaka Zulu puis de son successeur Dingane (bataille du Lubuya en 1839 ).

À partir de 1852, les Swazis entrèrent en conflit avec les Boers qui convoitaient leurs terres fertiles puis avec les Portugais qui voulaient agrandir vers l'ouest leur colonie du Mozambique.

Le royaume avait été beaucoup morcelé en concessions accordées aux Européens par le roi Mbadzeni, un imbroglio juridique concernant le statut du territoire permit à la république sud-africaine du Transvaal d'obtenir l'administration du territoire en 1894.
Le développement de la propriété terrienne menaça alors la viabilité de la culture Swazi alors que beaucoup de sujets du royaume émigraient pour travailler dans les mines d'Afrique du Sud.

En 1906, le territoire est finalement placé sous l'autorité du gouverneur britannique du Bechuanaland et du Basutoland.

Le 22 décembre 1921, le jeune roi Sobhuza II montait sur le trône. Il ouvrit largement le royaume aux investisseurs britanniques et sud-africains afin d'exploiter les mines d'amiante et de charbon. Parallèlement, il fit racheter, par les chefs traditionnels, les terres occupées par les fermiers blancs du pays.

À la suite de la guerre des Boers, la régente du royaume demanda de nouveau à ce que son pays soit placé sous protectorat britannique d'où l'effigie du roi George VI sur un timbre de 1938.
Mswati III ( né prince Makhosetive Dlamini le 19 avril 1968 ) est l'actuel roi du Swaziland. Il est le 67e fils du roi Sobhuza II et seul enfant de sa mère, Ntombi ..

L'indépendance a été acquise en 1968.

Le drapeau, adopté le 30 octobre 1967, soit près d'un an avant l’indépendance, se compose de cinq bandes horizontales bleue (haut), jaune, rouge sang, jaune et bleue. La bande centrale rouge, la plus large, porte un bouclier zoulou ( les Swazis sont très proches ethniquement des Zoulous ) couvert de peau de bœufs noire et blanche censée incarner la paix entre Blancs et Noirs, dont dépassent deux sagaies et un bâton zoulou orné de plumes, instruments de pouvoir qui symbolisent la défense du pays contre ses ennemis.
Les bandes bleues représentent la paix et la stabilité, l'agriculture et les ressources minières sont symbolisées par le jaune, la lutte pour l'indépendance et les batailles du passé par le rouge.
Le bouclier a été donné pendant la Seconde Guerre mondiale (1941) par le roi Sobhuza II au Swazi Pioneer Corps lorsque ce régiment fut intégré au sein de l’armée britannique, qui le portait sur son drapeau.
Il représente aujourd'hui la protection des noirs et des blancs.

 

 

Thaïlande

Thaïlande signifie : " Terre des Hommes Libres".
Autrefois, la Thaïlande était le royaume du Siam, nom porté jusqu'en 1939.

Le pays autrefois se divisait en trois régions principales : Bac Bo ( ou Tonkin ) au Nord, Trung Bo ( ex-Annam ) au Centre et enfin le Nam Bo (ex- Cochinchine ) au Sud.

Sukhothaï ( ou Sukothaï ) est la première capitale du Siam. Fondée en 1238 et mettant fin au règne khmer d'Angkor Wat. Sukhothaï a été inscrite en 1991 au patrimoine mondial de l'humanité. Elle est plus célèbre pour son art que pour ses réalisations politiques.

La ville d'Ayutthaya, l'une des anciennes capitales du royaume Siam, est aussi chargée d'histoire.

Lopburi est une ville de la région Centre de la Thaïlande, 'est la capitale de la province de Lopburi.
C'était un des centres de la culture de Dvaravati ( VIe – XIe siècle ). Elle passa ensuite sous domination khmère, à l'époque du royaume de Lavo, puis fut la seconde capitale du Royaume d'Ayutthaya sous Narai le Grand (Ramathibodi III, règne de 1657 à 1688 ). Il y fit construire un grand ensemble palatial, le Phra Narai Ratchaniwet, qui est aujourd'hui un musée.

La capitale actuelle est Krung Thep ( la Cité des anges ), également appelée
Bangkok.

Les racines de Bangkok remontent à un petit comptoir commercial crée durant le Royaume d'Ayutthaya au XVe siècle qui a pris de l’importance avant de devenir le site d'une première capitale ( Thonburi en 1768 ) transférée sur l'autre rive du fleuve à Bangkok dont la date de fondation officielle est le 6 avril 1782. Bangkok s’est situé au cœur de la modernisation du royaume de Siam au XIXe siècle


Dynastie Chakri, fondée à Bangkok en 1782

    Rama Ier - Buddha Yodfa Chulalok 1782-1809
    Rama II - Buddha Loetla Naphalai 1809-1824
    Rama III - Nang Klao Chaoyuhua 1824-1851
    Rama IV - Mongkut 1851-1868
    Rama V - Chulalongkorn 1868-1910
    Rama VI - Vajiravudh  1910-1925
    Rama VII - Prajadhipok  1925-1935
    Rama VIII - Ananda Mahidol  1935-1946
    Rama IX - Bhumibol Adulyadej


Rama IX, né le 5 décembre 1927, couronné en 1950, est l'actuel roi de Thaïlande. Souverain constitutionnel, mais véritable dieu vivant en Thaïlande, il  a plus de 86 ans.


D'où provient le nom de Bangkok ?

    * Bang signifie " endroit près du cours d'eau, village ".
   * Kok  signifie " une espèce d'arbre, prune sauvage " traduit par " olivier
"

Le village des oliviers est le nom officiel de Bankok.

Le terme " Bangkok " est apparu au XVIIe siècle de l'ère chrétienne et a été répandu par les étrangers à travers le monde. Plusieurs explications peuvent expliquer son origine, voici les trois plus fréquentes.
 

Toponymie de Bangkok :

Autrefois on disait que la ville de Bangkok était la Venise de l'Extrême-Orient à cause des nombreux canaux au sein de celle-ci. Mais sa véritable appellation est "Krung Thep" ou "Krung Thep Mahanakhon". Il s'agit de deux abréviations de la capitale portant le nom le plus long du monde :

La capitale de la Thaïlande cache son véritable nom... Alors que tout le monde l'appelle couramment Bangkok, son véritable nom serait, le nom le plus long du monde, " Krung Thep mahanakhon amon rattanakosin mahintara ayuthaya mahadilok phop noppharat ratchathani burirom udomratchaniwet mahasathan amon piman awatan sathit sakkathattiya witsanukam prasit ".
" Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn. "
Ce nom indique donc qu'il s'agit de la grande ville dédiée à Indra et construite par Visknukam, qu'on y trouve un Bouddha d'émeraude - qui en réalité est en jade - et un Palais Royal immense, etc. Bref, un nom un peu pompeux mais qui ne ment pas quant aux richesses qu'on trouve dans la ville.

En Thaïlande, vous le sentirez tout de suite, le peuple est profondément attaché à son roi.

Sa Majesté le Roi de Thaïlande s'appelle Bhumibol Adulyadej, il est né en 1927, a été couronné en 1950 et il règne sous le nom de Rama IX ... Le couple régnant a eu 4 enfants : trois filles et un garçon.
L'aînée, la princesse Ubon Rat Racha Kanya Siri Wathana Phan Wadi, a perdu un de ses enfants, lors du tsunami du 26 décembre 2004.

Le prince ( héritier ) Wachiralongkorn, né le 28 juillet 1952, il est marié à la princesse Sirasm et a un fils, le prince Dipangkorn Rasmijoti, né le 29 avril 2005. Son accession au trône signifierait alors le décès du souverain actuel, ce que les thaïlandais ne veulent même pas envisager. C'est d'ailleurs un sujet tabou.

Pourtant la Thaïlande a été déchirée entre les rouges et les jaunes.
 A Bangkok, en 2014, les manifestations pour renverser le gouvernement ont duré des mois. Des milliers de Thaïlandais vêtus de jaune ont réagi. La couleur jaune étant associée au roi.


Chiang Rai : Elle est la porte d'accès vers les pays limitrophes, notamment le Myanmar (  ( Birmanie )  et le Laos, avec lesquels la rivière Kok et Khong constituent comme une frontière naturelle.
Elle fut la première capitale du Lanna
. Le Lanna ( royaume du million de rizières ) est un ancien royaume asiatique centré sur Chiang Mai, ville du nord de la Thaïlande. Il était constitué de cités-États plus ou moins autonomes ( outre Chiang Mai, Lampang, Lamphun, Nan et Phrae ).
Il a été fondé par Mengrai en 1259, lorsqu'il succède à son père sur le trône de Ngoen Yang ( actuel district de Chiang Saen,
dont la ville du même nom fut aussi la première capitale ). En 1262, Mengrai fonde Chiang Rai, dont il fait sa capitale, transférée dans la ville nouvelle ( Chiang Mai ) en 1296, de l'autre côté de la rivière Ping.
Un grand monument y est dédié au roi Mengrai ( 1262-1311 )
État tampon entre le royaume d'Ayutthaya et la Birmanie, le Lanna fut très souvent victime de l'un ou de l'autre. Au XVe siècle, il atteint son apogée et résiste à plusieurs tentatives de conquête du royaume d'Ayutthaya. En 1558, les Birmans conduits par Bayinnaung prennent Chiang Mai, qui reste deux siècles sous domination birmane, à l'exception de deux brèves périodes au tournant du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle. Le Lanna repasse sous influence siamoise en 1774, date à laquelle Chiang Mai est prise par le roi Taksin. En 1892, il est finalement annexé par le royaume de Siam, qui le transforme en monthon de Phayap.



 

Turquie
 
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Coran
 
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L'histoire par les Musées ( Sikke Mevlevi cap, bonnet , chapeau sikke en feutre )
 
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Dans les cuisines d'une mosquée-musée


La tulipe : On peut s’imaginer que cette magnifique fleur printanière est née en Hollande, mais en fait son origine est Perse ! Son nom lali se transforme en laleh. Mais c'est sa forme qui a pris le dessus sur  son véritable nom. En Perse, elle s’appelle Thouliban ce qui veut dire turban. Venant de Perse, la fleur est très présente au sein des contes de Mille et une nuits où sa couleur rouge symbolise l’amour éternel.
Après la Perse, elle a grandi à l’état sauvage dans les prés d’Anatolie devenue Turque, et on lui offre au XVIe siècle une place de choix dans les jardins des palais ottomans de Constantinople.
 Les précieuses fleurs arrivèrent à Constantinople en réalité comme tributs des provinces soumises. Ceci explique pourquoi, la tulipe est considérée à tort comme une fleur originaire de Turquie.
Utilisées pendant plusieurs siècles comme élément décoratif de l’art turc, elle donna plus tard son nom à une époque, « l’ère des tulipes », qui correspond à la période de 1703 à 1717. Passionné par cette fleur, Soliman le Magnifique lui consacrera de nombreuses fêtes. Lors d’un voyage à Istanbul, Georges Sandys, un voyageur colonialiste et poète anglais, déclara ainsi qu’« on ne peut pas sortir dans la rue sans que des derviches ou des janissaires vous offrent des tulipes ».

L’époque des Tulipes (1718-1730), est la période du règne du sultan Ahmed III et celle du gouvernement du Grand-Vizir Damat Ibrahim pacha de Nevşehir.
Soliman le Magnifique organisa à son tour chaque printemps au moment de la pleine lune des fêtes somptueuses et coûteuses en son honneur. Lorsque le sultan Soliman le Magnifique donnait à la nuit tombée une fête en son palais de Topkapi qui domine le Bosphore, il faisait en outre disperser dans ses jardins des dizaines de tortues, chacune portant sur sa carapace une bougie allumée. Cela créait en plus de l'abondance des fleurs, une illumination changeante, imprévisible, une atmosphère étrange. De plus, les vases de cristal sont couronnés des plus belles tulipes. Le soir venu, tout s'illumine donc; les bougies, les fleurs répandent les odeurs les plus exquises.
  Cultiver des tulipes était devenu une mode dans les milieux aisés et ainsi qu'au palais, c’est pour cette raison que cette époque fut appelée « époque des tulipes ».

La tulipe devient un symbole de l’Empire ottoman ornant les faïences, les  miniatures, les tissus, les mosaïques… des palais.
Le " siècle des tulipes " en Turquie atteint son apogée au début du 18e siècle.
Mais ces fêtes somptueuses finissent aussi par coûter. N'oubliaient-ils pas le peuple ? Le pays ? Conspirateurs, mécontents des dépenses excessives qui vident les caisses du Trésor réagissent !
A l’époque, le commerce des tulipes est particulièrement réglementé et elles n’ont pas le droit de quitter la capitale ottomane. Pourtant, en 1554, un botaniste flamand, alors ambassadeur d’Autriche en Turquie, envoie à Vienne quelques bulbes. L’un d’entre eux essaie de les planter puis emmène en 1593 ses essais en Hollande, pays devenu depuis le plus grand pays producteur de cette fleur.

La " fièvre de la tulipe " s'empare aussi du diplomate flamand, Ogier Ghislain de Busbecq, écrivain et herboriste flamand, il fut aussi l’Ambassadeur de l’Empereur autrichien, représentant des Habsbourg d'Autriche à la Cour de Soliman le Magnifique. Dans ses lettres, il décrit la beauté des tulipes avec beaucoup d'enthousiasme et fait parvenir quelques bulbes à son ami hollandais Carolus Clusius.
Il est responsable du nom donné aux tulipes aujourd’hui. Il a en effet confondu la traduction du mot décrivant la forme de la fleur – « Tulipam » (signifiant Turban ) – et le nom donné à la fleur.

En un rien de temps, la popularité des tulipes se répandit dans une grande partie de l'Europe.
La tulipe a été également célébrée dans la poésie et ses motifs utilisés en peinture.




 
USA

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Vietnam
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Il comprend trois régions: nord, centre et Sud. Le nord, du temps des français était le Tonkin, le reste, la Cochinchine. Mais ces noms ont disparu.

Le Vietnam a été partagé longtemps, il a été un centre commercial pour l'occident et la Chine.  Même le Japon y avait des comptoirs. Y transitaient des porcelaines, de la soie, des épices, des poutres en bois de jacquier pour les canons. .

Au XV e siècle , le col de " Haï Van " servait de frontière naturelle entre le Vietnam et le royaume du Champa.

Hoï an est un port important. Il a subi une première décadence au 6 e siècle et a de nouveau émergé au 17, 18 e siècles.

Dà Nãng : En août 1858, les troupes françaises débarquèrent sous les ordres de Napoléon III, en commençant l'occupation coloniale de la région. Comme une concession, elle a été rebaptisée Tourane en français. Elle vint à être considérée comme une des cinq plus grandes villes de l'Indochine, entre Hanoi, Saigon-Cholon, Haiphong. Pendant la guerre du Vietnam, la ville fut le siège d'une base aérienne importante qui a été utilisée tant par les Vietnamiens du Sud que par les forces aériennes des États-Unis. La population a augmenté depuis à plus de 1 million d'habitants.
En mai 1883, les Pavillons Noirs encerclèrent Hanoï. Rivière fit une sortie le 16 puis une autre le 19 au cours de laquelle il fut tué. La mort de Rivière déchaîna les faucons de la Chambre des députés  à Paris. Jules Ferry confia alors les deux divisions navales d'Extrême-Orient au contre-amiral Courbet qui arriva le 18 août 1883 à l'improviste devant Thuân-an, le port de Hué qu'il bombarda.

Le 25 août 1883, par le traité de Hué, l'empereur d’Annam cédait le Tonkin à la France sous la forme d'un protectorat. La Chine rejeta le traité, et envahit la province du Tonkin. Bien qu'aucun des deux pays n'eût formellement déclaré la guerre, les opérations militaires commencèrent à l'automne 1883.
Des statues en or ont été pillées, celles des éléphants coupées en deux.
En 1947 la guerre d'Indochine se transforme sous la nouvelle tactique, la politique de la terre brûlée. les vietminhs ont brûlé la citadelle.


Les réfugiés de la ville de Hué ont contribué à la hausse de la population de Dà Nãng, depuis les lendemains de Hué en 1968.

Les opérations au sol des combats contre les américains au Vietnam ont cessé le 13 août 1972, grâce à une force résiduelle de la 196e brigade d'infanterie légère qui se tenait à Đà Nẵng. La Batterie B du 3e Bataillon, et le 82e Régiment d'artillerie ont tiré le dernier tour d'artillerie américaine et le 3e bataillon du 21e régiment d'infanterie ont terminé leurs patrouilles. Cette force était connu comme " Opération Gimlet ".

Dà Nãng : Avant 1997, la ville faisait partie de la province de Quang Nam-Da Nang. Le 1er Janvier 1997, Đà Nẵng a été séparée de la province de Quang Nam pour devenir la quatrième municipalité du Vietnam.

Au moment des guerres, les Vietnamiens soldats et villageois avaient creusé des tunnels pour se protéger, des tunnels de plusieurs étages vers le 17 e parallèle. C'était une véritable agglomération. En dehors de l'axe principal, une pente conduisait vers la mer, une autre vers les terres. Toute la vie s'était organisée sous terre avec écoles, puits, salle de conférence, hôpitaux...Quelque chose comme 20 km de tranchées souterraines. Pour ne pas être repérés ils portaient la terre enlevée après avoir creusé à 7 km plus loin.  Heureusement la terre était rouge, solide et en même temps facile à creuser.
 

 

Zimbabwe 

 


Le territoire est occupé par les britanniques depuis l'arrivée du colonisateur Cecil Rhodes à la fin du XIXe.
Ancienne colonie britannique, le Zimbabwe a changé de nom à plusieurs reprises depuis son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni survenue le 11 novembre 1965. D'abord appelé Rhodésie du Sud (entre 1964 et 1980 ), en tant que colonie, il devient la Rhodésie puis Zimbabwe-Rhodésie avant d'adopter son nom définitif en avril 1980.
Le nom de Rhodésie provient de Cecil Rhodes, colonisateur britannique, fondateur et administrateur de ce territoire entre 1889 et 1896.


David Livingstone ( 1813-1873 ) était un médecin, missionnaire protestant et explorateur .... Une statue de David Livingstone se trouve au bord des chutes Victoria.

Le 12 décembre 1979, dix ans après le début de la guérilla et vingt mille morts, l’ex-colonie rebelle accepta qu’un nouveau gouverneur soit nommé.
Le cessez-le-feu entra en vigueur à partir du 28 décembre 1979 et fut effectif à partir du 4 janvier.
Les élections eurent lieu le 14 février 1980.
Le 4 mars 1980,
Robert Mugabe, un chrétien marxiste,( né le 21 février 1924 ) fut désigné pour le poste de premier ministre par Lord Soames ( de 1980 à 1987 ). Il constitua un gouvernement de Front national incluant deux Blancs.
La Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance de la Rhodésie du Nord ( Deuxième indépendance de la Couronne britannique en avril 1980. ) qui devient le Zimbabwe. Le territoire est occupé par les britanniques depuis l'arrivée du colonisateur Cecil Rhodes à la fin du XIXe. Les négociations ont débouché sur un cessez-le-feu et l'arrivée de la majorité noire au pouvoir.
Robert Mugabe deviendra président d'un État éphémère d'abord : la Rhodésie du Sud en 1987. Robert Gabriel Mugabe a aujourd'hui dans les 87 ans. Maintenant, il est au pouvoir depuis la signature des Accords de Lancaster House et Morgan Tsvangirai est son Premier ministre depuis le 11 février 2009. Il a établi un régime autoritaire : le pays a alors vu son économie s'affaisser et ses relations se tendre avec une grande partie de la communauté internationale, notamment les pays non-africains du Commonwealth.
Sa politique en faveur de l'expropriation des fermiers blancs a été condamnée par la communauté internationale.


Date de création : 09/10/2010 . 08:05
Dernière modification : 13/04/2015 . 07:30
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